FR3162132A1 - Vis orthopédique pour l’articulation sacro-iliaque - Google Patents
Vis orthopédique pour l’articulation sacro-iliaqueInfo
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Abstract
Vis orthopédique pour l’articulation sacro-iliaque
L’invention concerne une vis orthopédique (1) pour l’articulation sacro-iliaque (71), comprenant une âme (2) s’étendant entre une extrémité distale (1a) et une extrémité proximale (1b), et un premier filet (3), dans laquelle l’âme (1) comprend une portion conique centrale (21) présentant une première pente (α1), une portion distale (20) présentant une deuxième pente (α2) inférieure à la première pente (α1), une portion proximale (22) présentant une troisième pente (α3) inférieure à la première pente (α1), et dans laquelle le premier filet (3) présente une hauteur (D) augmentant depuis l’extrémité proximale (21b) en direction de l’extrémité distale (21a) de la portion conique centrale (21), sur une partie de maintien (210) de la portion conique centrale (21), de façon à améliorer le maintien de la vis, et notamment pour dans des os ostéoporotiques.
Figure pour l’abrégé : Fig. 2
Description
La présente invention concerne le domaine des vis orthopédiques. Elle trouve pour application particulièrement avantageuse le domaine des vis pour la fracture du bassin, et notamment pour implantation au niveau de l’articulation sacro-iliaque.
Aujourd’hui, à la suite d'une fracture du bassin, par exemple une fracture par fragilité osseuse du bassin, les chirurgiens utilisent généralement des images de scanner puis reconstruisent numériquement le squelette afin de choisir un implant physique proposé par le marché. En manipulant l’implant sous forme numérique dans cet environnement virtuel, le chirurgien doit choisir l'implant le mieux adapté en fonction du type de fracture, du patient, de son anatomie et de la qualité osseuse.
Cependant, et notamment d'après des expériences de chirurgie pelvienne sur des patients âgés présentant une fracture du sacrum, les implants actuellement disponibles sur le marché donnent rarement entière satisfaction. En période post-opératoire, il peut être observé un déplacement secondaire de l'implant, par exemple du fait d’un manque de maintien de ce dernier dans un os ostéoporotique.
Un os ostéoporotique est en effet typiquement moins dense dans son volume intérieur, tout en gardant des parois dures sur son extérieur au niveau des zones corticales. Une vis orthopédique accroche donc moins bien au matériau interne de l’os dans le cas d’os ostéoporotiques.
Une problématique à laquelle les chirurgiens sont confrontés est l’absence sur le marché européen de vis dédiées aux caractéristiques osseuses des personnes âgées. Ainsi, malgré des équipements médicaux de pointe (imagerie médicale, aide à la planification opératoire, réalité augmentée, etc.) permettant des interventions minimalement invasives de plus en plus complexes, les implants médicaux dédiés aux caractéristiques de ces patients âgés, et fortement susceptibles de développer ce type de fractures, n’existent pas.
Un objet de la présente invention est donc d’améliorer le maintien osseux d’une vis orthopédique, et plus particulièrement au niveau de l’articulation sacro-iliaque. Un objectif plus particulier de l’invention est d’améliorer le maintien d’une vis orthopédique dans des os ostéoporotiques.
Les autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à l'examen de la description suivante et des dessins d'accompagnement. Il est entendu que d'autres avantages peuvent être incorporés.
Pour atteindre cet objectif, selon un premier aspect on prévoit une vis orthopédique, de préférence pour l’articulation sacro-iliaque, comprenant une âme s’étendant selon une direction d’extension principale entre une extrémité distale et une extrémité proximale.
Avantageusement, l’âme comprend :
- une portion conique centrale présentant une première pente, la portion conique centrale présentant une extrémité distale et une extrémité proximale,
- une portion distale présentant une deuxième pente inférieure à la première pente,
- une portion proximale présentant une troisième pente inférieure à la première pente,
La vis comprend un premier filet porté par lesdites portions, le premier filet présentant une hauteur augmentant depuis l’extrémité proximale de la portion conique centrale en direction de l’extrémité distale de la portion conique centrale, selon la direction d’extension principale de la vis, sur une partie au moins de la portion conique centrale, dite « partie de maintien ».
Cette succession de différentes pentes de l’âme de la vis permet de faire varier le diamètre de l’âme. La vis présente ainsi une augmentation de diamètre au niveau de la portion conique centrale, de son extrémité distale vers son extrémité proximale, induisant ainsi une compression radiale sur la paroi extérieure de l’os au niveau de sa zone corticale, afin d’améliorer le maintien de la vis au niveau de cette paroi.
Ceci est particulièrement avantageux dans le cas d’os ostéoporotiques dont l’intérieur a généralement perdu de sa densité mais qui garde des parois extérieures dures. Ici, l’effort de maintien est concentré au niveau de la zone dure corticale à la jonction entre deux os, comme c’est le cas pour l’articulation sacro-iliaque, au niveau de la jonction entre la portion conique centrale et la portion proximale de la vis.
En outre, une hauteur de filet plus grande est obtenue au niveau de la portion centrale à sa jonction avec la portion proximale. Cela améliore la prise dans des parties de matières dures pour solidariser une jonction entre deux os, en accompagnant l’augmentation du diamètre de l’âme.
Cela permet de tracter plus facilement la vis au moment où sa compression radiale devient la plus importante et d’améliorer son maintien. Le maintien osseux de la vis est donc amélioré. Du fait de ce meilleur maintien, la remise en forme du patient peut se faire plus rapidement avec un risque moins important de démontage du matériel d’ostéosynthèse implanté.
Un deuxième aspect concerne un procédé de fixation d’une vis orthopédique comprenant une implantation de la vis selon le premier aspect au niveau d’une fracture osseuse, et plus particulièrement d’une fracture du bassin.
Selon un exemple, la vis est implantée au niveau d’une articulation entre deux os distincts de sorte que la portion conique centrale, et plus particulièrement l’extrémité proximale de la portion conique centrale, se situe au niveau de la jonction entre ces deux os. Selon un exemple, la vis est implantée au niveau de l’articulation sacro-iliaque.
Les buts, objets, ainsi que les caractéristiques et avantages de l’invention ressortiront mieux de la description détaillée d’un mode de réalisation de cette dernière qui est illustré par les dessins d’accompagnement suivants dans lesquels :
Les dessins sont donnés à titre d'exemples et ne sont pas limitatifs de l’invention. Ils constituent des représentations schématiques de principe destinées à faciliter la compréhension de l’invention et ne sont pas nécessairement à l'échelle des applications pratiques.
Avant d’entamer une revue détaillée de modes de réalisation de l’invention, sont énoncées ci-après des caractéristiques optionnelles qui peuvent éventuellement être utilisées en association ou alternativement.
Selon un exemple, au niveau de la portion conique centrale, le premier filet délimite une pluralité d’enveloppes extérieures de façon à former:
- une enveloppe extérieure centrale de forme conique présentant une quatrième pente,
- une enveloppe extérieure distale présentant une cinquième pente inférieure à la quatrième pente, par exemple de forme cylindrique ou conique,
- une enveloppe extérieure proximale présentant une sixième pente inférieure à la quatrième pente, par exemple de forme cylindrique ou conique, au moins au niveau de la partie de maintien.
La méthode opératoire d’implantation de la vis est un vissage percutané qui se fait généralement « à l’aveugle » car ces opérations ne sont pas « à ciel ouvert ». Des systèmes d’imageries à rayons X sont présents pour guider le chirurgien dans ses manipulations. La précision d’implantation avec ce type de système est toutefois de l’ordre du millimètre, voire moins. Cette succession d’enveloppes extérieures permet à la vis de se créer un chemin sans abimer les zones corticales, en venant rebondir contre celles-ci. Cela permet un guidage de la vis en minimisant le risque d’abimer les zones corticales sur lesquelles l’effort de maintien de la vis est concentré.
Selon un exemple, le premier filet présente au niveau de l’enveloppe extérieure distale, une hauteur supérieure à la hauteur du filet au niveau des enveloppes proximale et centrale.
Selon un exemple, au niveau de la portion conique centrale, le premier filet présente une hauteur augmentant au niveau de l’enveloppe extérieure distale, en direction de l’extrémité distale de la portion conique centrale.
Selon un exemple, au niveau de la portion conique centrale de l’âme, l’enveloppe extérieure distale est de forme cylindrique. L’enveloppe extérieure distale permet ainsi de faciliter l’insertion de la vis dans l’os puis son guidage en minimisant le risque d’abimer les zones corticales sur lesquelles l’effort de maintien de la vis est concentré, de façon synergique avec les caractéristiques précédentes. En outre, la hauteur de filet est ainsi plus importante au niveau distal de la portion conique centrale afin d’occuper un volume plus important dans l’os, et notamment dans l’os spongieux dans le cas d’os ostéoporotique. Le maintien de la vis est ainsi encore amélioré.
Selon un exemple, l’enveloppe extérieure distale présente une dimension, par exemple un diamètre, inférieure à la dimension correspondante de la portion proximale de l’âme. L’insertion de la vis dans l’os puis son guidage sont facilitée en minimisant le risque d’abimer les zones corticales, de façon synergique avec les caractéristiques précédentes.
Selon un exemple, le premier filet délimite, au niveau de la portion distale de l’âme, une enveloppe extérieure distale de diamètre inférieur ou égal à un diamètre maximal de l’âme au niveau de la portion conique centrale. Ainsi, l’âme de la vis au niveau de la portion conique centrale vient s’appuyer sur de la matière qui n’a pas été fragilisée par le passage du filetage distal. Le maintien de la vis est donc encore amélioré.
Selon un exemple, la vis comprend en outre un deuxième filet, le deuxième filet étant amorcé sur une zone de la portion conique centrale, dite « d’amorçage », s’étendant sur une distance supérieure ou égale au pas du deuxième filet selon la direction d’extension principale de la vis. Cet amorçage de filet permet une augmentation du couple de serrage de vis progressif. Ainsi, l’amorçage d’un nouveau filet n’engendre pas un effort de couple de serrage brutale lors de l’implantation. Le chirurgien n’est ainsi pas flouté dans l’avancement de la vis dans l’os.
Selon un exemple, le premier filet est continu au moins depuis l’extrémité proximale jusqu’à l’extrémité distale de la portion conique centrale.
Selon un exemple, la zone d’amorçage du deuxième filet se termine au niveau de l’enveloppe extérieure centrale, lorsque l’enveloppe extérieure centrale atteint un diamètre maximal. Ainsi, il y a un nombre plus important de filets et des hauteurs de filets plus grandes en prise dans des parties des zones corticales, pour accompagner l’augmentation du diamètre de l’âme au niveau de la portion conique centrale. Cela permet de faciliter encore la tractation de la vis au moment où sa compression radiale devient la plus importante.
Selon un exemple, le deuxième filet forme avec le premier filet l’enveloppe extérieure proximale. Au niveau de l’enveloppe extérieure proximale, le deuxième filet peut présenter une hauteur égale à la hauteur du premier filet.
Selon un exemple, le deuxième filet est auto-taraudeur sur la zone d’amorçage du deuxième filet. Ainsi, l’effort de couple de serrage est encore diminué lors de son amorçage.
Selon un exemple, la portion distale de l’âme supporte un nombre total de filet(s) compris entre un et deux, et la partie proximale de l’âme et la partie de maintien de la portion conique centrale supportent un nombre total de filets compris entre trois et quatre. Le point de maintien principal de la vis étant au niveau de la jonction entre la portion conique centrale et la portion proximale de la vis, un nombre d’au moins trois filets permet de supprimer des degrés de liberté en rotation de la vis dans l’os, améliorant encore son maintien.
Selon un exemple, la portion distale de l’âme supporte entre un et deux premiers filets et la partie proximale de l’âme et la partie de maintien supportent entre un et deux premiers filets et entre un et trois deuxièmes filets.
Selon un exemple, le premier filet est continu depuis la portion distale jusqu’à la portion proximale de l’âme. L’insertion de la vis par le chirurgien est ainsi facilitée en guidant de façon continue le geste du chirurgien.
Selon un exemple, le premier filet présente à son sommet une première largeur au niveau de la portion distale de l’âme, et le premier filet présente à son sommet une deuxième largeur au niveau de la portion proximale de l’âme, la première largeur étant supérieure strictement à la deuxième largeur. Au niveau de la portion distale, cela permet d’avoir une plus grande surface d’appui sur les corticales fragiles (du coté intérieur de l’os), et donc une réduction de la pression lors de l’insertion de la vis.
De plus, il n’est pas nécessaire d’avoir une grande largeur de sommet de filet en partie proximale l’effet de guidage de la vis lors de son insertion n’est pas recherché à ce niveau de la vis. Une largeur de filet plus fine facilite la pénétration de la vis dans un os plus dense (zones corticales extérieures de l’os) et une partie anatomique plus rigide (la jonction sacro-iliaque), en minimisant le risque de les endommager.
Selon un exemple, la portion proximale de l’âme est cylindrique ou conique et la portion distale de l’âme est cylindrique.
Selon un exemple, la portion proximale de l’âme est conique. La conicité de cette partie apporte une compression radiale supplémentaire dans des parties du squelette où une compression radiale supplémentaire serait nécessaire.
Selon un exemple, le premier filet présente un pas variable sur au moins sur l’une parmi la portion proximale et la portion centrale de l’âme. L’augmentation du diamètre de l’âme s’accompagne d’une augmentation de la compression radiale dans l’os. Ici, avec un pas de filet variable en partie proximale, une compression ou une traction axiale est obtenue afin d’avoir un effet autobloquant de la vis au niveau de l’os iliaque et de l’articulation sacro-iliaque. Le maintien de la vis est donc encore amélioré.
Le premier filet et le deuxième filet peuvent présenter un pas variable sur au moins sur l’une parmi la portion proximale et la portion centrale de l’âme.
Selon un exemple alternatif, le premier filet présente un pas constant sur au moins sur l’une parmi la portion proximale et la portion centrale de l’âme.
Selon un exemple, le premier filet présente un pas constant sur la portion distale de l’âme.
Selon un exemple, le premier filet délimite une enveloppe extérieure à l’extrémité distale de la vis et l’extrémité distale de la vis comprend une surface arrondie dont la projection est tangente à l’enveloppe extérieure à l’extrémité distale de la vis. Cela permet de faciliter encore le guidage de la vis lors de son insertion dans l’os, synergiquement avec les caractéristiques précédentes.
Selon un exemple, au niveau de la portion conique centrale de l’âme, l’âme présente un diamètre maximum atteint à une distance, prise depuis la tête de la vis, supérieure ou égale à la somme de l’épaisseur de l’os iliaque et de l’épaisseur de l’articulation sacro-iliaque et de l’épaisseur de la cortical externe coté articulation du sacrum, soit par exemple 25 mm, de préférence supérieure ou égale à 30 mm. Ainsi, le diamètre maximum de l’âme au niveau de la portion conique centrale dépasse l’articulation sacro-iliaque. Dans le cas d’un os ostéoporotique, cela permet d’assurer que l’effort de maintien de la vis est réalisé par contact avec de la matière dure (zones corticales) et non impactée par l’ostéoporose pour une compression radiale puissante et une tenue améliorée de la vis dans l’os fragile. Cette distance peut être choisi en fonction des dimensions physiologiques du patient.
Selon un exemple, l’âme présente une surface lisse. Du fait que la fixation améliorée de la vis, il n’est en effet pas nécessaire que la vis présente des ouvertures configurées pour la diffusion d’un ciment biocompatible. La procédure médicale est donc simplifiée. Le risque de fuite extra-osseuse de ciment, favorisé par des os ostéoporotiques, est évité.
Selon un exemple alternatif, l’âme présente, sur au moins une parmi la portion proximale, la portion centrale et la portion distale, des ouvertures formant de préférence un réseau interconnecté. Ces ouvertures permettent la diffusion d’un ciment biocompatible afin d’aider l’encastrement dans un os spongieux de faible densité.
Dans la suite de la description, le terme « sur » ne signifie pas nécessairement « directement sur ». Ainsi, lorsque l’on indique qu’une pièce ou qu’un organe A est en appui « sur » une pièce ou un organe B, cela ne signifie pas que les pièces ou organes A et B soient nécessairement en contact direct avec l’autre. Ces pièces ou organes A et B peuvent être soit en contact direct soit être en appui l’une sur l’autre par l’intermédiaire d’une ou plusieurs autres pièces. Il en est de même pour d’autres expressions telles que par exemple l’expression « A agit sur B » qui peut signifier « A agit directement sur B » ou « A agit sur B par l’intermédiaire d’une ou plusieurs autres pièces».
Dans la présente demande de brevet, le terme mobile correspond à un mouvement de rotation ou à un mouvement de translation ou encore à une combinaison de mouvements, par exemple la combinaison d’une rotation et d’une translation, ou de plusieurs d’entre elles.
Dans la présente demande de brevet, lorsque l’on indique que deux pièces sont distinctes, cela signifie que ces pièces sont séparées. Elles peuvent être :
- positionnées à distances l’une de l’autre, et/ou
- mobiles l’une par rapport à l’autre et/ou
- solidaires l’une de l’autre en étant fixées par des éléments rapportés, cette fixation étant démontable ou non.
Une pièce unitaire monobloc ne peut donc pas être constituée de deux pièces distinctes.
Dans la présente demande de brevet, le terme « solidaire » utilisé pour qualifier la liaison entre deux pièces signifie que les deux pièces sont liées/fixées l’une par rapport à l’autre, selon tous les degrés de liberté, sauf s’il est explicitement spécifié différemment. Par exemple, s’il est indiqué que deux pièces sont solidaires en translation selon une direction X, cela signifie que les pièces peuvent être mobiles l’une par rapport à l’autre, possiblement selon plusieurs degrés de liberté, à l’exclusion de la liberté en translation selon la direction X. Autrement dit, si on déplace une pièce selon la direction X, l’autre pièce effectue le même déplacement.
Dans la description détaillée qui suit, il pourra être fait usage de termes tels que « horizontal », « vertical », « longitudinal », « transversal », « supérieur », « inférieur », « haut », « bas », « avant », « arrière », « proximale », « distale » « intérieur », « extérieur ». Ces termes doivent être interprétés de façon relative en considérant l’axe longitudinal d’extension principale de la vis, dans un plan horizontal, et son vissage dans l’os depuis l’extrémité distale vers l’extrémité proximale, soit de l’avant vers l’arrière ou encore du distal vers le proximal.
Les figures comprennent également un repère dont la direction longitudinale ou arrière/avant correspond à l’axe X, la direction transversale correspond à l’axe Y et la direction verticale ou bas/haut correspond à l’axe Z.
On entend par un paramètre « sensiblement égal/supérieur/inférieur à » une valeur donnée, que ce paramètre est égal/supérieur/inférieur à la valeur donnée, à plus ou moins 10 %, près de cette valeur. On entend par un paramètre « sensiblement compris entre » deux valeurs données que ce paramètre est au minimum égal à la plus petite valeur donnée, à plus ou moins 10 %, près de cette valeur, et au maximum égal à la plus grande valeur donnée, à plus ou moins 10 %, près de cette valeur.
Dans le cadre de la présente invention, le diamètre d’un élément, d’une portion ou d’une enveloppe se mesure selon un plan perpendiculaire à la direction longitudinale A de la vis. La hauteur de filetage se mesure selon un plan perpendiculaire à la direction longitudinale A de la vis, et plus particulièrement selon la direction Z. La hauteur de filetage est plus particulièrement mesurée entre la surface externe de l’âme et le sommet d’un filet, c’est-à-dire son bord externe ou encore une face du filet en regard de l’extérieur de la vis. Une pente est considérée comme l’angle formé entre la surface, enveloppe ou projection considérée, par rapport à une direction X parallèle à la direction longitudinale A.
L'expression "A et/ou B" signifie (A), (B), ou (A et B). L'expression "A, B et/ou C" signifie (A), (B), (C), (A et B), (A et C), (B et C), ou (A, B et C).
La vis orthopédique 1 et son implantation sont maintenant décrites selon des exemples particuliers de réalisation et en référence aux figures.
La vis 1 peut être implantée pour réparer une fracture osseuse. La vis 1 peut être implantée à une jonction entre deux os du corps humain ou animal, et notamment au niveau du bassin comme l’illustrent par exemple les figures 1A et 1B. Par exemple, la vis 1 est plus particulièrement destinée à être implantée au niveau de l’articulation sacro-iliaque 71, pouvant être également désignée par le terme jonction sacro-iliaque 71.
L’articulation sacro-iliaque 71 correspond à la zone de jonction articulaire entre la colonne vertébrale et le bassin 7. C’est une jonction entre le sacrum 70 et chacun des deux os coxaux (aussi appelés iliaques) 72. Un os coxal est le résultat d’une jonction entre l’ilion, l’ischion et l’os pubien pendant la maturation du squelette. Ces zones osseuses sont reliées par du cartilage chez les enfants. Le bassin osseux est formé de l’anneau constitué par l’os coxal droit, l’os coxal gauche et le sacrum. Le sacrum appartient également à la colonne vertébrale. En arrière le sacrum est articulé avec chaque os coxaux à droite et gauche, par les articulations sacro-iliaque droite et gauche.
Lors d’une fracture du bassin 7, par exemple une fracture par fragilité osseuse du bassin, oufragility fracture of the pelvis(abrégé FFP), la vis 1 peut être utilisée pour maintenir le ou les os fracturé(s) du bassin 7. À titre d’exemple, la vis 1 peut être particulièrement adaptée pour une fracture localisée au niveau du sacrum, une fracture de type Denis I, II ou III. La vis 1 peut plus particulièrement être implantée de façon à traverser l’articulation sacro-iliaque 71, comme illustré sur les figures 1A et 1B par exemple.
Dans le cas d’os ostéoporotiques, les os perdent de la densité osseuse, ce qui rend la structure squelettique plus fragile pour les personnes âgées. L’ostéoporose commence typiquement dès 50 ans chez les femmes et un peu plus tard chez les hommes. Un os ostéoporotique conserve typiquement des parois dures sur son extérieur au niveau des zones corticales, même si leurs épaisseurs ont tendance à diminuer sensiblement.
La vis orthopédique 1 comprend une âme 2 s’étendant selon la direction longitudinale A entre son extrémité distale 1a et son extrémité proximale 1b. La vis 1 peut en outre comprendre, au niveau de son extrémité proximale 1b, une tête 5 à partir de laquelle l’âme 2 s’étend, et une pointe 6 située à son extrémité distale.
Afin d’améliorer le maintien de la vis 1 dans la zone de la fracture, et notamment pour des os ostéoporotiques, l’âme 2 comprend une portion distale 20, une portion conique centrale 21 et une portion proximale 22. Comme l’illustre par exemple laFIG. 2 , la portion conique centrale 21 présente une pente formant un angle α1 par rapport à une direction X parallèle à la direction longitudinale A. La portion distale 20 et la portion proximale 22 encadrent la portion conique centrale 21, en étant situées de part et d’autre de cette portion 21 le long de la direction longitudinale A. La portion distale 20 et la portion proximale 22 présentent respectivement une deuxième pente α2 et une troisième pente α3 strictement inférieures à la première pente α1. On comprend donc que la portion distale 20 et/ou la portion proximale 22 peuvent être coniques, de pentes non-nulles inférieures à celle de la portion conique centrale 21, ou bien cylindriques (et donc de pente nulle). Le diamètre de l’âme 2 augmente donc entre la portion distale 20 et la portion proximale 22, et plus particulièrement au moins le long de la portion conique centrale 21. L’âme 2 vient ainsi en appui dans l’os sur une surface non endommagée par le passage de la portion de l’âme précédente lors du vissage. La portion distale 20 et la portion proximale 22 présentent chacune respectivement une extrémité distale, 20a, 22a, et une extrémité proximale 20b, 22b.
Selon un exemple, la portion distale 20 est cylindrique. Cela permet une transmission des forces sans pic de contrainte, par rapport à une forme conique. Selon un premier exemple, la portion proximale 22 est cylindrique. Selon un deuxième exemple alternatif non illustré ici, la portion proximale 22 peut être conique. Cela permet de renforcer le maintien de la vis dans l’os iliaque en augmentant la compression radiale, comme vu ci-après.
L’âme 2 supporte en outre au moins un premier filet 3, et par exemple plusieurs premiers filets 3. Dans la suite, sauf mention explicite du contraire, on considère à titre non limitatif que la vis 1 comprend un premier filet 3. Comme illustré par exemple par laFIG. 2 , le premier filet 3 présente une hauteur D. La hauteur D augmente depuis l’extrémité proximale 21b de la portion conique centrale 21, en direction de l’extrémité distale 21a de cette portion 21, selon la direction X, de façon à améliorer la prise de la vis 1 au niveau de cette partie de maintien 210. La hauteur D augmente sur une partie 210 au moins de la portion conique centrale 21, appelée partie de maintien 210. La partie de maintien se prolonge du côté distal de l’extrémité 21b sur une distance non nulle.
Comme illustré par laFIG. 3 , la vis 1 est ainsi configurée de façon à maximiser la compression radiale exercée par la vis 1 dans l’os au niveau de la portion proximale 22 et de la partie de maintien 210, en correspondance avec les zones dures corticales situées de part et d’autre de l’articulation sacro-iliaque 71. Pour cela, la vis 1 peut en outre être configurée de sorte que la partie de maintien 210 soit située au niveau de la zone corticale dure située sur l’extérieur de l’os sacrum 70. La vis 1 peut en outre être configurée de sorte que la portion proximale 22 de l’âme 2 traverse l’articulation sacro-iliaque 71 et soit ancrée dans l’os iliaque 72. La tête 5 de la vis 1 peut venir reposer sur l’os iliaque 72, par exemple au niveau de tissus mous 73.
Le dimensionnement de la vis 1 et plus particulièrement les longueurs de chaque portion de l’âme 2, selon la direction X, peuvent être adaptées pour cela, et par exemple selon la taille et la corpulence osseuse du corps. En partant sur le principe que le point de maintien principal de la vis 1 dans un os ostéoporotique est l’articulation sacro-iliaque 71, il est souhaitable d’avoir déjà atteint le diamètre maximum D2 de l’âme 2 au niveau de cette articulation 71. La vis 1 est ainsi en contact avec la matière intacte de l’os, c’est-à-dire une matière non impactée par le vissage des portions précédentes de la vis 1, pour une compression radiale puissante et donc une meilleure tenue de la vis 1 dans l’os fragile.
Par exemple, le diamètre maximal D2 de l’âme 2 au niveau de la portion conique centrale 21 peut être atteint à une distance D1 prise depuis le dessous de la tête de vis 5 selon la direction X, D1 étant supérieure ou égale à 25 mm, de préférence à 30 mm, cette distance pouvant être adaptée selon les dimensions physiologiques du patient. La distance D1 peut être supérieure ou égale à la somme de l’épaisseur de l’os iliaque traversé par la vis, de l’épaisseur des tissus de l’articulation SI et de l’épaisseur de la cortical externe du sacrum coté articulation, ce qui peut varier suivant les dimensions physiologique de chaque patient. D1 peut être sensiblement égale à la longueur de la portion 22. Notons en outre que cette valeur vaut pour une orientation donnée de la vis sacro-iliaque ; orientation qui n’est pas forcément dans le plan transversal (du dessus) de laFIG. 1 (par exemple).
La partie de maintien 210 représente de préférence uniquement une partie de la portion centrale conique 21. Par exemple, la partie de maintien 210 présente une longueur sensiblement comprise entre 5 mm et 15 mm, de préférence entre 5 mm et 10 mm.
Au moins le premier filet 3, et le cas échéant l’ensemble des filets supportés par l’âme 2, peut définir une pluralité d’enveloppes extérieures. Par enveloppe extérieure, on entend la surface externe s’étendant par projection entre les sommets du ou des filets, comme illustré en pointillé par exemple sur les figures 2 et 3. Le terme enveloppe s’entend par une construction géométrique, sans existence physique, formant un contour fermé passant par les sommets du ou des filets. La vis 1 peut ainsi présenter une enveloppe extérieure proximale 32, une enveloppe extérieure centrale 31 et une enveloppe extérieure distale 30. Les enveloppes extérieures proximale 32 et distale 30 encadrent l’enveloppe extérieure centrale 31 en étant situées de part et d’autre de cette enveloppe 31 le long de la direction longitudinale A. Les enveloppes 30, 32 sont formées au moins au niveau de la portion conique centrale 21, et s’étendent de préférence le long de l’âme 2 comme illustré sur une partie au moins des autres portions 20, 22.
L’enveloppe extérieure centrale 31 peut être de forme conique et présenter une quatrième pente α4. L’enveloppe extérieure centrale 31 est de préférence située au niveau d’une partie de la portion conique centrale 20 de l’âme 2. Cela permet d’accompagner l’augmentation de diamètre de l’âme 2 sur la partie correspondante de la portion conique centrale 21.
L’enveloppe extérieure distale 30 peut s’étendre sur la portion distale 20 de l’âme 2, ainsi qu’une partie de la portion conique centrale 21 de façon complémentaire à l’enveloppe extérieure centrale 31. L’enveloppe extérieure distale 30 peut présenter une cinquième pente α5 inférieure, de préférence inférieure strictement à la quatrième pente α4. De préférence, l’enveloppe extérieure distale 30 est cylindrique et présente donc un diamètre constant. De façon équivalente, la pente α5 est sensiblement nulle.
L’enveloppe extérieure proximale 32 s’étend au moins sur la partie de maintien 210, et de préférence en outre sur la portion proximale 32 de l’âme 2. Notons que la portion proximale 22 de l’âme peut présenter une partie proximale 35 non filetée en dessous de la tête 5. Cela permet de laisser la place à l’outil de filetage de se retirer lors de la fabrication sans pour autant augmenter le diamètre de l’âme sous la tête de vis.
L’enveloppe extérieure proximale 32 peut présenter une sixième pente α6 inférieure, de préférence inférieure strictement, à la quatrième pente α4. Selon l’exemple illustré, l’enveloppe extérieure proximale 32 peut être cylindrique et présenter donc un diamètre constant. De façon équivalente, la pente α6 est sensiblement nulle. Selon un exemple, l’enveloppe extérieure proximale 32 peut être cylindrique au moins sur la partie de maintien 210. En alternative non illustrée, on peut prévoir que l’enveloppe extérieure proximale 32 soit conique. La hauteur de filet au niveau de la portion proximale 32 peut ainsi être augmentée pour améliorer le maintien de la vis 1 dans l’os iliaque 72.
Pour favoriser le contact de la vis avec la matière intacte de l’os, et comme illustré par laFIG. 4 , l’enveloppe extérieure distale 30 peut présenter un diamètre D3 inférieure ou égal, et de préférence strictement inférieur, au diamètre maximal D2 de l’âme 2 au niveau de la portion conique centrale 21. Ainsi, l’âme 2 au niveau de la portion proximale 22 vient au contact de l’os non endommagé par le passage des portions distales 20 et centrales 21 de l’âme 2. Le diamètre de l’âme 2 au niveau de la portion proximale 22 peut être supérieur ou égal au diamètre maximal 22.
Selon un exemple, les enveloppes extérieures 30, 31, 32 sont décalées par rapport aux portions de l’âme respectivement 20, 21, 22 par une ou plusieurs distances non nulles, et possiblement distinctes entre les différentes enveloppes, selon des directions parallèles à la direction d’extension principale de la vis. Le filet est ainsi plus incisif distalement puis diminue avec une augmentation relative de l’âme, qui « tasse » l’os spongieux contre l’âme de la vis. Cela permet d’améliorer la force de rétention de la vis dans l’os.
Les enveloppes extérieures 30, 31, 32 peuvent être au moins en partie parallèles et à une distance donnée de la surface externe de l’âme correspondante. Notons que les distances entre ces parallèles et la surface externe de l’âme 2 ne sont pas nécessairement égales. Cela permet au filetage d’accompagner l’augmentation du diamètre de l’âme 2 le long de la vis 1, et ce notamment synergie avec un appui de l’âme 2 sur la matière intacte de l’os.
En addition au premier filet 3, la vis 1 peut comprendre au moins un deuxième filet 4. Dans la suite, sauf mention explicite du contraire, on considère à titre non limitatif que la vis 1 comprend deux deuxièmes filets 4a, 4b. On désigne de façon équivalente ces deuxièmes filets 4a, 4b par le terme « le deuxième filet 4 ». Les deuxièmes filets 4a, 4b peuvent être présents sur une partie uniquement de l’âme 2. Les deuxièmes filets 4a, 4b peuvent être créés sur une zone d’amorçage de filet 40. Par « amorçage» de filet, on entend l’amorçage de la formation du filetage depuis la surface de l’âme jusqu’à atteindre une hauteur déterminée, et ce de façon distincte d’une éventuelle variation de hauteur d’un filet déjà existant. Dans la zone d’amorçage 40, le deuxième filet 4 est donc de hauteur croissante. Le deuxième filet 4 peut ensuite présenter une deuxième partie, hors de la zone d’amorçage 40, dont la hauteur peut être avantageusement constante.
À titre d’exemple, les figures 5 et 6A distinguent le premier filet 3 du deuxième filet 4, le long de la vis 1. Le deuxième filet 4 peut être amorcé au niveau de la portion conique centrale 21. Ainsi le couple de serrage est augmenté en synergie avec l’augmentation du diamètre de l’âme 2 au niveau de la portion conique centrale 21. Le deuxième filet 4 est de préférence amorcé sur une distance D4 supérieure ou égale au pas D5 du deuxième filet 4, par exemple D4 est sensiblement égale à 2.D5. L’augmentation du couple de serrage est ainsi progressive.
La zone d’amorçage 40 du deuxième filet 4 peut être disposée du côté distal de la partie de maintien 210, ces deux parties pouvant être directement juxtaposées. Cela correspond ainsi à la zone de la vis 1 en prise avec les zones dures corticales et l’articulation sacro iliaque 71. L’amorçage du deuxième filet 4 peut se terminer lorsque l’enveloppe extérieure centrale 31 a atteint son diamètre maximal D13, comme l’illustre par exemple les figures 5 et 6A.
Une rapide augmentation du couple de serrage est par ailleurs préférable lorsque le dessous de la tête 5 de vis arrive en contact avec la surface externe de l’os iliaque 72, ce qui indique au chirurgien que la vis 1 est complètement implantée. Le chirurgien peut ainsi arrêter son geste en minimisant le risque de visser trop loin et de casser l’os iliaque. Pour cela, les premier 3 et/ou deuxième 4 filets peuvent être amorcés sous la tête 5 de vis sur une distance inférieure au pas de filet.
Selon un exemple, les pas des premier 3 et deuxième 4 filets sont égaux entre eux pour un endroit donné de la vis 1. Par exemple, le pas des premier 3 et deuxième 4 filets peut être constant le long de l’âme 2. Selon un exemple alternatif, le pas des premier 3 et deuxième 4 filets peut être variable le long de l’âme 2, les pas étant égaux entre eux. La variation du pas des filets 3, 4 peut permettre de jouer sur un effort en traction ou un effort en compression lors du vissage de la vis 1. La variation de pas peut être très faible pour obtenir l’effet de traction/compression. Une variabilité de l’ordre de 0,1 à 0,2 mm du pas principale (pour un pas principal sensiblement égal à 3 mm) est suffisante pour obtenir l’effet escompté.
La vis 1 peut présenter un ou deux premiers filets 3. La vis 1 peut présenter un ou deux deuxièmes filets 4. De préférence, et comme l’illustrent les figures 6A et 6B, la portion proximale 22 de l’âme 2 et la partie de maintien 210 peuvent supporter entre un et deux premiers filets 3 et entre un et trois deuxièmes filets 4. De préférence, la portion proximale 22 de l’âme 2 et la partie de maintien 210 supportent au moins trois filets au total, c’est-à-dire en considérant ensemble les premier et deuxième filets. Ainsi, la vis 1 est solidarisée à l’os de sorte que les degrés de liberté en rotation de la vis 1 par rapport à l’os sont supprimés, à l’exception d’une rotation autour de la direction longitudinale A. Les filets fonctionnent de préférence par multiples. Par exemple, s’il y a un premier filet 3 au niveau de la portion distale 20, il est possible d’avoir trois ou quatre filets au total au niveau de la portion proximale 22 et de la partie de maintien 210, c’est-à-dire deux ou trois deuxième filets 4. Au contraire, s’il y a deux premiers filets 3 au niveau de la portion distale 20, il est préférable d’avoir quatre filets au total au niveau de la portion proximale 22 de l’âme 2 et la partie de maintien 210 si l’on souhaite que les deux premiers filets 3 soit symétriques, et donc deux deuxièmes filets 4a et 4b. Par « symétrique » on entend que le pas apparent est constant si l’on regarde de chaque côté du sommet du filet (coté distal et proximal). Dans le cas d’un triple filet, si on enlève un filet, il y en reste deux accolés puis il y a un « saut » pour retrouver ces deux filets accolés au tour suivant, cette configuration est alors asymétrique.
De préférence, les premier 3 et deuxième 4 filets sont continus, afin d’éviter une discontinuité de ressenti lors du vissage pour le chirurgien. Cela permet en outre de garder la même empreinte laissée par le premier filet 3 au niveau de la portion distale 20, lorsque le pas du premier filet 3 est constant. De préférence, le premier filet 3 est continu sur au moins au moins 80 % de la longueur de la vis 1, de préférence sur au moins 95 % de sa longueur.
La vis 1 peut en outre être configurée de sorte que la largeur au sommet 3b, 4c des filets 3, 4 soit variable entre différentes portions de la vis 1. Comme l’illustrent par exemple les figures 7A à 7C, le premier filet 3 peut présenter, au niveau de la portion distale 20 de l’âme 2, une largeur D9 au sommet 3b strictement supérieure à la largeur D6 au sommet 3b, 4c des premier 3 et/ou deuxième 4 filets. Par exemple, D9 = n.D6, avec n un nombre positif non nul compris entre 1 et 3. Selon un exemple particulier, D9 est sensiblement égal à 0,5 mm et D6 est sensiblement égal à 0,3 mm. Ce changement de largeur au sommet dépend notamment de la hauteur de filet, déterminé par l’outil de coupe en usinage qui vient réaliser les filets. Par exemple, si D11 diminue, D9 augmente. On peut prévoir en alternative que la largeur au sommet du premier 3 et/ou deuxième 3 filet soit constante.
Dans l’exemple illustré, et en référence aux figures 7B et 7C, on a D11 supérieur strictement à D8. Cela peut avoir pour conséquence géométrique que la longueur de l’enveloppe extérieure distale 30 cylindrique est supérieure à la longueur de la portion conique distale 20. Dans un cas où D11 serait strictement inférieure à D8, l’opposé en résulterait. Le fait de jouer sur le rapport entre D11 et D8, permet d’obtenir un effet dit « cuillère à miel » lorsque D11 est significativement supérieure à D8, c’est-à-dire de garder un maximum de matière osseuse dans la denture.
Selon un exemple alternatif, on peut prévoir que D11 soit sensiblement égale à D8 ou légèrement inférieure à D8, pour avoir une portion distale de l’âme plus volumineuse, afin d’encombrer un maximum l’intérieur du sacrum pour aller chercher une tenue là où il y a de l’os (proche des corticales). Ceci dépendra du stade avancé ou non de l’ostéoporose chez le patient au niveau du sacrum. Lorsque D11 est sensiblement égale à D8 ou légèrement inférieure à D8, on peut avoir D9 sensiblement égal à D6.
Selon un exemple, le deuxième filet 4 peut présenter des structures taraudeuses (filets progressifs, gorges, filet entaillé axialement) au moins sur la zone d’amorçage 40 du deuxième filet 4. Selon un exemple, le premier filet 3 peut être auto-taraudeur sur la partie conique centrale, lors du changement de diamètre de l’enveloppe extérieure 31. L’effort de couple peut alors être diminué lors de l’amorçage d’un nouveau filet et/ou changement de diamètre extérieur de la vis 1. En étant auto-taraudeuse, la vis en étant vissée vient couper par elle-même la matière osseuse que le filet remplacera, sans l’intervention précédente d’un autre outil (taraud).
Des dimensions et des diamètres sont maintenant donnés à titre d’exemples non-limitatifs.
Au niveau de la portion proximale 22 de l’âme 2, et plus particulièrement au niveau de l’enveloppe extérieure proximale 32, les premier 3 et/ou deuxième 4 filets peuvent présenter une hauteur D8 sensiblement comprise entre0,5 et 1 mm, par exemple sensiblement égale à 0,75 mm. Deux filets 3, 4 directement consécutifs peuvent être séparés d’une distance D7 (pas apparent) sensiblement comprise entre 0,5 et 2 mm. Cette distance dépend du nombre de filet. Un pas de vis 1 sensiblement compris entre 2 mm et 6 mm est avantageux, et donc :
- avec 3 filets et pas de 3 mm, le pas apparent peut être de sensiblement 1 mm,
- avec 4 filets et pas de 3 mm, le pas apparent peut être de sensiblement 0,75 mm.
Les premier 3 et deuxième 4 filets peuvent présenter un angle α7 par rapport à la normale à la surface externe de l’âme 2, égal ou distinct entre les premier 3 et deuxième 4 filets, sensiblement compris entre 30° et 40° et de préférence sensiblement égal à 35°. Plus l’angle α7 augmente, plus D7 diminue. Si D7 diminue trop, il n’y a plus de place pour qu’il y ait de la matière pour entrainer la vis, on perd alors en maintien. Plus a7 diminue, plus la «dent» est fragilisé car elle perd de la matière à sa base. La gamme ci-dessus représente donc un bon compris entre ces deux régimes.
Au niveau de la portion distale 20 de l’âme, et plus particulièrement au niveau de l’enveloppe extérieure distale 30, le premier filet 3 peut présenter une hauteur D11 sensiblement comprise entre 0,5 mm et 3 mm, de préférence entre 1,5 et 2 mm, par exemple sensiblement égale à 1,70 mm. D11 peut être sensiblement égale ou supérieur à D8, suivant les largeurs au sommet D6 et D9, comme discuté précédemment. Deux tours d’un premier filet 3 ou deux premiers filets 3 directement consécutifs peuvent être séparés d’une distance D10 (pas apparent, dépendant du pas et du nombre de filets) sensiblement comprise entre 1 (par exemple pour deux filets distaux, avec un pas de 2 mm) et 6 mm (par exemple avec un filet distal, et un pas de 6 mm), par exemple sensiblement comprise entre 3 et 5 mm. Le premier filet 3 peut présenter un angle α8 par rapport à la normale à la surface externe de l’âme 2 sensiblement compris entre 30° et 40 et de préférence sensiblement égal à 35°. Pour des contraintes de fabrication, on a de préférence angle α8 sensiblement égal à angle α7. On peut prévoir que deux filets distincts présentent des angles de denture distincts entre eux.
Pour un os ostéoporotique, il est préférable de maximiser la surface de contact entre la vis 1 et la matière osseuse. Autrement dit, le diamètre général de la vis 1, par exemple le diamètre de ses enveloppes extérieures et/ou le diamètre de l’âme 2, peut-être choisi de sorte que la vis 1 remplisse un maximum d’espace dans l’os, et permette la régénération osseuse sur une surface plus importante qui à long terme encastre la vis dans l’os et réduit la chance qu’une nouvelle fracture apparaisse dans cette zone.
Par exemple, au niveau de la portion distale 20, l’âme 2 peut présenter un diamètre D12 sensiblement compris entre 1,2 mm et 7,9 mm, de préférence entre 5 mm et 6 mm et par exemple sensiblement égale à 5,6 mm. D12 peut être plus particulièrement contraint avec la hauteur de dent D11 et D3. D3 peut être contrainte en fonction de la dimension du « corridor sacré », désignant le couloir d’os entre la partie externe du sacrum et la partie central, entre les trous sacrés. Les corridors S1 peuvent aller de 8 mm à 11 mm de diamètre. D3 est de préférence inférieure au diamètre du corridor (par exemple D3 est comprise entre 6 et 10 mm). D12 est de préférence comprise entre D11 + 1 mm = 4 mm et D3 maximal – 0,5 mm = 9,5 mm.
Le diamètre maximal de l’enveloppe extérieure centrale 31, et le cas échéant le diamètre de l’enveloppe extérieure proximale 32, peuvent être sensiblement compris entre 2 mm et 12,7 mm. Les diamètres des enveloppes extérieures dans les zones proximale 32 et centrale 31 valent par exemple respectivement 10,5 mm et 9 mm. Le diamètre maximal D2 de l’âme au niveau de la portion conique centrale, et le cas échéant le diamètre D14 de la portion proximale, peuvent être sensiblement compris entre 1,2 mm et 7,9 mm. Le diamètre D14 peut être supérieur ou égal au diamètre D2.
La vis 1 peut en outre présenter un logement 23, aussi appelé canule, à l’intérieur de l’âme 2, configuré pour maintenir de manière rétentive l’instrument d’implantation (par exemple un tournevis) qui s’insère dans le logement 23. La canule 23 peut présenter plusieurs portions, et notamment une portion proximale de diamètre D16 dans laquelle le tournevis est retenu. La canule 23 peut présenter une portion distale de diamètre D15, permettant le passage d’une broche guide. Cette portion proximale est de préférence taraudée afin de lier l’instrument d’implantation à la vis de manière solidaire (pour ne pas perdre la vis dans le patient pendant l’implantation). Cette rétention permet en outre d’appliquer une force de traction en vue de l’ablation de matériel si cela était nécessaire.
Typiquement, on insère une broche guide dans l’os, puis on pré-perce si besoin l’os avec une mèche canulée qui vient s’insérer sur la broche guide, puis on vient visser la vis 1 sur la broche guide. En outre, la portion proximale taraudée permet d’insérer un ancillaire (une tige creuse filetée). Une fois vissé dans la cavité 23, l’ancillaire permet d’extraire la vis 1 du patient.
L’angle α9 illustré enFIG. 8 est un dégagement configuré pour finir le filet sans augmenter le diamètre de l’âme. Cette angle résulte typiquement de contraintes de fabrication.
La surface de la vis peut en outre être adaptée selon l’application souhaitée. Du fait du maintien amélioré de la vis, la surface de l’âme peut-être lisse. Il n’est en effet pas nécessaire d’utiliser un ciment de fixation de la vie dans l’os, ce qui peut être d’autant plus dommageable dans le cas d’un os ostéoporotique avec de possibles fuites extra-osseuses de ciment. En alternative, et selon un exemple non-illustré, sur tout ou partie de l’âme 2, sa surface peut présenter des ouvertures, plus communément appelé fenestrations. Ces fenestrations peuvent former un réseau interconnecté d’ouvertures. Les fenestrations peuvent être configurées de façon à permettre la diffusion d’un ciment biocompatible.
L’extrémité distale 1a de la vis 1 peut être au moins en partie arrondie de façon à permettre à la vis de se créer un chemin sans abimer les zones dures corticales. Pour cela, la pointe 6 de la vis 1 peut comprendre un chanfrein 60 courbe. La courbure du chanfrein 60 peut être configurée de façon à présenter une symétrie de révolution autour de la direction longitudinale A. La pointe 6 peut en outre comprendre un méplat 61 du côté distal du chanfrein 60, et de préférence le méplat est sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale A.
La courbure du chanfrein peut plus particulièrement être configurée de sorte que, si l’on prolonge géométriquement la surface du chanfrein 60, c’est-à-dire d’un point de vue de construction géométrique et sans existence physique, la prolongation géométrique 33 du chanfrein 60 est tangent au sommet 3a du premier filet 3, et de préférence sur une zone d’amorçage 34 du premier filet 3 démarrant depuis le chanfrein 60. Le sommet 3a du premier filet dans sa zone d’amorçage 34 peut être configuré de façon complémentaire pour coïncider avec cette projection 33. Par exemple, le sommet 3a est oblique par rapport à la direction longitudinale A.
L’invention n’est pas limitée aux modes de réalisations précédemment décrits et s’étend à tous les modes de réalisation couverts par l’invention. La présente invention ne se limite pas aux exemples précédemment décrits. Bien d’autres variantes de réalisation sont possibles, par exemple par combinaison de caractéristiques précédemment décrites, sans sortir du cadre de l’invention. L’exemple illustré décrit un premier filet et deux deuxièmes filets. Les caractéristiques précédemment décrites peuvent s’appliquer à différentes configurations de filet. En outre, les caractéristiques décrites relativement à un aspect de l’invention peuvent être combinées à un autre aspect de l’invention.
Claims (15)
- Vis orthopédique (1) pour l’articulation sacro-iliaque (71), comprenant :
caractérisée en ce que l’âme (2) comprend :- une âme (2) s’étendant selon une direction d’extension principale (A) entre une extrémité distale (1a) et une extrémité proximale (1b), et
et en ce que la vis comprend un premier filet (3) porté par lesdites portions, le premier filet (3) présentant une hauteur (D) augmentant depuis l’extrémité proximale (21b) de la portion conique centrale (21) en direction de l’extrémité distale (21a) de la portion conique centrale (21), selon la direction d’extension principale de la vis (A), sur une partie (210) au moins de la portion conique centrale (21), dite « partie de maintien » (210).- une portion conique centrale (21) présentant une première pente (α1), la portion conique centrale (21) présentant une extrémité distale (21a) et une extrémité proximale (21b),
- une portion distale (20) présentant une deuxième pente (α2) inférieure à la première pente (α1),
- une portion proximale (22) présentant une troisième pente (α3) inférieure à la première pente (α1),
- Vis orthopédique (1) selon la revendication précédente, dans laquelle, au niveau de la portion conique centrale (21), le premier filet (3) délimite une pluralité d’enveloppes extérieures (30, 31, 32) de façon à former:
- une enveloppe extérieure centrale (31) de forme conique présentant une quatrième pente (α4),
- une enveloppe extérieure distale (30) présentant une cinquième pente (α5) inférieure à la quatrième pente (α4), par exemple de forme cylindrique ou conique,
- une enveloppe extérieure proximale (32) présentant une sixième pente (α6) inférieure à la quatrième pente (α4), par exemple de forme cylindrique ou conique, au moins au niveau de la partie de maintien (210).
- Vis orthopédique (1) selon la revendication précédente, dans laquelle, au niveau de la portion conique centrale (21) de l’âme (2), l’enveloppe extérieure distale (30) est de forme cylindrique.
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le premier filet (3) délimite, au niveau de la portion distale (20) de l’âme (2), une enveloppe extérieure distale (30) de diamètre (D3) inférieur ou égal à un diamètre maximal (D2) de l’âme (2) au niveau de la portion conique centrale (21).
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, comprenant en outre un deuxième filet (4), le deuxième filet (4) étant amorcé sur une zone de la portion conique centrale, dite « d’amorçage » (40), s’étendant sur une distance (D4) supérieure ou égale au pas (D5) du deuxième filet (4) selon la direction d’extension principale (A) de la vis (1).
- Vis orthopédique (1) selon la revendication précédente, dans laquelle, la zone d’amorçage (40) du deuxième filet (4) se termine au niveau de l’enveloppe extérieure centrale (31), lorsque l’enveloppe extérieure centrale (31) atteint un diamètre (D13) maximal.
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des deux revendications précédentes, dans laquelle le deuxième filet (4) est auto-taraudeur sur la zone d’amorçage (40) du deuxième filet (4).
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes et la revendication 5, dans laquelle la portion distale (20) de l’âme (2) supporte un nombre total de filet(s) (3) compris entre un et deux, et la partie proximale (22) de l’âme (2) et la partie de maintien (210) de la portion conique centrale (21) supportent un nombre total de filets (3, 4) compris entre trois et quatre.
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le premier filet (3) est continu depuis la portion distale (20) jusqu’à la portion proximale (22) de l’âme (2).
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le premier filet (3) présente à son sommet (3b) une première largeur (D9) au niveau de la portion distale (20) de l’âme (2), et le premier filet (3) présente à son sommet (3b) une deuxième largeur (D6) au niveau de la portion proximale (22) de l’âme (2), la première largeur (D9) étant supérieure strictement à la deuxième largeur (D6).
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la portion proximale (22) de l’âme (2) est cylindrique ou conique et la portion distale (20) de l’âme (2) est cylindrique.
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le premier filet (3) présente un pas variable sur au moins sur l’une parmi la portion proximale (22) et la portion centrale (21) de l’âme (2).
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le premier filet (3) délimite une enveloppe extérieure (33) à l’extrémité distale (1a) de la vis (1) et l’extrémité distale (1a) de la vis (1) comprend une surface arrondie (60) dont la projection est tangente à l’enveloppe extérieure (33) à l’extrémité distale (1a) de la vis (1).
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle, au niveau de la portion conique centrale (21) de l’âme (2), l’âme (2) présente un diamètre maximum (D2) atteint à une distance (D1), prise depuis la tête (5) de la vis (1), supérieure ou égale à 25 mm.
- Vis orthopédique (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l’âme (2) présente une surface lisse.
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- 2025-05-13 WO PCT/EP2025/063064 patent/WO2025237996A1/fr active Pending
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| Publication number | Priority date | Publication date | Assignee | Title |
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Also Published As
| Publication number | Publication date |
|---|---|
| WO2025237996A1 (fr) | 2025-11-20 |
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