Système réglant pour mouvement horloger.
L’invention concerne un système réglant pour mouvement horloger. L’invention concerne aussi un dispositif de modification de la raideur d’un élément de rappel élastique. L’invention concerne encore un mouvement horloger comprenant un tel système réglant ou un tel dispositif de modification de raideur. L’invention concerne enfin une pièce d’horlogerie comprenant un tel mouvement horloger ou un tel système réglant ou un tel dispositif de modification de raideur.
Les mouvements horlogers mécaniques sont communément dotés d’un oscillateur prenant la forme d’un ensemble constitué d’un élément inertiel et d’un élément de rappel élastique, en particulier d’un balancier et d’un ressort-spiral.
Afin qu’un tel ensemble puisse constituer une base de temps suffisamment précise pour garantir la bonne marche du mouvement, des moyens de réglage de l’élément inertiel ou de l’élément de rappel élastique sont utilisés. Il peut par exemple s’agir de moyens d’ajustement permettant de faire varier l’inertie de l’élément inertiel, ou de moyens permettant d’agir sur la raideur de l’élément de rappel élastique. En particulier, l’élément inertiel peut être pourvu de masselottes ou de vis de réglage déplaçables afin de permettre un ajustement plus ou moins fin de la marche du mouvement, de l’ordre de quelques secondes ou dizaines de secondes par jour. Ces masselottes peuvent par exemple être manipulées par un horloger lorsque l’élément inertiel est à l’arrêt, et a fortiori lorsque le mouvement est à l’arrêt. Complémentairement ou alternativement, la raideur de l’élément de rappel élastique peut être ajustée en modifiant la longueur effective dudit élément, par exemple par le biais d’une raquette. Si un tel système a pour avantage de pouvoir être manipulé alors que l’élément inertiel est en mouvement, celui-ci n’est toutefois pas satisfaisant
pour rendre le réglage suffisamment précis, avec une précision comparable à celle procurée par le déplacement des masselottes ou des vis de réglage de l’élément inertiel.
La demande de brevet EP4006648 se rapporte à un dispositif de réglage de la longueur effective d’un premier élément de rappel élastique relié à un élément inertiel, qui présente la particularité d’être directement intégré audit premier élément de rappel élastique. En particulier, ce document divulgue un premier élément de rappel élastique prenant la forme d’un ressort-spiral dont l’extrémité extérieure comprend un ensemble d’éléments élastiques. Ces derniers sont prévus pour faire déplacer une pince de manière précise en regard de la partie terminale de l’extrémité extérieure du ressort-spiral. La longueur effective du ressort-spiral peut ainsi être ajustée, ce qui induit une modification de la raideur du ressort- spiral et donc une modification de la fréquence de l’oscillateur, à savoir de l’ensemble élément inertiel - ressort-spiral, par modification du rapport k/l où k est la raideur du ressort-spiral et I l’inertie du balancier. Néanmoins, un tel dispositif est particulièrement sensible aux variations de la longueur effective du ressort-spiral. En effet, pour un oscillateur doté par exemple d’une fréquence nominale de 4 Hz, une modification de la raideur du ressort-spiral de l’ordre de 10% induit une variation de marche de plusieurs milliers de secondes par jour. Il est ainsi très délicat, avec un tel dispositif de réglage, de parvenir à un réglage fin de l’ordre de quelques secondes ou dizaines de secondes par jour. Pour un ressort-spiral donné, on peut estimer à quelques dizaines de micromètres l’ajustement de longueur nécessaire pour un réglage de la marche de l’ordre d’une dizaine de secondes par jour. De plus, une action directe sur la longueur du ressort- spiral entraîne des risques de perturbation du fonctionnement de l’oscillateur.
Le brevet FR833085 concerne un procédé de synchronisation d’un oscillateur d’une horloge mécanique avec un oscillateur de référence électrique. Selon une forme d’exécution particulière illustrée par la figure 2 du fascicule, l’oscillateur de l’horloge comprend un balancier rappelé par deux spiraux, préférentiellement de mêmes dimensions, dont les extrémités intérieures respectives sont solidaires de l’axe du balancier et les extrémités extérieures respectives sont solidaires d’un bâti, la longueur active d’un des deux spiraux étant modifiable par le biais d’un dispositif annexe piloté par l’oscillateur de référence électrique. Un tel agencement, avec deux spiraux disposés en parallèle, permet de gagner en finesse de réglage de la marche de l’horloge mécanique, d’un facteur 2, car la raideur d’un seul des deux ressorts est susceptible d’être modifiée. Néanmoins, ce gain n’est pas suffisant pour parvenir à un réglage fin de l’ordre de quelques secondes ou dizaines de secondes par jour, notamment par le biais d’une raquette.
La demande de brevet EP40091 15 divulgue un oscillateur présentant la particularité de comprendre un premier élément de rappel élastique prenant la forme d’un ressort-spiral relié à un élément inertiel prenant la forme d’un balancier, ainsi qu’un deuxième élément de rappel élastique relié en série avec le ressort-spiral, la raideur de ce deuxième élément de rappel élastique étant modifiable par le biais de moyens de précontrainte prévus pour appliquer une force ou un couple variable sur le deuxième élément de rappel élastique, sans modification de la raideur du ressort- spiral. Préférentiellement, la raideur du deuxième élément de rappel élastique est supérieure à celle du ressort-spiral, si bien qu’une modification de la raideur du deuxième élément de rappel élastique permet un réglage de la marche plus fin que si on agissait directement sur la raideur du ressort-spiral. Toutefois, il apparaît que la raideur du deuxième élément de rappel élastique doit être très sensiblement supérieure à celle du ressort-spiral, de l’ordre d’un millier ou d’une dizaine de milliers de fois
plus conséquente que celle du ressort-spiral pour permettre des variations de marche de l’ordre de quelques secondes par jour par une modification de ladite raideur du deuxième élément de rappel élastique. Par ailleurs, cette modification de raideur du deuxième élément de rappel élastique devrait pouvoir se faire sans faire varier la position de l’extrémité extérieure du ressort-spiral, ce qui en pratique est très délicat à concrétiser.
La demande de brevet EP4016194 divulgue un concept similaire à celui faisant l’objet de la demande EP40091 15, mais pour un oscillateur monolithique. En particulier, cet oscillateur comprend un guidage flexible formé de lames élastiques, qui est prévu pour définir un pivot virtuel d’un élément inertiel, ainsi que des moyens d’ajustement de la raideur de l’oscillateur comprenant un élément flexible agencé en série du guidage flexible. Ces moyens d’ajustement comprennent également des moyens de précontrainte prévus pour appliquer une force ou un couple variable sur l’élément flexible de sorte à faire varier sa raideur. Il apparaît là encore que l’élément flexible doit présenter une raideur très sensiblement supérieure à celle du guidage flexible pour permettre des variations de marche de l’ordre de quelques secondes par jour par une modification de ladite raideur de l’élément flexible, et ce sans faire varier l’emplacement du pivot virtuel défini par le guidage flexible, ce qui en pratique est très délicat à concrétiser.
Le but de l’invention est de fournir un système réglant permettant de résoudre les problèmes évoqués précédemment et d’améliorer les systèmes réglants connus de l’art antérieur. En particulier, l’invention propose un système réglant permettant un réglage fin et fiable d’une fréquence d’oscillation d’un oscillateur. Grâce à un tel système, le réglage peut être effectué alors que l’oscillateur est en fonctionnement et sans le perturber.
Selon un premier aspect de l’invention, des objets sont définis par les propositions qui suivent :
1. Système réglant (150 ; 150’) pour mouvement horloger (300) comprenant :
- un élément inertiel (4 ; 4’),
- un bâti (6), et
- un système de rappel élastique (1 ;1 ’, 2, 3) destiné à relier l’élément inertiel (4 ; 4’) au bâti (6) de sorte que l’élément inertiel (4 ; 4’) et le système de rappel élastique (1 ; 1 ’, 2, 3) forment un oscillateur (100 ;100’) , le système de rappel élastique (1 ; 1 ’, 2, 3) comprenant :
- un premier élément de rappel élastique (1 ; 1 ’) ayant une première raideur k1 ,
- un deuxième élément de rappel élastique (2) ayant une deuxième raideur k2,
- un troisième élément de rappel élastique (3) ayant une troisième raideur k3, et
- un dispositif (200) de modification de la troisième raideur k3, le premier élément de rappel élastique (1 ; 1 ’) et le deuxième élément de rappel élastique (2) étant montés en série entre l’élément inertiel (4 ; 4’) et le bâti (6), et le troisième élément de rappel élastique (3) et le deuxième élément de rappel élastique (2) étant montés en parallèle entre le bâti (6) et le premier élément de rappel élastique (1 ; 1 ’).
2. Système réglant (150 ; 150’) selon la proposition 1 , caractérisé :
- en ce que k2+k3>k1 , voire k2+k3»k1 , en particulier k2+k3> 10xk1 , et/ou
- en ce que la deuxième raideur k2 est sensiblement plus grande que la première raideur k1 , en particulier en ce que la deuxième raideur
k2 est sensiblement plus grande que la première raideur k1 et sensiblement plus grande que la troisième raideur k3. Système réglant (150 ; 150’) selon la proposition 1 ou 2, caractérisé :
- en ce que les première raideur k1 et troisième raideur k3 sont similaires ou du même ordre, en particulier k3=axk1 avec 0,5<a<2, et
- en ce que la deuxième raideur k2 est sensiblement plus grande que les première raideur k1 et troisième raideur k3, en particulier k2=[3xk1 et/ou k2=[3xk3 avec 10<[3<80, préférentiellement [3=20 ou |3~20. Système réglant (150 ; 150’) selon la proposition 1 ou 2, caractérisé :
- en ce que les deuxième raideur k2 et troisième raideur k3 sont similaires ou du même ordre, en particulier k3=yxk2 avec 0,5<y<2, et
- en ce que les deuxième raideur k2 et troisième raideur k3 sont sensiblement plus grandes que la première raideur k1 , en particulier k2=5xk1 et/ou k3=5xk1 avec 100<5<200, préférentiellement 5=125 ou 5~125. Système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 4, caractérisé en ce que l’élément inertiel (4 ; 4’) et le système de rappel élastique (1 ; 1 ’, 2, 3) sont configurés et/ou agencés de sorte que la fréquence d’oscillation de l’oscillateur (100 ; 100’) est comprise entre 8 Hz et 100 Hz, voire est égale ou supérieure à 100 Hz. Système réglant (150) selon l’une des propositions 1 à 5, caractérisé en ce que le premier élément de rappel élastique (1 ) est un ressort- spiral (1 ) comprenant au moins une lame (1 1 ) reliée à l’élément inertiel (4), l’élément inertiel (4) étant pivoté relativement au bâti (6) autour d’un axe géométrique (A4).
Système réglant (150’) selon l’une des propositions 1 à 5, caractérisé en ce que le premier élément de rappel élastique (1 ’) est un guidage flexible (1 ’), comprenant en particulier deux lames (1 1 ’, 12’), configuré et/ou agencé pour rappeler élastiquement et guider, en particulier pivoter selon un axe géométrique (A4’), l’élément inertiel (4’). Système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 7, caractérisé en ce que le deuxième élément de rappel élastique (2) comprend des lames flexibles (21 , 22) encastrées au bâti (6) et définissant un pivot RCC du premier élément de rappel élastique (1 ; 1 ’), dont le centre virtuel de croisement des lames flexibles (21 , 22) coïncide avec un point par lequel passe un axe géométrique (A4 ; A4’) autour duquel est pivoté l’élément inertiel (4 ; 4’). Système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 8, caractérisé en ce que le troisième élément de rappel élastique (3) comprend une lame élastique rectiligne ou courbée (31 ). Système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 9, caractérisé en ce que les premier, deuxième et troisième éléments de rappel élastique sont reliés les uns aux autres par un organe de liaison (5), en particulier un organe de liaison (5) faisant partie du premier élément de rappel élastique (1 ; 1 ’) ou formé dans la continuité d’une lame (1 1 ) d’un ressort-spiral (1 ) formant le premier élément de rappel élastique (1 ) ou formé dans la continuité de lames (1 1 ’, 12’) d’un guidage flexible (1 ’) formant le premier élément de rappel élastique (1 ’) . Système réglant (150) selon l’une des propositions 1 à 10, caractérisé en ce que le deuxième élément de rappel élastique (2)
est une lame courbée (21 ) formée dans la continuité d’une lame (1 1 ) d’un ressort-spiral (1 ) formant le premier élément de rappel élastique (1 )- Système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 1 1 , caractérisé en ce que l’élément inertiel (4 ; 4’) et les premier, deuxième et troisième éléments de rappel élastique sont d’un seul tenant ou forment un ensemble monolithique. Système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 12, caractérisé en ce qu’au moins un des premier, deuxième et troisième éléments de rappel élastique peut comprendre au moins en partie :
- du silicium monocristallin quelle que soit son orientation, et/ou
- du silicium polycristallin, et/ou
- du silicium amorphe, et/ou
- du dioxyde de silicium amorphe, et/ou
- du silicium dopé quels que soient le type et le niveau de dopage, et/ou
- du silicium poreux, et/ou
- du carbure de silicium, et/ou
- du verre, et/ou
- un matériau composite, et/ou
- de la céramique technique, et/ou
- du quartz. Dispositif (200) de réglage pour système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 13, le dispositif (200) étant un dispositif de modification d’une troisième raideur k3 d’un troisième élément de rappel élastique (3), notamment un dispositif de modification d’une longueur active du troisième élément de rappel élastique (3), en
particulier un dispositif de modification d’une longueur active d’au moins une lame (31 ) du troisième élément de rappel élastique (3). Dispositif (200) de réglage selon la proposition 14, caractérisé en ce qu’il comprend une structure monolithique (900) destinée à être montée sur un bâti (6) d’un mouvement horloger (300) d’une pièce d’horlogerie (400). Dispositif (200) de réglage selon la proposition 15, caractérisé en ce qu’il comprend un organe de liaison (5) destiné à supporter un premier élément de rappel élastique (1 ) d’un système réglant selon l’une des propositions 1 à 13 et faisant partie de la structure monolithique (900). Dispositif (200) de réglage selon la proposition 15 ou 16, caractérisé en ce qu’il comprend :
- le premier élément de rappel élastique (1 ), et
- le deuxième élément de rappel élastique (2), et
- le troisième élément de rappel élastique (3), d’un système réglant selon l’une des propositions 1 à 13, ces premier élément de rappel élastique (1 ), deuxième élément de rappel élastique (2) et troisième élément de rappel élastique (3) faisant partie de la structure monolithique (900). Dispositif (200) de réglage selon l’une des propositions 14 à 17, caractérisé en ce qu’il comprend une paire de pinces (81 , 82), notamment une paire de pinces (81 , 82) faisant partie de la structure monolithique (900), la paire de pinces étant :
- déplaçable relativement à un bâti (6), et/ou
- destinée à pincer une lame (31 ), en particulier une lame (31 ) du troisième élément de rappel élastique d’un système réglant selon
l’une des propositions 1 à 13, et/ou
- susceptible de se déplacer relativement à ladite lame.
19. Mouvement horloger (300) comprenant un système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 13 et/ou un dispositif (200) selon l’une des propositions 14 à 18.
20. Pièce d’horlogerie (400), notamment montre bracelet (400), comprenant un système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 13 et/ou un dispositif (200) selon l’une des propositions 14 à 18 et/ou un mouvement horloger (300) selon la proposition 19.
21 . Procédé de réglage d’un oscillateur (100 ; 100’) d’un système réglant (150 ; 150’) selon l’une des propositions 1 à 13 ou d’un mouvement horloger (300) selon la proposition 19 ou d’une pièce d’horlogerie (400) selon la proposition 20, le procédé comprenant une étape de modification de la troisième raideur k3 du troisième élément de rappel élastique (3), notamment de modification d’une longueur active du troisième élément de rappel élastique (3), en particulier de modification d’une longueur active d’au moins une lame (31 ) du troisième élément de rappel élastique (3).
Selon un deuxième aspect de l’invention, des objets sont définis par les propositions qui suivent :
22. Système réglant (150) pour mouvement horloger (300) comprenant :
- un bâti (6),
- un balancier assemblé (4) pivoté relativement au bâti (6) autour d’un axe géométrique (A4),
- un système de rappel élastique (1 , 2, 3) destiné à relier le balancier
assemblé (4) au bâti (6) de sorte que le balancier assemblé (4) et le système de rappel élastique (1 , 2, 3) forment un oscillateur (100), le système de rappel élastique (1 , 2, 3) comprenant :
- un premier élément de rappel élastique se présentant sous la forme d’un premier ressort-spiral (1 ) ayant une première raideur k1 ,
- un deuxième élément de rappel élastique (2) ayant une deuxième raideur k2, et
- un troisième élément de rappel élastique (3) ayant une troisième raideur k3, le premier élément de rappel élastique (1 ) et le deuxième élément de rappel élastique (2) étant montés en série entre le balancier assemblé (4) et le bâti (6), et le troisième élément de rappel élastique (3) et le deuxième élément de rappel élastique (2) étant montés en parallèle entre le bâti (6) et le premier élément de rappel élastique (1 ). Système réglant (150) selon la proposition 22, caractérisé en ce qu’il comprend un dispositif (200) de modification de la troisième raideur k3. Système réglant (150) selon la proposition 22 ou 23, caractérisé :
- en ce que k2+k3>k1 , voire k2+k3»k1 , notamment k2+k3>10xk1 , en particulier k2+k3>100xk1 , avec k2=k3 ou 0.5<k2/k3<2, et/ou
- en ce que k2+k3>k1 , voire k2+k3»k1 , notamment k2+k3>10xk1 , en particulier k2+k3>100xk1 , et/ou
- en ce que la deuxième raideur k2 est sensiblement plus grande que la première raideur k1 , en particulier en ce que la deuxième raideur k2 est sensiblement plus grande que la première raideur k1 et sensiblement plus grande que la troisième raideur k3.
Système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 24, caractérisé :
- en ce que les première raideur k1 et troisième raideur k3 sont similaires ou du même ordre, en particulier k3=axk1 avec 0,5<a<2, et
- en ce que la deuxième raideur k2 est sensiblement plus grande que les première raideur k1 et troisième raideur k3, en particulier k2=[3xk1 et/ou k2=[3xk3 avec 10<[3<80, préférentiellement [3=20 ou |3~20. Système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 25, caractérisé :
- en ce que les deuxième raideur k2 et troisième raideur k3 sont similaires ou du même ordre, en particulier k3=yxk2 avec 0,5<y<2, et
- en ce que les deuxième raideur k2 et troisième raideur k3 sont sensiblement plus grandes que la première raideur k1 , en particulier k2=5xk1 et/ou k3=5xk1 avec 100<5<200, préférentiellement 5=125 ou 5~125. Système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 26, caractérisé en ce que le balancier assemblé (4) et le système de rappel élastique (1 , 2, 3) sont configurés et/ou agencés de sorte que la fréquence d’oscillation de l’oscillateur (100) est comprise entre 3 Hz et 8 Hz, en particulier 4 Hz ou 5 Hz. Système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 27, caractérisé en ce que le premier ressort-spiral (1 ) comprend au moins une première lame (1 1 ) reliée au balancier assemblé (4), notamment via une virole (14) disposée à une première extrémité proximale de la première lame (11 ) et fixée à un axe (42) solidaire du balancier (41 ).
Système réglant (150) selon la proposition 28, caractérisé en ce que le premier ressort-spiral (1 ) comprend un premier organe de liaison (12) disposé à une première extrémité distale de la première lame (1 1 ) et permettant de relier le premier ressort-spiral (1 ) au deuxième élément de rappel élastique (2), en particulier par l’intermédiaire d’un organe de liaison (5). Système réglant (150) selon l’une des propositions 28 à 29, caractérisé en ce que la virole (14), la première lame (1 1 ) et le premier organe de liaison (12) forment un ensemble monolithique. Système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 30, caractérisé en ce que le troisième élément de rappel élastique (3) comprend un deuxième ressort-spiral (3) incluant au moins une deuxième lame (31 ) dont la deuxième extrémité proximale (34) est prévue pour fixer ledit deuxième ressort-spiral (3) au bâti (6). Système réglant (150) selon la proposition 31 , caractérisé en ce que le deuxième ressort-spiral (3) comprend également un deuxième organe de liaison (32) disposé à une deuxième extrémité distale de la deuxième lame (31 ) permettant de relier ledit ressort-spiral (3) au deuxième élément de rappel élastique (2), en particulier par l’intermédiaire d’un organe de liaison (5). Système réglant (150) selon l’une des propositions 31 à 32, caractérisé en ce que la deuxième extrémité proximale (34), la deuxième lame (31 ) et le deuxième organe de liaison (32) forment un élément monolithique. Système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 33, caractérisé en ce que le deuxième élément de rappel élastique (2)
comprend au moins une paire, en particulier deux paires, de lames élastiques (21 a, 21 b, 22a, 22b) formant un guidage flexible, en particulier un pivot RCC, du premier ressort-spiral (1 ) et du deuxième ressort-spiral (3), dont le centre virtuel de croisement des lames coïncide avec un point par lequel passe l’axe (A4). Système réglant (150) selon la proposition 34, caractérisé en ce que les lames élastiques (21 a, 21 b, 22a, 22b) présentent chacune une forme en U ou sensiblement en U ou en V ou sensiblement en V ou en W ou sensiblement en W. Système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 35 et selon la proposition 25 ou 28, caractérisé en ce que l’organe de liaison (5) comprend deux platines (51 , 52) de réception des premier et deuxième organes de liaison (12, 32), les deux platines (51 , 52) étant liées au bâti (6) par le deuxième élément de rappel élastique (2). Système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 36, caractérisé en ce qu’au moins un des premier, deuxième et troisième éléments de rappel élastique peut comprendre au moins en partie :
- du silicium monocristallin quelle que soit son orientation, et/ou
- du silicium polycristallin, et/ou
- du silicium amorphe, et/ou
- du dioxyde de silicium amorphe, et/ou
- du silicium dopé quels que soient le type et le niveau de dopage, et/ou
- du silicium poreux, et/ou
- du carbure de silicium, et/ou
- du verre, et/ou
- un matériau composite, et/ou
- de la céramique technique, et/ou
- du quartz, et/ou
- un métal, et/ou
- un alliage métallique, en particulier un alliage à base de Nb-Zr ou de Nb-Ti. Dispositif (200) de réglage pour système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 37 et selon la proposition 23, le dispositif (200) étant un dispositif de modification d’une troisième raideur k3 d’un troisième élément de rappel élastique (3), notamment un dispositif de modification d’une longueur active du troisième élément de rappel élastique (3), en particulier un dispositif de modification d’une longueur active d’au moins une lame (31 ) du troisième élément de rappel élastique (3), en particulier un dispositif de modification d’une longueur active d’au moins une lame (31 ) rectiligne ou courbée ou en spirale du troisième élément de rappel élastique (3). Dispositif (200) de réglage selon la proposition 38, caractérisé en ce qu’il comprend une structure monolithique (900) destinée à être montée sur un bâti (6) d’un mouvement horloger (300) d’une pièce d’horlogerie (400). Dispositif (200) de réglage selon la proposition 39, caractérisé en ce qu’il comprend un organe de liaison (5) destiné à supporter un premier élément de rappel élastique (1 ) d’un système réglant selon l’une des propositions 22 à 37 et faisant partie de la structure monolithique (900). Dispositif (200) de réglage selon la proposition 39 ou 40, caractérisé en ce qu’il comprend le ressort-spiral (1 ) d’un système réglant selon l’une des propositions 22 à 37, le ressort-spiral (1 ) faisant partie de la structure monolithique (900).
42. Mouvement horloger (300) comprenant un système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 37 et/ou un dispositif (200) selon l’une des propositions 38 à 41 .
43. Pièce d’horlogerie (400), notamment montre bracelet (400), comprenant un système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 37 et/ou un dispositif (200) selon la proposition 38 à 41 et/ou un mouvement horloger (300) selon la proposition 42.
44. Procédé de réglage d’un oscillateur (100) d’un système réglant (150) selon l’une des propositions 22 à 37 ou d’un mouvement horloger (300) selon la proposition 42 ou d’une pièce d’horlogerie (400) selon la proposition 43, le procédé comprenant une étape de modification de la troisième raideur k3 du troisième élément de rappel élastique (3), notamment de modification d’une longueur active du troisième élément de rappel élastique (3), en particulier de modification d’une longueur active d’au moins une lame (31 ) du troisième élément de rappel élastique (3).
Les dessins annexés représentent, à titre d’exemples, deux modes de réalisation d’une pièce d’horlogerie selon l’invention.
La figure 1 est une vue schématique de principe de structure générale d’une pièce d’horlogerie selon l’invention.
La figure 2 est une vue schématique d’une première variante d’un premier mode de réalisation d’un système réglant.
La figure 3 est une vue schématique d’une deuxième variante du premier mode de réalisation du système réglant.
La figure 4 est une vue éclatée en perspective d’une troisième variante du premier mode de réalisation du système réglant.
La figure 5 est une vue de côté de la troisième variante du premier mode de réalisation du système réglant.
La figure 6 est une vue de dessus d’une partie de la troisième variante du premier mode de réalisation du système réglant.
La figure 7 est une vue en perspective d’une quatrième variante du premier mode de réalisation du système réglant.
La figure 8 est une vue schématique d’une cinquième variante du premier mode de réalisation du système réglant.
La figure 9 est une vue d’une pièce d’horlogerie intégrant une première variante d’un deuxième mode de réalisation d’un système réglant.
La figure 10 est une vue schématique d’une deuxième variante du deuxième mode de réalisation du système réglant.
La figure 1 1 est une vue précisant la structure de la première variante du premier mode de réalisation du système réglant.
La figure 12 est une vue partielle de détail de la structure de la première variante du premier mode de réalisation du système réglant.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante, une pièce d’horlogerie 400 est décrite ci-après en détail en référence à la figure 1 .
La pièce d’horlogerie 400 est par exemple une montre, en particulier une montre bracelet. La pièce d’horlogerie 400 comprend un mouvement horloger 300 destiné à être monté dans un boîtier ou une boîte de pièce d’horlogerie afin de le protéger de l’environnement extérieur.
Le mouvement horloger 300 peut être un mouvement mécanique, notamment un mouvement automatique, ou encore un mouvement hybride, à savoir un mouvement mécanique comprenant des éléments électroniques.
Le mouvement horloger 300 comprend un système réglant 150.
Le système réglant 150 comprend :
- un bâti 6,
- un oscillateur 100 ; 100’ incluant un élément inertiel 4 ; 4’ et un système de rappel élastique 1 ; 1 ’, 2, 3, et
- de préférence, un dispositif 200 de modification de la raideur d’un élément de rappel élastique 3 du système de rappel élastique, en particulier par modification d’une longueur active de l’élément de rappel élastique 3.
Selon le premier aspect de l’invention, le système réglant 150 pour mouvement horloger 300 comprend :
- l’élément inertiel 4 ; 4’,
- le bâti 6, et
- le système de rappel élastique 1 ;1 ’, 2, 3 destiné à relier l’élément inertiel 4 ; 4’ au bâti 6, le système de rappel élastique 1 ; 1 ’, 2, 3 comprenant :
- un premier élément de rappel élastique 1 ; 1 ’ ayant une première raideur k1 ,
- un deuxième élément de rappel élastique 2 ayant une deuxième raideur k2,
- un troisième élément de rappel élastique 3 ayant une troisième raideur k3, et
- le dispositif 200 de modification de la troisième raideur k3, en particulier par modification d’une longueur active du troisième élément de rappel élastique 3.
Le premier élément de rappel élastique 1 ; 1 ’ et le deuxième élément de rappel élastique 2 sont montés en série entre l’élément inertiel 4 ; 4’ et le bâti 6, et le troisième élément de rappel élastique 3 et le deuxième élément de rappel élastique 2 sont montés en parallèle entre le bâti 6 et le premier élément de rappel élastique 1 ; 1 ’.
Selon le deuxième aspect de l’invention, le système réglant 150 pour mouvement horloger 300 comprend :
- le bâti 6,
- un élément inertiel 4 prenant la forme d’un balancier assemblé 4 pivoté relativement au bâti 6 autour d’un axe géométrique A4,
- le système de rappel élastique 1 , 2, 3 destiné à relier le balancier assemblé 4 au bâti 6.
Le système de rappel élastique 1 , 2, 3 comprend :
- un premier élément de rappel élastique se présentant sous la forme d’un premier ressort-spiral 1 ayant une première raideur k1 ,
- un deuxième élément de rappel élastique 2 ayant une deuxième raideur k2, et
- un troisième élément de rappel élastique 3 ayant une troisième raideur k3.
Le premier élément de rappel élastique 1 et le deuxième élément de rappel élastique 2 sont montés en série entre le balancier assemblé 4 et le bâti 6, et le troisième élément de rappel élastique 3 et le deuxième élément de rappel élastique 2 sont montés en parallèle entre le bâti 6 et le premier élément de rappel élastique 1 .
Deux éléments de rappel élastique d’un système sont dits « en série » lorsque qu’ils se succèdent l’un après l’autre ou sont liés l’un à l’autre par une de leur extrémité respective, de façon à connecter deux éléments distincts, si bien que lorsqu’on applique une sollicitation mécanique présentant une intensité donnée au système, en particulier à l’un ou l’autre des deux éléments distincts, chacun des deux éléments de rappel élastique est soumis au moins sensiblement à cette intensité donnée de cette sollicitation.
Deux éléments de rappel élastique d’un système sont dits « en parallèle » lorsqu’ils connectent directement deux éléments distincts par leurs deux extrémités respectives, si bien que lorsqu’on applique une déformation présentant une intensité donnée au système, chacun des deux éléments de rappel élastique est déformé au moins sensiblement de cette intensité.
Le système réglant et/ou l’oscillateur sont spécifiquement conformés et/ou agencés de sorte à permettre un réglage fin de la marche du mouvement par la modification de la raideur d’un élément de rappel élastique prenant part audit oscillateur. Ce réglage peut en particulier être effectué par la modification de la longueur effective ou active d’au moins une lame élastique d’un élément de rappel élastique prenant part audit oscillateur, notamment par le biais d’un levier ou d’un cadre déplaçable relativement au bâti.
L’oscillateur 100, représenté schématiquement sur la figure 1 , présente la particularité de comprendre :
- le premier élément de rappel élastique 1 de raideur k1 relié à l’élément inertiel 4,
- le deuxième élément de rappel élastique 2 de raideur k2 relié en série avec le premier élément de rappel élastique 1 , ainsi que
- le troisième élément de rappel élastique 3 de raideur k3 également relié
en série avec le premier élément de rappel élastique 1 et en parallèle du deuxième élément de rappel élastique 2, la raideur k3 de ce troisième élément de rappel élastique 3 étant modifiable par le biais du dispositif 200 de modification de la raideur k3 du troisième élément de rappel élastique 3. Avantageusement, la raideur k3 de ce troisième élément de rappel élastique 3 peut être modifiée par une modification de la longueur effective ou active d’au moins une lame élastique 31 dudit troisième élément de rappel élastique 3, notamment par le biais d’un levier ou d’un cadre 7. Plus avantageusement, la raideur k3 de ce troisième élément de rappel élastique 3 peut être modifiée par une modification de la longueur effective ou active d’uniquement une lame élastique 31 dudit troisième élément de rappel élastique 3 ; les premier et deuxième éléments de rappel élastique 1 ,2, ne présentant aucun dispositif de modification de leurs raideurs respectives k1 , k2. Cette configuration a l’avantage de simplifier la mise en oeuvre du système réglant et/ou du système de réglage par rapport à un autre système au sein duquel des longueurs effectives de plusieurs lames élastiques peuvent être modifiées.
Le réglage de la marche obtenue par cette configuration est d’autant plus fin que seule la longueur effective d’une lame unique 31 est réglable dans tout le système de rappel élastique comprenant les trois éléments de rappel élastique 1 , 2, 3. Cet unique réglage de raideur aura donc un effet réduit sur la raideur totale du système de rappel élastique comprenant les trois éléments de rappel élastique 1 , 2, 3, ce qui permet un réglage plus fin du système. Ainsi, avantageusement, le dispositif 200 de réglage agit exclusivement sur une lame unique 31 du troisième élément de rappel élastique 3.
Les études menées par les inventeurs montrent qu’un tel agencement des éléments de rappel 1 , 2, 3 de l’oscillateur 100 permet, pour des raideurs k1 , k2, k3 judicieusement choisies, un réglage de la marche
particulièrement fin. A titre d’exemple, pour un oscillateur 100 doté d’une fréquence de 4 Hz, et pour une raideur k1 donnée, et pour k2=20xk1 et k3=k1 , une variation de ±10% de raideur k3 induit une variation de marche de la pièce d’horlogerie comprenant l’oscillateur 100 égale ou sensiblement égale à ±10 s/j.
Il apparaît qu’une variation de l’ordre de ±10% de la raideur k3 du troisième élément de rappel élastique 3 peut être rendue possible par l’utilisation d’un levier ou d’un cadre permettant de réaliser un ajustement de la longueur effective ou active d’au moins une lame élastique 31 du troisième élément de rappel élastique 3. Le levier ou le cadre peut être manipulé par un horloger ou par tout dispositif autonome. A titre d’exemple, une telle variation de raideur de l’ordre de ±10% peut être engendrée par un déplacement d’un levier ou d’un cadre d’un angle de quelques degrés ou d’une dizaine de degrés autour de l’axe A4.
Le système réglant 150 est décrit ci-après selon différents modes et variantes de réalisation qui font soit intervenir des éléments horlogers traditionnels comme un balancier et au moins un ressort-spiral, soit des guidages et éléments flexibles susceptibles de former un ensemble monolithique.
Dans le premier mode de réalisation (représenté sur les figures 2 à 8), le premier élément de rappel élastique prend la forme d’un ressort-spiral 1 qui est relié à un élément inertiel 4.
Dans le deuxième mode de réalisation (représenté sur les figures 9 et 10), le premier élément de rappel élastique prend la forme d’un guidage flexible 1 ’ prévu pour rappeler élastiquement, mais aussi guider, en particulier pivoter, l’élément inertiel 4’.
Différentes variantes de ces deux modes de réalisation sont décrites ci- après. Dans ces variantes :
- le troisième élément de rappel élastique peut prendre diverses formes telles qu’une lame élastique rectiligne ou courbée, ou un ressort-spiral, et
- l’élément inertiel peut se réduire à une masse oscillante ou prendre la forme d’un balancier pivoté par un axe (appelé communément « balancier assemblé »). Dans ce dernier cas de figure, l’axe peut être solidarisé au balancier, notamment par chassage. En alternative, l’axe peut être venu de matière du balancier. Autrement dit, l’axe et le balancier peuvent former un ensemble monolithique.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante, le premier élément de rappel élastique 1 peut être relié respectivement aux deuxième et troisième éléments de rappel élastiques 2, 3 par l’intermédiaire d’un organe de liaison 5 comme représenté sur les figures 1 à 10. Avantageusement, cet organe de liaison 5 peut être un élément rigide contribuant à découpler mécaniquement les deuxième et troisième éléments de rappel élastique 2, 3 du premier élément de rappel élastique 1 relié à l’élément inertiel, de sorte que les éventuelles perturbations induites par les deuxième et troisième éléments de rappel élastique 2, 3 (comme par exemple une non-linéarité des raideurs k2 et k3), affectent en moindre mesure le fonctionnement de l’ensemble constitué par l’élément inertiel et le premier élément de rappel élastique.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante, les deuxième et troisième éléments de rappel élastiques 2, 3 sont reliés au bâti 6. Le bâti peut être un bâti du mouvement d’horlogerie 300, en particulier une ébauche 6, comme une platine ou un pont, en particulier un pont de balancier.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante, le troisième élément de rappel élastique 3 peut être relié au bâti 6 par l’intermédiaire d’un élément 7 de réglage du dispositif de modification 200.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante (mettant en oeuvre un ressort-spiral ou un guidage flexible en tant que premier élément de rappel élastique), une manière avantageuse de réaliser le deuxième élément de rappel élastique consiste en l’utilisation d’un pivot RCC (acronyme de « Remote Center Compliance » ou « pivot à axe déporté »), constitué au minimum de deux lames encastrées, ayant une fonction de guidage de l’organe de liaison 5. Le centre virtuel de croisement des lames flexibles qui constituent le pivot RCC peut avantageusement coïncider avec un point par lequel passe l’axe géométrique A4 de l’élément inertiel (pour le premier mode de réalisation) ou coïncider avec un point par lequel passe l’axe géométrique (et virtuel) A4’ du guidage flexible 1 ’ et de l’élément inertiel (pour le deuxième mode de réalisation). Cette configuration améliore la stabilité de l’oscillateur 100 ; 100’ par rapport à d’autres arrangements quelconques des trois éléments de rappel élastique.
L’élément inertiel 4 ; 4’, en particulier le « balancier assemblé 4 », ou plus généralement l’oscillateur 100 ; 100’ ou le système réglant 150, régule une chaîne de finissage ou rouage de finissage du mouvement 300 par l’intermédiaire d’un échappement horloger. Toute structure connue d’échappement horloger et toute structure connue de rouage de finissage peut être utilisée.
Dans une première variante (représentée schématiquement sur la figure 2) du premier mode de réalisation, le premier élément de rappel élastique prend la forme d’un ressort-spiral 1 doté d’une lame 1 1 , dont une première extrémité proximale est reliée à une masse oscillante 41 d’un élément inertiel 4 par l’intermédiaire d’un axe 42 d’axe géométrique A4.
Le deuxième élément de rappel élastique 2 comprend deux lames élastiques 21 , 22. Les deux lames 21 , 22 sont de préférence rectilignes. Elles sont par exemple orientées radialement relativement à l’axe A4 de pivotement de l’élément inertiel 4.
Le troisième élément de rappel élastique 3 prend la forme d’une unique lame élastique 31 . La lame 3 est de préférence rectiligne. La lame 31 est par exemple orientée radialement relativement à l’axe A4 de pivotement de l’élément inertiel 4.
Les lames 21 , 22, 31 sont reliées, au niveau de chacune de leur première extrémité, au ressort-spiral 1 au niveau d’une portion extrémale 5 du ressort-spiral 1 , sensiblement plus rigide que la lame 1 1 et prolongeant la lame 11 au niveau de l’extrémité distale du ressort-spiral 1 . Ces lames 21 , 22, 31 sont également reliées, au niveau de chacune de leur deuxième extrémité, au bâti 6. En particulier, les deuxièmes extrémités des lames 21 , 22 sont encastrées, notamment encastrées à demeure, au bâti 6. En particulier encore, la deuxième extrémité de la lame 31 est prise ou maintenue entre deux goupilles 81 , 82 solidaires de l’élément 7 de réglage consistant en un levier 7 ou en un cadre 7 qui est relié au bâti 6 tout en pouvant être déplacé en translation relativement audit bâti 6. Les goupilles permettent de pincer et/ou de maintenir et/ou de supporter la troisième lame 31 au point de contact avec les goupilles. En ces points de contact, la flèche de la troisième lame 31 est limitée, voire annulée. La flexion de la lame se produit ainsi entre son point de liaison à la portion extrémale 5 et les points de contact avec les goupilles. En conséquence, la longueur effective ou active de la troisième lame qui est en flexion peut être réglée par déplacement du levier 7 ou du cadre 7. Ceci a pour effet de modifier la raideur k3 de la troisième lame 31 .
En fonctionnement de l’oscillateur 100, l’élément inertiel 4 oscille autour de l’axe A4, ce qui induit une expansion et une compression de la lame 1 1 , mais aussi un fléchissement des lames 21 , 22, 31 . En particulier, les lames 21 , 22 définissent un guidage flexible permettant de relier la lame 1 1 et l’organe de liaison 5 du ressort-spiral 1 au bâti 6. Notamment, les lames 21 , 22 définissent ici un pivot RCC (Remote Center Compliance) reliant la lame 1 1 et l’organe de liaison 5 du ressort-spiral 1 au bâti 6. L’axe du pivot RCC est de préférence confondu avec l’axe géométrique A4 autour duquel est pivoté l’élément inertiel 4. Une modification de la longueur effective de la lame 31 (et donc de sa raideur k3, comme vu précédemment) permet de faire varier la raideur k100 de l’oscillateur 100 comprenant un tel ressort-spiral 1 relié en série avec respectivement les lames 21 , 22, et la lame 31 .
Comme vu précédemment, ceci est rendu possible grâce aux goupilles 81 , 82 qui fournissent des appuis et permettent de définir la longueur effective de la lame 31 sous l’effet d’une translation du levier 7 ou du cadre 7.
Les études réalisées par les inventeurs montrent qu’un tel agencement de lames 1 1 , 21 , 22, 31 pour oscillateur 100 permet, pour des raideurs k1 , k2, k3 judicieusement choisies, un réglage de la marche particulièrement fin. A titre d’exemple, pour un oscillateur 100 ayant une fréquence de fonctionnement de 4 Hz, et pour une raideur k1 donnée, et pour k2=20xk1 et k3=k1 , une variation de ±10% de raideur k3 induit une variation de marche de la pièce d’horlogerie comprenant l’oscillateur 100 égale ou sensiblement égale à ±10 s/j.
Dans une deuxième variante (représentée schématiquement sur la figure 3) du premier mode de réalisation, la lame 31 présente une géométrie courbe (circulaire ou sensiblement circulaire), et sa longueur effective peut être réglée par le biais d’un levier 7 ou d’un cadre 7 déplaçable en rotation.
ZI
Ces caractéristiques sont notamment les seules différences avec la première variante du premier mode de réalisation.
Par exemple, dans cette deuxième variante, l’organe de liaison 5 présente une conformation légèrement plus complexe que celle de l’organe de liaison 5 de la première variante. En particulier, l’organe de liaison 5 selon cette deuxième variante peut présenter une géométrie coudée. L’organe de liaison 5 peut présenter une première portion circulaire ou sensiblement circulaire s’étendant autour de l’axe A4 pour solidariser les lames 21 , 22 à la lame 1 1 (identiquement à la première variante) et une deuxième portion rectiligne, orientée radialement ou sensiblement radialement relativement à l’axe A4, étant prévue pour solidariser la lame 31 à la lame 1 1 .
L’autre extrémité de la lame 31 est, quant à elle, de préférence encastrée au bâti 6. Néanmoins, la longueur effective ou active de cette lame 31 , qui se déplace de part et d’autre de sa position de repos sous l’effet des oscillations de l’élément inertiel 4 autour de l’axe géométrique A4, est définie par des goupilles 81 et 82 qui sont solidaires d’un levier ou d’un cadre rotatif 7 relativement au bâti 6. De la même manière que dans la première variante, les goupilles 81 et 82 fournissent des points d’appui contre la lame 31 et définissent ainsi une extrémité de la longueur effective ou active de cette lame 31 , c’est-à-dire définissent la longueur de la lame 31 effectivement soumise à la flexion.
Dans une troisième variante (représentée sur les figures 4 à 6) du premier mode de réalisation, le troisième élément de rappel élastique prend la forme d’un ressort-spiral 3 doté d’une lame 31 dont l’extrémité proximale 34 est reliée ou fixée au bâti 6 (représenté schématiquement sur les figures 4 et 5). Ce ressort-spiral 3 est relié au ressort-spiral 1 , en particulier à la lame 1 1 du ressort-spiral 1 , par l’intermédiaire d’un organe de liaison 5, lequel organe de liaison 5 est relié mécaniquement au bâti 6 via un
deuxième élément de rappel élastique 2. Le bâti est ici de préférence une ébauche 6, comme un pont, en particulier un pont de balancier.
En particulier, le deuxième élément de rappel élastique 2 et l’organe de liaison 5 sont venus de matière d’un organe intermédiaire 61 fixé ou rapporté au reste du bâti 6. L’organe intermédiaire 61 fait donc partie du bâti 6. Plus généralement, le deuxième élément de rappel élastique 2 et l’organe de liaison 5 sont compris au sein d’un même organe intermédiaire 61 fixé sur le reste du bâti 6.
Cet organe intermédiaire 61 , représenté spécifiquement sur la figure 6, présente une forme de plaque globalement allongée. Cet organe intermédiaire 61 est avantageusement doté de deux paires de lames élastiques 21 a, 21 b et 22a, 22b formant le deuxième élément de rappel élastique 2.
En particulier, ces deux paires de lames sont disposées symétriquement en regard d’un plan P passant par l’axe géométrique A4 de l’axe 42 qui est relié au balancier 41 , l’axe 42 passant au travers d’une ouverture centrale 610 de l’organe 61.
La paire de lames 21 a, 21 b relie élastiquement une première portion ou platine 51 à l’organe intermédiaire 61 . La paire de lames 22a, 22b relie élastiquement une deuxième portion ou platine 52 à l’organe intermédiaire 61 . Les portions ou platines 51 et 52 constituent ensemble l’organe de liaison 5. Ainsi, les platines 51 , 52 sont respectivement solidaires des paires de lames 21 a, 21 b et 22a, 22b.
Chacune de ces platines 51 , 52 est prévue pour être fixée respectivement à une première extrémité respective 13a, 33a et à une deuxième extrémité respective 13b, 33b des ressorts-spiraux 1 et 3. Ainsi, les ressorts-spiraux
1 , 3 sont reliés aux platines 51 , 52 constituant l’organe de liaison 5. Ces platines sont elles-mêmes reliées au bâti 6 par les lames élastiques 21 a, 21 b et 22a, 22b.
L’organe 61 fixé au reste du pont 6 peut ainsi constituer un support de ressorts-spiraux 1 et 3.
En particulier, les premières extrémités 13a, 13b et deuxièmes extrémités 33a, 33b prennent chacune la forme de plots ou de goupilles prévus pour être rapportés, notamment chassés, au sein d’ouvertures 53a, 53b respectivement formées au niveau de chacune des platines 51 , 52. En alternative, les deux platines pourraient comprendre des plots et les organes de liaison des ressorts-spiraux pourraient comprendre des ouvertures de réception ou de chassage de ces plots.
Chacune des platines 51 , 52 est formée dans la continuité des lames 21 a, 21 b et 22a, 22b qui présentent chacune ici une forme en U ou sensiblement en U. En alternative, les lames élastiques 21 a, 21 b et 22a, 22b peuvent présenter par exemple chacune une forme en V ou sensiblement en V ou en W ou sensiblement en W. En alternative, les lames élastiques 21 a, 21 b et 22a, 22b peuvent présenter par exemple chacune une forme permettant d’obtenir la valeur de raideur ciblée.
En particulier les structures 21 a, 21 b, 51 et 22a, 22b, 52 constituent des éléments monoblocs ou formés d’un seul tenant. De manière plus générale, ces structures sont comprises au sein de l’organe intermédiaire 61 , ce dernier formant un ensemble monolithique. L’ensemble monobloc peut intégrer les deux platines 51 , 52.
Les paires de plots 13a, 13b et 33a, 33b sont quant à elles respectivement solidaires d’un organe de liaison 12, 32 formé respectivement dans la
continuité des lames 11 , 31 des spiraux 1 , 3 au niveau de leur extrémité distale. En particulier, ces deux paires de plots sont disposées symétriquement en regard du plan P précité, de façon à ce qu’elles puissent chacune coopérer avec les paires de lames élastiques 21 a, 21 b et 22a, 22b par l’intermédiaire des platines 51 , 52 qui forment l’organe de liaison 5.
Le premier organe de liaison 12 est disposé à une première extrémité distale de la première lame 11 et permet de relier le premier ressort-spiral 1 au deuxième élément de rappel élastique 2, en particulier par l’intermédiaire de l’organe de liaison 5.
Le deuxième organe de liaison 32 est disposé à une deuxième extrémité distale de la troisième lame 31 et permet de relier le deuxième ressort- spiral 3 au deuxième élément de rappel élastique 2, en particulier par l’intermédiaire de l’organe de liaison 5.
Chacune de ces paires de lames élastiques 21 a, 21 b et 22a, 22b définit un guidage flexible des spiraux 1 et 3, en particulier un pivot RCC (dont le centre virtuel coïncide avec l’axe A4), tout en reliant les spiraux 1 et 3 par l’intermédiaire des portions 51 , 52.
Dans l’exemple de construction illustré par les figures 4 et 5, l’organe intermédiaire 61 est disposée à l’interface des spiraux 1 et 3. Autrement dit, l’organe intermédiaire est disposé entre les spiraux 1 et 3 selon l’axe A4 ou selon une direction verticale z représentée schématiquement par une flèche sur la figure 5.
Le dispositif de modification 200 peut par exemple être disposé entre le ressort-spiral 3 et le bâti 6, en particulier le pont de balancier 6 (selon la direction verticale z). Comme décrit au sein des variantes précédentes et
comme cela est plus particulièrement visible à la figure 5, des goupilles 81 , 82 sont solidaires d’un levier 7 ou d’un cadre 7, qui est relié au bâti 6 tout en pouvant être déplacé en rotation relativement audit bâti 6.
Avantageusement, les lames 11 et 31 des spiraux 1 , 3 peuvent être similaires ou sensiblement similaires, voire identiques. Ainsi, de manière avantageuse k3=k1 . A titre d’exemple, pour un oscillateur 100 doté d’une fréquence de 4 Hz, et pour une raideur k1 donnée qui est égale à k3, et pour k2=20xk1 , une variation de ±10% de raideur k3 induit une variation de marche de la pièce d’horlogerie comprenant l’oscillateur 100 égale ou sensiblement égale à ±10 s/j.
Une telle variante a pour avantage de faire intervenir des éléments horlogers traditionnels (par exemple, les spiraux 1 , 3, le balancier assemblé 4) tout en permettant un assemblage facilité par la conformation spécifique d’organe intermédiaire 61 , qui a pour avantage de combiner les fonctions du deuxième élément de rappel élastique 2 et de l’organe de liaison 5.
Par ailleurs, le balancier 41 , l’axe 42 et le ressort-spiral 1 (fixé à l’axe 42 par l’intermédiaire par exemple d’une virole 14) ont pour avantage de pouvoir être assemblés directement sur un bâti 6 s’il n’est pas souhaité de permettre un réglage par le biais d’un dispositif de modification 200. Ainsi, cet ensemble 41 , 42, 1 peut constituer un assemblage standardisé qui pourra être intégré aussi bien au sein d’un mouvement conventionnel, qu’au sein d’un mouvement 300 doté d’un dispositif de modification 200.
La virole 14 est de préférence disposée à une première extrémité proximale de la première lame 1 1 et fixée à l’axe 42 solidaire du balancier 41.
Avantageusement, la virole 14, la première lame 11 et le premier organe de liaison 12 forment un ensemble monolithique. De même, avantageusement, la deuxième extrémité proximale 34, la deuxième lame 31 et le deuxième organe de liaison 32 peuvent former un élément monolithique.
Une quatrième variante (représentée sur la figure 7) du premier mode de réalisation diffère essentiellement de la troisième variante en ce que la troisième lame 31 est beaucoup plus rigide. Par rapport à la troisième variante, la section de la lame 31 est augmentée et/ou la longueur de la lame 31 est raccourcie. Par exemple, la raideur du deuxième élément de rappel élastique 2 et la raideur du troisième élément de rappel élastique 3 sont égales ou sensiblement égales.
En effet, les études menées par les inventeurs montrent également que, pour un oscillateur 100 doté par exemple d’une fréquence de 4 Hz, et pour une raideur k1 donnée, et pour des deuxième raideur k2 et troisième raideur k3 similaires ou du même ordre, sensiblement supérieures à celle de la raideur k1 , de l’ordre de 125xk1 , une variation de ±10% de raideur k3 induit une variation de marche de la pièce d’horlogerie comprenant l’oscillateur 100 égale ou sensiblement égale à ±15 s/j.
Dans une cinquième variante (représentée schématiquement sur la figure 8) du premier mode de réalisation, il est proposé de former le deuxième élément de rappel élastique 2, ainsi que l’organe de liaison 5, dans la continuité de la lame 1 1 du ressort-spiral 1 . Ainsi, le deuxième élément de rappel élastique 2 se présente ici sous la forme d’une lame élastique courbée 21 , plus rigide que la lame 1 1 . L’organe de liaison 5 se présente quant à lui sous la forme d’un coude 51 (orienté radialement ou sensiblement radialement relativement à l’axe A4), qui est formé à l’extrémité distale de la lame 1 1 . Celui-ci permet de relier la lame 1 1 à une
lame élastique courbée 31 formant le troisième élément de rappel élastique, mais aussi de relier cette dernière à la lame élastique courbée 21 . Les extrémités distales des lames 21 et 31 sont quant à elles reliées au bâti 6 par l’intermédiaire d’un coude 210 formé au niveau de l’extrémité distale de la lame 21 , par exemple par une liaison encastrement.
L’ajustement de la longueur effective de la lame élastique courbée 31 s’effectue là encore par des goupilles 81 , 82 d’un levier 7 ou cadre déplaçable en rotation en regard du bâti 6.
Selon le deuxième mode de réalisation, le premier élément de rappel élastique 1 ’ prend la forme d’un guidage flexible 1 ’ prévu pour rappeler élastiquement, mais aussi guider, en particulier pivoter, un élément inertiel 4’ selon un axe A4’. A cet effet, le premier élément de rappel élastique 1 ’ peut comprendre deux lames 1 1 ’ et 12’ qui s’entrecroisent de façon à former par exemple un pivot Wittrick. En particulier, ces lames 11 ’ et 12’ sont disposées selon deux plans distincts et parallèles. Ces lames 1 1 ’, 12’ sont reliées, au niveau de chacune de leur première extrémité, à un organe de liaison 5. Ces lames 1 1 ’, 12’ sont aussi reliées, au niveau de chacune de leur deuxième extrémité, à une masse oscillante 41 ’. Ainsi, l’élément inertiel 4’ peut comprendre la masse oscillante 41 ’, mais aussi les lames 1 1 ’ et 12’ formant le premier élément de rappel élastique 1 ’ ainsi qu’un élément de guidage 42’.
Selon une première variante du deuxième mode de réalisation (illustrée par la figure 9 et dont le principe est comparable à la première variante du premier mode), le deuxième élément de rappel élastique 2 comprend deux lames élastiques rectilignes 21 , 22 constituant un pivot RCC, et le troisième élément de rappel élastique 3 prend la forme d’une unique lame élastique rectiligne 31 , chacune de ces lames 21 , 22, 31 s’étendant radialement ou sensiblement radialement relativement à l’axe A4’.
Les lames 11 ’, 12’ et 21 , 22 et 31 sont reliées entre elles, au niveau de chacune de leur première extrémité, par l’intermédiaire d’un organe de liaison 5. Les lames 21 , 22, 31 sont également reliées, au niveau de chacune de leur deuxième extrémité, au bâti 6. En particulier, les deuxièmes extrémités des lames 21 , 22 sont encastrées à demeure au bâti 6, et la deuxième extrémité de la lame 31 est prise entre deux saillies 81 , 82 solidaires d’un cadre 7 d’un dispositif de modification 200, qui est relié au bâti 6 tout en pouvant être déplacé en translation relativement audit bâti 6.
En fonctionnement de l’oscillateur 100’, la masse 41 ’ oscille autour de l’axe A4’, ce qui induit une mise en flexion des lames 1 1 ’ et 12’, mais aussi un fléchissement des lames 21 , 22, 31. En particulier, les lames 21 , 22 définissent un guidage flexible permettant de relier les lames 11 ’, 12’ et l’organe de liaison 5 au bâti 6. Notamment, les lames 21 , 22 définissent un pivot RCC reliant les lames 1 1 ’, 12’ et l’organe de liaison 5 au bâti 6. L’axe du pivot RCC est de préférence confondu avec l’axe géométrique (et virtuel) A4’ autour duquel est pivoté l’élément inertiel 4’. Une modification de la longueur effective de la lame 31 permet quant-à-elle de faire varier la raideur k100’ de l’oscillateur 100’ comprenant un tel premier élément de rappel élastique 1 ’ relié en série avec respectivement les lames 21 , 22, et la lame 31 .
Les études des inventeurs ont montré qu’un tel agencement de lames 1 1 ’, 12’, 21 , 22, 31 pour oscillateur 100’ permet, pour des raideurs k1 ’, k2, k3 judicieusement choisies, un réglage de la marche particulièrement fin. A titre d’exemple, pour un oscillateur 100’ doté d’une fréquence de 10 Hz , et pour une raideur k1 ’ donnée, et pour k2=20xk1 ’ et k3=k1 ’, une variation de ±10% de raideur k3 induit une variation de marche de la pièce
d’horlogerie comprenant l’oscillateur 100 égale ou sensiblement égale à ±10 s/j.
Une deuxième variante du deuxième de réalisation (illustrée par la figure 10) est sensiblement équivalente à la première variante à la différence près que la lame 31 présente une géométrie courbe, et que sa longueur effective ou active peut être réglée par le biais d’un levier 7 déplaçable en rotation.
A cet effet, l’organe de liaison 5 présente une conformation légèrement plus complexe que celle de l’organe de liaison 5 de la première variante. En particulier, l’organe de liaison 5 selon cette deuxième variante présente une géométrie coudée. Deux premières portions circulaires ou sensiblement circulaires s’étendent autour de l’axe A4’ pour solidariser les lames 21 , 22 aux lames 11 ’ et 12’ et une deuxième portion rectiligne, orientée radialement ou sensiblement radialement relativement à l’axe A4’, est prévue pour solidariser la lame 31 aux lames 1 1 ’, 12’.
L’autre extrémité de la lame 31 est quant à elle encastrée au bâti 6. Néanmoins, la longueur effective de cette lame 31 , qui se déplace de part et d’autre de sa position de repos sous l’effet des oscillations de l’élément inertiel 4’ autour de l’axe virtuel A4’, est définie par les goupilles 81 et 82 qui sont solidaires du levier rotatif 7 lié mécaniquement au bâti 6.
Un exemple de structure de la première variante du premier mode de réalisation du système réglant est décrit ci-après en référence aux figures 1 1 et 12.
L’oscillateur 100 comprend une masse oscillante 41 d’un élément inertiel 4, notamment un balancier, et un premier élément de rappel élastique 1 , notamment un ressort-spiral. L’oscillateur 100 comprend encore un
deuxième élément de rappel élastique faisant partie d’un support 2 du premier élément de rappel élastique 1 .
Le ressort-spiral 1 est doté d’une lame 1 1 :
- dont une première extrémité proximale 14 est reliée à la masse oscillante 41 par l’intermédiaire d’un axe 42 d’axe géométrique A4, et
- dont une deuxième extrémité distale comprend un premier organe de liaison 12 prévu pour être fixé à un deuxième organe de liaison 5 du support 2, notamment par le biais de tenons ou de goupilles 213a, 213b prévues pour venir s’insérer respectivement au sein d’ouvertures 212a, 212b et 221 a, 221 b formées respectivement sur les premier et deuxième organes de liaison, en particulier au niveau de chacune de leurs extrémités.
Le deuxième organe de liaison 5 est fixé à un cadre rigide 20 par le biais de lames élastiques 21 , 22, chacune dotées de portions flexibles au niveau de leurs extrémités respectives. Ainsi, le deuxième élément de rappel élastique prend la forme du deuxième organe de liaison 5 articulé sur le cadre 20 par le biais des lames élastiques 21 , 22.
Un troisième élément de rappel élastique 3 prend quant à lui la forme d’une unique lame élastique 31 , ici rectiligne, qui est solidaire du deuxième organe de liaison 5, et qui est par exemple agencée entre les lames élastiques 21 , 22 en périphérie extérieure du deuxième organe de liaison 5.
Dans le mode de réalisation décrit, les éléments 20, 21 , 22, 5 du support 2 et la lame 31 du troisième élément de rappel élastique 3 forment une structure monolithique 900 du système réglant 150, qui est solidaire du bâti 6 de la pièce d’horlogerie 400, en particulier du mouvement 300.
Dans le mode de réalisation décrit, un dispositif de sélection de raideur 308 du système de rappel élastique 10 permet de sélectionner une raideur parmi 3 raideurs prédéterminées ksr1 , ksr2, ksr3,
- la raideur ksr1 induisant une fréquence nominale f1 du premier oscillateur 100,
- la raideur ksr2 étant supérieure à la raideur ksr1 et induisant une fréquence f2 supérieure à la fréquence f1 , et
- la raideur ksr3 étant inférieure à la raideur ksr1 et induisant une fréquence f3 inférieure à la fréquence f1 .
Par « raideur prédéterminée », nous entendons ici une raideur déterminée d’avance, qui est centrée sur une valeur ksr1 ou ksr2 ou ksr3. Naturellement, ces raideurs prédéterminées ksr1 , ksr2, ksr3 peuvent chacune varier sur une plage donnée, dont l’amplitude est fonction des tolérances du système. Préférentiellement, la raideur ksr1 est susceptible de varier sur une plage plus restreinte, voire beaucoup plus restreinte que celles associées aux raideurs ksr2, ksr3, de sorte à induire une fréquence nominale f1 du premier oscillateur.
Ainsi, une raideur ksr2 du système de rappel élastique 10 permet de corriger un éventuel retard d’un dispositif d’affichage de la pièce d’horlogerie ou permet de corriger un éventuel retard d’un mobile pilotant un éventuel dispositif d’affichage de la pièce d’horlogerie, et une raideur ksr3 du système de rappel élastique 10 permet de corriger une éventuelle avance d’un dispositif d’affichage de la pièce d’horlogerie ou permet de corriger une éventuelle avance d’un mobile pilotant un éventuel dispositif d’affichage de la pièce d’horlogerie.
Dans le mode de réalisation décrit, le dispositif de sélection de raideur 308 du système de rappel élastique 10 agit spécifiquement sur la raideur du troisième élément de rappel élastique 3, plus particulièrement sur la
raideur de la lame élastique 31 . Ainsi, le dispositif de sélection de raideur 308 permet de sélectionner une raideur déterminée du troisième élément de rappel élastique 3 parmi 3 raideurs prédéterminées k31 , k32, k33, les raideurs ksr1 , ksr2, ksr3 du système de rappel élastique 10 étant corrélées respectivement avec les raideurs k31 , k32, k33. Ainsi, une raideur k31 de la lame élastique 31 permet de définir une fréquence nominale f1 du premier oscillateur 100, une raideur k32 de la lame élastique 31 permet de corriger un éventuel retard d’un dispositif d’affichage de la pièce d’horlogerie ou un éventuel retard d’un mobile pilotant un éventuel dispositif d’affichage de la pièce d’horlogerie, et une raideur k33 de la lame élastique 31 permet de corriger une éventuelle avance du dispositif d’affichage de la pièce d’horlogerie ou une éventuelle avance d’un mobile pilotant un éventuel dispositif d’affichage de la pièce d’horlogerie, comme cela sera décrit ci-après.
Il apparait qu’un tel agencement d’éléments de rappel élastique 1 , 2, 3, avec des raideurs respectives ksr1 , ksr2, ksr3 judicieusement choisies, permet un réglage de la marche particulièrement fin. Par exemple, une variation de ±10% de raideur ksr3 induit une variation de marche de la pièce d’horlogerie comprenant le premier oscillateur 100 égale ou sensiblement égale à ±10 s/j.
A titre illustratif, la figure 12 représente le dispositif de sélection 308 en couleur noire. Celui-ci fait ici partie de la structure monolithique 900 prévue pour être rapportée sur le bâti 6 du mouvement 300, en particulier sur une ébauche.
Ainsi, de manière plus générale, le dispositif de sélection 308 comprend un élément de réglage 7 ou au moins une paire de pinces 81 ,82 prévues pour agir sur la longueur active de la lame élastique 31 , ainsi qu’un bec de sélection 306 coopérant avec une structure dentée 305 qui sont prévues
pour positionner la paire de pinces 81 , 82 selon l’une de trois positions stables prédéfinies par la denture de la structure 305.
Ce dispositif de sélection 308 est actionnable afin de positionner la paire de pinces 81 , 82 selon trois positions stables en déplaçant le bec de sélection 306 en regard de la structure dentée 305.
Globalement, le dispositif de réglage ou de modification de la raideur 200 peut comprendre une structure monolithique 900 dont les pinces 81 et 82 font partie, les pinces étant déplaçables (le long de la troisième lame 3), relativement à une embase 20 de la structure monolithique 900, cette embase 20 étant fixée au bâti 6.
Plus précisément, les pinces 81 , 82 sont liées à un cadre 304 via des lames flexibles 601 et le cadre 304 est lié à l’embase 20 via des lames flexibles. Du fait de cette structure, les pinces 81 , 82 (et plus généralement l’ensemble comprenant le cadre 304) peuvent être déplacées relativement au bâti.
Le dispositif de sélection 308 comprend les pinces 81 , 82, le cadre 304 et l’embase 20. La structure dentée 305 peut être réalisée sur l’un du cadre 304 et de l’embase 20, et le bec de sélection peut être réalisé sur l’autre du cadre 304 et de l’embase 20.
L’exemple de réalisation des figures 1 1 et 12 est remarquable par les caractéristiques qui suivent :
- l’élément 7 de réglage comprend deux saillies ou pinces 81 , 82 qui sont montées sur le bâti 6 via des lames élastiques 601 , et sont rappelées à l’encontre de la troisième lame élastique 3 grâce à un élément de précontrainte ou tenon 303 ; et/ou
- les pinces 81 , 82 sont intégrées à une structure monolithique 900 dont
une embase 20 est destinée à être rapportée sur le bâti 6 ; et/ou
- les lames 21 , 22 du deuxième élément de rappel élastique sont également formées au sein de cette structure monolithique 900 et sont reliées à l’organe de liaison 5 (du premier élément de rappel élastique) et à une embase 20 montée sur le bâti 6, et/ou
- une extrémité de la troisième lame élastique peut être libre, et/ou
- le premier élément de rappel élastique 1 (qui peut prendre la forme d’un ressort spiral) peut être formé au sein de la structure monolithique 900, et/ou
- le support 5 ou l’organe de liaison 5 (supportant le premier élément de rappel élastique 1 , en particulier supportant le ressort spiral) est venu de matière avec la structure monolithique 900 ou fait partie de la structure monolithique, et/ou
- les pinces 81 , 82 agissent pour immobiliser la troisième lame élastique selon une direction transversale de la troisième lame (et dans le plan de la figure 12), et/ou
- les pinces 81 , 82 agissent sans précontraindre ou déformer la troisième lame.
Ces caractéristiques illustrées au sein de la première variante du premier mode de réalisation du système réglant aux figures 1 1 et 12 peuvent être mises en oeuvre quel que soit le mode de réalisation ou la variante du système réglant.
Plus généralement, le dispositif de sélection 308 peut également être prévu afin de positionner la paire de pinces 81 , 82 selon n positions stables en déplaçant le bec de sélection 306 en regard de la structure dentée 305. Avantageusement, n peut être égal à 3, mais peut aussi être différent, notamment peut être égal à 2 ou être égal à 4 ou à 5. Alternativement, le dispositif de sélection peut être un système de réglage continu. Dans ce cas de figure, ce n’est pas un système de réglage discret comprenant n positions de réglage prédéfini, mais un système de réglage actionnable
par exemple par le biais d’un excentrique pouvant osciller sur une plage déterminée dénuée de cran ou de position discrète.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante, l’oscillateur 100, 100’ peut être monolithique ou être constitué d’un assemblage d’éléments.
De préférence, les ressorts-spiraux 1 , 3 décrits dans ce document comprennent une seule et unique lame. Naturellement, il est tout à fait possible de mettre en oeuvre au moins un ressort-spiral comprenant plusieurs lames, comme deux lames, sur un ou plusieurs plans.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante, l’oscillateur 100 ; 100’ peut comprendre un ou plusieurs autres éléments de rappel élastiques en complément des premier, deuxième et troisième éléments de rappel élastique décrits dans le document. Par exemple, l’oscillateur 100 ; 100’ pourrait comprendre au moins un quatrième élément de rappel élastique à des fins de thermocompensation ou dans le but de préciser la correction de la marche. Celui-ci pourrait par exemple être disposé en parallèle des deuxième et troisième éléments de rappel élastique.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante, les éléments de rappel élastiques peuvent comprendre au moins en partie du silicium monocristallin quelle que soit son orientation, du silicium polycristallin, du silicium amorphe, du dioxyde de silicium amorphe, du silicium dopé quels que soient le type et le niveau de dopage, ou encore du silicium poreux. Ils peuvent également comprendre du carbure de silicium, du verre, de la céramique, un matériau composite, ou du quartz. En alternative, les éléments de rappel élastiques peuvent être fabriqués en métal ou en un alliage métallique, en particulier un alliage métallique paramagnétique comme un alliage à base de Nb-Zr ou de Nb-Ti.
Dans ce document, des solutions à éléments inertiels pivotés ont été décrites. Naturellement, le concept de l’invention peut s’appliquer également à un élément inertiel prévu, par exemple, pour être déplacé en translation.
Dans ce document, la fréquence d’oscillation de l’élément inertiel peut se situer entre 3 Hz et 8 Hz, typiquement être de 4 Hz. Bien entendu, cette fréquence peut être choisie en fonction des besoins propres à la pièce d’horlogerie, et cette fréquence peut également être égale ou supérieure à 8 Hz comme 10 Hz ou comprise entre 10 Hz et 100 Hz, voire égale ou supérieure à 100 Hz.
Avantageusement, quel que soit le mode de réalisation ou la variante, les raideurs k1 , k2 et k3 sont telles que :
- k2+k3>k1 , voire k2+k3»k1 , par exemple k2+k3>10xk1 , et/ou
- la deuxième raideur k2 est sensiblement plus grande que la première raideur k1 , en particulier en ce que la deuxième raideur k2 est sensiblement plus grande que la première raideur k1 et sensiblement plus grande que la troisième raideur k3.
En particulier, quel que soit le mode de réalisation ou la variante, les raideurs k1 , k2 et k3 peuvent être telles que :
- les première raideur k1 et troisième raideur k3 sont similaires ou du même ordre, en particulier k3=axk1 avec 0,5<a<2, et
- la deuxième raideur k2 est sensiblement plus grande que les première raideur k1 et troisième raideur k3, en particulier k2=[3xk1 et/ou k2=[3xk3 avec 10<p<80, préférentiellement [3=20 ou |3~20.
Alternativement, quel que soit le mode de réalisation ou la variante, les raideurs k1 , k2 et k3 peuvent être telles que :
- les deuxième raideur k2 et troisième raideur k3 sont similaires ou du même ordre, en particulier k3=yxk2 avec 0,5<y<2, et
- les deuxième raideur k2 et troisième raideur k3 sont sensiblement plus
grandes que la première raideur k1 , en particulier k2=5xk1 et/ou k3=5xk1 avec 100<5<200, préférentiellement 5=125 ou 5~125.
Dans une variante particulière, le deuxième élément de rappel élastique 2 est une lame courbée 21 . De manière avantageuse, cette lame courbée peut être formée dans la continuité d’une lame 11 d’un ressort-spiral 1 formant le premier élément de rappel élastique 1 .
Dans les différents modes de réalisation et variantes décrites, les premier, deuxième et troisième éléments de rappel élastique sont reliés les uns aux autres par un organe de liaison 5. Cet organe de liaison 5 peut
- faire partie du premier élément de rappel élastique 1 ; 1 ’, ou
- être formé dans la continuité d’une lame 1 1 d’un ressort-spiral 1 formant le premier élément de rappel élastique 1 , ou
- être formé dans la continuité de lames 1 1 ’, 12’ d’un guidage flexible 1 ’ formant le premier élément de rappel élastique 1 ’.
Quel que soit le mode de réalisation ou la variante, l’élément inertiel 4 ; 4’ et les premier, deuxième et troisième éléments de rappel élastique peuvent être formés d’un seul tenant ou peuvent former un ensemble monolithique.
L’invention porte aussi sur un dispositif 200 de réglage en tant que tel. Le dispositif permet de régler un système réglant 150 ; 150’ tel que décrit précédemment ou un oscillateur 100 ; 100’ tel que décrit précédemment. Le dispositif 200 de réglage peut en particulier être un dispositif modification de la raideur k3 d’un troisième élément de rappel élastique 3. Cette modification de la raideur peut en particulier être obtenue par une modification d’une longueur active ou effective du troisième élément de rappel élastique 3, en particulier par une modification d’une longueur active
ou effective d’au moins une lame 31 du troisième élément de rappel élastique 3.
Dans les solutions décrites précédemment, le dispositif de réglage est un dispositif de modification 200 de la raideur d’un élément de rappel élastique permettant plus particulièrement de modifier la longueur active ou effective de l’élément de rappel élastique.
Avantageusement, quel que soit le mode de réalisation ou la variante, le levier ou le cadre 7 peut être un élément déplaçable relativement au bâti et fournissant un appui ou un support pour le troisième élément de rappel élastique. En particulier, l’appui ou le support peut être réalisé par des surfaces, en particulier des surfaces cylindriques, de goupilles 81 , 82 agencées pour venir en appui contre le troisième élément de rappel élastique, en particulier contre une lame élastique du troisième élément de rappel élastique.
L’invention porte aussi sur un procédé de réglage de l’oscillateur 100 ; 100’ du système réglant 150 ; 150’ décrit précédemment ou du mouvement horloger 300 décrit précédemment ou de la pièce d’horlogerie 400 décrite précédemment.
Le procédé comprend une étape de modification de la troisième raideur k3 du troisième élément de rappel élastique 3.
Cette modification de la troisième raideur k3 du troisième élément de rappel élastique 3 peut être une modification d’une longueur active du troisième élément de rappel élastique 3, en particulier une modification d’une longueur active d’au moins une lame 31 du troisième élément de rappel élastique 3. Cette modification est de préférence réalisée en utilisant un dispositif de réglage comme décrit précédemment. Un tel
dispositif de réglage permet notamment de limiter, voire d’annuler, la déformation du troisième élément de rappel élastique 3 en un point du troisième élément de rappel élastique 3, ce point étant déplaçable le long du troisième élément de rappel élastique 3.
Par « structure monolithique », on entend une structure d’un seul tenant obtenue par exemple :
- par usinage dans une masse de matière, ou
- par croissance de cristaux, ou
- par électroformage, ou
- par frittage.
Ceci exclut une structure constituée par plusieurs éléments assemblés les uns aux autres de manière démontable, notamment à l’aide de clipage ou d’outils.
Les solutions décrites dans ce document permettent un réglage fin de la marche du mouvement par la modification de la raideur d’un élément de rappel élastique donné prenant part à un oscillateur, en particulier par la modification de la longueur effective d’au moins une lame élastique d’un élément de rappel élastique prenant part audit oscillateur, notamment par le biais d’un levier ou d’un cadre déplaçable et fournissant un appui pour une lame élastique. La solution proposée est en plus susceptible d’être mise en oeuvre pour un réglage de la marche alors que l’oscillateur est en fonctionnement.
Dans les solutions décrites, l’oscillateur présente la particularité de comprendre un premier élément de rappel élastique relié à un élément inertiel, un deuxième élément de rappel élastique relié en série avec le premier élément de rappel élastique, ainsi qu’un troisième élément de rappel élastique également relié en série avec le premier élément de rappel élastique, en parallèle du deuxième élément de rappel élastique 2,
la raideur de ce troisième élément de rappel élastique étant modifiable par le biais d’un dispositif annexe de modification de la raideur du troisième élément de rappel élastique. Avantageusement, la raideur de ce troisième élément de rappel élastique peut être modifiée par un ajustement de la longueur effective d’au moins une lame élastique dudit troisième élément de rappel élastique, notamment par le biais d’un dispositif annexe de modification de la longueur effective du troisième élément de rappel élastique pouvant prendre la forme d’un levier ou d’un cadre déplaçable. Ce levier ou ce cadre déplaçable comprend avantageusement des goupilles ou des saillies qui permettent de pincer et/ou de maintenir et/ou de supporter la troisième lame 31 au point de contact avec les goupilles ou avec les saillies. En ces points de contact, la flèche de la troisième lame 31 est limitée, voire annulée. Avantageusement, ce levier ou ce cadre comprend une paire de deux goupilles ou de deux saillies. Naturellement, ce levier ou ce cadre peut comprendre plus de deux goupilles ou de deux saillies.