DESCRIPTION DISPOSITIF DISCRIMINATEUR LIMITEUR DE CRIS D'ANIMAUX La présente invention concerne tous les cris d'animaux et la façon de les identifier et de les combattre lorsqu'ils deviennent gênants ou indésirables, en particulier les miaulements. Dans la suite, tout ce qui sera dit pour les chats sera en grande partie applicable et exploitable pour d'autres cris d'animaux. Bien entendu, on connait les colliers anti-aboiements dont d'ailleurs, l'auteur en est l'inventeur. L'utilisation, telle que conçue pour les chiens, est peu exploitable si l'on tient compte des niveaux des aboiements, des bruits domestiques et des miaulements. Par exemple, l'expérimentation à montré que le bruit généré par un chat mangeant des croquettes est du même ordre que celui de ses miaulements, au niveau du microphone porté à son cou. Dans sa partie essentielle, l'invention comporte d'une part, un dispositif numérique dont l'organisation et les performances seront suffisantes pour distinguer le cri de l'animal parmi tous les autres bruits et, d'autre part, un dispositif générateur d'un effet, ou évènement, inquiétant ou surprenant l'animal, capable d'induire l'arrêt des cris. Dans la suite, nous décrivons l'application de l'invention d'une manière non limitative, aux chats.
Le choix de l'effet indésirable s'inspire de l'étude réalisée au CNRS, étude du spectre du bruit émis par les félins, destiné à intimider un autre congénère. Il se trouve que l'émission brusque d'un jet de spray pulvérisé sous pression, a le même spectre et est aussi inquiétant pour un chat, suffisamment pour arrêter ses miaulements.
A titre d'exemple non limitatif, le dispositif comprend un réservoir (1) sous pression, muni d'une valve de remplissage (2), à la manière d'un briquet à gaz, rechargeable, et d'une électrovanne (3) fixée sur le réservoir, en relation avec son contenu. L'excitation de l'électrovanne provoque le jet de spray par un orifice calibrée (4) Fig.i Le réservoir (1), dans cet exemple, fait partie d'un boîtier porté au cou du chat par un collier, une pile (5) alimente en énergie électrique l'ensemble des des fonctions.
Le jet de spray dans l'environnement immédiat de ses organes sensoriels interrompt ses miaulements. Le jet fait suite à l'excitation de l'électrovanne (3) par un circuit électrique de puissance (6), excitation commandée par un signal en provenance d'un microprocesseur (7) (M.P). Le dit M.P., et son électronique associée, traite tous les signaux acoustiques atteignant un microphone (8) qui est fixé au boîtier porté par le chat. Le M.P. est un organe numérique de calcul. Il effectue, entre autres tâches, celle de discerner, dans tous les bruits arrivant sur le microphone, des miaulements. Cette tâche est accomplie par un algorithme résident, qui élabore la décision de considérer tout ou partie du bruit atteignant le microphone (8), comme des miaulements, et de délivrer le signal de déclenchement du jet de spray. A titre d'exemple non limitatif, un tel algorithme peut reposer sur la constatation suivante, faite sur les chats : tous les chats miaulent suivant leurs besoins, leurs craintes ou autres situations, selon un peu plus d'une dizaine de modes. Mais, pour chaque mode, les miaulements sont identiques pour un même chat ; bien entendu, leur espacement étant statistiquement de une à deux secondes et leur durée de quelques secondes. Aussi, si l'algorithme reconnait dans un bruit atteignant le microphone (8) trois ou quatre séquences successives identiques, ayant de plus en espacement et durée celles de miaulements, il peut décider que le chat porteur du boîtier et de son microphone est en train de miauler. La probabilité pour que des bruits domestiques seuls reproduisent ces mêmes séquences étant très faible.
Ce dispositif ainsi décrit, à titre d'exemple pour les chats, peut être étendu pour combattre d'autres bruits d'animaux comme les gémissements de chiots ou encore des cris d'oiseaux (coqs, perruches, tourterelles ...). Dans beaucoup de cas, on peut utiliser l'effet dissuasif du jet de spray en disposant le boîtier décrit plus avant, ou tout autre effet dissuasif, dans l'environnement de l'animal. Ceci reste vrai pour les chats dans certains cas sans qu'il soit nécessaire de lui faire porter le boîtier au cou. Dans une autre variante, on peut utiliser en lieu et place du jet de spray, un autre effet dissuasif, et redouté par l'animal, et même coupler et utiliser les deux effets, comme par exemple, le jet de spray et l'émission d'un spectre sonore proche du spectre du jet de spray.
Ce dernier résultat peut être facilement obtenu par excitation d'un matériaux piezzo électrique émettant dans le spectre acoustique du chat. D'une manière avantageuse on peut utiliser aussi un composant décrit dans la description de la demande de brevet ci-jointe, demande N°12/02904 du 23.10.2012. Par ailleurs, si l'on souhaite se soustraire partiellement d'une commande automatique de l'émission de l'effet dissuasif, dérangé par les miaulements, on peut utiliser une liaison sans fil, entre le chat et un émetteur portatif, le récepteur étant au cou du chat, en mesure de déclencher l'effet dissuasif par la commande de l'émetteur. Dans une autre variante, toutes choses étant identiques à l'exemple précédent, le jet de spray est remplacé par un bruit généré par un haut parleur. Au préalable, un jet de spray efficace par son spectre de bruit sur les chats, voit le dit spectre analysé, numérisé et mémorisé dans les mémoires du M.P. Ainsi, on peut, à tout moment, demander au M.P. de renvoyer ce spectre de bruit sur le haut parleur qui génère alors l'équivalent du jet de spray. Mieux encore, en lieu et place de l'analyse du spectre d'un jet de spray, on utilise un signal réel, émis par un chat alors qu'il veut intimider un autre animal, pour sa défense ou son attaque, signal mémorisé comme précédemment. Enfin, on peut toujours mettre en mémoire, et restituer, tout signal sonore (on produira directement, d'une manière analogique ce signal) suffisamment inquiétant pour interrompre les miaulements.