[go: up one dir, main page]

FR2939285A1 - Procede de traitement optique d'une fibre keratinique procurant une remanence de la deformation de sa section - Google Patents

Procede de traitement optique d'une fibre keratinique procurant une remanence de la deformation de sa section Download PDF

Info

Publication number
FR2939285A1
FR2939285A1 FR0858443A FR0858443A FR2939285A1 FR 2939285 A1 FR2939285 A1 FR 2939285A1 FR 0858443 A FR0858443 A FR 0858443A FR 0858443 A FR0858443 A FR 0858443A FR 2939285 A1 FR2939285 A1 FR 2939285A1
Authority
FR
France
Prior art keywords
fiber
section
hair
irradiation
stress
Prior art date
Legal status (The legal status is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the status listed.)
Granted
Application number
FR0858443A
Other languages
English (en)
Other versions
FR2939285B1 (fr
Inventor
Henri Samain
Current Assignee (The listed assignees may be inaccurate. Google has not performed a legal analysis and makes no representation or warranty as to the accuracy of the list.)
LOreal SA
Original Assignee
LOreal SA
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by LOreal SA filed Critical LOreal SA
Priority to FR0858443A priority Critical patent/FR2939285B1/fr
Publication of FR2939285A1 publication Critical patent/FR2939285A1/fr
Application granted granted Critical
Publication of FR2939285B1 publication Critical patent/FR2939285B1/fr
Expired - Fee Related legal-status Critical Current
Anticipated expiration legal-status Critical

Links

Classifications

    • AHUMAN NECESSITIES
    • A45HAND OR TRAVELLING ARTICLES
    • A45DHAIRDRESSING OR SHAVING EQUIPMENT; EQUIPMENT FOR COSMETICS OR COSMETIC TREATMENTS, e.g. FOR MANICURING OR PEDICURING
    • A45D7/00Processes of waving, straightening or curling hair
    • AHUMAN NECESSITIES
    • A45HAND OR TRAVELLING ARTICLES
    • A45DHAIRDRESSING OR SHAVING EQUIPMENT; EQUIPMENT FOR COSMETICS OR COSMETIC TREATMENTS, e.g. FOR MANICURING OR PEDICURING
    • A45D1/00Curling-tongs, i.e. tongs for use when hot; Curling-irons, i.e. irons for use when hot; Accessories therefor
    • A45D1/02Curling-tongs, i.e. tongs for use when hot; Curling-irons, i.e. irons for use when hot; Accessories therefor with means for internal heating, e.g. by liquid fuel
    • A45D1/04Curling-tongs, i.e. tongs for use when hot; Curling-irons, i.e. irons for use when hot; Accessories therefor with means for internal heating, e.g. by liquid fuel by electricity
    • AHUMAN NECESSITIES
    • A45HAND OR TRAVELLING ARTICLES
    • A45DHAIRDRESSING OR SHAVING EQUIPMENT; EQUIPMENT FOR COSMETICS OR COSMETIC TREATMENTS, e.g. FOR MANICURING OR PEDICURING
    • A45D19/00Devices for washing the hair or the scalp; Similar devices for colouring the hair
    • A45D19/012Devices for colouring or bleaching separated strands of hair, e.g. highlighting
    • AHUMAN NECESSITIES
    • A45HAND OR TRAVELLING ARTICLES
    • A45DHAIRDRESSING OR SHAVING EQUIPMENT; EQUIPMENT FOR COSMETICS OR COSMETIC TREATMENTS, e.g. FOR MANICURING OR PEDICURING
    • A45D2/00Hair-curling or hair-waving appliances ; Appliances for hair dressing treatment not otherwise provided for
    • A45D2/001Hair straightening appliances
    • AHUMAN NECESSITIES
    • A45HAND OR TRAVELLING ARTICLES
    • A45DHAIRDRESSING OR SHAVING EQUIPMENT; EQUIPMENT FOR COSMETICS OR COSMETIC TREATMENTS, e.g. FOR MANICURING OR PEDICURING
    • A45D2/00Hair-curling or hair-waving appliances ; Appliances for hair dressing treatment not otherwise provided for
    • A45D2/12Hair winders or hair curlers for use parallel to the scalp, i.e. flat-curlers
    • AHUMAN NECESSITIES
    • A45HAND OR TRAVELLING ARTICLES
    • A45DHAIRDRESSING OR SHAVING EQUIPMENT; EQUIPMENT FOR COSMETICS OR COSMETIC TREATMENTS, e.g. FOR MANICURING OR PEDICURING
    • A45D7/00Processes of waving, straightening or curling hair
    • A45D7/06Processes of waving, straightening or curling hair combined chemical and thermal
    • AHUMAN NECESSITIES
    • A45HAND OR TRAVELLING ARTICLES
    • A45DHAIRDRESSING OR SHAVING EQUIPMENT; EQUIPMENT FOR COSMETICS OR COSMETIC TREATMENTS, e.g. FOR MANICURING OR PEDICURING
    • A45D2200/00Details not otherwise provided for in A45D
    • A45D2200/20Additional enhancing means
    • A45D2200/205Radiation, e.g. UV, infrared
    • AHUMAN NECESSITIES
    • A61MEDICAL OR VETERINARY SCIENCE; HYGIENE
    • A61NELECTROTHERAPY; MAGNETOTHERAPY; RADIATION THERAPY; ULTRASOUND THERAPY
    • A61N5/00Radiation therapy
    • A61N5/06Radiation therapy using light
    • A61N5/0613Apparatus adapted for a specific treatment
    • A61N5/0616Skin treatment other than tanning
    • A61N5/0617Hair treatment

Landscapes

  • Physics & Mathematics (AREA)
  • Thermal Sciences (AREA)
  • Surgical Instruments (AREA)

Abstract

Procédé de traitement d'au moins une fibre kératinique humaine ou animale (F) dans lequel : a) on modifie une section transversale d'au moins une portion de ladite au moins une fibre kératinique, b) on expose ladite portion à au moins une impulsion de lumière tendant à conférer une déformation rémanente à ladite portion, notamment une déformation rémanente où ladite portion conserve la section dans laquelle elle a été amenée.

Description

La présente invention concerne le traitement cosmétique des fibres kératiniques. L'invention concerne plus particulièrement la modification permanente de la section transversale des cheveux. Arrière-plan L'aspect de la chevelure est déterminé en partie par la taille de la section des cheveux ainsi que par le degré d'ellipticité des cheveux. Il pourrait être intéressant d'épaissir des cheveux trop fins ou d'affiner des cheveux trop épais, afin par exemple de changer l'aspect esthétique d'une chevelure, modifier le toucher des fibres ou agir sur des propriétés telles que le pouvoir d'isolation thermique ou la capacité de séchage des cheveux. Il pourrait aussi être utile de réaliser d'autres types de sections de cheveux comme par exemple des sections de forme polygonale, par exemple de forme triangulaire, rectangulaire, carrée, hexagonale ou autre. La forme de la section des cheveux peut notamment influer sur la brillance des cheveux.
Les propriétés conférées par certains produits appliqués sur les cheveux, tels que des produits de démêlage ou des produits coiffants, comme les gels ou les cires, peuvent dépendre de la section des cheveux. En changeant cette dernière, on peut renforcer l'action de certains produits. Il existe des procédés de coiffure utilisant le séchage des fibres kératiniques dans une forme donnée. Cette approche, qui est mise en oeuvre dans les mises en plis ou le brushing, repose sur la création de liaisons ioniques à l'intérieur des fibres kératiniques, et a l'avantage de ne pas ou de très peu abîmer les fibres kératiniques. Cependant cette mise en forme ne persiste pas après un lavage des cheveux et, même en l'absence de lavage, la forme n'arrive pas à se maintenir plus de quelques jours. De plus, la section des cheveux n'est pas modifiée. Une autre approche repose sur l'utilisation de composés chimiques capables d'interagir avec certaines liaisons covalentes des fibres kératiniques. Ces traitements sont appelés traitements chimiques de modification permanente de la forme. Différentes compositions chimiques peuvent être utilisées, telles que des réducteurs thiolés, en particulier l'acide thioglycolique et la cystéine, ou des réducteurs sulfites ou alcalins. Ces composés chimiques permettent de modifier des liaisons internes des fibres kératiniques telles que les liaisons disulfures des protéines ou les liaisons peptidiques. La forme ainsi obtenue résiste bien au lavage et peut durer plusieurs mois. Cependant, ce type de traitement chimique peut rendre les fibres poreuses, les abîme et les fragilise, pouvant leur donner un aspect rêche, voire ramolli lorsque mouillées. Un tel traitement chimique est, de plus, peu voire pas compatible avec une coloration des cheveux. En effet, l'application d'une coloration ou d'une décoloration ne peut plus être réalisée selon une mise en oeuvre classique et la coloration ou la décoloration présente une mauvaise tenue ou n'est pas uniforme, notamment après que les cheveux ont recommencé à pousser. De plus, une décoloration n'est généralement pas associée à une mise en forme chimique permanente, car les deux procédés fragilisent les fibres kératiniques et leur combinaison pourrait amener à la rupture, par exemple de la base ou des pointes, des cheveux. Par ailleurs, une mise en forme permanente chimique n'est que peu, voire pas, réversible. Plusieurs opérations de mise en forme chimique sur une même partie de cheveu fragilisent de plus en plus le cheveu, qui devient altéré et sec, et une mise en forme chimique inverse risquerait par exemple de casser les cheveux ou de les fragiliser extrêmement. Enfin, les traitements chimiques de mise en forme chimique peuvent dégager une odeur désagréable, par exemple une odeur thiolée, lors de leur application ou lors de lavages ultérieurs des cheveux.
Les publications EP685220, US4792341, US5303722, EP6851180 et US5246019 divulguent des techniques de décoloration des cheveux en soumettant ces derniers à des impulsions lumineuses. La lumière infrarouge est aussi utilisée de façon connue pour accélérer des processus chimiques de traitement des cheveux.
US 5 875 789 décrit un procédé de déformation des cheveux à l'aide d'ultrasons. Ce procédé est décrit comme permettant de réaliser une permanente ou pour lisser les cheveux, au choix, le passage d'une forme à l'autre étant réversible. Résumé La présente invention a pour objet de proposer un procédé et un système 30 permettant de modifier de façon durable, sur au moins une portion de la longueur d'une fibre kératinique, la section transversale de cette fibre.
Cet objectif est atteint grâce à un procédé de traitement d'au moins une fibre kératinique, dans lequel : a) on modifie une section transversale d'au moins une portion de ladite au moins une fibre kératinique, b) on expose ladite portion à au moins une impulsion de lumière tendant à conférer une déformation rémanente à ladite portion, notamment une déformation rémanente correspondant à celle de la section dans laquelle la fibre a été amenée. Grâce à l'invention, une déformation durable de la fibre peut être obtenue relativement rapidement et les inconvénients liés à l'emploi de certains composés chimiques sont évités. Par déformation rémanente il faut comprendre une déformation qui se prolonge après que la contrainte ayant conduit à la section modifiée a cessé et qui résiste à des lavages. La section peut être modifiée de multiples façons, par exemple au moins par une action mécanique sur la fibre, par exemple un écrasement de la fibre et/ou un étirement de la fibre. L'exposition à ladite au moins une impulsion de lumière peut avoir lieu alors que la fibre est en contact avec un dispositif d'application d'une contrainte mécanique sur la fibre, notamment une contrainte d'écrasement ou d'étirement. Cette contrainte peut concerner la fibre sur une fraction seulement de sa longueur.
Une pression d'un gaz ou d'un liquide peut encore être utilisée, et la déformation peut être provoquée par exemple au moins par une exposition à une pression extérieure différente de la pression atmosphérique. La pression peut être exercée par l'expansion d'un milieu chauffé dans laquelle est placée la fibre.
La déformation peut encore être obtenue par un processus physico-chimique, et résulter par exemple au moins de l'introduction dans la fibre d'un composé non cristallisé et par cristallisation dudit composé au sein de la fibre et/ou du gonflement de la fibre suite à l'introduction d'un composé amenant la fibre à gonfler en raison d'une pression osmotique due à ce composé.
La modification de la section peut aussi être obtenue au moins par réaction de la fibre avec un composé induisant un relâchement de liaisons internes de la fibre.
La modification de la section peut encore résulter d'un traitement thermique, par exemple être causé au moins par une dilatation thermique de la fibre. La section modifiée peut avoir une étendue qui diffère d'au moins de 10 % de la section avant modification.
La ou les impulsions lumineuses peuvent satisfaire à l'une au moins des conditions suivantes, mieux à la majorité, voire la totalité d'entre elles : - une durée d'impulsion de 10-16 s à 10-15, mieux 10-15 s à 10-' s, - une longueur d'onde allant de 300 nm à 2000 nm, mieux 400 à 1050, mieux de 500 à 600 nm, - une énergie surfacique de 0,01.10-3 J/mm2 à 50.10-3 J/mm2, mieux de 0,5mJ /mm2 à 10 mJ/mm2, - une puissance de crête de 1.106 W à 1000.1 09 W, mieux 1 GW/mm2 à 1000 GW/mm2. La portion traitée peut être soumise à une pluralité d'impulsions, notamment entre 1 et 10000 impulsions, mieux 5 à 10000 impulsions, avec de préférence une fréquence des impulsions allant de 10 Hz à 105 Hz, mieux 100 Hz à 105 Hz. L'invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un système pour traiter au moins une portion d'au moins une fibre kératinique humaine ou animale, comportant : - un dispositif d'application d'une contrainte à au moins une portion de la fibre, cette contrainte modifiant la section transversale de la fibre, par exemple en soumettant la fibre à une contrainte en étirement ou en écrasement, - un dispositif d'irradiation pour exposer au moins une portion de la fibre ainsi contrainte à une impulsion de lumière tendant à conférer à la fibre une déformation rémanente, notamment une déformation rémanente correspondant à celle conférée par le dispositif d'application de la contrainte. Le dispositif d'application de la contrainte et une sortie optique du dispositif d'irradiation peuvent être intégrés dans une même piece a main. Le dispositif d'application de la contrainte peut être configuré pour pincer la ou 30 les fibres à traiter ou pour les étirer, par exemple en les prenant entre deux pinces déplacées en écartement l'une de l'autre.
Le dispositif d'application de la contrainte peut encore être configuré pour soumettre la ou les fibres à traiter à une pression supérieure à la pression atmosphérique ou à une dépression. Le dispositif d'application de la contrainte peut être configuré pour appliquer une composition sur les fibres afin de provoquer leur gonflement par exemple. Le dispositif d'application de la contrainte peut encore être agencé pour chauffer les fibres afin de les dilater. L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d'exemples non limitatifs de mise en oeuvre de celle-ci, et à l'examen du 10 dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 représente un exemple d'allure de la puissance d'une impulsion lumineuse en fonction du temps, - la figure 2 représente, de manière schématique, un exemple de fibre kératinique traitée, 15 - les figures 3A à 3D représentent des exemples de sections de fibres, avant et après traitement, - la figure 4 illustre le traitement d'une fibre selon plusieurs plans décalés, - la figure 5 est un schéma en blocs d'un exemple de système de traitement, - les figures 6 à 8 représentent, de manière schématique et partielle, des 20 exemples de systèmes de traitement, et - les figures 9 et 10 sont des schémas en blocs illustrant des exemples de procédés selon l'invention. Dispositifs d'irradiation L'invention met en oeuvre une irradiation des fibres kératiniques par une 25 lumière pulsée, c'est-à-dire par des impulsions de lumière. Ces impulsions peuvent être générées de diverses façons, préférentiellement à l'aide d'un laser, mais d'autres sources, par exemple une lampe flash, sont envisageables à condition de pouvoir délivrer les impulsions adaptées à induire une déformation rémanente des fibres kératiniques. La lumière utilisée pour le traitement selon l'invention a une durée d'impulsion 30 relativement faible et une puissance de crête relativement importante.
La durée d d'impulsion désigne la durée d pendant laquelle la puissance lumineuse atteignant les fibres kératiniques est supérieure ou égale à la moitié de sa puissance de crête Pc, comme représenté à la figure 1. Les fibres kératiniques sont par exemple exposées localement, au même emplacement, à plusieurs impulsions successives. De façon avantageuse, des impulsions successives permettent de diminuer le risque d'endommagement des fibres kératiniques, les fibres étant alors irradiées progressivement. La durée d'une impulsion est par exemple comprise entre 10-16 s et 10-5 s, mieux entre 10-15 s et 10-' s.
Le nombre d'impulsions lumineuses auxquelles une même portion des fibres kératiniques est exposée est par exemple réglé en fonction de l'énergie surfacique du rayonnement qui atteint les fibres kératiniques, de la couleur des fibres kératiniques et du traitement à effectuer. De manière non limitative, dans le cas où l'on procède à plusieurs tirs sur une même portion de fibre kératinique, la cadence des tirs est préférentiellement supérieure ou égale à 10 Hz, mieux à 100 Hz, voire supérieure ou égale à 200 Hz, 500 Hz ou 1 kHz, et préférentiellement inférieure à 100 kHz. De façon avantageuse, la mémorisation par la fibre kératinique de la forme donnée, sous l'effet de la lumière, est obtenue très rapidement, par exemple en moins d'une milliseconde. De manière non limitative, la longueur d'onde dominante de la lumière atteignant les fibres peut être comprise entre 300 nm et 10000 nm, préférentiellement entre 400 nm et 2000 nm. La longueur d'onde dominante peut appartenir au spectre visible, ultra-violet ou infrarouge.
De manière non limitative, divers filtres optiques, absorbants ou dichroïques, peuvent être utilisés de façon à filtrer la lumière irradiant la fibre, comme par exemple des filtres rejetant l'ultraviolet ou des filtres colorés permettant de protéger la couleur naturelle ou artificielle des fibres kératiniques. Ces filtres colorés permettent par exemple d'éliminer ou de réduire fortement certaines composantes de la lumière qui correspondent par exemple à la bande d'absorption des colorants des cheveux ou à d'autres bandes d'absorption.
Les caractéristiques de la lumière émise sont par exemple réglées manuellement ou automatiquement, des composants optiques étant par exemple prévus pour être changés ou déplacés de façon à modifier la focalisation ou la longueur d'onde dominante de la lumière. La sélection de la longueur d'onde de la lumière projetée sur les fibres à traiter est par exemple réalisée automatiquement ou manuellement. Un utilisateur peut par exemple changer manuellement un composant optique tel qu'une lentille ou un filtre dans lequel passe, lors de l'utilisation, le rayonnement lumineux. Un asservissement peut aussi être prévu pour réaliser un réglage automatique de paramètres d'irradiation, par exemple via un réglage d'un ou plusieurs composants optiques, ce ou ces composants optiques étant par exemple déplacés par des actionneurs commandés par un ou plusieurs signaux de commande. Ces derniers sont par exemple transmis par l'unité de calcul du système de traitement en fonction de données reçues d'un ou plusieurs capteurs, comme par exemple un capteur optique ou une caméra pouvant détecter des couleurs ou des natures de cheveux différentes. Le réglage peut encore dépendre de la contrainte exercée sur la ou les fibres traitées. Un réglage automatique peut encore être effectué sur la base au moins de réponses à un questionnaire concernant les cheveux de la personne à traiter. L'alimentation électrique du dispositif d'irradiation peut être autonome, par exemple être portable et intégrée à une pièce à main.
De manière non limitative, on peut utiliser, pour produire la lumière utilisée pour le traitement, des lasers attosecondes dont la durée d'impulsion va de 10-18 à 10-15 seconde, des lasers femtosecondes dont la durée d'impulsion va de 10-15 seconde à 10-12 seconde ou des lasers picosecondes dont la durée d'impulsion va de 10-12 seconde à 1 ns.
On peut utiliser des lasers pompés par flash qui ont en général une durée d'impulsion aux alentours allant de la dizaine de picoseconde à la nanoseconde ou des lasers pompés par diode dont la durée d'impulsion va en général d'une nanoseconde à une centaine de nanosecondes. On peut aussi utiliser des laser femtoseconde, qui sont en général pompés par 30 diode, et qui utilisent des matériaux ayant un gain large bande et un dispositif de blocage de mode approprié, soit semi conducteur, soit colorant.
On peut aussi utiliser des laser femtoseconde utilisant un laser neodyme yag doublé (532nm) (pompé par flash ou par diode), pour réaliser le pompage d'un matériau titane saphir (aux alentours de 800 nm). Le dispositif d'irradiation comporte par exemple un laser ayant une cavité formée par deux miroirs situés de part et d'autre d'un matériau amplificateur à large bande, par exemple à base de titane-saphir ou à base d'ytterbium. La cavité peut aussi être formée par une fibre optique réalisée dans un matériau amplificateur. Le dispositif d'irradiation peut comporter un dispositif de blocage de mode. Le dispositif d'irradiation peut comporter une lentille associée au laser, ayant une ouverture numérique comprise par exemple entre 0,1 et 1, telle qu'une lentille utilisée pour la lecture de disques optiques de stockage. Le dispositif d'irradiation peut aussi comporter un coupleur pour injecter la lumière de pompage et un coupleur pour extraire les impulsions laser. La lumière de pompage est par exemple produite par une diode mais peut aussi être produite par une lampe flash ou par un autre laser.
Quel que soit le générateur de lumière utilisé, chacun des tirs a par exemple une puissance de crête de 1 MW à 1000 GW, mieux 1 MW à 100 GW. Le dispositif d'irradiation utilise par exemple un laser dont la puissance électrique moyenne est comprise entre 0,001 W et 50 W et qui délivre par exemple des puissances crêtes allant de 1 MW à 100 GW.
Le nombre de tirs subis par la portion traitée est par exemple compris entre 1 et 10000 tirs, préférentiellement entre 5 et 1000 tirs. La lumière atteignant les fibres kératiniques a par exemple une fluence de l'ordre de 1 à quelques J/cm2, par exemple moins de 5 J/cm2. La fluence peut par exemple varier de 0,lmJ/mm2 à 50mJ/mm , par exemple en fonction des rendements, des durées d'impulsion ou de réglages effectués en fonction du type de cheveux. Une interface utilisateur, avec par exemple un écran et une ou plusieurs touches de sélection, peut par exemple permettre de choisir parmi différents modes de fonctionnement et/ou de modifier la durée des impulsions, l'énergie fournie par tir et/ou la fréquence des tirs, comme décrit plus loin.
Des composants optiques non linéaires peuvent être utilisés pour doubler ou tripler la fréquence ou réaliser un étalement du spectre de la lumière atteignant les fibres traitées.
Le dispositif d'irradiation peut comporter un dispositif de collimation du faisceau lumineux et ainsi utiliser un laser moins puissant pour une énergie d'irradiation identique, mais néanmoins suffisante pour réaliser le traitement souhaité des cheveux. Le dispositif de collimation est par exemple réglable afin de régler la fluence de la lumière atteignant les fibres kératiniques. Ce réglage est par exemple réalisé manuellement ou automatiquement, par exemple en fonction de la couleur des fibres kératiniques à traiter ou en fonction d'un degré de déformation réglé ou mémorisé. Le dispositif de collimation peut comporter plusieurs lentilles, convergentes et/ou divergentes. Le dispositif d'irradiation peut être utilisé à proximité des cheveux ou met en oeuvre un transport de la lumière. Différents éléments optiques peuvent être utilisés pour le transport de la lumière, tels qu'une optique de collimation, un ou plusieurs miroirs et/ou déflecteurs optiques et/ou un conduit optique tel qu'une ou plusieurs fibres optiques. Un déflecteur optique peut servir à orienter le trajet des rayons lumineux en fonction de données d'adressage. Le déflecteur optique est par exemple commandé par l'unité de calcul pour amener le faisceau lumineux sur la portion des fibres kératiniques à traiter. Le dispositif d'irradiation peut aussi être équipé de moyens de confinement ou d'absorption de la lumière, pour piéger la lumière et l'empêcher de se diffuser hors d'une zone de traitement.
La sortie optique peut avoir toute forme, être unique ou multiple. Le dispositif d'irradiation comporte par exemple une sortie optique circulaire ou qui est sous la forme d'une ou plusieurs fentes, lesquelles peuvent avoir divers profils. La sortie optique peut être définie par un élément d'application d'une contrainte de compression sur une ou plusieurs fibres à traiter.
Par exemple, la sortie optique est définie par un élément qui écrase la fibre pour en modifier la section et qui est réalisé dans un matériau transparent ou translucide, capable éventuellement de former un conduit optique pour concentrer la lumière vers une zone de contact avec la fibre. Cet élément peut être fixe ou mobile relativement au système de traitement. Il peut s'agir par exemple d'un élément rotatif, tel qu'une bille ou un rouleau par exemple.
Fibres traitées Différents types de fibres kératiniques humaines ou animales peuvent être traités. De préférence, l'invention s'applique aux cheveux. Une fibre kératinique F peut être traitée en un ou plusieurs emplacements Z de sa longueur, comme illustré sur la figure 2. Sur cette figure, on a représenté un cheveu F qui est traité sur deux tronçons espacés l'un de l'autre, situés entre la base de la fibre rattachée au cuir chevelu C et son extrémité libre. D'une façon générale, le traitement selon l'invention peut avoir lieu sur toute la longueur des cheveux ou autres fibres, ou sur un tronçon, voire sur certains points. Par exemple, dans le cas de cheveux trop épais que l'on veut affiner pour réduire le volume de la chevelure, on peut procéder au traitement uniquement sur une zone proche de la racine. On peut mettre en oeuvre le procédé sur quelques cheveux dans la chevelure, par exemple 10 % ou moins. L'épaississement d'une proportion relativement faible de cheveux peut néanmoins donner la sensation, dans le cas des cheveux fins, d'avoir une chevelure plus épaisse. Modification de la section de la ou des fibres kératiniques préalablement à l'irradiation La partie structurale de la tige d'une fibre kératinique est le cortex qui contient les chaines de protéines, ces chaines de protéines étant aussi appelées kératine. L'irradiation lumineuse, dans les conditions requises, peut modifier l'agencement des protéines formant la structure des fibres. La déformation résulte des modifications rendues possibles par l'irradiation lumineuse, combinées aux contraintes imposées. Ces nouveaux agencements contribuent à la rémanence de la déformation.
Conformément à l'invention, la section d'au moins une portion d'au moins une fibre est modifiée préalablement à l'irradiation. Sur les figures 3A à 3D, on a représenté en traits pleins des exemples de sections de cheveux avant modification de la section et en traits discontinus les sections après modification. On a supposé la section initialement de forme circulaire, dans un souci de simplification, mais toute autre forme est possible, par exemple elliptique. La déformation de la section peut correspondre à une réduction de la section, comme illustré à la figure 3A, ou à une augmentation de la section, comme illustré à la figure 3B. L'augmentation ou la réduction peut s'effectuer avec ou sans modification de la forme géométrique du contour de la section, qui peut rester circulaire ou elliptique. Après modification, le contour de la section peut être homothétique de celui avant modification. La déformation de la section peut aussi changer la forme du contour de la section et celui-ci après modification peut être non homothétique de celui avant modification. On peut passer par exemple d'une forme circulaire ou faiblement elliptique à une forme plus aplatie, par exemple elliptique de plus forte excentricité, comme illustré à la figure 3C.
La section après modification peut encore être polygonale, en forme de polygone régulier ou non, comme illustré à la figure 3D, par exemple triangulaire, carrée, rectangulaire, hexagonale, ...ou plus complexe, par exemple réniforme, piriforme, multilobée, striée,.... La modification de la section peut s'effectuer à aire constante 10 %, avec un 15 changement de forme. La modification de la section peut aussi s'effectuer avec un changement de l'étendue de la section supérieur à 10 %, avec ou sans modification de la forme du contour. De manière non limitative, une compression ou un étirement mécanique peut être appliqué sur une ou plusieurs fibres kératiniques de façon à contraindre cette ou ces 20 fibres pour réaliser une modification de leur section. Un programme peut être exécuté, le cas échéant, par le système de traitement utilisé de façon à réaliser une compression puis un relâchement ou un étirement puis un relâchement, de façon cyclique, par exemple en fonction d'un déplacement relatif d'une mèche de cheveux par rapport au système de traitement. L'irradiation est par exemple 25 réalisée lors de phases de compression ou d'étirement des fibres kératiniques. La modification de la section peut s'effectuer avec un dispositif d'application d'une contrainte aux cheveux, qui peut être solidaire du dispositif d'irradiation. Indépendamment de la déformation imposée à la section, des formes précises peuvent être imposées à l'axe longitudinal des cheveux avant l'irradiation, telles qu'un ou 30 plusieurs crans, un ou plusieurs arrondis, une spirale, une hélice, une forme en ligne brisée, en ondulation, une forme bouclée, une forme en escalier, une forme en polygone, notamment triangle, afin de procurer des effets esthétiques variés. Ainsi, le traitement selon l'invention peut procurer une déformation rémanente non seulement de la section de la fibre mais également de sa forme selon son axe longitudinal. La fibre peut passer par exemple d'une forme ondulée à une forme lisse ou inversement. Les modifications préférées sont une déformation de la section pour lui conférer une forme elliptique et une modification de la forme en boucle, avec un agencement tel que le diamètre le plus court de la section pointe vers le centre de la boucle. La section de la fibre peut encore être modifiée par cristallisation indépendamment de l'application d'une contrainte mécanique directe ou en complément de celle-ci.
On peut réaliser une cristallisation de la fibre ou d'un ingrédient introduit dans la fibre. Par exemple, de l'eau ou un composé organique comme un phénol ou un composé minéral comme un sel ou un composé mixte comme un liquide ionique est amené à cristalliser, par exemple en faisant chuter la température. L'irradiation est réalisée une fois la cristallisation effectuée. Ainsi, on emploie une composition d'urée très concentrée, à environ 45% d'urée dans l'eau. Les cheveux sont mis à imprégner dans la composition pendant environ 15 minutes, à température de 35°C. Puis on retire les cheveux de la composition et on amène les cheveux à sécher pendant environ 20 minutes. On réalise l'irradiation lumineuse sur les cheveux ainsi traités. On peut terminer l'opération en lavant les cheveux pour les débarrasser des traces de sels. On peut utiliser pour faire chuter la température, un composant refroidi par effet Peltier ou une détente d'un gaz comprimé. Le composé destiné à cristalliser peut être pulvérisé sur la ou les fibres à traiter ou être déposé autrement à leur contact, par exemple par trempage ou à l'aide d'un moyen applicateur tel qu'un tampon applicateur, par exemple. On peut encore modifier la section par un gonflement induit par la pression osmotique. On introduit dans la fibre un composé capable par pression osmotique de faire gonfler la fibre, par exemple de l'urée à haute concentration ou un solvant ayant une grande affinité avec la fibre : Diméthylformamide, diméthylsulfoxyde. L'irradiation est réalisée une fois le gonflement avéré. On peut aussi introduire dans la fibre un composé capable de réagir avec elle et de produire un effet de relâchement des liaisons internes, par exemple un thiol ou un agent alcalin. L'irradiation est réalisée une fois que la fibre a gonflé. A titre d'exemple, on peut utiliser une solution d'acide thioglycolique, à une concentration massique d'environ 3- 10%, et un pH (amené par l'ammoniaque ou un hydroxylamine) de 8 à 10. Les cheveux sont laissés en contact avec la solution pendant environ 10 -30 minutes. On peut aussi utiliser une solution de cystéine à environ 3-13% et à un pH compris entre 8 et 10, ou une solution de cystéamine à environ 2-10% et à un pH compris entre 4 et l0. De façon avantageuse, la modification induite par la lumière n'interfère pas avec les agents chimiques créant des contraintes ou des tensions sur la section par cristallisation, par effet de pression osmotique ou par relâchement de liaisons internes. On peut exercer une contrainte répartie sur la surface extérieure de la fibre, liée à l'emploi d'un gaz ou d'un liquide mis sous pression ou dépression. Par exemple, on écrase les fibres pendant le temps d'irradiation en répartissent la charge avec un fluide par exemple de l'huile. On peut faire passer les fibres d'une première pression à une deuxième pression, plus faible, par exemple mettre les cheveux sous vide ou passer d'une première pression relativement importantes à une deuxième pression proche de la pression atmosphérique. L'irradiation est réalisée pendant la détente. On peut réaliser des cycles de mise sous pression et détente ou inversement. L'avantage est qu'à chaque cycle, la déformation de la section prend plus d'ampleur. La contrainte peut encore être d'origine thermique. On peut chauffer la fibre pour créer une dilatation de la matière. Le temps de chauffage peut être très court, par exemple moins de 5 secondes. L'irradiation est réalisée une fois la fibre chauffée. On peut aussi disposer les cheveux dans un milieu enfermé dans un caisson interdisant l'augmentation de volume. Une fois le milieu chauffé, la dilatation de celui-ci va comprimer les cheveux.
Bien que non nécessaire à l'efficacité du traitement selon l'invention, on peut utiliser en complément du traitement d'irradiation des composés chimiques actifs tels que ceux utilisés pour la transformation chimique de mise en forme, comme par exemple l'acide thioglycolique, la cystéine, les sulfites, des alcalins tels que la soude, la lithine, les sels de guanidine ou de la potasse.
Comme déjà indiqué, le traitement peut avoir lieu en un seul emplacement des fibres ou en plusieurs emplacements sur chaque fibre. L'espacement entre deux emplacements traités sur une fibre peut être très faible, par exemple inférieur ou égal à lmm, ou plus important, par exemple supérieur ou égal à lmm. Une fibre peut comporter un ou plusieurs tronçons traités. Chaque tronçon traité a par exemple une longueur allant de 300 à 10.0001um. Par exemple, des tronçons de 2 min sont sollicités mécaniquement, puis irradiés, ces tronçons étant séparés par exemple de 2 cm les uns des autres, les tronçons étant par exemple traités successivement, lors du déplacement de la pièce à main le long de la fibre. L'espacement entre les zones traitées sur une fibre peut être constant ou aléatoire.
On peut réaliser des déformations successives dans des plans différents. Par exemple, des traitements successifs sont réalisés conférant chacun une déformation rémanente selon un plan, et les plans des différentes déformations réalisées tournent autour de l'axe de la fibre, comme illustré à la figure 4, ce qui peut induire une déformation en hélice de la fibre, par exemple. L'orientation de la contrainte, par exemple de pincement, autour de l'axe de la fibre peut être réalisée par l'utilisateur ou par le système de traitement de façon automatique. Systèmes de traitement On a représenté de façon schématique à la figure 5 un système de traitement 10 utilisable pour mettre en oeuvre l'invention. Ce dernier peut comporter une unité de calcul 60, comportant par exemple un ou plusieurs microcontrôleurs, microprocesseurs ou unités logiques programmables, et plus généralement tout moyen informatique capable d'exécuter un programme afin de gérer le fonctionnement des différents composants du système de traitement. L'unité de calcul 60 comporte ou est associée à une mémoire 61 qui mémorise par exemple des paramètres de fonctionnement du système de traitement et peut contenir un programme exécuté par l'unité de calcul 60 afin d'assurer le fonctionnement du système de traitement. La mémoire 61 peut être de tout type. L'unité de calcul 60 peut contrôler le fonctionnement d'un générateur de lumière 70 d'un dispositif d'irradiation 20, par exemple un laser, via toute interface adaptée. L'unité de calcul 60 peut par exemple contrôler la nature des impulsions émises ainsi que le déclenchement ou non de ces impulsions.
Le cas échéant, l'unité de calcul 60 peut également commander un ou plusieurs actuateurs 71 du dispositif d'irradiation 20, permettant par exemple d'agir sur la lumière émise, par exemple son orientation ou son degré de collimation. L'unité de calcul 60 peut échanger des informations avec une interface utilisateur 62, comportant par exemple un clavier ou un écran, et éventuellement avec une interface réseau 64 permettant de communiquer avec un serveur afin, par exemple, d'effectuer une mise à jour d'un logiciel gérant le fonctionnement du système de traitement. De manière non limitative, le système de traitement 10 comprend par exemple un port de communication, via une liaison filaire ou non, avec par exemple une passerelle d'accès à Internet, tel qu'un port Ethernet. Le port peut aussi être un port de communication avec un appareil de type ordinateur personnel, tel qu'un port USB ou un autre type de port de communication. L'unité de calcul 60 peut encore recevoir des informations d'un ou plusieurs capteurs 50, qui peuvent appartenir au dispositif d'irradiation 20 et/ou à un dispositif d'application de la contrainte, afin par exemple de renseigner l'unité de calcul 60 sur le déplacement des fibres traitées relativement à une sortie optique du dispositif d'irradiation. L'unité de calcul 60 peut gérer un certain nombre de fonctions liées à la sécurité d'utilisation du système de traitement. L'unité de calcul 60 peut encore contrôler le fonctionnement d'au moins un 20 actuateur 55 destiné à l'application d'une contrainte sur les fibres à traiter. L'unité de calcul 60 peut encore recevoir des données d'une ou plusieurs caméras ou autre détecteur optique, ces données visant par exemple à renseigner le système de traitement sur la nature et/ou la forme des cheveux à traiter. Le dispositif d'application d'une contrainte sur la ou les fibres traitées comporte 25 par exemple, comme illustré à la figure 6, une pince agencée pour appliquer une pression sur une mèche de fibres kératiniques ou sur une fibre isolée. Le système de traitement est également agencé de telle manière que la portion ainsi mise sous contrainte soit irradiée. De façon avantageuse, le système de traitement comporte une pièce à main. Ainsi, son utilisation est facilitée, par exemple dans un salon de coiffure ou chez un 30 particulier, et permet de nombreuses manipulations. Le système de traitement 10 représenté à la figure 6 comporte deux mors 102 et 103 pouvant être serrés l'un contre l'autre pour déformer la section d'une portion d'au moins une fibre kératinique F. Le mors 102 est par exemple immobile relativement au dispositif d'irradiation 20. Le dispositif d'irradiation comprend une sortie optique débouchant dans la zone 109 serrée par la pince. La pince est par exemple activée, en serrage ou desserrage, manuellement ou par un actionneur commandé. L'irradiation est par exemple déclenchée manuellement par l'utilisateur ou de façon automatique ou semi-automatique. Une action mécanique, par exemple en compression, de quelques secondes voire moins, peut être suffisante pour déformer la section de la ou les fibres situées dans la zone de traitement 109.
La pince peut être associée à un guide 110 permettant de maintenir les cheveux de part et d'autre de la zone de traitement 109. Ce guide peut comporter des moyens de peignage des cheveux, par exemple des dents. Les mors 102 et 103 sont par exemple actionnés manuellement. Dans ce cas, les mors 102 et 103 peuvent être portés par deux branches, par exemple articulées entre elles, non représentées. En variante, les mors 102 et 103 sont déplacés l'un par rapport à l'autre par un actuateur. Selon la forme donnée aux surfaces en regard 102a et 103a des mors, différentes formes de sections pourront être imposées à la ou aux fibres kératiniques pendant l'irradiation.
Dans l'exemple illustré à la figure 6, les surfaces en regard des mors 102 et 103 sont planes et parallèles mais les surfaces des mors destinées à venir au contact de la ou des fibres F à irradier peuvent avoir diverses formes, par exemple arrondies, torsadées ou formant chacune un angle complémentaire. Le serrage entre les deux mors 102 et 103 peut imposer une forme à l'axe 25 longitudinal chaque fibre kératinique, par exemple un pli, un arrondi, une courbure ou une hélice ou les maintenir droites. Les mors 102 et 103 peuvent être réalisés dans un matériau rigide ou ayant des propriétés élastiques ou dans un matériau composite, par exemple du plastique, du métal, du bois, du cuir, un silicone ou caoutchouc ou d'autres matériaux couramment utilisés en 30 cosmétique. L'un au moins des deux mors peut se déformer en venant en appui contre le mors opposé, le cas échéant.
L'un au moins des mors peut être réalisé dans un matériau transparent à la lumière, réfléchissant la lumière ou opaque. L'un des mors peut faire écran à la lumière pour éviter qu'elle ne quitte la zone de traitement. Le dispositif d'application de la contrainte peut éventuellement lui-même laisser passer les impulsions lumineuses jusqu'à la portion des fibres kératiniques à irradier. Ainsi, la lumière peut être émise vers la ou les fibres à partir d'une surface appliquée contre la ou les fibres et servant à en déformer la section. L'un au moins des mors peut être interchangeable, pour le remplacer par exemple par un mors ayant une forme différente.
La force de serrage des deux mors 102 et 103 peut le cas échéant être détectée par un capteur de pression afin de déclencher automatiquement, à partir du franchissement d'un seuil, l'irradiation de la portion sous contrainte. La force appliquée sur la ou les fibres pour modifier leur section est par exemple proportionnelle à celle exercée par l'utilisateur sur le système. En variante, la force appliquée peut être réglable grâce à un mécanisme dynamométrique, qui permet d'éviter d'appliquer une contrainte trop forte qui risquerait de casser la fibre par exemple. La déformation de la section peut se faire par pincement sur une distance comprise entre 501um et 10.0001um par exemple. L'irradiation peut se faire sur une distance égale, plus importante ou moins importante, selon la manière dont la lumière est amenée à la ou aux fibres traitées. La ou les surfaces du dispositif d'application de la contrainte, venant au contact de la ou des fibres kératiniques pour leur imposer une forme avant l'irradiation, peuvent être chauffées, le cas échéant, par exemple à une température comprise entre 80°C et 200°C. A cet effet, l'un au moins des mors du dispositif décrit ci-dessus peut être chauffé.
Cela peut avoir pour effet de modifier la section à la fois par une dilatation d'origine thermique et par l'application d'une force. L'un des mors peut aussi être refroidi, par exemple afin de créer une cristallisation dans la fibre. Le système de traitement peut être utilisé sur cheveux secs ou sur cheveux mouillés. Le dispositif d'application de la contrainte sur la ou les fibres kératiniques à mettre en forme peut comporter au moins un organe mobile, par exemple rotatif venant appliquer une contrainte sur la ou les fibres. Cela peut permettre de réduire la force nécessaire pour déplacer le système de traitement le long de la ou des fibres à traiter. La rotation de l'organe d'application de la contrainte peut aussi renseigner un capteur sur la position du système le long de la fibre. Cela peut permettre d'irradier la fibre sur une distance prédéfinie ou à des intervalles donnés. On peut par exemple utiliser une ou plusieurs billes ou rouleaux, comprimant les cheveux et pouvant rouler. Par exemple, la ou les fibres peuvent être pincées entre deux organes rotatifs roulant en sens contraires. Le ou les organes rotatifs utilisés peuvent être entrainés par un moteur.
L'irradiation peut être réalisée à l'endroit même de la compression, grâce à l'emploi d'un organe rotatif servant de conduit optique et définissant une sortie optique, par exemple un organe rotatif en quartz, verre ou saphir. Comme représenté à la figure 7, une ou plusieurs fibres peuvent être traitées par un système 10 comprenant un élément 103 sur lequel glissent les fibres et un élément 105 de support d'un premier rouleau 106 et d'un second rouleau 107. L'élément de support 105 et l'élément 103 sont par exemple rapprochés de façon à ce que les rouleaux 106, 107 plaquent la ou les fibres kératiniques contre l'élément 103. Les rouleaux 106, 107 peuvent être animés de vitesses de rotation différentes, de façon à tendre les fibres entre eux. En variante, les rouleaux 106 et 107 tournent avec des forces de frottement différentes au contact des fibres à traiter, de telle sorte que la rotation des rouleaux provoque une tension sur la portion des fibres situées entre les rouleaux. L'irradiation a lieu par exemple entre les rouleaux 106 et 107. On peut aussi étirer une ou plusieurs fibres à l'aide d'un système de traitement comportant des éléments venant s'appliquer sur les fibres et déplacés en écartement l'un de l'autre, comme illustré à la figure 8. Le système de traitement représenté sur cette figure comporte deux pinces 404 et 405 pouvant venir chacune en prise avec une portion de la ou les fibres à étirer, déplaçables en écartement l'une de l'autre pour étirer la ou les fibres. Chaque pince 404 ou 405 comporte par exemple deux mors portés respectivement par deux branches 401 et 402 reliées par une articulation 403. L'une au moins des branches peut également porter au moins une sortie optique du dispositif d'irradiation 20.
Les mors des pinces 404 et 405 sont par exemple resserrés l'un contre l'autre lorsque l'utilisateur commence à actionner les branches, puis lors de la poursuite de l'action sur les branches, les pinces s'écartent l'une de l'autre. Le mécanisme de transformation du mouvement des branches en rapprochement des mors et en écartement des pinces est par exemple similaire à ceux utilisés dans les pinces à dénuder. Des organes de réglage 406 et 407 peuvent être présents, le cas échéant, pour par exemple régler l'écartement entre les mors à la fermeture des pinces et/ou la tension appliquée à la ou aux fibres F. Le système de traitement utilisé pour appliquer la contrainte peut, le cas échéant, permettre l'application d'une composition sur la ou les fibres, cette composition visant à réaliser un autre traitement qu'un traitement de modification de la section et/ou visant à compléter une action mécanique de déformation de la section par une action physico-chimique, par exemple de cristallisation, de pression osmotique ou de relâchement des liaisons internes.
D'une manière générale, l'application de la composition peut par exemple avoir lieu avant l'irradiation, la composition étant par exemple appliquée sur les fibres grâce à au moins un tampon applicateur ou tout autre moyen d'application, par exemple un bloc de matériau poreux, par exemple alimenté en composition contenue dans un réservoir. La sortie optique débouche par exemple dans une zone de traitement du système de traitement située en aval du moyen d'application, relativement au sens de déplacement des fibres, de telle sorte que les fibres soient revêtues de composition avant d'être irradiées. La composition appliquée peut aussi viser à favoriser la transmission de la lumière vers les fibres, grâce à l'enrobage des fibres par un milieu d'indice de réfraction plus élevé que l'air.
L'application de la composition a par exemple lieu de façon repérée sur la ou les fibres kératiniques à traiter, par exemple aux emplacements destinés à être irradiés. D'une manière générale, l'orientation de la lumière incidente sur la ou les fibres traitées peut être imposée par le système de traitement ou peut en variante dépendre de l'orientation de la sortie optique, donnée par l'utilisateur au système de traitement.
L'orientation de la lumière peut être commandée par l'unité de traitement en fonction par exemple de la nature de l'outil qui est utilisé pour exercer une contrainte avant l'irradiation.
D'une manière générale, les cheveux peuvent être irradiés selon différents angles, sur leur face interne ou externe. Différentes portions de la fibre correspondant respectivement à des contraintes appliquées différentes peuvent être différemment irradiées.
Une commande de choix de la portion irradiée et/ou d'orientation de l'irradiation peut permettre d'adapter ou de moduler le traitement. Les directions d'irradiation sont par exemple saisies, via une interface homme/machine, et mémorisées sous forme de données de paramétrage. De même, des caractéristiques de production des rayons lumineux par le dispositif d'irradiation peuvent aussi être réglées et mémorisées comme données de paramétrage. Une bibliothèque de données mémorisées permet par exemple un chargement automatique de paramètres en fonction d'une commande saisie, dépendant du résultat souhaité. L'utilisateur peut aussi entrer une consigne mémorisée, laquelle détermine différents paramètres de fonctionnement.
Un capteur de déplacement des cheveux par rapport au système de traitement peut permettre de déclencher, selon des intervalles déterminés, par exemple réguliers, ou sur une distance prédéfinie, une modification de la section et/ou une irradiation. Le système de traitement peut par exemple déclencher une mise sous contrainte suivie d'une irradiation, puis commander immédiatement après, un relâchement de la contrainte. Du fait de l'irradiation particulièrement rapide, il est possible d'utiliser le système en le déplaçant rapidement. Une irradiation régulière de plusieurs portions d'une mèche de cheveux peut être réalisée lors du déplacement du système sur la mèche. Comme déjà évoqué, le système de traitement peut comprendre un capteur de déplacement comportant par exemple au moins un rouleau en contact avec la mèche de cheveux, et tournant en fonction d'un déplacement relatif de la mèche par rapport au système de traitement. En variante, le capteur comporte deux rouleaux libres en rotation qui serrent la mèche de cheveux. L'exécution d'un programme par l'unité de calcul permet par exemple de déclencher l'irradiation et/ou de déclencher une action de serrage des cheveux commandée par un actionneur, de façon synchronisée et cadencée. D'une manière générale, le système de traitement peut être réalisé de façon modulaire. Le système comprend par exemple un module de base auquel sont ajoutés des modules annexes pour des applications particulières. Ces modules annexes peuvent être des modules mécaniques liés physiquement au module de la base ou des modules logiciels contenus dans une mémoire. Des modules annexes différents servent par exemple à appliquer diverses contraintes aux cheveux. Un module annexe peut aussi être ajouté pour réaliser un traitement complémentaire au traitement de mise en forme. Un distributeur de produit liquide et/ou un dispositif de chauffage associé sont par exemple inclus dans un tel module mécanique complémentaire. Interface utilisateur Le système de traitement peut comprendre une interface utilisateur servant au 10 réglage de divers paramètres de fonctionnement, par exemple des contraintes à appliquer et/ou de l'irradiation à exercer. L'interface comprend par exemple un écran d'affichage commandé par l'unité de calcul. L'écran peut afficher des informations de contrôle et/ou proposer des menus de 15 réglage de paramètres. Un menu peut par exemple proposer de régler les caractéristiques physiques de la source lumineuse, telles que la puissance crête, la fréquence, l'orientation de l'irradiation et/ou l'intervalle entre deux portions traitées. Des paramètres relatifs au traitement, tels que l'intensité de la contrainte et/ou 20 l'orientation de la contrainte peuvent également être réglés, le cas échéant. Un menu peut aussi proposer des options sélectionnables telles que le type de cheveux ou la couleur des cheveux ou la forme souhaitée pour la chevelure, ces options sélectionnables correspondant par exemple à des réglages pré-mémorisés de programmes exécutables par l'unité de calcul du système de traitement. 25 De manière non limitative, de nouvelles options sélectionnables peuvent être créées en fonction de réglages réalisés par l'utilisateur, permettant de proposer des menus évolutifs. Les modes ou options de fonctionnements proposés sont par exemple illustrés sur l'écran par des schémas ou des photos, animations ou simulations, en correspondance 30 avec le type de fonctionnement proposé.
Une caméra peut permettre par exemple l'acquisition d'une image traitée ensuite par l'unité de traitement pour générer des données visualisables d'aperçu d'un résultat de traitement. L'interface peut comprendre des boutons ou des curseurs réglables.
L'interface peut être réalisée sur la pièce à main et/ou sur un poste de base relié à la pièce à main. Le réglage peut être réalisé, par exemple, par sélection de paramètres préréglés ou peut être réalisé par déplacement d'un curseur devant des positions indiquant par exemple cheveux clairs ou cheveux foncés. Les réglages sont par exemple lus en mémoire par l'unité de traitement avant l'application d'une contrainte ou avant l'irradiation, de façon à paramétrer un éventuel actionneur d'application d'une contrainte ou de réglage du dispositif d'irradiation. Des réglages peuvent être mémorisés dans le dispositif d'application de contrainte, et être automatiquement lus par le dispositif d'irradiation, de façon à appliquer 15 ces réglages pour par exemple produire une commande. Une mémorisation de données contenues dans le dispositif d'application de la contrainte peut être utile lorsqu'un même dispositif d'irradiation est utilisé avec plusieurs dispositifs différents d'application de la contrainte, en raison d'une construction modulaire du système de traitement, par exemple. 20 Le système de traitement peut comporter un bouton de commande du déclenchement de l'irradiation, par exemple sous forme de bouton poussoir. Le cas échéant, le dispositif d'irradiation peut convenir, selon les réglages, à différentes applications, par exemple mise en forme et/ou décoloration. L'interface utilisateur peut servir à sélectionner une autre fonction d'irradiation 25 afin de réaliser par exemple une décoloration des fibres kératiniques ou une cautérisation, voire une coupure, les différentes fonctions étant utilisées seules ou en combinaison. De manière non limitative, on peut prévoir de réaliser simultanément à une étape visant à modifier la section des cheveux, une étape de décoloration des cheveux. D'autres traitements tels que des traitements de permanente, de défrisage ou de 30 coloration peuvent être réalisés lors de la mise en oeuvre de l'invention. L'irradiation peut créer une transformation de la fibre, tendant à conférer une déformation permanente, mais peut aussi la décolorer.
Un réglage peut être réalisé de façon à ce que la mise en forme soit plus ou moins accentuée. Par exemple, la fréquence, le nombre de tirs, la durée d'exposition ou d'autres paramètres peuvent être réglés pour qu'après irradiation la section de la fibre conserve une forme voulue, intermédiaire entre celle qui lui était donnée juste avant l'irradiation et sa forme initiale avant application de la contrainte. Exemples de procédés Dans un exemple, comme illustré à la figure 9, le procédé selon l'invention peut comprendre une étape EtpOl de réglage de l'irradiation, par exemple grâce à un ou plusieurs curseurs.
L'utilisateur positionne ensuite à l'étape EtpO2 une mèche de cheveux devant la ou les sorties optiques du système de traitement. L'utilisateur peut ensuite réaliser une étape EtpO3 d'application de la contrainte. La contrainte peut être réalisée par serrage ou étirement entre des mors ou autrement, par exemple à l'aide d'un moins un actuateur commandé par le système de traitement.
Après la mise en contrainte, qui peut être très rapide, l'irradiation est par exemple déclenchée manuellement, par exemple par un appui par l'utilisateur sur un bouton poussoir. L'irradiation est réalisée par exemple selon des réglages précédemment effectuées. A la fin de l'irradiation, un signal d'avertissement lumineux ou sonore de fin d'irradiation peut être émis à l'étape Etp 05. L'utilisateur peut alors, par exemple, traiter une autre portion de la mèche de cheveux et réitérer les étapes Etp2 à EtpS. Une pièce à main du système de traitement est par exemple déplacée le long d'une mèche de cheveux traversant la zone de traitement. Ainsi, l'utilisateur peut traiter 25 plusieurs zones sur une même mèche de cheveux. L'utilisateur peut aussi traiter une autre mèche de cheveux. Le système de traitement peut aussi être semi-automatique, de manière à ce qu'après la mise sous contrainte, l'irradiation puisse être déclenchée automatiquement, suivie éventuellement d'un relâchement automatique de la contrainte par un actionneur commandé. 30 Le système de traitement peut comprendre un dispositif d'irradiation asservi à une contrainte appliquée manuellement par l'utilisateur, l'irradiation se déclenchant automatiquement au-delà d'une contrainte déterminée ou l'irradiation étant ajustée en fonction d'une contrainte mesurée, selon un programme déterminé de déclenchement ou de réglage de l'irradiation. Le programme de réglage de l'irradiation est par exemple choisi en fonction d'une consigne saisie par l'utilisateur, pour s'approcher d'un résultat donné en fonction de la contrainte appliquée par l'utilisateur.
De façon avantageuse, la modification rémanente de la section peut être modulée en jouant sur l'irradiation et/ou sur la contrainte ou plus généralement sur l'irradiation et sur la contrainte appliquée. Des programmes de vérification peuvent aussi être exécutés en parallèle pour vérifier un ensemble de paramètres de sécurité, provenant par exemple de capteurs ou d'une analyse de grandeur(s) électrique(s) durant le fonctionnement du système de traitement, afin, en cas de danger de dégradation des fibres kératiniques, de modifier des réglages ou d'arrêter l'irradiation ou la mise sous contrainte. Un programme d'optimisation peut aussi être exécuté préalablement à la modification de la section et à l'irradiation afin de vérifier l'efficacité du traitement et en cas d'inefficacité détectée, modifier des réglages afin de pouvoir s'approcher du résultat souhaité. Un autre exemple de procédé va être décrit en référence à la figure 10. D'une manière générale, des réglages préalables à l'exécution d'un programme peuvent être effectués comme à l'étape EtplO, et concernent par exemple : - des changements d'optiques, et/ou - des changements de focalisation, et/ou - des changements de longueurs d'onde, et/ou - des durées d'impulsions, et/ou - des énergies par tir, et/ou - une fréquence de tirs, et/ou - des filtres optiques, et/ou - d'autres réglages. Une étape Etpll de positionnement des fibres kératiniques peut ensuite avoir lieu. Ce positionnement est par exemple détecté à l'aide d'un capteur de déplacement.
Lorsque l'unité de calcul détermine que la ou les fibres sont correctement positionnées, le système de traitement peut passer à une étape Etp12 d'application d'une contrainte sur les fibres kératiniques. L'unité de traitement transmet par exemple un signal d'activation à un actionneur. Un capteur de contrainte associé peut permettre de déterminer lorsque la contrainte est appliquée. Lors d'une étape Etpl3 d'irradiation, le dispositif d'irradiation émet au moins une impulsion lumineuse, selon le réglage prédéfini.
Ensuite, le relâchement des fibres kératiniques peut avoir lieu à l'étape Etp 14. Une étape EtplS de test de fin de cycle de modification de la section peut alors être exécutée. Ce test de fin de cycle comprend par exemple le contrôle de la position d'un bouton de déclenchement, activé ou non par l'utilisateur, et/ou une analyse du signal délivré par le capteur de déplacement. Lorsque ce capteur est immobile pendant une durée déterminée, le programme peut considérer que la mèche de cheveux n'est plus dans le système de traitement. Si le cycle de la mise en forme n'est pas terminé, le programme exécute par exemple un saut à l'étape Etp 11. Essai On modifie une pince à dénuder en mettant deux patins d'élastomère sur les mors. On enfile les cheveux (par groupe de vingt) entre les mors et on ferme la pince à la main. Il s'ensuit que la pince mord les cheveux puis les étire fortement. On soumet la zone étirée à une irradiation laser, avec un laser de la société Amplitude System, de référence S-Pulse, qui délivre un rayonnement à la longueur d'onde de 1030 nm sous forme de tirs d'environ 500 femtosecondes chacun. Son énergie maximale par tir est d'environ 1 mJ et la fréquence maximale des tirs est d'environ 10 kHz. On dote le laser d'un doubleur de fréquence de façon à ce que la lumière atteignant les cheveux ait une longueur d'onde de 515 nm. Par ailleurs, on place entre les cheveux et la sortie laser une série de miroirs mobiles permettant de régler le bon positionnement du tir laser. On place aussi une optique collimatrice transformant le faisceau en une tache d'environ 300 m de diamètre sur les cheveux. L'énergie par tir lors de l'essai est estimée à 0,5 mJ, et du fait de la 30 concentration du faisceau, l'énergie par mm est de 5 mJ. La puissance de crête est d'environ 10 W/mm2.
On réalise 100 tirs à la fréquence de 1000 Hz de tous les 400 m, en prenant soin qu'aucune zone de cheveux ne reçoive deux fois un impact laser. On réalise cette opération 10 fois. L'opération prend environ 2 secondes. On réalise ainsi un traitement sur 5 mm de cheveux.
On relâche les cheveux immédiatement après le traitement laser. On recommence la même opération 5 mm plus loin. On réalise l'opération 20 fois, pour traiter environ 10 cm. On obtient un effet affinement des cheveux perceptible. Autres traitements D'autres traitements peuvent être exécutés simultanément au traitement visant à conférer une déformation rémanente de la section, par exemple une coloration chimique, une décoloration chimique, un traitement chimique complémentaire de mise en forme, un défrisage, un soin des cheveux, un lavage des cheveux et/ou un soin du cuir chevelu. Au moins autre traitement tel que défini ci-dessus peut aussi être réalisé préalablement ou postérieurement au procédé selon l'invention.
L'irradiation à laquelle les fibres kératiniques sont soumises peut être complétée par un traitement par ultrasons, par chauffage IR ou micro-ondes ou par d'autres irradiations lumineuses, pulsées ou non, par diminution ou augmentation de la tension de surface ou encore par abrasion de la surface. Le système de traitement peut être agencé pour décolorer les fibres sur une 20 certaine longueur, par exemple toute leur longueur, et induire une déformation rémanente sur une distance plus courte. Le traitement autre que celui visant à conférer une déformation rémanente peut avoir lieu au même endroit que celui visé par la déformation rémanente ou à un autre endroit. Le traitement autre peut viser par exemple à colorer les fibres ou à décolorer les 25 fibres sur toute leur longueur, tandis que le traitement selon l'invention ne confère une déformation rémanente qu'à certains emplacements localisés. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits. L'expression comportant un doit être comprise comme étant synonyme de 30 comportant au moins un , sauf si le contraire est spécifié.

Claims (15)

  1. REVENDICATIONS1. Procédé de traitement d'au moins une fibre kératinique humaine ou animale (F) dans lequel : a) on modifie une section transversale d'au moins une portion de ladite 5 au moins une fibre kératinique, b) on expose ladite portion à au moins une impulsion de lumière tendant à conférer une déformation rémanente à ladite portion, notamment une déformation rémanente où ladite portion conserve la section dans laquelle elle a été amenée.
  2. 2. Procédé selon la revendication 1, la section étant modifiée au moins par 10 écrasement de la fibre.
  3. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, la section étant modifiée au moins par étirement de la fibre.
  4. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la section étant modifiée au moins par exposition à une pression extérieure différente de la pression 15 atmosphérique.
  5. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel la pression est exercée par l'expansion d'un milieu chauffé dans laquelle est placée la fibre.
  6. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la section étant modifiée au moins en raison de l'introduction dans la fibre d'un composé non 20 cristallisé et par cristallisation du composé au sein de la fibre.
  7. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la section étant modifiée au moins par gonflement de la fibre suite à l'introduction d'un composé amenant la fibre à gonfler en raison d'une pression osmotique due à l'introduction de ce composé. 25
  8. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la section est modifiée au moins par réaction de la fibre avec un composé induisant un relâchement de liaisons internes de la fibre.
  9. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la section est modifiée au moins en raison d'une dilatation thermique de la fibre. 30
  10. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, l'exposition à ladite au moins une impulsion de lumière ayant lieu alors que la fibre est en contact avecun dispositif d'application d'une contrainte mécanique sur la fibre, notamment une contrainte d'écrasement ou d'étirement.
  11. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'impulsion de lumière présentant l'une au moins des caractéristiques suivantes, mieux la majorité, voire la totalité, d'entre elles : - une durée d'impulsion de 10-16 s à 10-15, mieux 10-15 s à 10-' s, - une longueur d'onde allant de 400 nm à 2000 nm, - une énergie surfacique de 0,1.10.3 J/mm' à 50.10-3 J/mm', - une puissance de crête de 1.106 W à 1000.109 W,
  12. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, ladite portion étant soumise à une pluralité d'impulsions, notamment entre 1 et 10000 impulsions, mieux 5 à 10000 impulsions, avec de préférence une fréquence des impulsions allant de 10 Hz à 105 Hz, mieux 100 Hz à 105 Hz.
  13. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la section 15 modifiée ayant une étendue qui diffère d'au moins de 10 % de la section avant modification.
  14. 14. Système pour traiter au moins une portion d'au moins une fibre kératinique humaine ou animale, comportant : - un dispositif d'application d'une contrainte à au moins une portion de la 20 fibre, cette contrainte modifiant la section transversale de la fibre, notamment une contrainte en étirement ou en écrasement, - un dispositif d'irradiation pour exposer au moins une portion de la fibre ainsi contrainte à une impulsion de lumière tendant à conférer à la fibre une déformation rémanente, notamment une déformation rémanente correspondant à celle conférée par le 25 dispositif d'application de la contrainte.
  15. 15. Système selon la revendication 14, dans lequel le dispositif d'application de la contrainte et une sortie optique du dispositif d'irradiation sont intégrés dans une même pièce à main. 30
FR0858443A 2008-12-10 2008-12-10 Procede de traitement optique d'une fibre keratinique procurant une remanence de la deformation de sa section Expired - Fee Related FR2939285B1 (fr)

Priority Applications (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR0858443A FR2939285B1 (fr) 2008-12-10 2008-12-10 Procede de traitement optique d'une fibre keratinique procurant une remanence de la deformation de sa section

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR0858443A FR2939285B1 (fr) 2008-12-10 2008-12-10 Procede de traitement optique d'une fibre keratinique procurant une remanence de la deformation de sa section

Publications (2)

Publication Number Publication Date
FR2939285A1 true FR2939285A1 (fr) 2010-06-11
FR2939285B1 FR2939285B1 (fr) 2015-03-06

Family

ID=41078071

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
FR0858443A Expired - Fee Related FR2939285B1 (fr) 2008-12-10 2008-12-10 Procede de traitement optique d'une fibre keratinique procurant une remanence de la deformation de sa section

Country Status (1)

Country Link
FR (1) FR2939285B1 (fr)

Cited By (3)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
WO2018237346A1 (fr) 2017-06-22 2018-12-27 The General Hospital Corporation Système reposant sur la lumière et procédé de mise en forme et de traitement des cheveux
EP3453279A1 (fr) * 2017-09-10 2019-03-13 Koninklijke Philips N.V. Dispositif de coiffure
WO2019048446A1 (fr) * 2017-09-10 2019-03-14 Koninklijke Philips N.V. Dispositif de coiffage

Citations (7)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
EP0273538A2 (fr) * 1986-12-26 1988-07-06 Takimae Toyosaku Fer à défriser les cheveux
JPH10262725A (ja) * 1997-03-26 1998-10-06 Matsushita Electric Works Ltd ヘアセット装置
FR2868303A1 (fr) * 2004-03-31 2005-10-07 Oreal Composition de deformation permanente des cheveux comprenant au moins un materiau modifie par incorporation d'un metal
WO2007065522A1 (fr) * 2005-12-07 2007-06-14 Unilever Plc Composition de lissage des cheveux comprenant de l’urée
EP1844675A1 (fr) * 2005-02-03 2007-10-17 Takara Belmont Corporation Procede et appareil pour permanente
WO2007134224A2 (fr) * 2006-05-11 2007-11-22 Living Proof, Inc. Dispositifs et procédés à utiliser dans le cadre de traitements de la peau et des cheveux
EP1880708A1 (fr) * 2006-07-21 2008-01-23 Wella Aktiengesellschaft Méthode et agent pour la déformation permanente de cheveux

Patent Citations (7)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
EP0273538A2 (fr) * 1986-12-26 1988-07-06 Takimae Toyosaku Fer à défriser les cheveux
JPH10262725A (ja) * 1997-03-26 1998-10-06 Matsushita Electric Works Ltd ヘアセット装置
FR2868303A1 (fr) * 2004-03-31 2005-10-07 Oreal Composition de deformation permanente des cheveux comprenant au moins un materiau modifie par incorporation d'un metal
EP1844675A1 (fr) * 2005-02-03 2007-10-17 Takara Belmont Corporation Procede et appareil pour permanente
WO2007065522A1 (fr) * 2005-12-07 2007-06-14 Unilever Plc Composition de lissage des cheveux comprenant de l’urée
WO2007134224A2 (fr) * 2006-05-11 2007-11-22 Living Proof, Inc. Dispositifs et procédés à utiliser dans le cadre de traitements de la peau et des cheveux
EP1880708A1 (fr) * 2006-07-21 2008-01-23 Wella Aktiengesellschaft Méthode et agent pour la déformation permanente de cheveux

Cited By (5)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
WO2018237346A1 (fr) 2017-06-22 2018-12-27 The General Hospital Corporation Système reposant sur la lumière et procédé de mise en forme et de traitement des cheveux
EP3641586A4 (fr) * 2017-06-22 2021-03-03 The General Hospital Corporation Système reposant sur la lumière et procédé de mise en forme et de traitement des cheveux
EP3453279A1 (fr) * 2017-09-10 2019-03-13 Koninklijke Philips N.V. Dispositif de coiffure
WO2019048446A1 (fr) * 2017-09-10 2019-03-14 Koninklijke Philips N.V. Dispositif de coiffage
RU2734471C1 (ru) * 2017-09-10 2020-10-16 Конинклейке Филипс Н.В. Устройство для укладки волос

Also Published As

Publication number Publication date
FR2939285B1 (fr) 2015-03-06

Similar Documents

Publication Publication Date Title
FR2939284A1 (fr) Procede de traitement optique d'une fibre keratinique procurant une remanence de la forme precedent l'irradiation
FR2924597A1 (fr) Procede de traitement des fibres keratiniques, comportant leur exposition a des impulsions de lumiere de faible duree.
JP3819025B2 (ja) 毛除去装置
EP2237731B1 (fr) Dispositif de traitement thermique dermatologique par faisceau laser
JP5603872B2 (ja) 毛髪の成長を刺激するための頭皮光治療装置
US20040230258A1 (en) Method and apparatus for treating pseudofolliculitis barbae
US9351794B2 (en) Methods to alter damaged mammalian skin using a multiphoton processes
JP2006519047A5 (fr)
FR2941600A1 (fr) Dispositif de chauffage de fibres keratiniques, procede et kit correspondants
EP0685180B1 (fr) Procédé de décoloration des cheveux par irradiation laser avec refroidissement, et dispositif pour sa mise en oeuvre
FR2939285A1 (fr) Procede de traitement optique d'une fibre keratinique procurant une remanence de la deformation de sa section
EP0682937B1 (fr) Procédé pour améliorer les résultats des traitements cosmétiques effectués sur cheveux décolerés,grace à la décolaration par irradiation avec un faisceau laser
EP4098145A1 (fr) Appareil de traitement de la chevelure a confinement de vapeur
EP0685220A1 (fr) Procédé de décoloration des cheveux par irradiation avec un laser, et dispositif
FR2931686A1 (fr) Procede pour diminuer la transpiration
WO2005104897A1 (fr) Procede et systeme pour la decoloration optique de fibres keratiniques
CA2279097C (fr) Dispositif pour l'assemblage des levres d'une plaie, piece de maintien et procede de traitement cosmetique
AU2005232465A2 (en) Laser treatment
FR3149173A1 (fr) Procédé de mise en forme des cheveux par rayonnement UV-visible.
FR3075579A1 (fr) Procede de traitement des fibres capillaires
Mordon Physique des lasers
FR2938179A1 (fr) Dispositif d'aide a la cicatrisation
FR3117010A1 (fr) Système et procédé pour le traitement des ongles
WO2025128596A1 (fr) Dispositif d'élimination de la couleur des cheveux
FR3136154A1 (fr) Système et procédé pour le traitement des ongles

Legal Events

Date Code Title Description
ST Notification of lapse

Effective date: 20160831