« Procédé cosmétique de maquillage et/ou de soin utilisant une résine de siloxane et une cire polaire. »
L'invention concerne une composition cosmétique destinée aux matières kératiniques, notamment à la peau, aux cheveux et aux ongles. L'invention concerne en particulier des compositions de maquillage desdites matières kératiniques.
Un des objectifs de la demande est de réaliser des compositions de maquillage destinées aux matières kératiniques (peau, muqueuses, fibre, cils et phanères), permettant de déposer un film non transfert total, brillant, et présentant un bon confort.
Dans le domaine du maquillage, notamment des lèvres, le formulateur est à la recherche de compositions qui présentent un bon niveau de brillance ainsi que de bonnes propriétés de stabilité, en particulier ne présentant pas de problèmes d'exsudation ou de déphasage ou encore de formation de grains.
En effet, on recherche en général des compositions de maquillage des lèvres brillantes ou présentent un effet brillant. Cette brillance qui permet de mettre les lèvres en valeur est généralement obtenue par la formulation d'huiles brillantes et/ou de particules à reflets. Lorsque qu'on formule avec des huiles brillantes, les formules de maquillage présentent alors la caractéristique d'être collantes. Ce caractère collant conduit ces formules à laisser des traces sur les supports comme les verres, les tasses à café.
Le formulateur est donc à la recherche de matières premières et / ou de systèmes permettant d'obtenir des compositions dont le dépôt se caractérise par le confort, la brillance et un effet non transfert, ainsi qu'une bonne stabilité.
Ces objets, ainsi que d'autres sont atteints au moyen de composition contenant dans un milieu physiologiquement acceptable a) une résine de siloxane comprenant les unités :
(i) (R13SiOl/2)a
(ii) (R22SiO2/2)b
(iii) (R3SiO3/2)c et
(iv) (SiO4/2)d avec
Rl, R2 et R3 représentant indépendamment un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino, a étant compris entre 0,05 et 0,5, b étant compris entre zéro et 0,3, c étant supérieur à zéro, d étant compris entre 0,05 et 0,6, a + b + c + d = l, à condition que plus de 40 % en moles des groupements R3 de la résine de siloxane soient des groupements propyle, et b) au moins une cire polaire.
De façon préférée la résine de siloxane comprend les unités : (i) (RSSiOi/Λ
avec
R1 et R3 représentant indépendamment un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, Rl étant de préférence un groupement méthyle et R3 étant de préférence un groupement propyle, a étant compris entre 0,05 et 0,5, de préférence entre 0,15 et 0,4, c étant supérieur à zéro, de préférence entre 0,15 et 0,4, d étant compris entre 0,05 et 0,6, de préférence entre 0,2 et 0,6, ou encore entre 0,2 et 0,55, a + b + c + d = 1, à condition que plus de 40 % en moles des groupements R3 de la résine de siloxane soient des groupements propyle.
Les résines de siloxane utilisables selon l'invention peuvent être obtenues par un procédé comprenant la réaction de :
A) une résine MQ comprenant au moins 80 % en moles d'unités
et (SiO4/2)d
R1 représentant un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino, a et d étant supérieurs à zéro, le rapport a/d étant compris entre 0,5 et 1,5 ; et de
B) une résine de propyle T comprenant au moins 80 % en moles d'unités (R3Si03/2)c,
R3 représentant un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino, c étant supérieur à zéro, à condition qu'au moins 40 % en moles des groupements R3 soient des groupements propyle, où le ratio massique A/B est compris entre 95:5 et 15:85, de préférence le ratio massique A/B est de 30 :70.
Avantageusement, le rapport massique A/B est compris entre 95:5 et 15:85. De préférence, le rapport A/B est inférieur ou égal à 70:30. Ces rapports préférés se sont avérés permettre des dépôts confortables du fait de l'absence de percolation des particules rigides de résine MQ dans le dépôt.
Les compositions selon l'invention peuvent se présenter sous diverses formes, notamment sous forme de poudre, de dispersion anhydre, émulsion eau/huile ou eau/cire, huile/eau, multiples ou cire/eau, gel.
Les résines utilisables selon l'invention sont notamment celles décrites dans la demande WO 2005/075542 dont le contenu est incorporé ici par référence.
La résine MQ-T propyle a) selon l'invention comprend des unités :
(iii) (R3Si03/2)c et
qui sont connues de l'art antérieur et qui correspondent respectivement aux unités M, D, T et Q.
La quantité de chaque unité présente dans la résine MQ-T propyle a) peut être exprimée en fraction molaire (ie a, b, c ou d) du nombre total de moles de toutes les unités M, D, T et Q présentes dans la résine MQ-T propyle a).
La valeur de a (fraction molaire d'unités M) est comprise entre 0,05 et 0,5, ou alternativement entre 0,15 et 0,4.
La valeur de b (fraction molaire d'unités D) est comprise entre 0 et 0,3, ou alternativement entre 0 et 0,1, ou alternativement entre 0 et 0,05. Ainsi, la résine MQ- T propyle a) selon l'invention peut être exempte d'unité D, ou alternativement peut comprendre jusqu'à 0.3 fraction molaire d'unités D. De préférence, la résine MQ-T propyle a) selon l'invention est exempte d'unité D.
La valeur de c (fraction molaire d'unités T) est supérieure à 0, ou alternativement comprise entre 0,05 et 0,65, ou alternativement comprise entre 0,4 et 0,65. La valeur de d (fraction molaire d'unités Q) est comprise entre 0,05 et 0,6, ou alternativement entre 0,2 et 0,6, ou alternativement comprise entre 0,2 et 0,55. La résine MQ-T propyle a) selon l'invention est caractérisée par le fait qu'au moins 40% en moles, de préférence au moins 50% en moles, de préférence au moins 90% en moles de groupes alkyles R3 des unités T sont des groupes propyles.
Les radicaux R1, R2, R3 des unités de la résine MQ-T propyle représentent indépendamment un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino.
Les groupements alkyle peuvent notamment être choisis parmi les groupements méthyle, éthyle, propyle, butyle, pentyle, hexyle et octyle. De préférence, le groupe alkyle est un groupe méthyle ou un groupe propyle. Les groupements aryle peuvent être choisis parmi les groupements phényle, naphthyle, benzyle, tolyle, xylyle, xényle, méthylphényle, 2-phényléthyle, 2-phényl-2- méthyléthyle, chlorophényle, bromophényle et fluorophényle, le groupement aryle étant préférentiellement un groupement phényle.
Dans la présente invention, par « groupement carbinol », on entend tout groupement contenant au moins un radical hydroxyle lié à un carbone (COH). Les groupements carbinol peuvent ainsi contenir plus d'un radical COH, tel que par exemple
Si le groupement carbinol est exempt de groupements aryle, il comporte au moins 3 atomes de carbone. Si le groupement carbinol comprend au moins un groupement aryle, il comporte au moins 6 atomes de carbone. Comme exemples de groupement carbinol exempt de groupements aryle comportant au moins 3 atomes de carbone, on peut citer les groupements de formule R4OH dans laquelle R4 représente un radical hydrocarboné bivalent comportant au moins 3 atomes de carbone ou un radical hydrocarbonoxy bivalent comportant au moins 3 atomes de carbone. Comme exemples de groupement R4, on peut citer des radicaux alkylène tels que -(CH2)χ-, la valeur de x étant comprise entre 3 et 10, -CH2CH(CH3)-, -CH2CH(CH3)CH2-, -CH2CH2CH(CH2CH3)CH2CH2CH2- et -OCH(CH3)(CH2)X-, la valeur de x étant comprise entre 1 et 10.
Comme exemples de groupement carbinol comportant des groupements aryle présentant au moins 6 atomes de carbone, on peut citer les groupements de formule R5OH dans laquelle R5 représente un radical arylène tel que -(CH2)χC6H4-, x ayant une valeur comprise entre 0 et 10, -CH2CH(CH3)(CH2)XCÔH4-, X ayant une valeur comprise entre 0 et 10, -(CH2)χCôH4(CH2)χ-, x ayant une valeur comprise entre 1 et 10. Les groupements carbinol comportant des groupements aryle comportent généralement de 6 à 14 atomes.
Par groupement amino selon l'invention, on entend notamment des groupements de formule -R6NH2 ou -R6NHR7NH2, R6 représentant un radical hydrocarboné bivalent ayant au moins 2 atomes de carbone et R7 représentant un radical hydrocarboné bivalent ayant au moins 2 atomes de carbone. Le groupement R6 représente généralement un radical alkylène ayant de 2 à 20 atomes de carbone. Comme exemples de groupement R6, on peut citer les groupements éthylène, propylène, - CH2CHCH3-, butylène, -CH2CH(CH3)CH2-, pentaméthylène, hexaméthylène, 3-éthyl- hexaméthylène, octaméthylène et décaméthylène. Le groupement R7 représente généralement un radical alkylène ayant de 2 à 20 atomes de carbone. Comme exemples de groupement R7, on peut citer les groupements
éthylène, propylène, -CH2CHCH3-, butylène, -CH2CH(CH3)CH2-, pentaméthylène, hexaméthylène, 3-éthyl-hexaméthylène, octaméthylène et décaméthylène. Les groupements amino sont généralement -CH2CH2CH2NH2 et CH2(CH3)CHCH2(H)NCH3, -CH2CH2NHCH2CH2NH2, -CH2CH2NH2, CH2CH2NHCH3, -CH2CH2CH2CH2NH2, -(CH2CH2NH)3H et
CH2CH2NHCH2CH2NHC4H9.
De préférence, R1 représente un groupe méthyle, R2 représente un groupe méthyle ou un groupe phényle, et R3 représente un groupe propyle. De préférence, la résine MQ-T propyle a) selon l'invention est exempte d'unité D, et R1 représente un groupe méthyle, et R3 représente un groupe propyle.
Les unités siloxane D, T ou Q de la résine MQ-T propyle a) selon l'invention peuvent comprendre des groupes hydroxy (-OH) et/ou des groupes alcoxy. De telles unités siloxane comprenant des groupes hydroxy et/ou alkoxy sont présentes communément dans des résines siloxane ayant comme formule générale RnSi0(4-ny2. Ces groupes hydroxy résultent typiquement de la réaction d'un groupe hydrolysable sur l'unité siloxane avec l'eau ; les groupes alkoxy résultent d'une hydrolyse incomplète quand des précurseurs alkoxysilanes sont utilisés ou résultent de l'échange d'alcool avec des groupes hydrolysables.
De préférence la quantité totale en poids de groupements -OH présente dans la résine MQ-T propyle est d'environ 3%, de préférence 2%, de préférence 1,5%. De préférence, la quantité totale en poids de groupes alcoxy présente dans la résine MQ-T propyle est inférieure ou égale à 20% en poids, de préférence inférieure ou égale à 10% en poids.
Il n'existe pas de restrictions relatives à la masse moléculaire des résines de propyle siloxane MQ-T, mais généralement la masse moléculaire moyenne en nombre (MN) est comprise entre 3 000 et 10 000, ou encore entre 5 000 et 8 000 Les résines MQ-T propyle convenant à une utilisation en tant que composant a) peuvent être préparées selon les procédés connus dans l'état de la technique pour préparer des résines de siloxane de formule générale RnSi0(4_ny2 où R est un groupe alkyle et n est inférieur à 1,8.
Alternativement, les résines MQ-T propyle peuvent être préparées selon les méthodes décrites ci-dessous.
Les résines MQ-T propyle a) selon l'invention sont illustrées par les résines MQ-T propyle comprenant les unités suivantes :
((CH3)3Si01/2)a (R3Si03/2)c où R3 = CH3CH2CH2-, et
;
ou les unités suivantes :
((CH3)3Si01/2)a
((CH3)2Si02/2)b
(R3Si03/2)c où R3 = CH3CH2CH2-, et
(SiO4/2)d ;
ou les unités suivantes :
((CH3)2SiO2/2)b, ((CH3)(C6H5)SiO2/2)b'
(R3Si03/2)c où R3 = CH3CH2CH2-, et (SiO4/2)d ;
ou les unités suivantes : ((CH3)3Si01/2)a ((CH3)2Si02/2)b (R3Si03/2)c où R3 = CH3CH2CH2-, et (C6H5Si03/2)c
(SiO4/2)d ;
ou les unités suivantes :
((CH3)2Si02/2)b, ((CH3)(C6H5)SiO2/,),,'
(R3Si03/2)c où R3 = CH3CH2CH2-, et (C6H5Si03/2)c
(SiO4/2)d ; où a a une valeur totale dans la résine comprise entre 0,05 et 0,5, la somme b+b' a une valeur totale dans la résine comprise entre 0 et 0,3, c a une valeur totale dans la résine
comprise entre 0,05 et 0,65, et d a une valeur totale dans la résine comprise entre 0,05 et 0,6.
Les résines de siloxane utilisables selon l'invention peuvent être obtenues par un procédé comprenant la réaction entre :
A) une résine MQ comprenant au moins 80 % en moles d'unités (R^SiO^a et
(SiO4/2)d
R1 représentant un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino, a et d étant supérieurs à zéro, le rapport a/d étant compris entre 0,5 et 1,5 ; et
B) une résine de T propyle comprenant au moins 80 % en moles d'unités (R3Si03/2)c, R3 représentant un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino, c étant supérieur à zéro, à condition qu'au moins 40 % en moles des groupements R3 soient des groupements propyle, où le ratio massique A/B est compris entre 95:5 et 15:85.
La composant A) est une résine MQ comprenant au moins 80 % en moles d'unités (R1 3SiOi/2)a et (SiO4/2)d où R1 est tel que défini ci-dessus, ie représente un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino, a et d étant supérieurs à zéro, et le rapport a/d étant compris entre 0,5 et 1,5.
Les résines MQ utilisables comme composant A), et leur méthode de préparation, sont connues de l'art antérieur. Par exemple, le brevet US 2 814 601, appartenant à Currie et al., daté du 26 novembre 1957 décrit un procédé de fabrication de résines MQ par transformation d'un silicate hydrosoluble en un monomère d'acide silicique ou un oligomère d'acide silicique en utilisant un acide. Une fois la polymérisation adéquate réalisée, des extrémités triméthylchlorosilane sont introduites pour obtenir la résine MQ. Un autre procédé de préparation de résines MQ est décrit dans le brevet US 2 857 356 appartenant à Goodwin, daté du 21 octobre 1958. Goodwin décrit un
procédé de fabrication d'une résine MQ par cohydrolyse d'un mélange d'un silicate d'alkyle et d'un organopolysiloxane trialkylsilane hydrolysable avec de l'eau. Les résines MQ convenant en tant que composant A) dans la présente invention peuvent contenir des unités D et T, à condition d'au moins 80 % en moles, voire 90 % en moles des unités de siloxane totales soient des unités M et Q. Les résines MQ peuvent également contenir des groupements hydroxy. Les résines MQ peuvent ainsi comprendre des groupes hydroxy en quantité totale en poids comprise entre 2 et 10%, de préférence entre 2 et 5%. Les résines MQ peuvent également comporter des extrémités supplémentaires, des groupements hydroxy résiduels étant pour cela mis en réaction avec les groupements M.
Le composant B) est une résine de T propyle comprenant au moins 80 % en moles d'unités (R3Siθ3/2)c, R3 étant tel que défini ci-dessus, ie représentant un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino, c étant supérieur à 0, à condition qu'au moins 40 % en moles des groupements R3 soient des groupements propyle. De préférence, la résine T propyle selon l'invention est une résine de silsesquioxane. Les résines de silsesquioxane sont bien connues dans l'état de la technique et sont généralement obtenues par hydrolyse d'un organosilane comportant trois groupements hydroly sables, tels que des groupements halogène ou alcoxy, présents dans la molécule. Le composant B) peut ainsi être obtenu par hydrolyse de propyltriméthoxysilane, propyltriéthoxysilane, propyltripropoxysilane, ou par cohydrolyse des propylalcoxysilanes susmentionnés avec divers alcoxy silanes. Comme exemples de ces alcoxy silanes, on peut citer le méthyltriméthoxysilane, le méthyltriéthoxysilane, le méthyltriisopropoxysilane, le diméthyldiméthoxysilane et le phényltriméthoxysilane. Le propyltrichlorosilane peut également être hydrolyse seul, ou en présence d'alcool. Dans ce cas, la cohydrolyse peut être réalisée en ajoutant du méthyltrichlorosilane, du diméthyldichlorosilane, du phényltrichlorosilane ou des chlorosilanes similaires et du méthyltriméthoxysilane, du méthyltriéthoxysilane, du méthyltriisopropoxysilane ou des méthylalcoxysilanes similaires. Comme alcools convenant en ce but, on peut citer le méthanol, l'éthanol, l'alcool n-propylique, l'alcool isopropylique, le butanol, le méthoxy éthanol, l'éthoxy éthanol ou des alcools similaires. Comme exemples de solvants de type hydrocarbures pouvant être utilisés, on peut citer le toluène, le xylène ou des hydrocarbures aromatiques similaires ;
l'hexane, l'heptane, l'isooctane ou des hydrocarbures saturés linéaires ou en partie ramifiés similaires ; ainsi que le cyclohexane ou des hydrocarbures aliphatiques similaires.
Les résines de T propyle comme composant B) selon l'invention peuvent contenir des unités M, D et Q, à condition qu'au moins 80 % en moles, voire 90 % en moles des unités de siloxane totales soient des unités T. Les résines de T propyle peuvent également contenir des groupements hydroxy. De préférence, les résines de T propyle comprennent entre 3 et 8% en poids de groupements hydroxy.
Un polyorganosiloxane peut également être ajouté au procédé selon l'invention en tant que composant C).
Les polyorganosiloxanes utiles comme composant C) selon l'invention comprennent des unités R22Siθ2/2, ou R3Siθ3/2. Le polyorganosiloxane peut être ajouté pour introduire différentes unités D et T dans les résines MQ-T propyle, afin de modifier les propriétés des résines résultantes. La structure ou la formule du polyorganosiloxane n'est pas limitative, à condition que ledit polyorganosiloxane comprenne une quantité mesurable d'unités R22Siθ2/2, ou R3Siθ3/2, et que la quantité totale de polyorganosiloxane ajoutée à la réaction entre A) et B) n'aboutisse pas à plus de 50% en moles d'unités D ou T dans le mélange réactionnel.
Le polyorganosiloxane peut comprendre des combinaisons d'unités M, D, T et Q, pourvu qu'au moins les unités D ou T soient présentes. Ainsi, le polyorganosiloxane peut être choisi parmi les silicones fluides, gommes, ou résines connues de l'art antérieur et comprenant des unités D ou T, ou leurs mélanges. Les unités D comprennent typiquement des groupes méthyle ou phényle ou leurs mélanges comme groupes R2. Les unités T comprennent typiquement des groupes méthyle ou phényle ou leurs mélanges comme groupes R3. Le polyorganosiloxane peut être un polydiorganosiloxane fluide linéaire ayant une viscosité comprise entre 10 et 1000 cS (mm2/s). Le polydiorganosiloxane fluide peut être une polydiméthylsiloxane, ou une polyméthylphénylsiloxane. Le polyorganosiloxane peut également être une résine organosilsesquioxane. La résine organosilsesquioxane est typiquement une résine méthylsilsesquioxane ou une résine phénylsilsesquioxane.
Les composants A), B) et optionnellement C) peuvent réagir par toute méthode connue de l'art antérieur pour agir sur les unités M, D, T et Q. De préférence cependant, les composants A), B) et optionnellement C) réagissent par une réaction de condensation en présence de catalyseur. La résine MQ est typiquement présente dans un solvant hydrocarboné aromatique ou siloxane. Des catalyseurs de réaction de condensation utilisables sont notamment des hydroxydes métalliques comme l'hydroxyde de potassium ou l'hydroxyde de sodium ; les sels métalliques comme les silanolates, les carboxylates et les carbonates ; les aminés ; les titanates comme le tétrabutyl titanate ; et leurs mélanges. Typiquement la réaction entre les composants A), B) et optionnellement C) est effectuée en chauffant le mélange réactionnel à des températures allant de 50 à 14O0C, de préférence allant de 100 à 14O0C. La réaction peut se dérouler en processus semi-continu, continu ou dans un batch.
Le rapport massique A/B dans la réaction est compris entre 95:5 et 15:85, de préférence entre 95 :5 et 20 :80, de préférence entre 90 : 10 et 20 :80.
De préférence, le rapport massique A/B est égal à 85:15, ou 50:50, ou 30:70, ou 95:5.
De préférence, le rapport massique A/B est égal à 30:70.
La quantité de composant C) peut varier, mais à la condition qu'elle aboutisse à une teneur inférieure à 30% en moles d'unités additionnelles D ou T, par rapport à la quantité molaire totale d'unités siloxane du mélange réactionnel.
De façon préférée, la résine de siloxane est présente dans la composition en une teneur totale en matière sèche de résine allant de 1 % à 80 % en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 5 % à 70 % en poids, et mieux allant de 6 % à 60 % en poids.
Selon un mode de réalisation préféré, la composition selon l'invention est solide. Le terme « solide » caractérise l'état de la composition à température ambiante (250C) et à pression atmosphérique (760 mm de Hg). De façon préférée, la composition selon l'invention présente, lorsqu'elle est solide, une dureté comprise entre 30 et 300g, voire de 50 à 200g.
Protocole de mesure de la dureté :
La mesure est réalisée selon le protocole suivant :
Un échantillon de la composition considérée est coulé à chaud dans un moule de sticks de 12,7 mm de diamètre. Le moule est ensuite refroidi au congélateur pendant une heure environ. Le stick de rouge à lèvres est ensuite conservé à 20 0C. La dureté des échantillons est mesurée après 24 heures d'attente. La dureté des échantillons de compositions de l'invention, exprimée en gramme, est mesurée au moyen d'un dynamomètre DFGS2 commercialisé par la société INDELCO-CHATILLON.
La dureté correspond à la force maximale de cisaillement exercée par un fil rigide de diamètre 250 μm en tungstène avançant à une vitesse de 100 mm/min. La technique décrite ci-dessus est habituellement dénommée méthode dite « du fil à couper le beurre ».
De façon préférée, la composition selon l'invention comprend moins de 3%, ou mieux, moins de 1% d'eau en poids par rapport au poids total de la composition. De façon encore préférée la composition est totalement anhydre. Par anhydre, on entend notamment que l'eau n'est de préférence pas ajoutée délibérément dans la composition mais peut être présente à l'état de trace dans les différents composés utilisés dans la composition.
Selon un autre aspect, la présente invention concerne un procédé de maquillage et/ou de soin dans lequel on applique sur les matières kératiniques et notamment les lèvres, une composition telle que défini précédemment.
Polymère additionnel :
Les compositions selon l'invention peuvent contenir un polymère additionnel, filmogène ou non.
Dans la présente invention, on entend par « polymère filmogène », un polymère apte à former à lui seul ou en présence d'un agent auxiliaire de filmification, un film macroscopiquement continu et adhérent sur les matières kératiniques, et de préférence un film cohésif, et mieux encore un film dont la cohésion et les propriétés mécaniques sont telles que ledit film peut être isolable et manipulable isolément, par exemple lorsque ledit film est réalisé par coulage sur une surface antiadhérente comme une surface téflonnée ou siliconnée.
La composition peut comporter une phase aqueuse et le polymère additionnel peut être présent dans cette phase aqueuse. Dans ce cas celui-ci sera de préférence un polymère en dispersion ou un polymère amphiphile ou associatif.
Par «polymère en dispersion » on entend des polymères non solubles dans l'eau présents sous forme de particules de taille variable. Le polymère peut être réticulé ou non. La taille de particules moyenne est typiquement comprise entre 25 et 500nm, de préférence entre 50 et 200 nm. Les polymères en dispersion aqueuse suivants peuvent être utilisés : Ultrasol 2075 de Ganz Chemical, Daitosol 5000AD de Daito Kasei, Avalure UR 450 de Noveon, DYNAMX de National Starch, Syntran 5760 de Interpolymer, Acusol OP 301 de Rohm&Haas, Neocryl A 1090 de Avecia.
Les dispersions acryliques vendues sous les dénominations Neocryl XK-90®, Neocryl A-1070®, Neocryl A-1090®, Neocryl BT-62®, Neocryl A-1079® et Neocryl A- 523® par la société AVECIA-NEORESINS, Dow Latex 432® par la société DOW CHEMICAL, Daitosol 5000 AD® ou Daitosol 5000 SJ® par la société DAITO KASEY KOGYO; Syntran 5760® par la société Interpolymer, Soltex OPT par la société ROHM & HAAS, les dispersions aqueuses de polymères acryliques ou styrène/acrylique vendues sous le nom de marque JONCRYL® par la société JOHNSON POLYMER ou encore les dispersions aqueuses de polyuréthane vendues sous les dénominations Neorez R-981® et Neorez R-974® par la société AVECIA- NEORESINS, les Avalure UR-405®, Avalure UR-410®, Avalure UR-425®, Avalure UR-450®, Sancure 875®, Sancure 861®, Sancure 878® et Sancure 2060® par la société GOODRICH, Impranil 85® par la société BAYER, Aquamere H-1511® par la société HYDROMER ; les sulfopolyesters vendus sous le nom de marque Eastman AQ® par la société Eastman Chemical Products, les dispersions vinyliques comme le Mexomère PAM® de la société CHIMEX et leurs mélanges, sont d'autres exemples de dispersion aqueuse de particules de polymères filmogènes hydrodispersibles.
Par « polymères amphiphiles ou associatifs » on entend des polymères comportant une au plusieurs partie hydrophiles qui les rendent partiellement solubles dans l'eau et une ou plusieurs parties hydrophobes par lesquelles les polymères s'associent ou interagissent. Les polymères associatifs suivants peuvent être utilisés : Nuvis FX1100
de Elementis, Aculyn 22, Aculyn 44, Aculyn 46 de Rohm&Haas, Viscophobe DBlOOO de Amerchol. Les copolymères diblocs constitués d'un bloc hydrophile (polyacrylate, polyéthylène glycol) et d'un bloc hydrophobe (polystyrène, polysiloxane, peuvent également être utilisés.
Des polymères solubles dans une phase aqueuse contenant les particules monodisperses pourront être évités car ils peuvent provoquer une agrégation des particules monodisperses. Le polymère filmogène peut ainsi être non soluble dans une telle phase aqueuse.
La composition peut comporter une phase huileuse et le polymère filmogène peut être présent dans cette phase huileuse. Le polymère pourra alors être en dispersion ou en solution. Les polymères de type NAD (non aqueous dispersion) ou des microgel (par exemple les KSG) peuvent être utilisés, ainsi que les polymères du type PS-PA ou les copolymères à base de styrène (Kraton, Regalite).
Comme exemples de dispersions non aqueuses de polymère filmogène lipodispersibles sous forme de dispersions non aqueuses de particules de polymère dans une ou plusieurs huiles de silicone et/ou hydrocarbonées et pouvant être stabilisées en leur surface par au moins un agent stabilisant, notamment un polymère séquence, greffé ou statistique, on peut citer les dispersions acryliques dans l'isododécane comme le Mexomère PAP® de la société CHIMEX, les dispersions de particules d'un polymère éthylénique greffé, de préférence acrylique, dans une phase grasse liquide, le polymère éthylénique étant avantageusement dispersé en l'absence de stabilisant additionnel en surface des particules telles que décrite notamment dans le document WO 04/055081.
Parmi les polymères filmogènes utilisables dans la composition de la présente invention, on peut citer les polymères synthétiques, de type radicalaire ou de type polycondensat, les polymères d'origine naturelle, et leurs mélanges.
Par polymère filmogène radicalaire, on entend un polymère obtenu par polymérisation de monomères à insaturation notamment éthylénique, chaque monomère étant susceptible de s'homopolymériser (à l'inverse des polycondensats).
Les polymères filmogènes de type radicalaire peuvent être notamment des polymères, ou des copolymères, vinyliques, notamment des polymères acryliques.
Les polymères filmogènes vinyliques peuvent résulter de la polymérisation de monomères à insaturation éthylénique ayant au moins un groupement acide et/ou des esters de ces monomères acides et/ou des amides de ces monomères acides.
Comme monomère porteur de groupement acide, on peut utiliser des acides carboxyliques insaturés α , β -éthyléniques tels que l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide crotonique, l'acide maléique, l'acide itaconique. On utilise de préférence l'acide (méth) acrylique et l'acide crotonique, et plus préférentiellement l'acide (méth)acrylique.
Les esters de monomères acides sont avantageusement choisis parmi les esters de l'acide (méth) acrylique (encore appelé les (méth)acrylates), notamment des (méth)acrylates d'alkyle, en particulier d'alkyle en C1-C30, de préférence en C1-C20, des (méth)acrylates d'aryle, en particulier d'aryle en C6-C10, des (méth)acrylates d'hydroxyalkyle, en particulier d'hydroxyalkyle en C2-C6 .
Parmi les (méth)acrylates d'alkyle, on peut citer le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d'éthyle, le méthacrylate de butyle, le méthacrylate d'isobutyle, le méthacrylate d'éthyl-2 hexyle, le méthacrylate de lauryle, le méthacrylate de cyclohexyle.
Parmi les (méth)acrylates d'hydroxyalkyle, on peut citer l'acrylate d'hydroxyéthyle, l'acrylate de 2-hydroxypropyle, le méthacrylate d'hydroxyéthyle, le méthacrylate de 2- hydroxypropyle.
Parmi les (méth)acrylates d'aryle, on peut citer l'acrylate de benzyle et l'acrylate de phényle.
Les esters de l'acide (méth) acrylique particulièrement préférés sont les (méth)acrylates d'alkyle.
Selon la présente invention, le groupement alkyle des esters peut être soit fluoré, soit perfluoré, c'est-à-dire qu'une partie ou la totalité des atomes d'hydrogène du groupement alkyle sont substitués par des atomes de fluor.
Comme amides des monomères acides, on peut par exemple citer les (méth)acrylamides, et notamment les N-alkyl (méth)acrylamides, en particulier d'alkyl en C2-C12. Parmi les N-alkyl (méth)acrylamides, on peut citer le N-éthyl acrylamide, le N-t-butyl acrylamide, le N-t-octyl acrylamide et le N-undécylacrylamide.
Les polymères filmogènes vinyliques peuvent également résulter de l'homopolymérisation ou de la copolymérisation de monomères choisis parmi les esters vinyliques et les monomères styrèniques. En particulier, ces monomères peuvent être polymérisés avec des monomères acides et/ou leurs esters et/ou leurs amides, tels que ceux mentionnés précédemment.
Comme exemple d'esters vinyliques, on peut citer l'acétate de vinyle, le néodécanoate de vinyle, le pivalate de vinyle, le benzoate de vinyle et le t-butyl benzoate de vinyle.
Comme monomères styrèniques, on peut citer le styrène et l'alpha-méthyl styrène.
Parmi les polycondensats filmogènes, on peut citer les polyuréthanes, les polyesters, les polyesters amides, les polyamides, et les résines époxyesters, les polyurées.
Les polyuréthanes peuvent être choisis parmi les polyuréthanes anioniques, cationiques, non-ioniques ou amphotères, les polyuréthanes-acryliques, les poly- uréthanes-polyvinylpirrolidones, les polyester-polyuréthanes, les polyéther- polyuréthanes, les polyurées, les polyurée-polyuréthanes, et leurs mélanges.
Les polyesters peuvent être obtenus, de façon connue, par polycondensation d'acides dicarboxyliques avec des polyols, notamment des diols.
L'acide dicarboxylique peut être aliphatique, alicyclique ou aromatique. On peut citer comme exemple de tels acides : l'acide oxalique, l'acide malonique, l'acide diméthylmalonique, l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide
pimélique, l'acide 2,2-diméthylglutarique, l'acide azélaïque, l'acide subérique, l'acide sébacique, l'acide fumarique, l'acide maléique, l'acide itaconique, l'acide phtalique, l'acide dodécanedioïque, l'acide 1,3-cyclohexanedicarboxylique, l'acide 1,4- cyclohexanedicarboxylique, l'acide isophtalique, l'acide téréphtalique, l'acide 2,5- norbornane dicarboxylique, l'acide diglycolique, l'acide thiodipropionique, l'acide 2,5-naphtalènedicarboxylique, l'acide 2,6-naphtalènedicarboxylique. Ces monomères acide dicarboxylique peuvent être utilisés seuls ou en combinaison d'au moins deux monomères acide dicarboxylique. Parmi ces monomères, on choisit préférentiellement l'acide phtalique, l'acide isophtalique, l'acide téréphtalique.
Le diol peut être choisi parmi les diols aliphatiques, alicycliques, aromatiques. On utilise de préférence un diol choisi parmi : l'éthylène glycol, le diéthylène glycol, le triéthylène glycol, le 1,3-propanediol, le cyclohexane diméthanol, le 4-butanediol. Comme autres polyols, on peut utiliser le glycérol, le pentaérythritol, le sorbitol, le triméthylol propane.
Les polyesters amides peuvent être obtenus de manière analogue aux polyesters, par polycondensation de diacides avec des diamines ou des amino alcools. Comme diamine, on peut utiliser l'éthylènediamine, l'hexaméthylènediamine, la meta- ou para- phénylènediamine. Comme aminoalcool, on peut utiliser la monoéthanolamine.
Le polyester peut en outre comprendre au moins un monomère portant au moins un groupement -SO3M, avec M représentant un atome d'hydrogène, un ion ammonium NH4+ ou un ion métallique, comme par exemple un ion Na+, Li+, K+, Mg2+, Ca2+, Cu2+, Fe2+, Fe3+. On peut utiliser notamment un monomère aromatique bifonctionnel comportant un tel groupement -SO3M.
Le noyau aromatique du monomère aromatique bifonctionnel portant en outre un groupement -SO3M tel que décrit ci-dessus peut être choisi par exemple parmi les noyaux benzène, naphtalène, anthracène, diphényl, oxydiphényl, sulfonyldiphényl, méthylènediphényl. On peut citer comme exemple de monomère aromatique bifonctionnel portant en outre un groupement -SO3M : l'acide sulfoisophtalique, l'acide sulfotéréphtalique, l'acide sulfophtalique, l'acide 4-sulfonaphtalène-2,7- dicarboxylique.
Selon un exemple de composition selon l'invention, le polymère filmogène peut être un polymère solubilisé dans une phase grasse liquide comprenant des huiles ou solvants organiques (on dit alors que le polymère filmogène est un polymère liposoluble). De préférence, la phase grasse liquide comprend une huile volatile, éventuellement en mélange avec une huile non volatile.
A titre d'exemple de polymère liposoluble, on peut citer les copolymères d'ester vinylique (le groupe vinylique étant directement relié à l'atome d'oxygène du groupe ester et l'ester vinylique ayant un radical hydrocarboné saturé, linéaire ou ramifié, de 1 à 19 atomes de carbone, lié au carbonyle du groupe ester ) et d'au moins un autre monomère qui peut être un ester vinylique (différent de l'ester vinylique déjà présent), une α-oléfine (ayant de 8 à 28 atomes de carbone), un alkylvinyléther (dont le groupe alkyl comporte de 2 à 18 atomes de carbone), ou un ester allylique ou méthallylique (ayant un radical hydrocarboné saturé, linéaire ou ramifié, de 1 à 19 atomes de carbone, lié au carbonyle du groupe ester).
Ces copolymères peuvent être réticulés à l'aide de réticulants qui peuvent être soit du type vinylique, soit du type allylique ou méthallylique, tels que le tétraallyloxyéthane, le divinylbenzène, l'octanedioate de divinyle, le dodécanedioate de divinyle, et l'octadécanedioate de divinyle.
Comme exemples de ces copolymères, on peut citer les copolymères : acétate de vinyle/stéarate d'allyle, l'acétate de vinyle/laurate de vinyle, acétate de vinyle/stéarate de vinyle, acétate de vinyle/octadécène, acétate de vinyle/octadécylvinyléther, propionate de vinyle/laurate d'allyle, propionate de vinyle/laurate de vinyle, stéarate de vinyle/octadécène- 1, acétate de vinyle/dodécène-1, stéarate de vinyle/éthylvinyléther, propionate de vinyle/cétyl vinyle éther, stéarate de vinyle/acétate d'allyle, diméthyl-2, 2 octanoate de vinyle/laurate de vinyle, diméthyl-2, 2 pentanoate d'allyle/laurate de vinyle, diméthyl propionate de vinyle/stéarate de vinyle, diméthyl propionate d'allyle/stéarate de vinyle, propionate de vinyle/stéarate de vinyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, diméthyl propionate de vinyle/laurate de vinyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, acétate de vinyle/octadécyl vinyl éther, réticulé avec 0,2 % de tétraallyloxyéthane, acétate de
vinyle/stéarate d'allyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, acétate de vinyle/octadécène- 1 réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène et propionate d'allyle/stéarate d'allyle réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène.
Comme exemple de polymères filmogènes liposolubles, on peut citer les copolymères d'ester vinylique et au moins un autre monomère qui peut être un ester vinylique, notamment le néodécanoate de vinyle, le benzoate de vinyle et le t-butyl benzoate de vinyle, une α-oléfine, un alkylvinyléther, ou un ester allylique ou méthallylique.
Comme polymères filmogènes liposolubles, on peut également citer les copolymères liposolubles, et en particulier ceux résultant de copolymérisation d'esters vinyliques ayant de 9 à 22 atomes de carbone ou d'acrylates ou de méthacrylates d'alkyle, les radicaux alkyles ayant de 10 à 20 atomes de carbone.
De tels copolymères liposolubles peuvent être choisis parmi les copolymères de polystéarate de vinyle, de polystéarate de vinyle réticulé à l'aide de divinylbenzène, de diallyléther ou de phtalate de diallyle, les copolymères de poly(méth)acrylate de stéaryle, de polylaurate de vinyle, de poly(méth)acrylate de lauryle, ces poly(méth)acrylates pouvant être réticulés à l'aide de diméthacrylate de l'éthylène glycol ou de tétraéthylène glycol.
Les copolymères liposolubles définis précédemment sont connus et notamment décrits dans la demande FR-A-2232303 ; ils peuvent avoir un poids moléculaire moyen en poids allant de 2.000 à 500.000 et de préférence de 4.000 à 200.000.
Comme polymères filmogènes liposolubles utilisables dans l'invention, on peut également citer les polyalkylènes et notamment les copolymères d'alcènes en C2-C20, comme le polybutène, les alkylcelluloses avec un radical alkyle linéaire ou ramifié, saturé ou non en Cl à C8 comme l'éthylcellulose et la propylcellulose, les copolymères de la vinylpyrolidone (VP) et notamment les copolymères de la vinylpyrrolidone et d'alcène en C2 à C40 et mieux en C3 à C20. A titre d'exemple de copolymère de VP utilisable dans l'invention, on peut citer le copolymère de VP/acétate vinyle, VP/méthacrylate d'éthyle, la polyvinylpyrolidone (PVP) butylée,
VP/méthacrylate d'éthyle/acide méthacrylique, VP/eicosène, VP/hexadécène, VP/triacontène, VP/styrène, VP/acide acrylique/méthacrylate de lauryle.
On peut également citer les résines de silicone, généralement solubles ou gonflables dans les huiles de silicone, qui sont des polymères de polyorganosiloxanes réticulés. La nomenclature des résines de silicone est connue sous le nom de "MDTQ", la résine étant décrite en fonction des différentes unités monomèriques siloxane qu'elle comprend, chacune des lettres "MDTQ" caractérisant un type d'unité.
A titre d'exemples de résines polymethylsilsesquioxanes commercialement disponibles, on peut citer celles qui sont commercialisées par la société Wacker sous la référence Resin MK tels que la Belsil PMS MK, ou par par la société SHIN-ETSU sous les références KR-220L. A titre d'exemples de résines polypropylsilsesquioxanes commercialement disponibles, on peut citer celles qui sont commercialisés sous la référence DC670 par la société Dow Corning.
Comme résines siloxysilicates, on peut citer les résines trimethylsiloxysilicate (TMS) telles que celle commercialisées sous la référence SRlOOO par la société General Electric ou sous la référence TMS 803 par la société Wacker. On peut encore citer les résines timéthylsiloxysilicate commercialisées dans un solvant tel que la cyclomethicone, vendues sous la dénomination KF-7312J par la société Shin-Etsu, "DC 749", "DC 593" par la société Dow Corning.
Dans le cas des compositions de maquillage ou de soin de la peau, l'association d'une résine selon l'invention avec une résine trimethylsiloxysilicate ou une résine polypropylsilsesquioxane permet d'améliorer la tenue du non transfert.
On peut aussi citer des copolymères de résines de silicone telles que celles citées ci- dessus avec des polydiméthylsiloxanes, comme les copolymères adhésifs sensibles à la pression commercialisés par la société Dow Corning sous la référence BIO-PSA et décrits dans le document US 5 162 410 ou encore les copolymères siliconés issus de la réaction d'un résine de silicone, telle que celles décrite plus haut, et d'un diorganosiloxane tels que décrits dans le document WO 2004/073626.
Selon un exemple de mise en œuvre de l'invention, le polymère filmogène est un polymère éthylénique séquence filmogène (de préférence essentiellement linéaire), qui comprend de préférence au moins une première séquence et au moins une deuxième séquence ayant des températures de transition vitreuse (Tg) différentes, lesdites première et deuxième séquences étant reliées entre elles par une séquence intermédiaire comprenant au moins un monomère constitutif de la première séquence et au moins un monomère constitutif de la deuxième séquence.
Avantageusement, les première et deuxième séquences et du polymère séquence sont incompatibles l'une avec l'autre.
De tels polymères sont décrits par exemple dans les documents EP 1411069 ou WO04/028488.
De façon préférée, selon ce mode de réalisation, le polymère éthylénique séquence, comprenant au moins une première séquence et au moins une deuxième séquence, est caractérisé en ce que la première séquence est obtenue à partir d'au moins un monomère acrylate de formule CH2 = CH-COOR2 dans laquelle R2 représente un groupe cycloalkyle C4 à C12et d'au moins un monomère méthacrylate de formule CH2 = C(CHs)-COOR2 dans laquelle R'2 représente un groupe cycloalkyle C4 à Ci2, et caractérisé en ce que la deuxième séquence est obtenue à partir d'un monomère acide acrylique et d'au moins un monomère de transition vitreuse inférieure ou égale à 2O0C. De tels polymères et leur procédé de préparation sont décrits par exemple dans les documents EP1882709.
Le polymère filmogène peut être choisi parmi les polymères et/ou copolymères blocs ou statiques comportant notamment les polyuréthanes, polyacryliques, les silicones, les polymères fluorés, les gommes butyliques, les copolymères d'éthylènes, gommes naturelles et les alcools polyvinyliques et leurs mélanges. Les monomères des copolymères blocs ou statiques comprenant au moins une association de monomères dont le polymère résulte à une température de transition vitreuse inférieure à la température ambiante
(25 0C) peuvent être choisis parmi notamment le butadiène, l'éthylène, le propylène, l'acrylique, le méthacrylique, l'isoprène, l'isobutène, une silicone et leurs mélanges.
Le polymère filmogène peut être également présent dans la composition sous la forme de particules en dispersion dans une phase aqueuse ou dans une phase solvant non aqueuse, connue généralement sous le nom de latex ou pseudolatex. Les techniques de préparation de ces dispersions sont bien connues de l'homme du métier.
La composition selon l'invention peut comprendre un agent plastifiant favorisant la formation d'un film avec le polymère filmogène. Un tel agent plastifiant peut être choisi parmi tous les composés connus de l'homme du métier comme étant susceptibles de remplir la fonction recherchée.
A titre d'autres exemples de système filmogène utilisable dans les compositions selon l'invention, on peut citer les systèmes dans lequel le film se forme in-situ au moment de l'application de la composition ou d'un mélange de compositions contenant deux composés siliconés réagissant lorsqu'ils sont mis en contact l'un de l'autre. De tels systèmes sont décrits notamment dans la demande WO 2007/071706 dont le contenu est incorporé ici par référence. Des systèmes de ce type sont également décrits dans les demandes US2007/142575 ou US 2007/142599 dont le contenu est également incorporé ici par référence.
Autres polymères :
Les compositions selon l'invention peuvent contenir un élastomère, notamment un élastomère de silicone polyglycérolé. A titre d'exemple, on utilise un organopolysiloxane réticulé élastomère pouvant être obtenu par réaction d'addition réticulation de diorganopolysiloxane contenant au moins un hydrogène lié au silicium et de composés polyglycérolés ayant des groupements à insaturation éthylénique, notamment en présence de catalyseur platine.
Comme élastomères de silicone polyglycérolés, on peut utiliser ceux vendus sous les dénominations "KSG-710", "KSG-810", "KSG-820", "KSG-830", "KSG-840" par la société Shin Etsu.
Les compositions selon l'invention peuvent en outre comprendre un élastomère de silicone émulsionnant additionnel.
A titre d'exemples, on utilise des élastomères polyoxyalkylénés tels que décrits notamment décrits dans les brevets US5236986, US5412004, US5837793, US5811487 dont le contenu est incorporé par référence.
Comme élastomère de silicone polyoxyalkyléné, on peut utiliser ceux commercialisés sous les dénominations "KSG-21", "KSG-20", "KSG-30", "KSG-31", KSG-32", "KSG-33", "KSG-210", "KSG-310", "KSG-320", "KSG-330", "KSG-340", "X- 226146" par la société Shin Etsu, "DC9010", "DC9011" par la société Dow Corning.
Ces élastomères particuliers, lorsqu'ils sont en association avec les résines selon l'invention, peuvent permettre d'améliorer les propriétés de non transfert et de confort (souplesse) des compositions les comprenant.
Les compositions selon l'invention peuvent comprendre en outre un élastomère non émulsionnant.
Des élastomères non-émulsionnants sont notamment décrits dans les demandes JP-A- 61-194009, EP-A-242219, EP-A-285886, EP-A-765656, dont le contenu est incorporé à titre de référence.
Comme élastomères non-émulsionnants sphériques, on peut utiliser ceux vendus sous les dénominations "DC 9040", "DC9041", "DC 9509", "DC9505", "DC 9506" par la société Dow Corning.
L'élastomère de silicone non émulsionnant sphérique peut se présenter également sous forme de poudre d'organopolysiloxane réticulé élastomère enrobée de résine de silicone, notamment de résine silsesquioxane, comme décrit par exemple dans le brevet US5538793 dont le contenu est incorporé à titre de référence. De tels élastomères sont vendus sous les dénomination "KSP-100", "KSP-101", "KSP-102", "KSP-103", KSP-104", "KSP-105" par la société Shin Etsu.
D'autres organopolysiloxane réticulé élastomère sous forme de poudres sphériques peuvent être des poudres de silicone hybride fonctionnalisé par des groupes fluoroalkyle, notamment vendues sous la dénomination "KSP-200" par la société Shin Etsu ; des poudres de silicones hybride fonctionnalisé par des groupes phényl, notamment vendues sous la dénomination "KSP-300" par la société Shin Etsu.
On peut également utiliser dans les compositions selon l'invention des élastomères de silicones avec groupement MQ, tels que ceux vendus par la Société Wacker sous les dénominations Belsil RGlOO, Belsil RPG33 et préférenciellement RG80. Ces élastomères particuliers, lorsqu'ils sont en association avec les résines selon l'invention, peuvent permettre d'améliorer les propriétés de non transfert des compositions les comprenant.
Les huiles :
La composition selon l'invention peut comprendre au moins une huile.
L'huile peut être choisie parmi les huiles hydrocarbonées, les huiles siliconées, les huiles fluorées.
L'huile peut être choisie parmi les huiles volatiles, les huiles non volatiles, et leurs mélanges.
Par huile hydrocarbonée, on entend une huile formée essentiellement, voire constituée, d'atomes de carbone et d'hydrogène, et éventuellement d'atomes d'oxygène, d'azote, et ne contenant pas d'atome de silicium ou de fluor; elle peut contenir des groupes ester, éther, aminé, amide.
Par huile siliconée, on entend une huile contenant au moins un atome de silicium, et notamment contenant des groupes Si-O.
Par huile fluorée, on entend une huile contenant au moins un atome de fluor.
La composition selon l'invention peut comprendre au moins une huile volatile.
Par "huile volatile", on entend une huile (ou milieu non aqueux) susceptible de s'évaporer au contact de la peau en moins d'une heure, à température ambiante et pression atmosphérique. L'huile volatile est une huile cosmétique volatile, liquide à température ambiante, ayant notamment une pression de vapeur non nulle, à température ambiante et pression atmosphérique, en particulier ayant une pression de vapeur allant de 0,13 Pa à 40 000 Pa (10-3 à 300 mm de Hg), et de préférence allant de 1,3 Pa à 13 000 Pa (0,01 à 100 mm de Hg), et préférentiellement allant de 1,3 Pa à 1300 Pa (0,01 à 10 mm de Hg) .
En outre, l'huile volatile a généralement un point d'ébullition, mesuré à pression atmosphérique, allant de 150 0C à 260 0C, et de préférence allant de 170 0C à 250 0C.
La composition selon l'invention peut comprendre une huile volatile hydrocarbonée notamment choisie parmi les huiles hydrocarbonées ayant un point éclair allant de 40 0C à 102 0C, de préférence allant de 40 0C à 55 0C, et préférentiellement allant de 40 0C à 50 0C.
Comme huile volatile hydrocarbonée, on peut citer les huiles volatiles hydrocarbonées ayant de 8 à 16 atomes de carbone et leurs mélanges, et notamment les alcanes ramifiés en C8-C16 comme les iso-alcanes (appelées aussi isoparaffines) en C8-C16, l'isododécane, l'isodécane, l'isohexadécane et par exemple les huiles vendues sous les noms commerciaux d'Isopars ou de Permetyls, les esters ramifiés en C8-C16 comme le néopentanoate d'iso-hexyle, et leurs mélanges. De préférence, l'huile volatile hydrocarbonée est choisie parmi les huiles volatiles hydrocarbonées ayant de 8 à 16 atomes de carbone et leurs mélanges, en particulier parmi l'isododécane, l'isodécane, l'isohexadécane, et est notamment l'isododécane.
Pour des produits de maquillage de la peau, notamment des fonds de teint et des rouges à lèvres, on utilisera avantageusement des huiles volatiles hydrocarbonées linéaires en ayant de 8 à 16 atomes de carbone.
Comme huile volatile siliconée, on peut citer les silicones linéaires ou cycliques ayant de 2 à 7 atomes de silicium, ces silicones comportant éventuellement des groupes alkyle ou alkoxy ayant de 1 à 10 atomes de carbone. Comme huile de silicone volatile utilisable dans l'invention, on peut citer notamment l'octaméthylcyclotétrasiloxane, le décaméthylcyclopentasiloxane, le dodécaméthylcyclohexasiloxane, l'heptaméthylhexyltri-siloxane, l'heptaméthyloctyltrisiloxane, l'octaméthyltrisiloxane, le décaméthyltétrasiloxane et leurs mélanges.
L'huile volatile peut être présente dans la composition selon l'invention en une teneur allant de 0,1 % à 90 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 1 % à 70 % en poids, et préférentiellement allant de 5 % à 50 % en poids.
La composition selon l'invention peut comprendre au moins une huile non volatile.
Comme huile non volatile hydrocarbonée, on peut utiliser l'huile de paraffine ( ou vaseline), le squalane, le polyisobutylène hydrogéné (huile de Parléam), le perhydrosqualène, l'huile de vison, de tortue, de soja, l'huile d'amande douce, de calophyllum, de palme, de pépins de raisin, de sésame, de maïs, d'arara, de colza, de tournesol, de coton, d'abricot, de ricin, d'avocat, de jojoba, d'olive ou de germes de céréales ; des esters d'acide lanolique, d'acide oléique, d'acide laurique, d'acide stéarique ; les esters gras, notamment en C12-C36, tels que le myristate d'isopropyle, le palmitate d'isopropyle, le stéarate de butyle, le laurate d'hexyle, l'adipate de diisopropyle, l'isononanoate d'isononyle, le palmitate de 2-éthyl-hexyle, le laurate de 2-hexyl-décyle, le palmitate de 2-octyl-décyle, le myristate ou le lactate de 2-octyl- dodécyle, le succinate de di(2-éthyl hexyle), le malate de diisostéaryle, le triisostéarate de glycérine ou de diglycérine ; l'acide béhénique, l'acide oléique, l'acide linoléique, l'acide linolénique ou l'acide isostéarique ; les alcools gras supérieurs, notamment en C 16- C22, tels que le cétanol, l'alcool oléique, l'alcool linoléique ou linolénique, l'alcool isostéarique ou l'octyl dodécanol ; et leurs mélanges.
L'huile non volatile peut être présente en une teneur allant de 0,1 % à 70 % en poids, par rapport au poids total de la phase grasse liquide non volatile, de préférence allant de 0,5 % à 60 % en poids, et préférentiellement allant de 1 % à 50 % en poids.
Agents structurants :
La composition selon l'invention peut comprendre, outre la cire polaire, un agent structurant.
On entend par agent structurant un composé apte à augmenter la viscosité de la composition. L'agent structurant permet notamment d'obtenir une composition pouvant présenter une texture allant des textures fluides à solides.
L'agent structurant peut être présent dans la composition en une teneur allant de 0,05 % à 40 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 0,1 % à 30 % en poids, et préférentiellement allant de 0,1 % à 25 % en poids.
L'agent structurant peut être notamment choisi parmi les épaississants (épaississants de milieux huileux ; épaississants de milieu aqueux), les organogélateurs, les cires (différentes de la cire polaire), les composés pâteux, les gommes.
L'agent épaississant de milieu aqueux peut être choisi parmi : - les argiles hydrophiles,
- la silice pyrogénée hydrophile.
- les épaississants cellulosiques hydrosolubles
- les gommes de guar, de xanthane, de caroube, de scléroglucane, de gellane, de rhamsan, de karaya, de carraghénane - les alginates, les maltodextrines, l'amidon et ses dérivés, l'acide hyaluronique et ses sels,
- les polymères poly(métha)crylates de glycéryle vendus sous les dénominations de "Hispagel" ou "Lubragel" par les Sociétés Hispano Quimica ou Guardian,
- la polyvinylpyrrolidone, - l'alcool polyvinylique,
- les polymères et les copolymères réticulés d'acrylamide, tels que ceux vendus sous les dénominations de "PAS 5161" ou "Bozepol C" par la Société Hoechst, de "Sepigel 305" par la Société Seppic par la Société Allied Colloïd, ou encore
les homopolymères réticulés de chlorure de méthacryloyloxyéthyltriméthylammonium vendus sous la dénomination de "Salcare SC95" par la Société Allied Colloïd.
- les polymères associatifs et notamment les polyuréthanes associatifs. De tels agents épaississants sont notamment décrits dans les demandes EP-A- 1400234, dont le contenu est incorporé à titre de référence.
L'agent épaississant de milieu huileux peut être choisi parmi
- Les silicones carboxylates - Les silicones sacharrides
- les argiles organophiles,
- les silices pyrogénées hydrophobes
- les gommes de guar alkylées (avec groupe alkyle en C1-C6), telles que celles décrites dans EP-A-708114 ; - les celluloses hydrophobes
- les polymères gélifiant d'huile comme les polymères tribloc ou en étoile résultant de la polymérisation ou copolymérisation d'au moins monomère à groupe éthylénique, comme les polymères vendus sous la dénomination Kraton ;
- les polymères de masse moléculaire moyenne en poids inférieure à 100 000, comportant a) un squelette polymérique ayant des motifs de répétition hydrocarbonés pourvus d'au moins un hétéroatome, et éventuellement b) au moins une chaîne grasse pendante et/ou au moins une chaîne grasse terminale éventuellement fonctionnalisées, ayant de 6 à 120 atomes de carbone et étant liées à ces motifs hydrocarbonés, telles que décrites dans les demandes WO-A-02/056847, WO-A-02/47619 dont le contenu est incorporé à titre de référence ; en particulier les résines de polyamides (notamment comprenant des groupes alkyles ayant de 12 à 22 atomes de carbone) telles que celles décrites dans US- A-5783657 dont le contenu est incorporé à titre de référence.
- les résines de polyamides siliconées telles que décrites dans la demande EP-A- 1266647 , dans la demande de brevet français déposée sous le n° 0216039 dont le contenu est incorporé à titre de référence.
De tels agents épaississants sont notamment décrits dans les demandes EP-A- 1400234, dont le contenu est incorporé à titre de référence.
Les organogélateurs peuvent être choisis parmi ceux décrits dans la demande WO-A- 03/105788 dont le contenu est incorporé à titre de référence.
En particulier, il peut être intéressant d'associer les résines selon l'invention à des organogélateurs particuliers, et notamment :
- Les dérivés de bis-urées de formule générale (I) :
dans laquelle :
- A est un groupement de formule :
avec R' étant un radical alkyle Ci à C4 linéaire ou ramifié et les * symbolisant les points de rattachement du groupement A à chacun des deux atomes d'azote du reste du composé de formule générale (I), et
- R est un radical alkyle en Ce à C15, mono-ramifié, non cyclique, saturé ou insaturé et dont la chaîne hydrocarbonée est éventuellement interrompue par 1 à 3 hétéroatomes choisis parmi O, S et N, ou l'un de ses sels ou isomères notamment décrits dans la demande de brevet
FR-A-2892303
- Les dérivés de bis-urées siliconés de formule générale (I) ou l'un de ses sels et/ou isomères :
dans laquelle :
- A est un groupement de formule (II) :
avec Rl étant un radical alkyle Ci à C4 linéaire ou ramifié, et les * symbolisant les points de rattachement du groupement A à chacun des deux atomes d'azote du reste du composé de formule générale (I), et
- R et R', identiques ou différents, sont choisis parmi :
- i) les radicaux de formule (III) :
Rb
-L-Si-OR3 (III)
Rc dans laquelle :
- L est une liaison simple ou un radical divalent carboné, notamment hydrocarboné (alkylène), linéaire, ramifié et/ou cyclique, saturé ou insaturé, comprenant 1 à 18 atomes de carbone, et pouvant comprendre 1 à 4 hétéroatomes choisis parmi N, O et S; - Ra est : a) un radical carboné, notamment hydrocarboné (alkyle), linéaire, ramifié et/ou cyclique, saturé ou insaturé, comprenant 1 à 18 atomes de carbone, et pouvant comprendre 1 à 8 hétéroatomes choisis parmi N, O, Si et S; ou bien b) un radical siliconé de formule :
avec n étant compris entre 0 et 100, notamment entre 1 et 80, voire 2 à 20; et R2 à R6 étant, indépendamment les uns des autres, des radicaux carbonés, notamment hydrocarbonés (alkyles) linéaires ou ramifiés, ayant
1 à 12, notamment 1 à 6 atomes de carbone, et pouvant comprendre 1 à 4 hétéroatomes, notamment O;
- Rb et Rc sont, indépendamment l'un de l'autre, choisis parmi: a) les radicaux carbonés, notamment hydrocarbonés (alkyles), linéaires, ramifiés et/ou cycliques, saturés ou insaturés, comprenant 1 à 18 atomes de carbone, et pouvant comprendre 1 à 4 hétéroatomes choisis parmi N, O, Si et S; b) les radicaux de formule :
avec n étant compris entre O et 100, notamment entre 1 et 80, voire 2 à 20; et R'2 à R'6 étant, indépendamment les uns des autres, des radicaux carbonés, notamment hydrocarbonés (alkyles) linéaires ou ramifiés, ayant 1 à 12, notamment 1 à 6 atomes de carbone, et pouvant comprendre 1 à 4 hétéroatomes, notamment O. et
- ii) les radicaux alkyle en Ci à C30, linéaire, ramifié et/ou cyclique, saturé ou insaturé, et comprenant éventuellement 1 à 3 hétéroatomes choisis parmi O, S, F et N; étant entendu que l'un au moins des radicaux R et/ou R' est de formule (III) tels que ceux décrits dans la demande de brevet FR-A-2900819.
- Les dérivés de bis-urées décrits dans la demande de brevet FR-A-28994476.
CIRES
La composition selon l'invention comprend au moins une cire polaire à titre d'agent structurant.
Par « cire » au sens de la présente invention, on entend un composé lipophile, solide à température ambiante (25 0C), à changement d'état solide/liquide réversible, ayant un
point de fusion supérieur ou égal à 30 0C pouvant aller jusqu'à 2000C et notamment jusqu'à 120 0C.
En particulier, les cires convenant à l'invention peuvent présenter un point de fusion supérieur ou égal à 45 0C, et en particulier supérieur ou égal à 55 0C.
En portant la cire à l'état liquide (fusion), il est possible de la rendre miscible aux huiles éventuellement présentes et de former un mélange homogène micro scopiquement, mais en ramenant la température du mélange à la température ambiante, on obtient une recristallisation de la cire dans les huiles du mélange. Au sens de l'invention, la température de fusion correspond à la température du pic le plus endothermique observé en analyse thermique (DSC) telle que décrite dans la norme ISO 11357-3 ; 1999. Le point de fusion de la cire peut être mesuré à l'aide d'un calorimètre à balayage différentiel (DSC), par exemple le calorimètre vendu sous la dénomination « MDSC 2920 » par la société TA Instruments.
Le protocole de mesure est le suivant :
Un échantillon de 5 mg de cire disposé dans un creuset est soumis à une première montée en température allant de -20 0C à 100 0C, à la vitesse de chauffe de 10 °C/minute, puis est refroidi de 100 0C à -20 0C à une vitesse de refroidissement de 10 °C/minute et enfin soumis à une deuxième montée en température allant de -20 0C à 100 0C à une vitesse de chauffe de 5 °C/minute. Pendant la deuxième montée en température, on mesure la variation de la différence de puissance absorbée par le creuset vide et par le creuset contenant l'échantillon de cire en fonction de la température. Le point de fusion du composé est la valeur de la température correspondant au sommet du pic de la courbe représentant la variation de la différence de puissance absorbée en fonction de la température.
La cire peut notamment présenter une dureté allant de 0,05 MPa à 15 MPa, et de préférence allant de 6 MPa à 15 MPa . La dureté est déterminée par la mesure de la force en compression mesurée à 20 0C à l'aide du texturomètre vendu sous la dénomination TA-TX2i par la société RHEO, équipé d'un cylindre en inox d'un diamètre de 2 mm se déplaçant à la vitesse de mesure de 0,1 mm/s, et pénétrant dans la cire à une profondeur de pénétration de 0,3 mm.
Par cire « polaire », au sens de la présente invention, on entend une cire dont le paramètre de solubilité à 25°C δa est différent de 0 (J/cm3)'/2.
En particulier, par cire « polaire », on entend une cire dont la structure chimique est formée essentiellement, voire constituée, d'atomes de carbone et d'hydrogène, et comprenant au moins un hétéroatome fortement électronégatif tel qu'un atome d'oxygène, d'azote, ou de phosphore.
La définition et le calcul des paramètres de solubilité dans l'espace de solubilité tridimensionnel de HANSEN sont décrits dans l'article de C. M. HANSEN : "The three dimensionnal solubility parameters" J. Paint Technol. 39, 105 (1967). Selon cet espace de Hansen :
- δo caractérise les forces de dispersion de LONDON issues de la formation de dipôles induits lors des chocs moléculaires ;
- δp caractérise les forces d'interactions de DEBYE entre dipôles permanents ainsi que les forces d'interactions de KEESOM entre dipôles induits et dipôles permanents;
- δh caractérise les forces d'interactions spécifiques (type liaisons hydrogène, acide/base, donneur/accepteur, etc.) ;
- δa est déterminé par l'équation : δa = (δp 2 + δh2)'/2 Les paramètres δp, δh, δo et δa sont exprimés en (J/cm3)'/2.
Les cires susceptibles d'être utilisées dans les compositions selon l'invention sont choisies parmi les cires, solides, à température ambiante d'origine animale, végétale, minérale et/ou de synthèse et leurs mélanges.
Les cires peuvent notamment être hydrocarbonées ou siliconées. Par « cire hydrocarbonée », on entend une cire formée essentiellement, voire constituée, d'atomes de carbone et d'hydrogène, et éventuellement d'atomes d'oxygène, d'azote, et ne contenant pas d'atome de silicium ou de fluor. Elle peut contenir des groupes alcool, ester, éther, acide carboxylique, aminé et/ou amide.
Par « cire siliconée », on entend une huile comprenant au moins un atome de silicium, et notamment comprenant des groupes Si-O.
De façon préférée, la cire polaire est hydrocarbonée. A titre illustratif de cires hydrocarbonées convenant à l'invention, on peut citer la cire d'abeille, la cire de lanoline, la cire de son de riz, la cire de Carnauba, la cire de Candellila, la cire de shellac; la cire de montan, les cires d'orange et de citron, la cire de laurier et l'olive wax.
Selon un mode de réalisation préféré, la cire polaire est une cire ester. Par « cire ester », on entend selon l'invention une cire comprenant au moins une fonction ester.
On peut notamment utiliser en tant que cire ester :
- les cires esters telles que :
i) les cires de formule RiCOOR2 dans laquelle Ri et R2 représentent des chaines aliphatiques linéaires, ramifiées ou cycliques dont le nombre d'atomes varie de 10 à 50, pouvant contenir un hétéroatome tel que O, N ou P et dont la température de point de fusion varie de 25 à 120 0C, En particulier on peut utiliser comme cire ester un (hydroxystéaryloxy) stéarate d'alkyle en C2O-C4O (le groupe alkyle comprenant de 20 à 40 atomes de carbone), seul ou en mélange ou un stéarate d'alkyle en C2O-C4O. De telles cires sont notamment vendue sous les dénominations « Kester Wax K 82 P® », « Hydroxypolyester K 82 P® », « Kester Wax K 80 P® », ou « KESTER WAX K82H » par la société KOSTER KEUNEN. On peut également utiliser un ester de poiyéthylène giycol et d'acide montanique f acide octacosanoïque) tel que la cire LICOWAX KPS FLAKES (nom INCI : giycol montanate) commercialisée par la société Claπanî.
ii) le tétrastéarate de di-(triméthylol- 1,1,1 propane), vendu sous la dénomination de Hest 2T-4S® par la société HETERENE,
iii) les cires diesters d'un diacide carboxylique de formule générale R3-(-OCO-R4- COO-R5), dans laquelle R3 et R5 sont identiques ou différents, de préférence identiques et représentent un groupe alkyle en C4-C3O (groupe alkyle comprenant de 4
à 30 atomes de carbone) et R4 représente un groupe aliphatique en C4-C30 (groupe alkyle comprenant de 4 à 30 atomes de carbone) linéaire ramifié pouvant contenir ou non 1 ou plusieurs insaturations, et de préférence linéaire et insaturé,
iv) les cires obtenues par hydrogénation d'huile de ricin estérifiée avec l'alcool cétylique, vendues sous les dénominations de Phytowax ricin 16L64® et 22L73® par la société SOPHIM. De telles cires sont décrites dans la demande FR-A- 2792190.
Selon un autre mode de réalisation, la cire polaire peut être une cire alcool. Par « cire alcool », on entend selon l'invention une cire comprenant au moins une fonction alcool, c'est-à-dire comprenant au moins un groupe hydroxyle (OH) libre.
A titre de cire alcool, on peut citer par exemple la cire Performacol 550-L Alcohol de New Phase Technologie.
De façon préférée, la composition peut comprendre une teneur en cire polaire et en particulier en cire hydrocarbonée polaire allant de 0,1 à 50% en poids de cire par rapport au poids total de la composition et mieux, de 1 à 30% en poids, en particulier de 5 à 20% en poids par rapport au poids total de la composition.
Autres cires
La composition selon l'invention peut également comprendre, outre la cire polaire, une cire additionnelle, telle qu'une cire apolaire par exemple. Par « cire apolaire », au sens de la présente invention, on entend une cire dont le paramètre de solubilité à 25°C tel que défini ci-après, δa est égal à 0 (J/cm3)'/2. Les cires apolaires sont en particulier les cires hydrocarbonées constituées uniquement d'atomes de carbone et d'hydrogène et exempte d'hétéroatomes tel que N, O, et P.
En particulier, par cire apolaire, on entend une cire qui est constituée uniquement de cire apolaire et pas un mélange qui comprendrait également d'autres types de cires qui ne sont pas des cires apolaires.
A titre illustratif des cires apolaires convenant à l'invention, on peut notamment citer les cires hydrocarbonées comme les cires microcristallines, les cires de paraffines, l'ozokérite et les cires de polyéthylène.
Comme cire de polyéthylène, on peut citer PERFORMALENE 500-L POLYETHYLENE et PERFORMALENE 400 POLYETHYLENE commercialisés par New Phase Technologies.
Comme ozokérite on peut citer l'OZOKERITE WAX SP 1020 P. Comme cires microcristallines pouvant être utilisées, on peut citer MULTIWAX W 445® commercialisé par la société SONNEBORN et MICROWAX HW® et BASE WAX 30540® commercialisés par la société PARAMELT.
Comme microcires pouvant être utilisées dans les compositions selon l'invention en tant que cire apolaire, on peut citer notamment les microcires de polyéthylène telles que celles commercialisées sous les dénominations de Micropoly 200®, 220®, 220L® et 250S® par la société MICRO POWDERS.
De façon préférée, la composition peut contenir de 0,1 à 50 % en poids total de cires, par rapport au poids total de la composition et mieux de 1 à 30 % en poids, ou encore entre 5 et 20 %.
Composés pâteux
La composition selon l'invention peut comprendre, outre les cires, un autre corps gras solide tel qu'au moins un composé pâteux en tant qu'agent structurant. Par "pâteux" au sens de la présente invention, on entend un composé gras lipophile à changement d'état solide/liquide réversible, présentant à l'état solide une organisation cristalline anisotrope, et comportant à la température de 230C une fraction liquide et une fraction solide.
En d'autres termes, la température de fusion commençante du composé pâteux peut être inférieure à 23°C. La fraction liquide du composé pâteux mesurée à 23°C peut représenter 9 à 97% en poids du composé. Cette fraction liquide à 23°C représente de préférence entre 15 et 85%, de préférence encore entre 40 et 85% en poids.
La fraction liquide en poids du composé pâteux à 23°C est égale au rapport de l'enthalpie de fusion consommée à 23°C sur l'enthalpie de fusion du composé pâteux.
L'enthalpie de fusion du composé pâteux est l'enthalpie consommée par le composé pour passer de l'état solide à l'état liquide. Le composé pâteux est dit à l'état solide lorsque l'intégralité de sa masse est sous forme solide. Le composé pâteux est dit à l'état liquide lorsque l'intégralité de sa masse est sous forme liquide.
L'enthalpie de fusion du composé pâteux est égale à l'aire sous la courbe du thermogramme obtenu à l'aide d'un calorimètre à balayage différentiel (D. S. C), tel que le calorimètre vendu sous la dénomination MDSC 2920 par la société TA instrument, avec une montée en température de 5 ou 100C par minute, selon la norme ISO 11357-3:1999. L'enthalpie de fusion du composé pâteux est la quantité d'énergie nécessaire pour faire passer le composé de l'état solide à l'état liquide. Elle est exprimée en J/g.
L'enthalpie de fusion consommée à 23°C est la quantité d'énergie absorbée par l'échantillon pour passer de l'état solide à l'état qu'il présente à 23°C constitué d'une fraction liquide et d'une fraction solide.
La fraction liquide du composé pâteux mesurée à 32°C représente de préférence de 30 à 100% en poids du composé, de préférence de 50 à 100%, de préférence encore de 60 à 100% en poids du composé. Lorsque la fraction liquide du composé pâteux mesurée à 32°C est égale à 100%, la température de la fin de la plage de fusion du composé pâteux est inférieure ou égale à 32°C.
La fraction liquide du composé pâteux mesurée à 32°C est égale au rapport de l'enthalpie de fusion consommée à 32°C sur l'enthalpie de fusion du composé pâteux. L'enthalpie de fusion consommée à 32°C est calculée de la même façon que l'enthalpie de fusion consommée à 23°C.
Le composé pâteux est de préférence choisi parmi les composés synthétiques et les composés d'origine végétale. Un composé pâteux peut être obtenu par synthèse à partir de produits de départ d'origine végétale.
Le composé pâteux peut avantageusement choisi parmi : la lanoline et ses dérivés les composés siliconés polymères ou non - les composés fluorés polymères ou non les polymères vinyliques, notamment : . les homopolymères d'oléfines . les copolymères d'oléfines
. les homopolymères et copolymères de diènes hydrogénés . les oligomères linéaires ou ramifiés, homo ou copolymères de
(méth)acrylates d'alkyles ayant de préférence un groupement alkyle en C8-
. les oligomères homo et copolymères d'esters vinyliques ayant des groupements alkyles en C8-C3O . les oligomères homo et copolymères de vinyléthers ayant des groupements alkyles en C8-C3O, les polyéthers liposolubles résultant de la polyéthérification entre un ou plusieurs diols en C2-C 100, de préférence en C2-C50, les esters, - et leurs mélanges.
Parmi les esters, on préfère notamment : les esters d'un glycérol oligomère, notamment les esters de diglycérol, en particulier les condensats d'acide adipique et de glycérol, pour lesquels une partie des groupes hydroxyles des glycérols ont réagi avec un mélange d'acides gras tels que l'acide stéarique, l'acide caprique, l'acide stéarique et l'acide isostéarique et l'acide 12-hydroxystéarique, à l'image notamment de ceux commercialisé sous la marque Softisan 649 par la société Sasol, le propionate d'arachidyle commercialisé sous la marque Waxenol 801 par Alzo, - les esters de phytostérol, les triglycérides d'acides gras et leurs dérivés, les esters de pentaérythritol, les polyesters non réticulés résultant de la polycondensation entre un acide dicarboxylique ou un polyacide carboxylique linéaire ou ramifié en C4-C50 et un diol
ou un polyol en C2-C50, les esters aliphatiques d'ester résultant de l'estérification d'un ester d'acide hydroxycarboxylique aliphatique par un acide carboxylique aliphatique, les polyesters résultant de l'estérification, par un acide polycarboxylique, d'un ester d'acide hydroxy carboxylique aliphatique, ledit ester comprenant au moins deux groupes hydroxyle tels que les produits Risocast DA-H ®, et Risocast DA-L ®, les esters de dimère diol et dimère diacide, le cas échéant, estérifiés sur leur(s) fonction(s) alcool(s) ou acide(s) libre(s) par des radicaux acides ou alcools tels que le Plandool-G, - et leurs mélanges.
Parmi les composés pâteux d'origine végétale, on choisira de préférence un mélange de stérols de soja et de pentaérythritol oxyéthyléné (5OE) oxypropyléné (5 OP), commercialisé sous la référence Lanolide par la société VEVY.
De façon préférée, la composition comprend une teneur totale en corps gras pâteux allant de 0,5 à 50% en poids par rapport au poids de la composition, de préférence de 1 à 40% ou encore mieux, de 5 à 30%.
Les gommes sont généralement des polydiméthylsiloxanes (PDMS) à haut poids moléculaire ou des gommes de cellulose ou des polysaccharides.
Tensioactifs
La composition selon l'invention peut comprendre au moins un tensioactif . Le tensioactif peut être lipophile et/ou hydrophile , utilisé seul ou en couplage Le tensioactif peut être choisi parmi les tensioactifs non ioniques, anioniques, cationiques, amphotères.
Le tensioactif non ionique peut être choisi parmi :
- un alkyl C8-C22 diméthicone copolyol , c'est-à-dire un poly méthyl alkyl(C8-C22) diméthyl méthyl siloxane oxypropyléné et/ou oxyéthyléné.
L'alkyl C8-C22 diméthicone copolyol est avantageusement un composé de formule (I) suivante :
dans laquelle :
- PE représente (-C2H4O)x-(C3H6O)y-R, R étant choisi parmi un atome d'hydrogène et un radical alkyle de 1 à 4 atomes de carbone, x allant de O à 100 et y allant de O à 80, x et y n'étant pas simultanément O - m allant de 1 à 40
- n allant de 10 à 200
- o allant de 1 à 100
- p allant de 7 et 21
- q allant de 0 à 4
et de préférence : R = H m = l à lθ n = 10 à 100 o = 1 à 30 p = 15 q = 3
Comme alkyl C8-C22 diméthicone copolyol, on peut citer le cétyl diméthicone copolyol comme le produit commercialisé sous la dénomination Abil EM-90 par la société Goldschmidt.
- un diméthicone copolyol , c'est-à-dire un polydiméthyl méthyl siloxane oxypropyléné et/ou oxyéthyléné. Il ne contient pas de groupement alkyle à longue chaîne de plus de 8 atomes de carbone, notamment en C8-C22.
On peut utiliser comme diméthicone copolyol ceux répondant à la formule (II) suivante :
dans laquelle :
Rl, R2, R3, indépendamment les uns des autres, représentent un radical alkyle en Cl- C6 ou un radical -(CH2)x - (OCH2CH2)y - (OCH2CH2CH2)z - OR4, au moins un radical Rl, R2 ou R3 n'étant pas un radical alkyle ; R4 étant un hydrogène, un radical alkyle en C1-C3 ou un radical acyle en C2-C4 ;
A est un nombre entier allant de 0 à 200 ;
B est un nombre entier allant de 0 à 50 ; à la condition que A et B ne soient pas égaux à zéro en même temps ; x est un nombre entier allant de 1 à 6 ; y est un nombre entier allant de 1 à 30 ; z est un nombre entier allant de 0 à 5.
Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, dans le composé de formule (II), Rl = R3 = radical méthyle, x est un nombre entier allant de 2 à 6 et y est un nombre entier allant de 4 à 30. R4 est en particulier un hydrogène.
On peut citer, à titre d'exemple composés de formule (II), les composés de formule (III) :
(CH3)3SiO - [(CH3)2SiO]A - (CH3SiO)B - Si(CH3)3
(III)
(CH2)2-(OCH2CH2)y-OH
dans laquelle A est un nombre entier allant de 20 à 105, B est un nombre entier allant de 2 à 10 et y est un nombre entier allant de 10 à 20.
On peut également citer à titre d'exemple de composés siliconés de formule (II), les composés de formule (IV) :
HO - (CH2CH2O)y-(CH2)3 - [(CH3)2SiO]A' - [(CH3)2Si] - (CH2)3 - (OCH2CH2)y - OH (IV)
dans laquelle A' et y sont des nombres entiers allant de 10 à 20.
On peut utiliser comme diméthicone copolyol ceux vendus sous les dénominations DC 5329, DC 7439-146, DC 2-5695, Q4-3667 par la société Dow Corning ; KF-6013, KF-6015, KF-6016, KF-6017 par la société Shin-Etsu. Les composés DC 5329, DC 7439-146, DC 2-5695 sont des composés de formule (III) où respectivement A est 22, B est 2 et y est 12 ; A est 103, B est 10 et y est 12 ; A est 27, B est 3 et y est 12.
Comme tensioactif non ionique, on peut également citer les esters d'acides gras de polyols comme les mono-, di-, tri- ou sesqui-oléates ou stéarates de sorbitol ou de glycérol, les laurates de glycérol ou de polyéthylène glycol ; les esters d'acides gras de polyéthylène glycol (monostéarate ou monolaurate de polyéthylène glycol) ; les esters d'acides gras (stéarate, oléate) de sorbitol polyoxyéthylénés ; les alkyl (lauryl, cétyl, stéaryl, octyl) éthers polyoxyéthylénés.
Comme tensioactif anionique, on peut citer les carboxylates (2-(2-Hydroxyalkyloxy) acétate de sodium), les dérivés des aminoacides (N-acylglutamates, N-acylglycinates, acylsarcosinates), les alkyl sulfates, les alkyl éther sulfates et leurs dérivés
oxyéthylénés, les sulfonates, les iséthionates et N-acyliséthionates, les taurates et N- acyl N-méthyltaurates, les sulfosuccinates, les alkylsulfoacétates, les phosphates et alkylphosphates, les polypeptides, les dérivés anioniques d'alkyl polyglycoside (acyl- D-galactoside uronate), les savons d'acides gras, et leurs mélanges.
Comme tensioactif amphotère et zwitterionique , on peut utiliser les bétaïnes, les N- alkylamidobétaïnes et leurs dérivés, les dérivés de la glycine, les sultaïnes, les alkyl polyaminocarboxylates, les alkylamphoacétates, et leurs mélanges.
De tels tensioactif s sont notamment décrits dans la demande WO-A-02/056854 dont le contenu est incorporé à titre de référence.
Le tensioactif peut être présent dans la composition selon l'invention en une teneur allant de 0,1 % à 10 % en poids, par rapport au poids total de la composition, et de préférence allant de 0,5 % à 8 % en poids, et préférentiellement allant de 0,5 % à 7 % en poids.
Matières colorantes :
La composition selon l'invention peut comprendre au moins une matière colorante.
La matière colorante peut être choisie parmi les matières colorantes pulvérulentes (notamment les pigments et les nacres), les matières colorantes hydrosolubles ou liposolubles.
Par pigments, il faut comprendre des particules de toute forme, blanches ou colorées, minérales ou organiques, insolubles dans le milieu physiologique, destinées à colorer la composition.
Par nacres, il faut comprendre des particules de toute forme irisées, notamment produites par certains mollusques dans leur coquille ou bien synthétisées.
Les pigments peuvent être blancs ou colorés, minéraux et/ou organiques. On peut citer, parmi les pigments minéraux, le dioxyde de titane, éventuellement traité en surface,
les oxydes de zirconium ou de cérium, ainsi que les oxydes de zinc, de fer (noir, jaune ou rouge) ou de chrome, le violet de manganèse, le bleu outremer, l'hydrate de chrome et le bleu ferrique, les poudres métalliques comme la poudre d'aluminium, la poudre de cuivre. Parmi les pigments organiques, on peut citer le noir de carbone, les pigments de type D & C, et les laques à base de carmin de cochenille, de baryum, strontium, calcium, aluminium.
On peut également citer les pigments à effet tels les particules comportant un substrat organique ou minéral, naturel ou synthétique, par exemple le verre, les résines acrylique, le polyester, le polyuréthane, le polyéthylène téréphtalate, les céramiques ou les alumines, ledit substrat étant recouvert ou non de substances métalliques comme l'aluminium, l'or, l'argent, le platine, le cuivre, le bronze, ou d'oxydes métalliques comme le dioxyde de titane, l'oxyde de fer, l'oxyde de chrome et leurs mélanges.
Les pigments nacrés peuvent être choisis parmi les pigments nacrés blancs tels que le mica recouvert de titane, ou d'oxychlorure de bismuth, les pigments nacrés colorés tels que le mica titane recouvert avec des oxydes de fer, le mica titane recouvert avec notamment du bleu ferrique ou de l'oxyde de chrome, le mica titane recouvert avec un pigment organique du type précité ainsi que les pigments nacrés à base d'oxychlorure de bismuth. On peut également utiliser les pigments interférentiels, notamment à cristaux liquides ou multicouches.
Le terme alkyl mentionné dans les composés cités précédemment désigne notamment un groupe alkyle ayant de 1 à 30 atomes de carbone, de préférence ayant de 5 à 16 atomes de carbone.
Des pigments traités hydrophobes sont notamment décrits dans la demande EP-A-
1086683.
Les colorants hydrosolubles sont par exemple le jus de betterave, le bleu de méthylène.
Les colorants liposolubles, synthétiques ou naturels sont, par exemple, le DC Red 17, le DC Red 21, le DC Red 27, le DC Green 6, le DC Yellow 11, le DC Violet 2, le DC
Orange 5, le rouge Soudan, les carotènes (le β-carotène, le lycopène), les xanthophylles (capsanthine, capsorubine, lutéine), l'huile de palme, le brun Soudan, le jaune quinoléine, le rocou, le curcumin.
Les matières colorantes, en particulier les pigments traités avec un agent hydrophobe, peuvent être présents dans la composition en une teneur allant de 0,1 % à 50 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 0,5 % à 30 % en poids, et préférentiellement allant de 1 % à 20 % en poids.
Charges :
La composition selon l'invention peut comprendre en outre une ou plusieurs charges, notamment en une teneur allant de 0,01 % à 50 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 0,01 % à 30 % en poids. Par charges, il faut comprendre des particules de toute forme, incolores ou blanches, minérales ou de synthèse, insolubles dans le milieu de la composition quelle que soit la température à laquelle la composition est fabriquée. Ces charges servent notamment à modifier la rhéologie ou la texture de la composition.
Les charges peuvent être minérales ou organiques de toute forme, plaquettaires, sphériques ou oblongues, quelle que soit la forme cristallographique (par exemple feuillet, cubique, hexagonale, orthorombique, etc). On peut citer le talc, le mica, la silice, le kaolin, les poudres de polyamide (Nylon®) (Orgasol® de chez Atochem), de poly-β-alanine et de polyéthylène, les poudres de polymères de tétrafluoroéthylène (Téflon®), la lauroyl-lysine, l'amidon, le nitrure de bore, les microsphères creuses polymériques telles que celles de chlorure de polyvinylidène/acrylonitrile comme l'Expancel® (Nobel Industrie), de copolymères d'acide acrylique (Polytrap® de la société Dow Corning) et les microbilles de résine de silicone (Tospearls® de Toshiba, par exemple), les particules de polyorganosiloxanes élastomères, le carbonate de calcium précipité, le carbonate et l'hydro-carbonate de magnésium, l'hydroxyapatite, les microsphères de silice creuses (Silica Beads® de Maprecos), les microcapsules de verre ou de céramique, les savons métalliques dérivés d'acides organiques carboxyliques ayant de 8 à 22 atomes de carbone, de préférence de 12 à 18 atomes de
carbone, par exemple le stéarate de zinc, de magnésium ou de lithium, le laurate de zinc, le myristate de magnésium.
Les inventeurs ont montré un effet synergique de l'association de la résine selon l'invention avec au moins une charge permettait d'améliorer la matité et la tenue dans le temps de la matité des compositions de soin ou de maquillage de la peau par rapport à une composition comprenant la même charge sans la résine selon l'invention.
Pour améliorer encore la matité et la tenue dans le temps de la matité obtenue avec les compositions comprenant l'association d'une résine selon l'invention avec une charge, la charge peut être choisie parmi les charges dites « absorbant le sébum ». La charge absorbant le sébum peut être une poudre minérale ou une poudre organique ; elle peut être choisie parmi la silice, les poudres de polyamides (nylon®), les poudres de polymères acryliques, notamment de polyméthacrylate de méthyle, de poly méthacrylate de méthyle/diméthacrylate d'éthylène glycol, de polyméthacrylate d'allyle/diméthacrylate d'éthylène glycol, de copolymère diméthacrylate d'éthylène glycol/méthacrylate de lauryle ; microsphères creuses polymériques de chlorure de polyvinylidène/acrylonitrile, les poudres de silicone élastomère, notamment obtenues par polymérisation d'organopolysiloxane ayant au moins deux atomes d'hydrogène liés chacun à un atome de silicium et d'un organopolysiloxane comprenant au moins deux groupes à insaturation éthylénique (notamment deux groupes vinyles) en présence de catalyseur platine.
La poudre absorbant le sébum peut être une poudre enrobée avec un agent de traitement hydrophobe.
L'agent de traitement hydrophobe peut être choisi parmi les acides gras comme l'acide stéarique ; les savons métalliques comme le dimyristate d'aluminium, le sel d'aluminium du glutamate de suif hydrogéné ; les acides aminés ; les acides aminés N- acylés ou leurs sels ; la lécithine, le trisostéaryle titanate d'isopropyle, et leurs mélanges.
Les acides aminés N-acylés peuvent comprendre un groupe acyle ayant de 8 à 22 atomes de carbones, comme par exemple un groupe 2-éthyl hexanoyle, caproyle,
lauroyle, myristoyle, palmitoyle, stéaroyle, cocoyle. Les sels de ces composés peuvent être les sels d'aluminium, de magnésium, de calcium, de zirconium, de zin, de sodium, de potassium. L'acide aminé peut être par exemple la lysine, l'acide glutamique, l'alanine.
Le terme alkyl mentionné dans les composés cités précédemment désigne notamment un groupe alkyle ayant de 1 à 30 atomes de carbone, de préférence ayant de 5 à 16 atomes de carbone.
Comme poudre de silice, on peut citer :
- les microsphères de silice poreuses vendues sous la dénomination SILICA BEADS
SB-700 par la société MYOSHI ; "SUNSPHERE® H51", "SUNSPHERE® H33" par la société ASAHI GLASS ;
- les microsphères de silice amorphe enrobées de polydiméthylsiloxane vendues sous la dénomination "SA SUNSPHERE® H 33", "SA SUNSPHERE® H53" par la société ASAHI GLASS.
Comme poudre de polymères acryliques, on peut citer :
- les poudres de polyméthacrylate de méthyle vendus sous la dénomination COVABEAD® LH85 par la société WACKHERR ;
- les poudres de poly méthacrylate de méthyle/diméthacrylate d'éthylène glycol vendues sous la dénomination DOW CORNING 5640 MICROSPONGE® SKIN OIL
ADSORBER par la société DOW CORNING ; GANZPEARL® GMP-0820 par la société GANZ CHEMICAL ; - les poudres de polyméthacrylate d'allyle/diméthacrylate d'éthylène glycol vendues sous la dénomination POLY-PORE® L200, POLY-PORE® E200 par la société AMCOL ;
- les poudres de copolymère diméthacrylate d'éthylène glycol/méthacrylate de lauryle vendues sous la dénomination POLYTRAP® 6603 de la société DOW CORNING.
Comme microsphères creuses polymériques de chlorure de polyvinylidène/acrylonitrile, on peut citer celles vendues sous la dénomination Expancel® par la société Nobel Industrie.
Comme poudre de silicone élastomère, on peut citer les poudres vendues sous les dénominations "Trefil® Powder E-505C", "Trefil® Powder E-506C" par la société DOW CORNING.
Les particules solides telles que les matières colorantes pulvérulentes (pigments et nacres) et les charges peuvent être traitées en surface totalement ou partiellement avec un composé de nature siliconée, un composé de nature fluorée, un composé de nature fluoro-siliconée, un acides gras ou acide aminé ou un de leurs mélanges.
Selon un mode préféré de réalisation, les compositions de maquillage ou de soin de la peau et notamment les fonds de teint peuvent comprendre particules solides traitées en surface totalement ou partiellement avec un composé de nature fluorée, notamment pour améliorer la tenue de la couleur et de la matité.
L'agent de traitement hydrophobe peut être choisi parmi les silicones comme les méthicones, les diméthicones, les perfluoroalkylsilanes, les perfluoroalkyl silazanes, le triéthoxy caprylylsilane, le triéthoxysilyléthyl polydiméthylsiloxyéthyl hexyl diméthicone ; les acides gras comme l'acide stéarique ; les savons métalliques comme le dimyristate d'aluminium, le sel d'aluminium du glutamate de suif hydrogéné ; les perfluoroalkyl phosphates, les polyoxydes d'hexafluoropropylène, les polyorganosiloxanes comprenant des groupes perfluoroalkylles perfluoropolyéthers, les polymères acryliques greffés silicone (notamment décrits dans la demande JP-A-
05-339125 dont le contenu est incorporé à titre de référence) ; les acides aminés ; les acides aminés N-acylés ou leurs sels ; la lécithine, le trisostéaryle titanate d'isopropyle, le sébaçate d'isostéaryle, et leurs mélanges.
Les acides aminés N-acylés peuvent comprendre un groupe acyle ayant de 8 à 22 atomes de carbones, comme par exemple un groupe 2-éthyl hexanoyle, caproyle, lauroyle, myristoyle, palmitoyle, stéaroyle, cocoyle. Les sels de ces composés peuvent
être les sels d'aluminium, de magnésium, de calcium, de zirconium, de zin, de sodium, de potassium. L'acide aminé peut être par exemple la lysine, l'acide glutamique, l'alanine.
Les agents de surface fluorés peuvent être choisis parmi les phosphates de perfluoroalkyle, les perfluoropolyéthers, les polytétrafluopolyéthylène (PTFE) et les perfluoroalcanes.
Les perfluoropolyéthers sont notamment décrits dans la demande de brevet EP-A- 486135, et vendus sous les dénominations commerciales FOMBLIN par la société MONTEFLUOS.
Des phosphates de perfluoroalkyle sont en particulier décrits dans la demande JP H05-86984. Les phosphate- diéthanol aminé de perfluoroalkyle commercialisés par Asahi Glass sous la référence AsahiGuard AG530 peuvent être utilisés.
Parmi les perfluoroalcanes linéaires, on peut citer les perfluorocycloalcanes, les perfluoro(alkylcycloalcanes), les perfluoropolycycloalcanes, les hydrocarbures perfluorés aromatiques (les perfluoroarènes) et les composés organo perfluorés hydrocarbonés comportant au moins un hétéroatome.
Parmi les perfluoroalcanes, on peut citer la série des alcanes linéaires tels que le perfluorooctane, le perfluorononane ou le perfluorodécane.
Parmi les perfluorocycloalcanes et les perfluoro(alkylcycloalcanes), on peut citer la perfluorodécaline vendue sous la dénomination de "FLUTEC PP5 GMP" par la Société RHODIA, la perfluoro(méthyldécaline), les perfluoro(C3-C5 alkyl- cyclohexanes) tels que le perfluoro(butylcyclohexane).
Parmi les perfluoropolycycloalcanes on peut citer les dérivés de bicyclo [3.3.1] nonane tel que le perfluorotriméthylbicyclo [3.3.1] nonane, les dérivés de l'adamantane tels que le perfluorodiméthyladamantane et les dérivés perfluorés de phénanthrène hydrogéné tel que le tétracosafluoro-tétradécahydrophénanthrène.
Parmi les perfluoroarènes, on peut citer les dérivés perfluorés du naphtalène comme le perfluoronaphtalène et le perfluorométhyl-1-napthtalène.
A titre d'exemple de références commerciales de pigments et de charges traités avec un composé fluoré, on peut citer :
-L'oxyde de fer jaune/phosphate de perfluoroalkyle vendu sous la référence PF 5
Yellow 601 par la société Daito Kasei,
-L'oxyde de fer rouge/phosphate de perfluoroalkyle vendu sous la référence PF 5 Red R 516L par la société Daito Kasei,
-L'oxyde de fer noir/phosphate de perfluoroalkyle vendu sous la référence PF 5 Black
BL 100 par la société Daito Kasei,
-Le dioxyde de titane/phosphate de perfluoroalkyle vendu sous la référence PF 5 TiO2
CR 50 par la société Daito Kasei, -L'oxyde de fer jaune/perfluoropolymethylisopropylether vendu sous la référence Iron oxyde yellow BF-25-3 par la société Toshiki,
-Le DC Red 7/perfluoropolymethylisopropylether vendu sous la référence D&C Red 7
FHC par la société Cardre Inc.,
-Le DC Red 6/PTFE vendu sous la référence T 9506 par la société Warner - Jenkinson,
- Le nitrure de bore/perfluoroperhydrophenanthrène vendu sous la référence Boron nitride TBN 12 par la Société Saint Gobain Advanced Ceramics.
La composition peut comprendre des fibres.
Par "fibre", il faut comprendre un objet de longueur L et de diamètre D tel que L soit supérieur à D, D étant le diamètre du cercle dans lequel s'inscrit la section de la fibre. En particulier, le rapport L/D (ou facteur de forme) est choisi dans la gamme allant de 3,5 à 2500, de préférence de 5 à 500, et mieux de 5 à 150.
Les fibres utilisables dans la composition de l'invention peuvent être des fibres d'origine synthétique ou naturelle, minérale ou organique. Elles peuvent être courtes ou longues, unitaires ou organisées par exemple tressées, creuses ou pleines. Leur forme peut être quelconque et notamment de section circulaire ou polygonale (carrée,
hexagonale ou octogonale) selon l'application spécifique envisagée. En particulier, leurs extrémités sont épointées et/ou polies pour éviter de se blesser.
En particulier, les fibres ont une longueur allant de 1 μm à 10 mm, de préférence de 0,1 mm à 5 mm et mieux de 0,3 mm à 3 mm. Leur section peut être comprise dans un cercle de diamètre allant de 2 nm à 500 μm, de préférence allant de 100 nm à 100 μm et mieux de 1 μm à 50 μm. Le poids ou titre des fibres est souvent donné en denier ou décitex et représente le poids en gramme pour 9 km de fil. De préférence, les fibres selon l'invention ont un titre choisi dans la gamme allant de 0,01 à 10 à deniers, de préférence de 0,1 à 2 deniers et mieux de 0,3 à 0,7 deniers.
De telles fibres sont notamment décrites dans la demande de brevet français déposée sous le n° 0450074, les demandes FR-A-2844710, EP-A- 1201221 dont le contenu est incorporé à titre de référence.
Les fibres peuvent être présentes dans la composition en une teneur allant de 0,1 % à 30 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 0,1 % à 20 % en poids, et préférentiellement allant de 0,1 % à 10 % en poids.
La composition selon l'invention peut également contenir des ingrédients couramment utilisés en cosmétique, tels que les vitamines, les épaississants, les oligo-éléments, les adoucissants, les séquestrants, les parfums, les agents alcalinisants ou acidifiants, les conservateurs, les filtres solaires, les tensioactifs, les anti-oxydants, les agents antichutes des cheveux, les agents anti-pelliculaires, les agents propulseurs, ou leurs mélanges.
Bien entendu, l'homme du métier veillera à choisir ce ou ces éventuels composés complémentaires, et/ou leur quantité, de manière telle que les propriétés avantageuses de la composition correspondante selon l'invention ne soient pas, ou substantiellement pas, altérées par l'adjonction envisagée.
Selon un autre aspect, l'invention concerne également un ensemble cosmétique comprenant :
i) un récipient délimitant au moins un compartiment, ledit récipient étant fermé par un élément de fermeture ; et ii) une composition disposée à l'intérieur dudit compartiment, la composition étant conforme à l'invention.
Le récipient peut être sous toute forme adéquate. Il peut être notamment sous forme d'un flacon, d'un tube, d'un pot, d'un étui, d'une boite, d'un sachet ou d'un boîtier.
L'élément de fermeture peut être sous forme d'un bouchon amovible, d'un couvercle, d'un opercule, d'une bande déchirable, ou d'une capsule, notamment du type comportant un corps fixé au récipient et une casquette articulée sur le corps. Il peut être également sous forme d'un élément assurant la fermeture sélective du récipient, notamment une pompe, une valve, ou un clapet.
Le récipient peut être associé à un applicateur, notamment sous forme d'une brosse comportant un arrangement de poils maintenus par un fil torsadé. Une telle brosse torsadée est décrite notamment dans le brevet US 4 887 622. Il peut être également sous forme d'un peigne comportant une pluralité d'éléments d'application, obtenus notamment de moulage. De tels peignes sont décrits par exemple dans le brevet FR 2 796 529. L'applicateur peut être sous forme d'un pinceau, tel que décrit par exemple dans le brevet FR 2 722 380. L'applicateur peut être sous forme d'un bloc de mousse ou d'élastomère, d'un feutre, ou d'une spatule. L'applicateur peut être libre (houppette ou éponge) ou solidaire d'une tige portée par l'élément de fermeture, tel que décrit par exemple dans le brevet US 5 492 426. L'applicateur peut être solidaire du récipient, tel que décrit par exemple le brevet FR 2 761 959.
Le produit peut être contenu directement dans le récipient, ou indirectement. A titre d'exemple, le produit peut être disposé sur un support imprégné, notamment sous forme d'une lingette ou d'un tampon, et disposé (à l'unité ou plusieurs) dans une boîte ou dans un sachet. Un tel support incorporant le produit est décrit par exemple dans la demande WO 01/03538.
L'élément de fermeture peut être couplé au récipient par vissage. Alternativement, le couplage entre l'élément de fermeture et le récipient se fait autrement que par vissage,
notamment via un mécanisme à baïonnette, par encliquetage, serrage, soudage, collage, ou par attraction magnétique. Par "encliquetage" on entend en particulier tout système impliquant le franchissement d'un bourrelet ou d'un cordon de matière par déformation élastique d'une portion, notamment de l'élément de fermeture, puis par retour en position non contrainte élastiquement de ladite portion après le franchissement du bourrelet ou du cordon.
Le récipient peut être au moins pour partie réalisé en matériau thermoplastique. A titre d'exemples de matériaux thermoplastiques, on peut citer le polypropylène ou le polyéthylène.
Alternativement, le récipient est réalisé en matériau non thermoplastique, notamment en verre ou en métal (ou alliage).
Le récipient peut être à parois rigides ou à parois déformables, notamment sous forme d'un tube ou d'un flacon tube.
Le récipient peut comprendre des moyens destinés à provoquer ou faciliter la distribution de la composition. A titre d'exemple, le récipient peut être à parois déformables de manière à provoquer la sortie de la composition en réponse à une surpression à l'intérieur du récipient, laquelle surpression est provoquée par écrasement élastique (ou non élastique) des parois du récipient. Alternativement, notamment lorsque le produit est sous forme d'un stick, ce dernier peut être entraîné par un mécanisme à piston. Toujours dans le cas d'un stick, notamment de produit de maquillage (rouge à lèvres, fond de teint, etc.), le récipient peut comporter un mécanisme, notamment à crémaillère, ou avec une tige filetée, ou avec une rampe hélicoïdale, et apte à déplacer un stick en direction de ladite ouverture. Un tel mécanisme est décrit par exemple dans le brevet FR 2 806 273 ou dans le brevet FR 2 775 566. Un tel mécanisme pour un produit liquide est décrit dans le brevet FR 2 727 609.
Le récipient peut être constitué d'un boîtier avec un fond délimitant au moins un logement contenant la composition, et un couvercle, notamment articulé sur le fond, et apte à recouvrir au moins en partie ledit fond. Un tel boîtier est décrit par exemple dans la demande WO 03/018423 ou dans le brevet FR 2 791 042.
Le récipient peut être équipé d'un essoreur disposé au voisinage de l'ouverture du récipient. Un tel essoreur permet d'essuyer l'applicateur et éventuellement, la tige dont il peut être solidaire. Un tel essoreur est décrit par exemple dans le brevet FR 2 792 618.
La composition peut être à la pression atmosphérique à l'intérieur du récipient (à température ambiante) ou pressurisée, notamment au moyen d'un gaz propulseur (aérosol). Dans ce dernier cas, le récipient est équipé d'une valve (du type de celles utilisées pour les aérosols).
La présente invention se rapporte également à un produit cosmétique de maquillage et/ou de soin des matières kératiniques comprenant au moins deux compositions qui peuvent être appliquées successivement sur les matières kératiniques, notamment sur les lèvres.
La présente invention concerne également un procédé de maquillage du visage et du corps mettant en œuvre ces deux compositions. Elles sont de préférence appliquées successivement sur les matières kératiniques : la première composition, puis la deuxième composition.
Ces deux compositions sont classiquement appelées topcoat et basecoat.
L'invention concerne ainsi, selon ce mode de réalisation, un produit (également appelé kit) de maquillage et/ou de soin des matières kératiniques, notamment les lèvres, comprenant une première composition et une seconde composition conditionnées dans des récipients distincts,
- la première composition contenant dans un milieu physiologiquement acceptable : i) une résine de siloxane comprenant les unités :
avec
R1, R2 et R3 représentant indépendamment un groupement alkyle ayant de 1 à 8 atomes de carbone, un groupement aryle, un groupement carbinol ou un groupement amino, a étant compris entre 0,05 et 0,5, b étant compris entre zéro et 0,3, c étant supérieur à zéro, d étant compris entre 0,05 et 0,6, a + b + c + d = l, à condition que plus de 40 % en moles des groupements R3 de la résine de siloxane soient des groupements propyle, et ii) au moins une cire polaire.
- et la seconde composition distincte de la première comprenant au moins un corps gras.
Le corps gras de la seconde composition est choisi de préférence parmi les cires et les huiles non volatiles.
Selon un mode de réalisation préféré, la seconde composition comprend au moins une cire et au moins une huile non volatile.
De façon avantageuse, la cire est une cire de tournesol.
De façon préférée, l'huile non volatile telle que les triglycérides d'acide carylique/caprique .
La présence d'une seconde composition appliquée sur la première composition sur les matières kératiniques permet notamment d'améliorer les propriétés de brillance et/ou de confort.
Le contenu de tous les brevets ou demandes de brevets cités précédemment sont incorporés par référence dans la présente demande.
Dans la demande, les teneurs, sauf mention express contraire, sont exprimées en poids par rapport au poids total de la composition.
L'invention est illustrée plus en détails par les exemples décrits ci-après donnés à titre illustratif et sans caractère limitatif. Les pourcentages sont des pourcentages en poids.
Exemple N0 1 : Préparation des résines de siloxane
On utilise les résines suivantes :
Résine MQ = une résine MQ de formule Mo,43Qo,57 et de Mn = 3 230 dissoute dans du xylène à 70,8 % en poids de solides. La résine MQ a été fabriquée selon les techniques décrites pas Daudt dans le brevet US 2 676 182.
Résine de propyle T = une résine de propyle silsesquioxane à 74,8 % en poids dans du toluène. La résine de propyle silsesquioxane a été obtenue par hydrolyse de propyle trichlorosilane.
Préparation de résines MQIPr
Une résine MQ, une résine de propyle T, du xylène et du KOH 1 M dans de l'eau dans les proportions présentées dans le tableau 1 sont introduits dans un tricol muni d'un agitateur, d'une sonde de température et d'un appareil de Dean Stark équipé d'un condenseur au sommet. Du xylène est pré-introduit dans l'appareil de Dean Stark afin de s'assurer de maintenir un niveau de solides de 50 % dans le réacteur. Le mélange dans le réacteur est maintenu à une température de reflux (entre 100 et 140 0C) pendant au moins 3 heures. Toute eau se formant dans le mélange réactionnel est éliminée en continu le cas échéant et piégée sous forme d'un azéotrope dans l'appareil de Dean Stark. Après 3 heures de reflux, l'eau est éliminée de l'appareil et le chauffage est poursuivi pendant 30 minutes supplémentaires. Après refroidissement du mélange, un excès d'acide acétique est ajouté afin de neutraliser le KOH dans le mélange. Le mélange est ensuite filtré afin d'éliminer les sels formés en le passant au travers d'un filtre sous pression. Un échange de solvant est réalisé en chauffant le mélange dans un évaporateur rotatif sous vide. Après élimination de la majorité du xylène, du décaméthylcyclopentasiloxane -ou de l'isododécane- est ajouté tout en continuant d'éliminer tout solvant aromatique résiduel. Les structures des résines de
siloxane résultantes sont caractérisées par spectroscopie RMN 29 S c i et CPG et les résultats sont récapitulés dans le tableau 2 ci-dessous.
Tableau 1
Tableau 2
Exemple N° 2 : Rouge à lèyres solide
La formule de rouge à lèvres suivante contenant une cire ester a été préparée :
Mode opératoire :
1. Les charges et les pigments éventuellement présents sont broyés dans une partie de la phase huileuse.
2. Le reste des ingrédients liposolubles sont ensuite mélangés à une température de l'ordre de 100 0C (jusqu'à la température de fusion des cires). Le broyât est alors ajouté dans la phase huileuse.
3. On place le mélange sous agitation RAYNERI pendant 45 min et on ajoute la résine siloxane à température ambiante.
4. On coule la composition est coulée dans un moule permettant l'obtention de sticks de 12,7 mm de diamètre et le tout est laissé refroidir dans un congélateur au moins une heure.
La composition obtenue ne présente pas de problème d'incompatibilité tels que le déphasage ou la formation de grains par exemple.
Elle est brillante et agréable à l'application. La texture de la composition permet de faire un dépôt d'épaisseur satisfaisante.
Exemple N0 3 : Rouge à lèyres solide
La formule de rouge à lèvres suivante a été préparée avec une cire alcool : (même mode de préparation que celui décrit précédemment)
La composition obtenue ne présente pas de problème d'incompatibilité tels que le déphasage ou la formation de grains par exemple.
Elle est brillante et agréable à l'application. La texture de la composition permet de faire un dépôt d'épaisseur satisfaisante.
Exemple Comparatif N0 4 : Rouge à lèyres solide
La formule de rouge à lèvres suivante a été préparée avec une cire apolaire : (même mode de préparation que celui décrit précédemment)
La composition obtenue présente des problèmes de structuration. De plus, le dépôt obtenu sur les lèvres est mat et trop fin.