DISPOSITIF ELECTRIQUE POUR LA REDUCTION DES SURCHARGES ADIPEUSES
Le traitement électrothermique des surcharges pondérales, et en particulier des surcharges adipeuses, a fait l'objet de nombreuses études.
Le document EP-A-0 788 811 est relatif au traitement électrothérapeutique intradermique de la cellulite. Il décrit un vêtement comportant des parties électriquement conductrices placées au contact de la peau du patient et séparées les unes des autres par des parties isolantes. Les parties conductrices sont alimentées en courant par des trains d'impulsions.
Le document US-A-2.842.135 est relatif au traitement électrique des surcharges pondérales par la stimulation de contractions musculaires.
Il décrit une sangle isolante portant des électrodes de stimulation des contractions musculaires, destinées à être appliquées sur la peau du patient.
Le document DE-U-87 07232 est relatif au traitement thermique des surcharges pondérales. Il décrit une sangle isolante dans laquelle est noyé un conducteur électrique de chauffage disposé en méandres. A divers emplacements, des électrodes reliées au conducteur de chauffage sont disposées à la surface de la sangle pour être appliquées sur la peau du patient.
Ces trois documents prévoient la disposition d'électrodes sur la peau du patient, ce qui impose d'obtenir et de maintenir pour chaque électrode un bon contact avec la peau du patient.
Le document W099/62593 est relatif à un dispositif électrique pour la réduction des surcharges adipeuses.
Il décrit une sangle isolante destinée à être enroulée autour d'une partie du corps du patient, et dans laquelle est noyé un conducteur électrique replié en brins successifs disposés longitudinalement par rapport à la sangle. La disposition longitudinale des brins est une source d'inconvénients. Tout d'abord, la dilatation longitudinale des brins, lors du chauffage consécutif au passage du courant, entraîne des contraintes mécaniques longitudinales entre les brins et la sangle. Ensuite, lorsque la sangle est enroulée autour d'une partie du corps d'un patient couché, le poids du patient entraîne des contraintes mécaniques transversales, notamment lors des mouvements du patient. La conséquence de ces contraintes mécaniques, tant longitudinales que transversales, est une tendance à la rupture d'un ou plusieurs brins du conducteur et la mise hors d'état de fonctionnement de la sangle, qui doit être remplacée. Un but de la présente invention est de proposer une sangle évitant le risque de rupture des brins du conducteur.
Un autre but de l'invention est de proposer un dispositif de traitement électrique des surcharges adipeuses permettant l'application de produits de soin sur la peau du patient. L'invention a pour objet un dispositif électrique pour la réduction des surcharges adipeuses, comportant un convertisseur alimenté par le réseau et délivrant en sortie un courant alternatif, des sangles isolantes, appliquées sur le corps d'un patient et reliées chacune à une sortie du convertisseur par un câble de liaison, sangles dans lesquelles un conducteur est disposé en brins successifs sensiblement parallèles entre eux, caractérisé en ce que lesdits brins successifs sont orientés transversalement par rapport à la longueur des sangles.
Avantageusement, le convertisseur délivre à chacune de ses sorties un courant alternatif sous tension réglable au moyen d'un clavier tactile de commande.
De préférence, la tension est réglable entre 20V et 110V de crête à crête pour les grandes sangles adaptées à l'abdomen et aux cuisses du patient.
En variante, la tension est réglable entre 8V et 50V de crête à crête pour les petites sangles adaptées aux mollets et aux bras du patient.
De préférence, les sangles sont sensiblement rectangulaires pour s'adapter au tronc et aux membres du patient.
En variante, une sangle est constituée sous forme d'un masque pour s'adapter au cou et au bas du visage du patient.
L'invention est décrite ci-après avec référence au dessin annexé dans lequel : - la figure 1 est un schéma d'un dispositif électrique pour la réduction des surcharges adipeuses selon un mode de réalisation de l'invention,
Dans l'exemple de réalisation de la figure 1, le dispositif électrique de l'invention est constitué d'un convertisseur 1 et de sangles rectangulaires, dont deux, 11 et 12, sont de grandes dimensions et deux, 13 et 14, sont de petites dimensions.
Le convertisseur 1 est alimenté par le réseau en courant alternatif, sous 220 à 230V et 50 ou 60Hz, par un connecteur 2 classique. Dans le mode de réalisation représenté, le convertisseur 1 présente quatre sorties 3, 4, 5, 6, reliées chacune à une sangle 11, 12, 13, 14, par un câble de liaison, respectivement 7, 8, 9, 10.
Chacune des quatre sangles est prévue pour une affectation spécifique à une partie du corps du patient : abdomen (11), cuisse (12),
mollet (13), bras (14) , par exemple. En fonction de son affectation, la sangle présente des dimensions adaptées.
Chaque sangle 11, 12, 13, 14, est de forme générale sensiblement rectangulaire. Elle est constituée essentiellement de deux couches de matériau isolant, par exemple en mousse de silicone, entre lesquelles est disposé un conducteur électrique 15. Le conducteur est emprisonné entre les deux couches qui sont liées par exemple par collage.
Le conducteur 15 est disposé en brins successifs sensiblement parallèles entre eux, orientés transversalement par rapport à la longueur de la sangle. Dans l'exemple de réalisation de la figure 1, le conducteur 15 se présente sous la forme de deux fils placés côte à côte, avec un écartement sensiblement constant. Cet ensemble de deux fils côte à côte est disposé en brins successifs, sensiblement parallèles entre eux, orientés transversalement par rapport à la longueur de la sangle, les brins successifs étant raccordés par des parties arquées disposées près des bords longitudinaux de la sangle. Au dernier brin situé près du bord transversal de la sangle, les deux fils sont réunis. De cette manière, chacun des brins comporte un fil d'aller et un fil de retour. Dans cette disposition, les brins successifs du conducteur 15 sont relativement courts et toujours disposés transversalement par rapport à la longueur de la sangle. Ainsi, en cas de dilatation linéaire pour chauffage dû au passage du courant, les contraintes mécaniques dues au poids du patient sont très limitées sur chaque brin, ce qui réduit sensiblement les risques de rupture accidentelle du conducteur. Le conducteur 15 peut aussi être un conducteur à âme guipée, constitué d'une âme isolante sur laquelle sont disposés les deux fils qui occupent, par exemple, des positions diamétralement opposées par rapport à l'âme, les fils étant enroulés sur l'âme avec un pas assez long.
Le convertisseur 1, à partir de l'alimentation du réseau, par exemple à 220V et 50Hz, délivre à chaque sortie 3, 4, 5, 6 un courant alternatif, de fréquence comprise entre 50Hz et 100 Hz, de préférence 75Hz, sous une tension réglable au moyen d'un clavier tactile de commande 16. Les tensions de crête à crête pour chaque sortie sont de préférence comprises entre 20V et 110V pour les grandes sangles 11, 12 (abdomen, cuisses), ou entre 8 et 50V pour les petites sangles 13, 14 (bras, mollets). A titre d'exemple, la résistance du conducteur 15 est de l'ordre de 30 à 35 Ohms pour les grandes sangles et de l'ordre de 14 à 15 Ohms pour les petites sangles.
Les sangles sont prévues pour être appliquées par apposition sur le corps du patient plutôt que par enveloppement. Le courant électrique alternatif passant dans le conducteur 15 a essentiellement deux effets : tout d'abord la création d'un champ électromagnétique qui a une action lipolytique, ensuite la création de chaleur, qui favorise la pénétration dans la peau du patient de produits de traitement, par exemple cosmétiques, drainants, amincissants ou régénérants.
Ces produits sont avantageusement appliqués sur la peau du patient sous film de qualité alimentaire, et la sangle est appliquée pardessus. Le convertisseur 1 est ensuite branché au réseau, la tension appliquée au conducteur de la sangle est réglée, et le fonctionnement du dispositif est assuré pour une séance de 30 à 60 minutes par exemple.
Plutôt que d'être strictement rectangulaire, ce qui convient aux différentes parties du tronc et aux membres, une sangle peut être constituée sous la forme d'un masque recouvrant par exemple le cou, le menton et les joues, de manière à être appliquée directement sur le bas du visage.
Le dispositif selon l'invention est particulièrement adapté pour la réduction des surcharges adipeuses de la masse grasse corporelle.