1 La présente invention concerne un nouveau type de lunettes à branches amovibles. Traditionnellement, les lunettes comportent une monture des verres à laquelle sont reliées deux branches, ces dernières pouvant s'ouvrir et se fermer grâce à une charnière reliant ladite monture à chacune desdites branches.
Un type largement répandu de charnière consiste en une partie mâle disposée à l'extrémité de chacune des branches, cette partie mâle venant s'insérer dans une partie femelle située à chacune des extrémités de ladite monture des verres, ladite partie femelle étant constituée de deux protubérances, une vis venant solidariser lesdites parties mâle et femelle tout en permettant l'ouverture et la fermeture desdites branches.
Selon un autre type connu de charnière, la partie femelle se trouve à chacune des extrémités de la monture des verres et la partie mâle se trouve à chacune des extrémités des branches, une vis venant, comme précédemment, solidariser l'ensemble. Selon encore un autre type connu de charnière, il n'y a pas de parties mâle et femelle, ni aux extrémités de la monture des verres, ni à l'extrémité de chacune des branches ; dans ce cas une charnière classique est prévue, comportant deux ailes, chaque aile étant fixée d'une part à l'une des extrémités de la monture des verres et d'autre part à l'extrémité de chacune des branches. Dans ce cas, comme dans les deux cas précédents, l'axe de rotation des charnières est constitué par une vis de dimension très réduite. Dans tous ces cas, la présence d'une vis s'accompagne de deux inconvénients : la 20 vis se désolidarise souvent de l'ensemble, le porteur de lunettes étant alors amené soit à aller chez un opticien pour réparer ses lunettes et remplacer la vis perdue, soit à effectuer lui-même la réparation, mais dans cette hypothèse, il doit se munir d'un tournevis de très petite taille, la pointe du tournevis étant de l'ordre de 1,5mm. Et dans l'attente de cette réparation, l'utilisateur est privé de ses lunettes avec les problèmes que cela comporte.
25 Afin de résoudre ce problème d'autres solutions ont été trouvées. Ainsi, le brevet français 0807429 décrit une charnière pour montures de lunettes comportant du côté de la branche de lunette tourné vers la tempe de l'utilisateur un élément se présentant sous forme d'une griffe dans laquelle viendra s'encastrer un axe solidaire d'un autre élément destiné à venir s'adapter sur les verres ou sur la monture des 30 verres, prenant en sandwich lesdits verres ou ladite monture ; mais là encore des vis sont prévues pour maintenir en sandwich lesdits verres ou ladite monture. Les vis ne constituent pas l'axe de rotation des branches, mais subsiste néanmoins le problème de la perte de l'une ou plusieurs desdites vis. En outre, ladite griffe est située à l'intérieure de la branche de lunettes et peut gêner l'utilisateur, voire s'accrocher lors de la manipulation 35 des branches de lunettes. Pour sa part, la demande européenne EP 2757406 décrit une charnière pour lunettes, exempte de vis, où la monture présente à chaque extrémité un retour munie d'une découpe dans laquelle va venir s'insérer l'extrémité de chacune des branches, ladite extrémité comportant un repli dans lequel est disposé un axe de rotation prenant appui sur 40 les bords intérieurs de ladite découpe ; cette dernière est conçue de façon à pouvoir recevoir ledit repli lorsque la branche est fermée. Un tel système présente une fragilité au niveau de la découpe, et l'axe de rotation peut se désolidariser de l'ensemble rendant alors difficile la manipulation des branches de la paire de lunettes. La présente invention pallie ces différents inconvénients en s'exonérant de la 45 présence d'une vis ou d'un axe de rotation, en présentant un intérieur des branches de lunettes lisse, ce qui améliore l'esthétique et supprime toute gêne pour l'utilisateur ; la solution proposée par la présente invention aboutit ainsi à des lunettes maniables, solides, 3034532 2 dont on peut facilement changer les branches, en toute sécurité et évitant ainsi les inconvénients précités. De façon plus précise, l'invention concerne des lunettes comprenant une monture des verres et des branches, une articulation permettant l'ouverture et la fermeture desdites 5 branches, ladite articulation comportant un élément mâle disposé à l'extrémité de chacune des branches venant s'emboîter dans un élément femelle disposé à chacune des extrémités de ladite monture des verres. De façon encore plus précise, ledit élément mâle consiste en une partie de forme oblongue séparée de l'extrémité de chaque branche par un pavé, ledit élément mâle étant 10 destiné à venir s'emboîter dans l'élément femelle. Ce dernier comprend un évidement non traversant permettant l'emboîtement de l'élément mâle dans l'élément femelle et un orifice disposé à l'extrémité opposée à la monture des verres. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre faite en regard des figures parmi lesquelles : 15 la Figure 1 montre en perspective une paire de lunettes munie de charnières selon l'invention, la Figure 2 est une vue agrandie d'une charnière selon l'invention avant positionnement de la branche correspondante à l'extrémité de la monture des verres, et la Figure 3 est une vue agrandie d'une charnière selon l'invention après positionnement de la branche correspondante à l'extrémité de la monture des verres. Il est maintenant fait référence à la Figure 1 ; la paire de lunettes, globalement référencée (1), se compose d'une monture des verres (2) comportant la monture proprement dite dans laquelle sont insérés les verres, et de branches (3). L'articulation des branches (3) sur la monture des verres (2) se fait grâce à une charnière (4) permettant d'ouvrir ou de fermer les branches (3). Ainsi qu'il a été préalablement mentionné, cette charnière est exempte de vis et apparaît plus clairement à la Figure 2, qui montre en agrandissement la structure de la charnière selon l'invention ; cette charnière est constituée de deux éléments monoblocs, à savoir un élément mâle (5) disposé à l'extrémité (6) de chacune des branches (3) et un élément femelle (7), disposé aux deux extrémités (8) de la monture des verres (2). L'élément femelle (7) est disposé sensiblement perpendiculairement au plan défini par la monture des verres (2). Dans la Figure 2, l'élément mâle (5) et l'élément femelle (7) sont montrés avant le positionnement de la branche (3) dans la monture des verres (2) afin de mieux voir la structure de chacun des éléments (5) et (7). L'élément mâle (5) se présente sous une forme oblongue, et se poursuit sur l'un de ses côtés par un pavé (9), par exemple de forme parallélépipédique, reliant ledit élément mâle (5) à la branche (3). Afin d'assurer une bonne solidité, l'élément mâle (5) et le pavé (9) sont des structures pleines. L'élément femelle (7) comporte dans sa partie centrale un évidement (10) non traversant situé du côté interne de la monture des verres (2), c'est-à-dire du côté du visage du porteur des lunettes (1). Cet évidement a une profondeur légèrement supérieure à l'épaisseur de l'élément mâle (5) et comporte à son extrémité (11) opposée à la monture des verres (2) un orifice (12). La hauteur de l'orifice (12) correspond sensiblement à la hauteur du pavé (9), et la profondeur de l'orifice (12) correspondra sensiblement à la largeur du pavé (9).
3034532 3 En outre, la section de l'évidement (10) correspond sensiblement aux dimensions de l'élément mâle (5). Pour le positionnement de l'élément mâle (5) dans l'élément femelle (7), l'utilisateur prendra l'une des branches (3) qu'il fera pivoter de 90° par rapport à sa position normale, 5 introduira l'élément mâle (5) de la branche ainsi positionnée dans l'évidement (10) de l'élément femelle (7) et fera de nouveau pivoter la branche (3) de 90° pour la mettre dans sa position normale ; l'opération sera reproduite pour l'autre branche. L'élément mâle (5) vient donc s'emboîter dans l'élément femelle (7) et les dimensions respectives de l'élément mâle (5), du pavé (9), de l'évidement (10) de la partie femelle 10 (7) et de l'orifice (12) sont telles qu'une fois le positionnement terminé les branches (3) sont solidaires, de façon amovible, de la monture des verres (2), évitant tout jeu entre ces structures et autorisant seulement l'ouverture et la fermeture des branches (3), outre la possibilité de changer facilement les branches (3). La Figure 3 illustre la structure de la charnière selon l'invention, après positionnement 15 de l'élément mâle (5) dans la partie femelle (7) et après avoir fait pivoter de 90° la branche de lunette afin de la remettre dans sa position normale. Toutefois, les éléments (5) et (7) sont ici montrés légèrement écartés dans un seul but de clarté, alors qu'en réalité, ainsi qu'il a été précisé précédemment, il n'y a pas de jeu entre les différents éléments. Selon une variante d'exécution, l'élément mâle (5) et le pavé (9) constituent le 20 prolongement des branches (3) et forment donc un seul bloc avec ces dernières ; selon une autre variante d'exécution, ils constituent un bloc séparé, de même matière ou non que les branches (3), solidarisé à l'extrémité des dites branches (3). Ce qui vient d'être mentionné au niveau des variantes d'exécution de l'élément mâle (5) s'applique mutatis mutandis à l'élément femelle (7) qui peut faire partie intégrante de la monture des verres 25 (2) ou bien constituer un bloc séparé qui sera solidarisé, par exemple par collage ou soudure à ladite monture. Il est également possible que le pavé (9) forme un seul bloc avec chacune des branches (3), l'élément mâle (5) étant séparé et solidarisé ensuite audit bloc, notamment par collage ou soudure. 30 35 40 45