Ma plaque BORA a commencé à brûler. La suite est encore plus inquiétante que l’incident lui-même
Ce témoignage n’a rien d’un avis impulsif.
Il s’agit du récit factuel d’un incident qui a placé ma cuisine — et ma famille — dans une situation de danger réel, ainsi que de la manière dont ce signalement a été traité.
Ma plaque BORA (modèle CI11, achetée en 2016) a présenté un début de combustion interne sur son module électronique E.G.O 75.8010.600 :
fumée irritante, odeur piquante, composant carbonisé, circuit imprimé noirci.
J’ai dû couper l’alimentation électrique en urgence alors que le phénomène était en cours.
Lorsque de la fumée se diffuse dans une pièce, que l’odeur devient irritante et qu’il faut intervenir immédiatement pour couper l’électricité, il est impossible de ne pas mesurer la gravité de la situation et d’envisager ce qui aurait pu se produire en cas de réaction plus tardive.
L’installation électrique est conforme à la norme NFC 15-100, sur circuit dédié, usage normal, sans aucune modification depuis 2016.
J’ai immédiatement alerté BORA, photos à l’appui, en espérant qu’un incident de combustion interne serait traité comme une véritable alerte de sécurité.
La réponse reçue a cependant été déroutante.
Il m’a été indiqué qu’un composant pouvait « vieillir », « se détériorer » ou même « éclater », que cela serait « normal après presque dix ans » et que cela ne remettrait pas en cause la sécurité du produit.
Or, dans mon cas, il ne s’agissait ni d’un simple éclatement ni d’un arrêt de fonctionnement, mais bien d’une combustion, visible, odorante et irritante.
Aucune demande de photographies complémentaires n’a été formulée.
Aucune analyse technique n’a été proposée.
Aucune évaluation du caractère sécuritaire de l’incident n’a été communiquée.
En revanche, un devis de plus de 1 000 € m’a été transmis rapidement, sans diagnostic préalable ni explication sur l’origine du début d’embrasement.
Le contraste est frappant :
un incident de combustion d’un côté, et de l’autre une explication ramenée à un « vieillissement normal ».
Pour une marque positionnée sur le segment premium, cette approche est difficile à comprendre.
Plusieurs relances écrites de ma part, dont la dernière en date du 2 décembre, sont restées sans réponse à ce jour.
Sans évolution, j’ai indiqué que je saisirais les autorités compétentes, avec l’appui du service juridique de mon assurance habitation, afin que cet incident puisse être examiné dans le cadre des obligations relatives à la sécurité des produits.
Je mettrai naturellement cet avis à jour si des éléments nouveaux me sont communiqués.
À toutes fins utiles, je précise que l’ensemble de mes échanges avec le service client BORA est référencé sous le numéro suivant :
SAV BORA – S25905029664 – 27.11.2025 – BID:03711190.
Mise à jour suite à la réponse publique de BORA du 10 décembre
Je prends note de ce message, mais il est nécessaire de préciser qu’il ne reflète ni le contenu réel de nos échanges, ni l’état d’avancement du dossier.
Contrairement à ce que cette réponse publique laisse entendre :
– aucune analyse technique n’a été réalisée ;
– aucun examen du module ou de la carte électronique carbonisée n’a été demandé ;
– aucune réponse n’a été apportée sur les causes du début de combustion interne ;
– aucune évaluation du risque de sécurité n’a été communiquée, alors même que l’incident a impliqué fumée irritante, combustion localisée et coupure d’urgence.
La réponse évoque une « intervention possible », alors que la seule proposition reçue à ce jour consiste en un devis intégralement à ma charge, sans diagnostic préalable et sans prise en compte des éléments liés à la sécurité.
Afin d’éviter toute confusion pour les lecteurs, je précise donc que le dossier demeure non traité sur le fond, aucune explication n’ayant été apportée concernant l’incident lui-même.
Mise à jour du 13/12/2025
Malgré mon dernier message, dans lequel un délai avait été laissé jusqu’au 12/12/2025 pour l’obtention d’éléments de réponse, aucun retour technique ou circonstancié ne m’a été communiqué à ce jour concernant l’incident de sécurité signalé.
En l’absence de prise en compte sur le fond, le dossier a été transmis à la DGCCRF, à titre de signalement relatif à la sécurité des produits, ainsi qu’au Centre Européen des Consommateurs (CEC), organisme public chargé d’assister les consommateurs dans les litiges transfrontaliers au sein de l’Union européenne, le fabricant étant établi à l’étranger.
Cette démarche est menée avec l’accompagnement du service juridique de mon assurance habitation, afin que l’incident soit examiné dans un cadre approprié et par les organismes compétents. J’en laisse désormais l’analyse et l’évaluation aux autorités concernées.
Réponse de BORA