PENDULE DE CONNEXION ET SON DISPOSITIF DE SUSPENSION La présente invention se rapporte à un dispositif de suspension d'un pendule de connexion assurant une liaison mécanique et électrique entre un conducteur principal, en particulier un câble porteur, et un conducteur secondaire, en particulier un fil de contact d'une caténaire, au moyen d'un conducteur de liaison. L'invention se rapporte également à un pendule de connexion, en particulier pour une caténaire de ligne à grande vitesse. Des systèmes de pendules de connexion assurant une liaison mécanique et électrique entre un fil de contact d'une caténaire et un câble porteur, dans lesquels le câble du pendule - appelé également « câble de liaison » dans la suite - assure la continuité électrique entre le câble porteur et le fil de contact, sont connus dans l'état de l'art. Ces pendules de connexion remplissent des fonctions à la fois de support mécanique de la caténaire et de distribution de l'alimentation électrique le long de celle-ci. Suivant les normes de l'industrie ferroviaire relatives en particulier à l'écart entre un câble porteur et un fil de contact de caténaire en fonction de la vitesse des trains sur une ligne et donc aux besoins en matière d'endurance des pendules de connexion vis-à- vis des vibrations ou des oscillations, il est connu prévoir que la liaison mécanique entre le câble de liaison du pendule et les systèmes de serrage du câble porteur ou du fil de contact, respectivement, soit prévue de manière articulée ou bien fixe. Un exemple de pendule de connexion articulé est connu en particulier du document VVO 96/01747 Al, qui divulgue un pendule de connexion assurant une liaison mécanique articulée et électrique entre un câble porteur et un fil de contact d'une ligne aérienne de traction électrique, dans lequel chaque extrémité du câble du pendule assurant la continuité électrique entre le câble porteur et le fil de contact est sertie dans un embout comprenant une cosse venant en prise dans un oeil constitué par un élément de crochet de la griffe de raccordement respective du câble porteur et du fil de contact. Dans de tels pendules articulés, il est connu de prévoir un sertissage fort de chaque extrémité du câble du pendule dans l'embout à cosse respectif. La liaison articulée entre chacune des cosses et l'élément de crochet de la griffe de serrage respective permet alors au câble du pendule, qui ne peut pas fléchir à la sortie de l'embout en raison de la force du sertissage, de pouvoir subir des oscillations importantes sans risquer de rupture, y compris lorsque le câble du pendule est tendu.
Par conséquent, il est connu que les pendules de connexion articulés soient prévus principalement sur les lignes à grande vitesse, pour lesquelles les normes de l'industrie ferroviaire prévoient que l'écart relatif entre le câble porteur et le fil de contact puisse être faible et que le câble du pendule puisse être court en conséquence, et où les pendules subissent dans tous les cas d'importantes vibrations et oscillations. Un exemple de pendule de connexion fixe est connu en particulier du document EP 1 243 460 Al, qui divulgue un pendule de connexion dans lequel les extrémités du câble du pendule sont prises en étau entre deux éléments de la griffe de serrage respective du câble porteur et du fil de contact. Des alternatives de pendule fixe sont également connues, dans lesquelles les extrémités du câble du pendule sont serties dans un embout faisant corps avec la griffe de serrage respective du câble porteur et du fil de contact. Dans de tels pendules fixes, il est également connu de prévoir un serrage ou un sertissage fort de chaque extrémité du câble du pendule. Par conséquent, le câble du pendule ne peut pas non plus fléchir en sortie de l'étau ou de l'embout de sertissage de la griffe de serrage. Ces pendules fixes, n'ayant pas de liaison mécanique articulée, ne peuvent donc pas supporter d'importantes vibrations, en particulier si le câble est court. Pour éviter une rupture du câble du pendule, il est donc prévu de n'utiliser des pendules fixes qu'en combinaison avec des câbles de pendule suffisamment long pour pouvoir se déformer sans rupture au niveau de la sortie de l'étau ou de l'embout de sertissage.
Par conséquent, il est connu que les pendules de connexion fixes soient prévus sur les lignes à moyenne ou basse vitesse, pour lesquelles les normes de l'industrie ferroviaire prévoient - par comparaison avec les lignes à grande vitesse - que l'écart relatif entre le câble porteur et le fil de contact soit large et que le câble du pendule soit plus long et où les pendules subissent des vibrations et oscillations d'intensité plus faible.
Cependant, bien que cette combinaison semble donc a priori incompatible, l'industrie ferroviaire pousse vers une utilisation de pendules de connexion fixes sur les lignes à grande vitesse, notamment en raison de leur simplicité d'installation - moins de pièces à monter - et de leur coût réduit par rapport aux pendules de connexion articulés. Il existe donc un besoin de prévoir un pendule de connexion fixe qui permette d'éviter la rupture du câble de liaison dans le cas d'une ligne à grande vitesse. Un problème à surmonter pour l'installation de pendules de connexion fixes sur les lignes à grande vitesse est donc de fournir une liaison toujours aussi efficace entre le câble de liaison et la griffe de serrage respective du câble et porteur et du fil de contact, tout en évitant la rupture du câble de liaison, qui est plus court que pour une ligne à plus faible vitesse, ce qui ne permet donc plus de compenser le fait de ne pas pouvoir fléchir au niveau de la sortie de l'étau ou de l'embout de sertissage. Au niveau des fournisseurs de systèmes de pendules, ceci se traduit notamment par la nécessité de fournir un pendule de connexion fixe pouvant passer avec succès les tests mécaniques de tension du câble de liaison et d'oscillations requis pour valider une installation sur les lignes à grande vitesse. Un objectif de la présente invention est donc de fournir un pendule de connexion fixe pouvant être installé et utilisé non seulement sur une ligne à faible ou moyenne vitesse, mais également sur une caténaire de ligne à grande vitesse, tout en prévenant une rupture du câble de liaison, y compris et en particulier dans le cas d'une ligne à grande vitesse. Un objectif est donc également que le système fourni soit capable de passer les tests mécaniques de tension du câble de liaison et d'oscillations requis pour valider une installation et une utilisation sur des lignes à grande vitesse.
Selon un aspect de la présente invention, l'objectif est atteint par un dispositif de suspension d'un pendule de connexion assurant la liaison mécanique et électrique entre un conducteur principal, en particulier un câble porteur, et un conducteur secondaire, en particulier un fil de contact d'une caténaire, dans lequel un conducteur de liaison assure la continuité électrique entre ledit conducteur principal et ledit conducteur secondaire. Le dispositif de suspension comprend un élément de serrage adapté pour serrer ledit conducteur principal ou ledit conducteur secondaire, et un embout de sertissage adapté pour le sertissage d'une extrémité dudit conducteur de liaison, l'embout de sertissage faisant corps avec ledit élément de serrage, en particulier en formant un prolongement dudit élément de serrage selon une direction essentiellement perpendiculaire à une direction axiale dudit élément de serrage. Le dispositif de suspension selon cet aspect de l'invention est donc prévu pour un pendule de connexion fixe. Selon cet aspect de la présente invention, l'embout de sertissage est prévu de telle sorte que la force de sertissage diminue en s'éloignant de l'élément de serrage. Selon un autre aspect de la présente invention, l'objectif est également atteint par un assemblage de pendule de connexion assurant la liaison mécanique et électrique entre un conducteur principal, en particulier un câble porteur, et un conducteur secondaire, en particulier un fil de contact d'une caténaire, dans lequel un conducteur de liaison assure la continuité électrique entre ledit conducteur principal et ledit conducteur secondaire. L'assemblage de pendule de connexion comprend un premier dispositif de suspension selon l'aspect précédent, dans lequel ledit élément de serrage est adapté pour serrer ledit conducteur principal, un second dispositif de suspension selon l'aspect précédent, mais dans lequel ledit élément de serrage est cette fois-ci adapté pour serrer ledit conducteur secondaire, et un conducteur de liaison dont chaque extrémité est sertie dans l'embout de sertissage respectif du premier et du second dispositif de suspension. La présente invention propose donc un dispositif de suspension d'un pendule de connexion et un assemblage de pendule de connexion associés, avec un sertissage plus fort en direction de la base de l'embout de sertissage, à savoir en direction de l'élément de serrage du conducteur principal ou du conducteur secondaire, et un sertissage moins fort en direction de l'orifice de l'embout de sertissage. Ainsi, dans un pendule de connexion, l'extrémité d'un conducteur de liaison sera fortement sertie dans le fond de l'embout de sertissage du dispositif de suspension inventif, tout en étant moins fortement sertie à la sortie de l'embout de sertissage. Par conséquent, si le conducteur de liaison, ou plus généralement le pendule de connexion, est soumis à la fois à une tension élevée et à des vibrations et oscillations de forte intensité, une cassure du conducteur de liaison à la sortie de l'embout de sertissage pourra être évitée. Dans un mode de réalisation avantageux, le dispositif de suspension peut être utilisé dans un pendule de connexion assurant la liaison mécanique et électrique entre un câble porteur et un fil de contact d'une caténaire. Par rapport aux pendules de connexion fixes connus de l'état de l'art, un pendule de connexion selon la présente invention, a l'avantage de passer avec succès les tests mécaniques de tension du câble de liaison et les tests d'oscillations requis pour valider une installation non seulement sur des caténaires de lignes à faible ou moyenne vitesse, mais également sur des lignes à grande vitesse. En effet, le sertissage fort au fond de l'embout de sertissage assure la résistance de l'assemblage aux tensions élevées, et le sertissage moins fort vers l'orifice de l'embout de sertissage permet au câble de liaison d'avoir un degré de flexibilité suffisant en sortie de l'embout de sertissage pour éviter toute rupture lorsque le système est soumis à des oscillations importantes. Les contraintes sur le câble de liaison étant diminuées en direction de l'orifice de l'embout de sertissage, un pendule de connexion selon la présente invention peut notamment passer des tests d'oscillations à deux millions de cycles. Il est donc possible d'utiliser avantageusement le dispositif de suspension pour former un pendule de connexion fixe entre un câble porteur et un fil de contact d'une caténaire, y compris sur des lignes à grand vitesse, où les normes relatives à l'écart entre le câble porteur et le fil de contact, à la longueur et à la tension du câble de liaison du pendule, ne sont généralement pas adaptées à l'installation de pendules de connexion fixes connus de l'état de l'art. Ainsi, en particulier sur les lignes à grande vitesse, l'invention propose une solution moins onéreuse et plus simple à installer - des outils connus peuvent être utilisés et le risque de perdre des pièces à assembler est diminué - que les pendules de connexion articulés connus de l'état de l'art. Dans un mode de réalisation préféré, l'embout de sertissage peut comprendre deux sections de sertissage, une première section de sertissage étant proximale et une deuxième section de sertissage étant distale, respectivement, de l'élément de serrage, de telle sorte que la force de sertissage diminue de la première section de sertissage vers la deuxième section de sertissage. La première section de sertissage peut donc être prévue en direction de la base de l'embout de sertissage, à savoir en direction de l'élément de serrage, tandis que la deuxième section de sertissage peut être prévue en direction de l'orifice de l'embout de sertissage. Le sertissage peut être réalisé au moyen de matrices de sertissage venant comprimer les deux sections de sertissage, par exemple des matrices de sertissage hexagonales. Dans un mode de réalisation préféré, la deuxième section de sertissage peut être prévue avec un effort de compactage de la matrice de sertissage égal ou inférieur à celui de la matrice de sertissage compactant la première section de sertissage. Ainsi, dans une variante, il est possible d'utiliser des mêmes matrices de sertissage pour les deux sections de sertissage, auquel cas il peut être avantageux que celle de la section la plus éloignée de l'élément de serrage applique un effort de compactage moins important que celle de la section la plus proche de l'élément de serrage. Dans une autre variante, compatible avec la précédente, il est également possible d'utiliser une matrice plus grande pour la deuxième section de sertissage que pour la première section de sertissage, avec le même effet avantageux de diminuer la force de sertissage en direction de l'orifice de l'embout de sertissage. Dans un mode de réalisation avantageux, la deuxième section de sertissage peut avoir un diamètre extérieur égal ou inférieur à celui de la première section de sertissage. Une variante permet donc de diminuer le diamètre extérieur de l'embout de sertissage en s'éloignant de l'élément de serrage, toujours avec l'effet avantageux de réduire la force de sertissage sur le câble de liaison à la sortie de l'embout de sertissage, y compris lorsque des matrices de sertissage sont prévues avec le même effort de compactage pour les deux sections de sertissage.
Dans un mode de réalisation préféré, l'embout de sertissage peut comprendre un alésage, en particulier un alésage axial borgne, prévu pour loger ladite extrémité du conducteur de liaison. Selon le procédé de fabrication de l'alésage, celui-ci peut se terminer par une section plate ou conique en direction de l'élément de serrage. Un embout de sertissage longiligne essentiellement cylindrique peut donc loger une extrémité du câble de liaison d'un pendule de connexion. Dans des modes de réalisation préférés, il est donc possible, en alternative ou en complément aux variantes précédentes, d'adapter l'alésage et donc le profil interne de l'embout de sertissage. Dans une variante avantageuse, l'alésage peut donc être prévu en s'élargissant dans un sens s'éloignant de l'élément de serrage. Tout comme il peut être avantageux dans certaines variantes de diminuer le diamètre externe de l'embout de sertissage en s'éloignant de l'élément de serrage, il est revanche avantageux d'augmenter le diamètre interne de l'embout de sertissage dans le même sens, afin d'obtenir un effet avantageux analogue de diminution de la force de sertissage à la sortie de l'embout de sertissage, en particulier dans la deuxième section de sertissage par rapport à la première section de sertissage. Il est donc possible d'enlever de la matière en direction de l'orifice de l'embout de sertissage, préférablement au niveau de la deuxième section de sertissage, en adaptant l'extérieur et/ou l'intérieur de l'embout de sertissage de manière à ce que le compactage de la matrice de sertissage à cet endroit puisse avoir moins de matière à déformer. Différentes géométries peuvent être préférées pour l'alésage suivant les variantes de modes de réalisations. L'alésage peut notamment être au moins partiellement cylindrique. Un alésage essentiellement cylindrique, à l'exception de sa terminaison qui peut être en forme de cône, peut être préféré par exemple dans une variante où le diamètre externe diminue dans la deuxième section de sertissage et/ou en combinaison avec des matrices de sertissage prévues avec des efforts de compactage différents. Il est également possible de prévoir une variante avantageuse, dans laquelle l'alésage peut être étagé avec une première section cylindrique, en particulier proximale de l'élément de serrage, d'un premier diamètre, et une deuxième section cylindrique, en particulier distale de l'élément de serrage, d'un deuxième diamètre supérieur au premier diamètre. Dans une variante avantageuse, le diamètre interne de la première section de sertissage peut donc être inférieur au diamètre interne de la deuxième section de sertissage, toujours avec l'effet avantageux de permettre une diminution de la force de sertissage à la sortie de l'embout de sertissage, y compris dans une combinaison avec des matrices de sertissage prévues avec le même effort de compactage. Dans une autre variante avantageuse, l'alésage peut être partiellement conique en s'élargissant en s'éloignant de l'élément de serrage, formant en particulier une section trapézoïdale. Suivant les modes de réalisations préférés, il peut être souhaitable de diminuer la force de sertissage de manière progressive entre la première et la deuxième section de sertissage, auquel cas il peut être avantageux que l'alésage soit de type conique trapézoïdal. Dans des variantes, l'alésage peut comprendre une première section cylindrique, en particulier proximale de l'élément de serrage, et une deuxième section, en particulier distale de l'élément de serrage, partiellement conique élargissant la première section. Dans ces variantes, la diminution de la force de sertissage peut être progressive dans la deuxième section de sertissage. Dans un mode de réalisation préféré, l'élément de serrage peut comprendre deux parties amovibles, joignables entre elles pour serrer ledit conducteur principal ou ledit conducteur secondaire, en particulier par effet de coin, et l'embout de sertissage peut être prévu en prolongement de l'une desdites deux parties amovibles de l'élément de serrage. Il est donc possible d'adapter des systèmes connus de griffes de serrage de pendules de connexion. Les caractéristiques décrites précédemment, ainsi que d'autres caractéristiques et avantages de la présente invention, pourront ressortir de manière plus évidente dans la description suivante d'exemples non-limitatifs de modes de réalisation, en s'appuyant sur les figures d'accompagnement annexées, dans lesquelles : la figure 1 illustre schématiquement un exemple d'un mode de réalisation d'un assemblage de pendule de connexion selon la présente invention, dans une vue en perspective ; la figure 2 illustre schématiquement un exemple d'un mode de réalisation d'un dispositif de suspension selon la présente invention, dans une vue en perspective détaillant en particulier une variante de l'élément de serrage ; les figures 3 à 5 illustrent schématiquement des exemples de modes de réalisation d'un dispositif de suspension selon la présente invention, dans une vue en coupe détaillant en particulier des variantes de l'alésage de l'embout de sertissage ; - la figure 6 illustre schématiquement un exemple d'un mode de réalisation d'un dispositif de suspension selon la présente invention, dans une vue en coupe détaillant en particulier une variante du profil extérieur des sections de sertissage ; et - la figure 7 illustre schématiquement un exemple d'un mode de réalisation d'un dispositif de suspension selon la présente invention, dans une vue en coupe détaillant le profil extérieur des sections de sertissage après compactage par des matrices de sertissage. La Figure 1 illustre, dans une vue en perspective, un exemple de mode de réalisation d'un assemblage de pendule de connexion 1 selon un aspect de la présente invention. Dans ce mode de réalisation, le pendule de connexion 1 réalise une liaison mécanique et électrique entre un câble porteur 2 et un fil de contact 3 d'une caténaire, autrement dit d'une ligne électrique de traction, un câble de liaison 4 assurant la continuité électrique entre le câble porteur 2 et le fil de contact 3. Comme le montre la figure 1, dans l'assemblage de pendule de connexion 1, d'une part, une première extrémité du câble de liaison 4 est sertie dans un fût de sertissage 12 d'un premier dispositif de suspension 10 réalisant la liaison mécanique et électrique avec le câble porteur 2 au moyen d'une griffe de serrage 11 adaptée. D'autre part, la seconde extrémité du câble de liaison 4 est sertie dans le fût de sertissage 22 correspondant d'un second dispositif de suspension 20, analogue au premier dispositif de suspension 10, réalisant en revanche la liaison mécanique et électrique avec le fil de contact 3 au moyen d'une griffe de serrage 21 adaptée. Hormis le fait que leur griffe de serrage 11, 21 respective est adaptée pour serrer un type de conducteur électrique particulier, le câble porteur 2 d'un côté et le fil de contact 3 de l'autre, les deux dispositifs de suspension 10, 20 sont essentiellement identiques. Il est donc entendu que dans d'autres modes de réalisation, si le pendule de connexion 1 devait relier deux conducteurs électriques du même type, les griffes de serrage 11, 21 pourraient être du même type. La description suivante pourra donc ne pas faire de distinction particulière entre l'un ou l'autre des dispositifs de suspension 10, 20. En particulier, les caractéristiques décrites en référence à la figure 2, détaillant plus particulièrement le second dispositif de suspension 20, peuvent donc s'appliquer également au premier dispositif de suspension 10. Ainsi, comme le détaille la figure 2, la griffe de serrage 21 du second dispositif de suspension 20 peut être composée de deux parties amovibles 25, 26 joignables entre elles, notamment par encliquetage, pour venir enserrer le fil de contact 3 de la caténaire par effet de coin. Comme le montre la figure 1, la griffe de serrage 11 du premier dispositif de suspension 10 peut être donc aussi composée de deux parties amovibles 15, 16 analogues aux parties amovibles 25, 26 mais adaptées pour venir enserrer le câble porteur 2 par effet de coin.
Comme il ressort des figures 1 et 2, le fût de sertissage 12, 22 du premier et du second dispositif de suspension 10, 20, respectivement, est prévu en prolongement de la griffe de serrage 11, 21 et fait corps avec celle-ci. Par conséquent, le pendule de connexion 1 est donc du type pendule fixe, par opposition aux pendules de connexion articulés. Autrement dit, la liaison mécanique entre le câble porteur 2 ou le fil de contact 3, respectivement, et le câble de liaison 4 n'est pas articulée. Comme l'illustre plus particulièrement la figure 2, le fût de sertissage 22 du second dispositif de suspension 20 peut faire corps en particulier avec l'un des deux éléments 25, 26 de la griffe de serrage 21, dans ce cas avec la partie amovible 25. De même, le fût de sertissage 12 du premier dispositif de suspension 10 peut faire corps avec la partie amovible 15 de la griffe de serrage 11. Comme il ressort de la figure 1, chacune des griffes de serrage 11, 21 est alignée suivant une direction axiale qui est préférablement celle du câble porteur 2 ou du fil de contact 3, respectivement. Il est donc convenable que pour chacun des dispositifs de suspension 10, 20, son fût de sertissage 12, 22 soit prévu en prolongement de sa griffe de sertissage 11, 21 respective de manière essentiellement perpendiculaire à celle- ci, en particulier de telle sorte que les dispositifs de suspension 10, 20 ont chacun une géométrie essentiellement en forme de T, dans laquelle la griffe de serrage 11, 21 forme la barre du T tandis que le fût de sertissage 12, 22 en forme le tronc. La figure 1 illustre également que le fût de sertissage 12, 22 de chacun des dispositifs de suspension 10, 20 peut être d'aspect essentiellement cylindrique. Afin de sertir le câble de liaison 4 avec une force permettant de résister aux contraintes de tension imposées par les normes de l'industrie ferroviaire, chaque fût de sertissage 12, 22 peut comprendre au moins une section de sertissage, préférablement au moins deux sections de sertissage. Dans le mode de réalisation illustré aux figures 1 et 2, le fût de sertissage 12 du premier dispositif de suspension 10 comprend donc les deux sections de sertissage 13, 14 dont une première section 13 est proche et une deuxième section 14 est distante de la griffe de serrage 11. Comme le détaille aussi la figure 2, le fût de sertissage 22 du second dispositif de suspension 20 peut aussi comprendre une première section de sertissage 23 proche de la griffe de serrage 21 et une deuxième section de sertissage 24 éloignée de celle-ci en direction de l'ouverture 31 du fût de sertissage 22 recevant le câble de liaison 4. Les deuxièmes sections de sertissage 14, 24, à savoir les plus éloignées de la griffe de serrage 11, 21 et donc les plus proches de l'ouverture du fût de sertissage 12, 22, sont prévues de telle sorte que la force de sertissage sur le câble de liaison 4 soit inférieure à la force de sertissage dans les premières sections de sertissage 13, 23. Ainsi, la force du sertissage est suffisante au fond du fût du sertissage 12, 22 pour résister aux contraintes de tension, y compris lors d'une installation du pendule de connexion 1 sur une ligne à grande vitesse. De plus, la force du sertissage diminuant vers l'ouverture du fût de sertissage 12, 22, permet de diminuer les contraintes sur le câble de liaison 4 lors de vibrations et oscillations, y compris pour des fortes intensités. Par conséquent, le pendule de connexion 1 peut être installé et utilisé sur une caténaire de ligne à grande vitesse sans risquer de rupture du câble de liaison 4. Les figures 1 et 2 illustrent en outre que les première et deuxième sections de sertissage 13, 14, 23, 24 peuvent être réalisées en utilisant des matrices de sertissage de section hexagonale. Cet aspect n'est toutefois par limitatif de la présente invention et d'autres formes de matrices de sertissage peuvent être utilisées. Suivant une variante avantageuse, la force de compactage de la matrice de sertissage utilisée pour la deuxième section de sertissage 14, 24 est égale ou inférieure à la force de compactage de la matrice de sertissage utilisée pour la première section de sertissage 13, 23. De plus, ou bien en alternative, les matrices de compactage peuvent être prévues de tailles différentes, la matrice compactant la deuxième section de sertissage 14, 24 étant de taille égale ou supérieure à celle de la matrice compactant la première section de sertissage 13, 23. Le dispositif de suspension 10, 20 peut donc être prévu de telle sorte que la force du sertissage diminue dans le fût de sertissage 12, 22 direction de l'ouverture, autrement dit en s'éloignant de la griffe de serrage 11, 21 respective.
Les figures 3 à 7 illustrent des variantes du second dispositif de suspension 20, dans une coupe transversale, permettant toutes d'obtenir le même avantage d'un sertissage plus fort vers le fond 30 du fût de sertissage 22, donc en direction de la griffe de serrage 21, et d'un sertissage moins fort en direction de l'ouverture 31 du fût de sertissage 22, si bien que toutes ces variantes peuvent être utilisées pour des caténaires de lignes à grande vitesse où des pendules de connexion fixes connus de l'état de l'art ne sont pas adaptés. Les figures 3 à 6 illustrent en particulier des variantes avant compactage des sections de sertissage 23, 24 par des matrices de sertissage, tandis que la figure 7 illustre une variante dans laquelle le fût de sertissage 22 a été compacté au niveau des deux sections de sertissage 23, 24. Il est entendu que toutes ces variantes et leurs caractéristiques décrites ci-après peuvent aussi s'appliquer au premier dispositif de suspension 10. Il est également entendu que les caractéristiques et effets bénéfiques des différentes variantes peuvent être combinés entre eux, comme il deviendra plus évident par la description ci-après.
Comme on le voit dans les coupes transversales des figures 3 à 7, le fût de sertissage 22 comprend un alésage 27 prévu pour recevoir l'extrémité du câble de liaison 4 à sertir dans le dispositif de suspension 20. La géométrie de l'alésage 27 peut varier suivant des variantes avantageuses. Par exemple, l'alésage 27 peut être essentiellement cylindrique, comme par exemple dans les variantes illustrées aux figures 5 à 7, ou bien partiellement cylindrique et conique, comme dans la variante illustrée à la figure 4. Dans d'autres variantes encore, l'alésage 27 peut être essentiellement conique - ou trapézoïdal - comme l'illustre la figure 3. De plus, en fonction du procédé de fabrication de l'alésage, le fond 30 de l'alésage 27 peut être plat ou conique en pointe en direction de la griffe de serrage 21.
Dans la variante illustrée à la figure 3, l'alésage 27 est de type conique et s'élargit depuis le fond 30 - qui peut donc être plat comme sur l'illustration, ou bien conique comme dans les figures suivantes - en direction de l'ouverture 31 du fût de sertissage 22. Autrement dit, l'alésage 27 s'élargit progressivement en s'éloignant de la griffe de serrage 21 en direction de l'ouverture 31 du fût de sertissage 22, de telle sorte que l'épaisseur du fût de sertissage 22 diminue progressivement par l'intérieur de la première section de sertissage 23 à la deuxième section de sertissage 24. Les sections de sertissage 23, 24 peuvent alors être compactées par des matrices de sertissage tel que décrit précédemment. En raison de la diminution progressive de matière à compacter en direction de l'ouverture 31, la force du sertissage sur le câble de liaison 4 va diminuer progressivement de la première section de sertissage 23 vers la deuxième section de sertissage 24, jusqu'à un minimum relatif au niveau de l'ouverture 31, y compris si le sertissage est réalisé avec des matrices de sertissage de même dimension et/ou prévues avec le même effort de compactage pour les deux sections de sertissage 23, 24. Dans la variante illustrée à la figure 4, l'alésage 27 comporte une première section 28 cylindrique, dont le fond 30 peut être conique en pointe vers la griffe de serrage 21. La première section 28 est élargie en direction de l'ouverture 31 par une deuxième section 29 en forme de cône. Comme dans la variante précédente, l'épaisseur du fût de sertissage 22 diminue par l'intérieur donc entre la première section de sertissage 23 et la deuxième section de sertissage 24. En revanche, dans cette variante, la diminution a lieu en deux étapes. Ainsi, la force du sertissage sur le câble de liaison 4 va être élevée et constante au niveau de la première section de sertissage 23, qui peut recouvrir au moins une partie de la section cylindrique 28, et va ensuite diminuer progressivement dans la deuxième section de sertissage 24, qui peut recouvrir au moins la section conique 29 et éventuellement aussi une partie de la section cylindrique 28, jusqu'à un minimum relatif au niveau de l'ouverture 31, y compris si le sertissage est réalisé avec des matrices de sertissage de même dimension et/ou prévues avec le même effort de compactage pour les deux sections de sertissage 23, 24. Dans la variante illustrée à la figure 5, l'alésage 27 est cylindrique et étagé, de telle sorte que la première section 28, dont le fond 30 peut à nouveau être conique en pointe vers la griffe de serrage 31, forme un premier cylindre de plus faible diamètre. La première section 28 est ensuite élargie en direction de l'ouverture 31 du fût de sertissage 22 par la deuxième section 29, formant un cylindre de diamètre plus important. Comme dans les variantes précédentes, l'épaisseur du fût de sertissage 22 diminue donc par l'intérieur entre la première section de sertissage 23 et la deuxième section de sertissage 24. En revanche, dans cette variante la diminution a lieu en deux étapes mais n'est pas aussi progressive. Ainsi, la force du sertissage sur le câble de liaison 4 va être élevée et constante au niveau de la première section de sertissage 23, qui peut recouvrir au moins une partie de la section cylindrique 28 de plus faible diamètre, et va ensuite diminuer de manière discontinue dans la deuxième section de sertissage 24, qui peut recouvrir au moins la section cylindrique 29 de diamètre plus élevé et éventuellement aussi une partie de la section cylindrique 28 de plus faible diamètre, de telle sorte que la force du sertissage soit plus faible à l'ouverture 31 que vers le fond 30 du fût de sertissage 22, y compris si le sertissage est réalisé avec des matrices de sertissage de même dimension et/ou prévues avec le même effort de compactage pour les deux sections de sertissage 23, 24. Dans la variante illustrée à la figure 6, l'alésage 27 est cette fois-ci essentiellement cylindrique et de même diamètre sur toute sa longueur, avec un fond 30 qui peut toujours éventuellement se terminer en cône dont la pointe est orientée vers la griffe de serrage 31. Dans cette variante, c'est l'extérieur du fût de sertissage 22 qui est étagé, de telle sorte que le diamètre extérieur de la deuxième section de sertissage 24 soit inférieur à celui de la première section de sertissage 23. Dans cette variante, l'épaisseur du fût de sertissage 22 diminue donc de manière brusque entre la première section de sertissage 23 et la deuxième section de sertissage 24, mais cette fois-ci la diminution se fait par l'extérieur. Ainsi, dans la variante illustrée à la figure 6, la force du sertissage sur le câble de liaison 4 va à être élevée et constante au niveau de la première section de sertissage 23 et va ensuite brusquement diminuer pour être à nouveau constante dans la deuxième section de sertissage 24, de telle sorte que la force du sertissage soit plus faible à l'ouverture 31 que vers le fond 30 du fût de sertissage 22, y compris si le sertissage est réalisé avec des matrices de sertissage de même dimension et/ou prévues avec le même effort de compactage pour les deux sections de sertissage 23, 24. Comme mentionné auparavant, les variantes illustrées aux figures 3 à 6 représentent le fût de sertissage 22 qui n'a pas encore été compacté par des matrices de sertissage. En revanche, dans la variante illustrée à la figure 7, le fût de sertissage 22 a été compacté au niveau des deux sections de sertissage 23, 24 pour le sertissage du câble de liaison 4. Dans cette variante, l'alésage 27 est génériquement représenté comme étant essentiellement cylindrique et de même diamètre sur toute sa longueur, avec un fond 30 qui peut toujours éventuellement se terminer en cône dont la pointe est orientée vers la griffe de serrage 31. Les deux sections de sertissage 23, 24 du fût de sertissage 22 ont été compactées par des matrices de sertissage, l'effort de compactage de la matrice de sertissage sur la deuxième section de sertissage 24 étant plus faible que l'effort de compactage de la matrice de sertissage sur la première section de sertissage 23. En alternative, il est également possible de prévoir des matrices de sertissage de tailles différentes pour les deux sections de sertissage 23, 24, la matrice prévue pour la deuxième section de sertissage 24 étant plus grande que la matrice prévue pour la première section de sertissage 23. Ainsi, comme dans les variantes illustrées aux figures 5 et 6, la force de sertissage diminue donc de manière discontinue entre la première section de sertissage 23 et la deuxième section de sertissage 24.
Toutes les variantes décrites précédemment ont pour effet de diminuer la force du sertissage en direction de l'ouverture 31 du fût de sertissage 22. L'effet bénéfique voulu peut être augmenté en combinant ces différentes variantes dans d'autres modes de réalisation. Par exemple, un dispositif de suspension 10, 20 selon un aspect de la présente invention peut combiner l'alésage 27 de l'une des variantes illustrées aux figures 3 à 5 avec un fût de sertissage 22 étagé comme celui de la variante illustrée à la figure 6. De même, il est entendu que toutes ces variantes peuvent aussi être combinées avec l'un des compactages décrits dans la variante se référant à la figure 7. Ainsi, le pendule de connexion 1 et les dispositifs de suspension 10, 20, en particulier les variantes illustrées aux figures 3 à 7 ou des combinaisons de celles-ci, peuvent être utilisés non seulement sur des caténaires de lignes à faible ou moyenne vitesse, mais également sur caténaires de lignes à grande vitesse. Dans ces dernières, la distance entre le câble porteur 2 et le fil de contact 3 peut être plus faible que dans les lignes à plus basses vitesses, et le câble de liaison 4 peut être plus court et subit des contraintes de tension plus élevées selon les normes de l'industrie ferroviaire en vigueur. L'association des deux sertissages, fort en direction du fond du fût de sertissage et moins fort en direction de l'orifice du fût de sertissage, permet donc de passer des tests de traction et d'oscillation avec succès. En effet, grâce au sertissage fort au fond du fût de sertissage 12, 22, le pendule de connexion 1 peut passer avec succès des tests mécaniques de tension du câble de liaison 4. De plus, grâce à la diminution de la force du sertissage sur le câble de liaison 4 en direction de l'ouverture du fût de sertissage 12, 22 de chaque dispositif de suspension 10, 20, le pendule de connexion 1 peut aussi passer avec succès des tests d'oscillations, y compris à deux millions de cycles, validant ainsi une utilisation sur les lignes à grande vitesse, ce qui présente donc un avantage par rapport aux pendules de connexion fixes connus de l'état de l'art qui ne sont pas prévus pour des lignes à grande vitesse. L'assemblage de pendule de connexion 1 a également l'avantage d'être plus simple à installer et moins onéreux que des pendules de connexion articulés utilisés jusqu'à présent sur les lignes à grande vitesse. Il est entendu que dans d'autres variantes, l'assemblage de pendule de connexion 1 et les dispositifs de suspension 10, 20 selon les aspects de l'invention, ainsi que leurs variantes, pourraient être utilisés pour relier mécaniquement et électriquement d'autres types de lignes aériennes que des lignes de traction. Finalement, il est entendu que la présente invention n'est évidemment pas limitée aux exemples de modes de réalisation décrits ci-dessus, mais se généralise à leurs variantes respectives et à des combinaisons de celles-ci. En particulier, des caractéristiques avantageuses des différents exemples de modes de réalisation décrits ci-dessus peuvent être combinées entre elles afin de former davantage de variantes avantageuses du dispositif de suspension ou de l'assemblage de pendule de connexion selon la présente invention.30