CONDUIT DE VENTILATION L'invention concerne un conduit de ventilation, et plus particulièrement un tel conduit adapté pour être monté en applique sur une paroi (mur ou plafond) lors de création ou de rénovation de bâtiments. L'invention concerne également un tel conduit comportant des accessoires permettant une mise en oeuvre rapide et aisée. Les règlementations actuelles imposent « une aération générale et permanente du logement ». Lors d'opérations de rénovation de l'habitat, il est donc nécessaire de compenser la disparition des sources d'aération «parasites » (mauvais ajustement des portes et fenêtre...) par une ventilation volontaire et contrôlée des locaux. Il est donc souvent nécessaire d'établir un réseau de conduits de ventilation dans des locaux déjà construits. Les systèmes classiques de ventilation, utilisant des gaines métalliques dissimulées par un coffrage décoratif monté en applique, en général à l'angle mur-plafond, présentent de nombreux inconvénients, tels que condensation et pertes de charge dans les conduites, déperditions de chaleur, etc. pour ne parler que de la partie fonctionnelle. En outre, ces systèmes sont difficiles et coûteux à installer et à entretenir. Il a donc été proposé, par exemple dans le document DE 21 45 152, de réaliser des gaines de ventilation en matière synthétique, à double paroi, pour améliorer la partie isolation de la ventilation. En outre, pour en faciliter l'installation et économiser de la place, ces gaines présentent une section carrée ou rectangulaire. Cependant, la réalisation de ces gaines, telle que proposée par le document précité au moyen de multiples (huit) lattes et de profilés d'angle (quatre) est loin d'être optimale. En effet, pour réaliser une telle gaine, il convient d'assembler ces lattes et ces profilés par leurs bords longitudinaux selon douze jonctions, chacune d'entre elles étant réalisée par un assemblage à rainure et languette collé ou bien par un assemblage à queue d'aronde. Ces assemblages sont longs à mettre en oeuvre, soit à cause des temps de collage soit à cause des difficultés à engager longitudinalement les lattes et les profilés entre eux. En outre, leur démontage (pour entretien) est difficile, voire impossible. D'autres solutions sont connues, par exemple du document FR 2 800 776, qui propose de réaliser cette gaine par une embase rectangulaire fixée au mur fermée par un capot fixé sur l'embase par un encliquetage réversible d'une languette suivant les bords longitudinaux de l'embase dans une rainure formée sur la face interne du capot. Cependant, ce type de fixation présente l'inconvénient de ne pas être étanche, ce qui est problématique pour un conduit de ventilation dans lequel règne une pression différente de celle du milieu extérieur et entraine à la longue des traces sombres en regard des fuites d'air. En outre, les rainures formées sur la face interne du capot sont sollicitées perpendiculairement au plan du capot lors des montages / démontages ce qui entraine un risque élevé de rupture du capot en regard de la rainure. L'invention a donc pour objet de proposer un conduit de 15 ventilation étanche, robuste et facile à mettre en oeuvre, ne présentant pas les inconvénients de la technique antérieure. L'invention a également pour but de proposer un tel conduit de ventilation qui soit économique à fabriquer du fait de l'utilisation d'un nombre réduit de pièces élémentaires. 20 L'invention a encore pour but de proposer un tel conduit qui permette une pose facilitée, même en présence d'irrégularités ou d'obstacles, tels que des tuyaux, courant le long des murs, parallèlement ou perpendiculairement au plafond. L'invention a en outre pour but de proposer un conduit de 25 ventilation aisément démontable pour permettre un entretien périodique facilité. Pour ce faire, l'invention concerne un conduit de ventilation, comprenant au moins une gaine tubulaire de section rectangulaire, formée d'au moins deux profilés en matière synthétique assemblés par leurs bords longitudinaux, caractérisé en ce que lesdits profilés présentent une section droite identique et 30 comportent, sur leurs bords longitudinaux en regard, des moyens d'assemblage en forme de rainure et de languette adaptés pour être verrouillés par adhérence après assemblage. L'utilisation de profilés ayant une section droite identique permet d'obtenir ces profilés avec un seul outillage de fabrication, par exemple une seule filière d'extrusion, ce qui permet de réduire le coût de fabrication des pièces. De plus, la rainure et la languette obtenues respectivement sur les bords longitudinaux des profilés sont issues du même outillage ce qui permet d'obtenir une grande précision d'exécution et de maitriser ainsi le frottement entre rainure et languette de deux profilés adjacents. Lors de l'assemblage de la gaine, l'engagement de la languette d'un profilé dans la rainure du profilé adjacent s'effectue par un glissement relatif de la languette dans la rainure, l'effort nécessaire à ce mouvement n'étant conditionné que par le coefficient de frottement des faces en regard de la languette et de la rainure. Une fois assemblées, les faces en regard sont immobiles l'une par rapport à l'autre et ne peuvent être remise en mouvement (pour le démontage par exemple) qu'en appliquant un effort bien supérieur à l'effort de montage afin de vaincre le coefficient d'adhérence entre les faces. On obtient ainsi un verrouillage, par adhérence ou coincement par friction, lorsque les profilés sont assemblés. A noter qu'un tel verrouillage est par nature étanche, à l'inverse d'un encliquetage.
Avantageusement et selon l'invention, chaque rainure présente au moins partiellement une largeur inférieure à l'épaisseur de la languette correspondante de manière à ce que chaque face interne de la rainure exerce un effort élastique sur une face externe de la languette lorsque celle-ci est insérée dans la rainure. En réalisant par exemple une rainure présentant une largeur à la base de la rainure correspondant à l'épaisseur de la languette et s'étrécissant vers l'entrée, il est possible de prédéterminer, en fonction du coefficient d'élasticité du matériau synthétique utilisé, la pression exercée par les faces internes de la rainure sur les faces externes de la languette. Dès lors, en fonction des caractéristiques dimensionnelles de l'assemblage et du coefficient d'adhérence du matériau, l'effort nécessaire pour déverrouiller l'assemblage rainure languette et donc pour désassembler la gaine est défini. Avantageusement et selon l'invention, les moyens d'assemblage sont adaptés pour permettre un assemblage coplanaire des faces en regard des profilés. En choisissant de placer la rainure sur le bord longitudinal du profilé, de telle sorte que, dans un plan de section droite du profilé, l'axe de la rainure soit confondu avec l'axe de l'aile du profilé sur laquelle elle est réalisée, on permet d'une part que les faces latérales de cette aile soient coplanaires avec les faces correspondantes de l'aile du profilé adjacent portant la languette, ce qui permet un aspect continu et sans décrochement ni aspérité de la gaine, mais également d'améliorer la résistance des parois de la rainure à des efforts de flexion entrainés par un éventuel engagement en biais de la languette. Avantageusement et selon l'invention, selon un premier mode préférentiel d'exécution, la gaine est formée de deux profilés présentant chacun une section droite en U, comprenant une âme et deux ailes, le bord longitudinal de l'une des ailes de chaque profilé comportant une languette adaptée pour s'insérer dans une rainure ménagée dans le bord longitudinal de l'aile opposée du profilé en regard. Grace à cette forme en U, un premier profilé peut être fixé par son âme au mur ou au plafond, ou dans le cas d'un U à ailes inégales, au mur par son âme et au plafond par son aile la plus large (ou inversement). Le deuxième profilé, de section identique est alors retourné de façon à mettre en regard l'aile dont le bord longitudinal porte la languette avec l'aile du premier profilé portant la nervure (et inversement pour les ailes opposées). En exerçant alors une pression sur la face extérieure de l'âme du deuxième profilé, de préférence en l'appliquant progressivement sur la longueur de la gaine, la languette de chaque profilé s'engage dans la rainure de l'autre profilé, formant ainsi une gaine tubulaire de section rectangulaire ou carrée si la somme des hauteurs des deux ailes du profilé est sensiblement égale à la largeur de l'âme de celui-ci. Avantageusement et selon l'invention, les ailes ont une 30 hauteur totale sensiblement égale de manière à ce que leurs bords longitudinaux définissent un plan parallèle au plan de l'âme. Ainsi, lorsque le mur sur lequel le premier profilé devrait être fixé comporte des tuyaux, par exemple des tuyaux d'eau ou de chauffage s'étendant parallèlement ou perpendiculairement au plafond, il est possible d'utiliser un troisième profilé, toujours de section identique, comme entretoise afin d'écarter la gaine du mur. Dans ce cas, les bords longitudinaux du profilé servant d'entretoise viennent en appui sur le mur, de part et d'autre des tuyaux parallèles au plafond ou bien une encoche est ménagée dans les ailes du profilé pour laisser un passage aux tuyaux perpendiculaires au plafond. Une fois l'entretoise fixée, le premier profilé est fixé sur celle-ci et le montage du deuxième profilé peut être effectué. Avantageusement et selon l'invention, selon un second mode d'exécution, la gaine est formée de quatre profilés présentant une section droite en L, la somme des hauteurs des ailes du L étant sensiblement égale au quart du périmètre de la section de la gaine. Dans ce mode d'exécution, l'avantage réside dans la possibilité d'employer un outillage de fabrication des profilés plus petit pour une même section de gaine et de permettre un empilement des profilés les uns sur les autres permettant de réduire les coûts de transport. Avantageusement et selon l'invention, le conduit de ventilation comporte une pièce d'extrémité multifonction, dite embase, adaptée pour coopérer avec une section transversale de la gaine, comportant un fond de dimensions extérieures sensiblement égales à la section externe de la gaine et un rebord orthogonal audit fond s'étendant selon un contour fermé correspondant à la section interne de la gaine, adapté pour s'emboiter dans celle-ci. Ainsi, cette embase sert de bouchon terminal pour la gaine ou, si l'embase est fixée à un mur, elle peut servir de point de départ de la gaine, perpendiculairement au mur sur lequel est fixée l'embase. Avantageusement et selon l'invention, le fond de l'embase comporte, à l'intérieur du rebord orthogonal, une découpe de surface sensiblement égale à la section interne de la gaine. La même embase permet ainsi, lorsque son fond est découpé, de servir de raccord de gaine à angle droit en fixant l'embase sur le flanc prédécoupé d'une première gaine et en emmanchant une seconde gaine sur le rebord orthogonal. En outre, en plaçant deux embases dos à dos (c'est-à-dire de manière à ce que leurs rebords soient tournés vers l'extérieur) on réalise un raccord de gaine dans l'axe de celle-ci, pour permettre de réaliser des gaines d'une longueur supérieure à la longueur des profilés qui la constituent. Bien entendu, la découpe dans le fond de l'embase peut être réalisée sous la forme d'une prédécoupe permettant son utilisation en bouchon d'extrémité (prédécoupe en place) ou en raccord de gaine (prédécoupe enlevée). Avantageusement et selon l'invention, le conduit de ventilation comporte une pièce de jonction de forme parallélépipédique, dont chacune des six faces est adaptée pour pouvoir recevoir une embase, chaque face de ladite pièce de jonction recevant une embase comportant une découpe de surface sensiblement égale à la section interne de la gaine, de manière à former une jonction multidirectionnelle du conduit. En particulier, lorsque la section de la gaine est carrée, la pièce de jonction est un cube. Il est ainsi possible de constituer des réseaux de ventilation complexes, comportant des gaines s'étendant dans trois directions de part et d'autre d'un noeud central. Avantageusement et selon l'invention, les profilés constituant la gaine tubulaire comportent une double paroi. Ainsi, la gaine constituée par ces profilés offre non seulement une bonne isolation thermique mais présente des caractéristiques mécaniques de rigidité et de légèreté améliorées. L'invention concerne également un conduit de ventilation caractérisé en combinaison par tout ou partie des caractéristiques mentionnées ci-dessus ou ci-apres.
D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au vu de la description qui va suivre et des dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 représente un exemple de réalisation d'un conduit de ventilation selon l'invention, - la figure 2 est une coupe transversale d'une gaine tubulaire selon un premier mode d'exécution de l'invention, en position de pré-assemblage, - la figure 3 est une coupe transversale d'une gaine tubulaire selon un second mode d'exécution de l'invention, en position de pré-assemblage, - la figure 4 est une vue en perspective d'une embase selon l'invention, - la figure 5 est une vue de coté de deux embases selon l'invention, coopérant pour réaliser un raccord de gaine, - la figure 6 est une vue en perspective d'une pièce de jonction 10 selon l'invention, munie d'embases sur trois faces, et - la figure 7 est une vue schématique, selon une section transversale du profilé, de la forme de la rainure et de la languette, avant assemblage. Dans l'exemple d'installation d'un conduit de ventilation 15 selon l'invention représenté en figure 1, un premier tronçon 5a d'une gaine 5 tubulaire constituée de deux profilés 12 en U identiques s'étend, en applique sur un mur 1 au dos duquel est située une cheminée 2, entre un orifice 6 de raccordement à la cheminée 2 et un mur perpendiculaire 1'. Un deuxième tronçon 5b de gaine 5 doit être installé le long du mur perpendiculaire 1' en tenant compte de tuyaux 3 placés 20 le long du mur l', perpendiculairement au plafond, et raccordé au premier tronçon 5a. La gaine 5 est constituée d'au moins deux profilés, de section identique, en matière synthétique extrudée. Dans l'exemple de la figure 2, qui représente un mode d'exécution préférentiel de l'invention, la gaine est constituée 25 de deux profilés 12 en forme de U, comportant une âme 13 et deux ailes 14. L'âme 13 et les ailes 14 comportent une double paroi, une paroi externe 15 et une paroi interne 16, maintenue entre elles selon un écartement prédéterminé par des nervures 17. A l'extrémité des ailes 14 opposée à l'âme, les bords longitudinaux du profilé 12 en U sont munis de moyens d'assemblage aptes à coopérer avec des moyens 30 d'assemblage correspondants placés sur les bords longitudinaux des ailes 14 d'un profilé 12 en U, de section identique, placé en regard. Les moyens d'assemblage sont constitués d'une languette 18 sur une première aile 14 du profilé 12 et d'une rainure 19 correspondante, formée dans le bord longitudinal de la seconde aile du profilé 12. Ainsi, comme représenté à la figure 2, en engageant la languette 18 d'un premier profilé dans la rainure 19 d'un second profilé identique et vice-versa, on forme une gaine tubulaire. Bien entendu, les deux ailes 14 du profilé 12 ne sont pas nécessairement de hauteur égale. Par exemple, si la fixation de la gaine sur le mur doit être effectuée à la fois sur le mur et sur le plafond, un profilé en U à ailes inégales permet de fixer l'âme 13 du U sur le mur et l'aile 14 la plus haute sur le plafond. Cependant, dans le mode de réalisation préférentiel, les ailes 14 présentent une hauteur totale, c'est-à-dire de la paroi externe 15 de l'âme 13 jusqu'à l'extrémité de la languette 18 ou celle des parois de la rainure 19, sensiblement égale. Dès lors, le plan défini par les bords longitudinaux du profilé, c'est à dire le plan d'appui du profilé lorsqu'il est posé sur les bords des ailes 14 est parallèle au plan de l'âme 13. Ceci permet d'utiliser le profilé 12 en U pour former une entretoise 9 permettant, dans l'exemple de montage représenté en figure 1, d'écarter le deuxième tronçon 5b de la gaine 5 du mur 1' afin de laisser passer les tuyaux 3. Dans le cas de tuyaux perpendiculaires au plafond, on réalise une encoche 9a dans les ailes du profilé 12 utilisé comme entretoise 9. Dans le cas (non représenté) de tuyaux parallèles au plafond, le profilé 12 est utilisé comme un coffrage permettant de les dissimuler. La gaine 5 peut également être réalisée, comme représenté à la figure 3, par quatre profilés 12' en forme de L. Chaque profilé 12' comporte deux ailes 14 dont la hauteur peut être identique ou différente, la somme des hauteurs des deux ailes du profilé devant être égale au quart du périmètre total de la gaine. Sur le bord longitudinal de chacune des ailes 14, le profilé 12' en L présente également des moyens d'assemblage sous la forme d'une languette 18 et d'une rainure 19. L'utilisation de profilés 12' en L pour réaliser la gaine 5 permet de réduire le coût de fabrication du fait de l'emploi d'un outillage de taille réduite pour l'extrusion du profilé et des risques moindres de déformation de celui-ci. De même, la possibilité d'empiler les profilés 12' les uns sur les autres permet de réduire les coûts de transport. Il est cependant nécessaire de prévoir des temps d'assemblage plus importants. A noter qu'en choisissant un profilé en L à ailes égales, on peut obtenir l'entretoise 9 par assemblage de deux profilés.
Quelle que soit la forme retenue pour le profilé constituant la gaine 5, les moyens d'assemblage, c'est-à-dire la languette 18 et la rainure 19 présentent les caractéristiques suivantes détaillées en relation avec la figure 7. Les flancs de la rainure 19, et en particulier les faces internes 28 de la rainure sont conformés pour que la largeur de la base de la rainure soit sensiblement égale à la largeur de la languette 18. Par contre, la largeur de la rainure 19 est sensiblement inférieure à celle de la languette 18 au voisinage de l'entrée de la rainure. Les faces externes 27 de la languette 18 sont sensiblement parallèles. Des chanfreins sont ménagés à l'extrémité de la languette et à l'angle des faces internes 28 au voisinage de l'entrée de la rainure afin de permettre de faciliter l'introduction de la languette 18 dans la rainure 19 malgré le « pincement » de celle-ci. Grâce à ce « pincement », les faces internes 28 de la rainure sont déformées de manière élastique lors de l'introduction de la languette 18 et exercent donc, une fois la languette en place, un effort élastique sur les faces externes 27 de la languette, effort sensiblement orthogonal aux faces 27 et 28. On constate ainsi que au cours de l'introduction de la languette dans la rainure, les faces 27 et 28 en regard présentent une surface de contact qui va croissant et sont en mouvement relatif l'une par rapport à l'autre. De ce fait, l'effort d'introduction qui dépend de la surface de frottement et du coefficient de frottement de la matière est relativement réduit. Une fois la languette 18 en place dans la rainure 19, le mouvement relatif s'arrête et l'effort à exercer pour séparer la languette de la rainure dépend de la surface en contact qui est maximale, de l'effort élastique orthogonal aux faces 27 et 28 respectives de la languette et de la rainure et du coefficient d'adhérence qui est bien supérieur au coefficient de frottement. L'effort de séparation est ainsi bien supérieur à l'effort d'introduction de la languette dans la rainure. On a ainsi opéré un verrouillage par coincement par friction (ou adhérence) des faces respectives de la languette et de la rainure. Les inventeurs ont également pu noter que les caractéristiques d'étanchéité d'une telle liaison par adhérence étaient bien supérieures à celles obtenues par des liaisons par encliquetage ou par queue d'aronde, voire même à celles obtenues par collage si l'on prend en compte les imperfections couramment constatées avec cette technique. De manière avantageuse, la rainure 19 est réalisée dans le bord longitudinal de l'aile 14 du profilé de telle sorte que l'axe de la section droite de la rainure corresponde à l'axe de l'aile 14. De cette façon, les faces latérales 26 des ailes 14 en regard de deux profilés adjacents sont coplanaires et l'assemblage ne présente pas de décrochement préjudiciable à sa solidité et à l'esthétique. En outre les moments de torsion qui s'appliquent aux parois de la rainure à la base de celle-ci lors de l'introduction de la languette sont repris dans la continuité des parois interne et externe du profilé, contrairement à ce qui se produit lorsque l'axe de la rainure est perpendiculaire à celui de l'aile dans laquelle elle est formée. Ainsi, le risque de rupture des parois de la rainure est minimisé. Le conduit de ventilation selon l'invention comporte également des accessoires particulièrement avantageux permettant une mise en oeuvre facilitée. Dans l'exemple représenté à la figure 1, les tronçons 5a et 5b de la gaine 5 sont raccordés entre eux par des raccords 8 à une extrémité et terminés par des bouchons 7 à l'autre extrémité. D'autres accessoires, tels qu'une grille de ventilation 10 et des couvre-joints 11 sont également prévus. Selon l'invention, les bouchons 7 et les raccords 8 sont réalisés avec la même pièce d'extrémité appelée embase 20 représentée aux figures 4 et 5. L'embase 20 comporte un fond 22 formé par une plaque rectangulaire de dimensions extérieures sensiblement égales aux dimensions externes de la section droite de la gaine 5. Un rebord 21, orthogonal au fond 22, s'étend sensiblement parallèlement aux bords du fond selon un contour fermé correspondant à la section interne de la gaine 5. Le rebord 21 est adapté pour pouvoir s'emboiter à l'intérieur de la gaine, la partie du fond 22 dépassant à l'extérieur du rebord venant masquer l'épaisseur de la gaine. La partie du fond 22 inscrite à l'intérieur du rebord 21 peut comporter une découpe, ou mieux une prédécoupe 23 permettant d'ôter une portion du fond d'une surface sensiblement égale à la section interne de la gaine 5. Cette découpe peut être circulaire comme représenté sur la figure 4 ou présenter un contour parallèle au rebord 21.
L'embase 20 peut remplir de multiples fonctions : fixée au mur, elle peut servir de point de départ d'une gaine, permettant de la positionner avec exactitude. Si la prédécoupe 23 est enlevée, l'embase 20 peut également servir de raccordement à un orifice de traversée de cloison tel que l'orifice 6. L'embase 20 sert de bouchon 7 à l'extrémité des gaines 5 qui doit être fermée.
Une utilisation particulièrement avantageuse de l'embase 20 est représentée à la figure 5. En fixant deux embases 20 entre elles, dos à dos par leur fond 22 au moyen par exemple de vis auto-taraudeuses 24, après avoir enlevé la prédécoupe 23 dans chacune d'elles, on obtient ainsi un raccord 8 permettant de connecter entre eux deux tronçons de gaine. Un tel raccord peut être employé pour raccorder des tronçons de gaine selon leur axe afin d'obtenir des longueurs de gaine supérieures à la longueur des profilés constitutifs, ou bien à angle droit comme représenté à la figure 1. Bien entendu, la prédécoupe 23 n'est pas indispensable pour la réalisation de l'embase 20, l'homme du métier étant à même de réaliser cette découpe au moyen des outils disponibles sur le chantier (scie cloche, cutter, etc.) Un autre accessoire susceptible de faire partie du conduit de ventilation selon l'invention est représenté à la figure 6. Il s'agit d'une pièce de jonction 25 de forme parallélépipédique, ou préférentiellement cubique lorsque la section de la gaine est sensiblement carrée, dont les six faces sont adaptées pour pouvoir recevoir une embase 20 sur chaque face. A l'état initial, les six faces de la pièce de jonction 25 sont pleines. Lorsqu'on fixe une embase sur l'une des faces, on réalise également une découpe de celle-ci selon le même gabarit que la découpe réalisé dans l'embase 20. Il est ainsi possible de réaliser des réseaux de ventilation complexes, s'étendant dans les trois directions de l'espace et, le cas échéant, dans les deux sens par direction, autour de cette pièce de jonction 25.