[go: up one dir, main page]

FR2926897A1 - Equipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboitement est localement rognee et procede de preparation d'une telle lentille - Google Patents

Equipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboitement est localement rognee et procede de preparation d'une telle lentille Download PDF

Info

Publication number
FR2926897A1
FR2926897A1 FR0800451A FR0800451A FR2926897A1 FR 2926897 A1 FR2926897 A1 FR 2926897A1 FR 0800451 A FR0800451 A FR 0800451A FR 0800451 A FR0800451 A FR 0800451A FR 2926897 A1 FR2926897 A1 FR 2926897A1
Authority
FR
France
Prior art keywords
longitudinal profile
freedom
singular
points
ophthalmic lens
Prior art date
Legal status (The legal status is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the status listed.)
Granted
Application number
FR0800451A
Other languages
English (en)
Other versions
FR2926897B1 (fr
Inventor
Ahmed Haddadi
Current Assignee (The listed assignees may be inaccurate. Google has not performed a legal analysis and makes no representation or warranty as to the accuracy of the list.)
EssilorLuxottica SA
Original Assignee
Essilor International Compagnie Generale dOptique SA
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Essilor International Compagnie Generale dOptique SA filed Critical Essilor International Compagnie Generale dOptique SA
Priority to FR0800451A priority Critical patent/FR2926897B1/fr
Priority to US12/864,569 priority patent/US8672479B2/en
Priority to AT08872556T priority patent/ATE515368T1/de
Priority to EP08872556A priority patent/EP2247408B1/fr
Priority to PCT/FR2008/001824 priority patent/WO2009103910A2/fr
Publication of FR2926897A1 publication Critical patent/FR2926897A1/fr
Application granted granted Critical
Publication of FR2926897B1 publication Critical patent/FR2926897B1/fr
Expired - Fee Related legal-status Critical Current
Anticipated expiration legal-status Critical

Links

Classifications

    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B24GRINDING; POLISHING
    • B24BMACHINES, DEVICES, OR PROCESSES FOR GRINDING OR POLISHING; DRESSING OR CONDITIONING OF ABRADING SURFACES; FEEDING OF GRINDING, POLISHING, OR LAPPING AGENTS
    • B24B9/00Machines or devices designed for grinding edges or bevels on work or for removing burrs; Accessories therefor
    • B24B9/02Machines or devices designed for grinding edges or bevels on work or for removing burrs; Accessories therefor characterised by a special design with respect to properties of materials specific to articles to be ground
    • B24B9/06Machines or devices designed for grinding edges or bevels on work or for removing burrs; Accessories therefor characterised by a special design with respect to properties of materials specific to articles to be ground of non-metallic inorganic material, e.g. stone, ceramics, porcelain
    • B24B9/08Machines or devices designed for grinding edges or bevels on work or for removing burrs; Accessories therefor characterised by a special design with respect to properties of materials specific to articles to be ground of non-metallic inorganic material, e.g. stone, ceramics, porcelain of glass
    • B24B9/14Machines or devices designed for grinding edges or bevels on work or for removing burrs; Accessories therefor characterised by a special design with respect to properties of materials specific to articles to be ground of non-metallic inorganic material, e.g. stone, ceramics, porcelain of glass of optical work, e.g. lenses, prisms
    • B24B9/144Machines or devices designed for grinding edges or bevels on work or for removing burrs; Accessories therefor characterised by a special design with respect to properties of materials specific to articles to be ground of non-metallic inorganic material, e.g. stone, ceramics, porcelain of glass of optical work, e.g. lenses, prisms the spectacles being used as a template

Landscapes

  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Ceramic Engineering (AREA)
  • Inorganic Chemistry (AREA)
  • Mechanical Engineering (AREA)
  • Eyeglasses (AREA)
  • Prostheses (AREA)

Abstract

L'invention concerne un équipement visuel comprenant une lentille ophtalmique comportant un chant pourvu d'une nervure d'emboîtement. Elle concerne également un procédé de préparation d'un tel équipement.Selon l'invention, ladite nervure d'emboîtement comporte au moins quinze sections d'appui alternées avec autant de sections singulières de liberté, lesdites sections singulières de liberté étant rétrécies en largeur et/ou en hauteur d'au moins 0,05 millimètre par rapport auxdites sections d'appui (Sa).

Description

1 DOMAINE TECHNIQUE AUQUEL SE RAPPORTE L'INVENTION La présente invention concerne de manière générale le domaine de la lunetterie et plus précisément la préparation des lentilles ophtalmiques en vue de leur emboîtement dans des entourages de montures de lunettes cerclées.
Elle concerne plus précisément un équipement visuel comprenant au moins une lentille ophtalmique et un procédé de préparation d'un telle lentille ophtalmique. ARRIÈRE-PLAN TECHNOLOGIQUE La partie technique du métier de l'opticien consiste à monter une paire de lentilles ophtalmiques correctrices sur une monture de lunettes cerclées sélectionnée par un porteur. Ce montage se décompose en trois opérations principales -l'acquisition de la forme des contours intérieurs des entourages de la monture, - le centrage de chaque lentille qui consiste à positionner et à orienter convenablement chaque lentille en regard de chaque oeil du porteur, puis - l'usinage de chaque lentille qui consiste à découper ou à détourer son contour à la forme souhaitée, compte tenu de la forme des entourages et des paramètres de centrage définis.
Dans le cadre de la présente invention, on s'intéresse plus particulièrement aux première et troisième opérations dites d'acquisition et d'usinage. L'objectif concret de l'opticien est de détourer la lentille ophtalmique de manière à ce qu'elle puisse mécaniquement et esthétiquement s'adapter à la forme de l'entourage correspondant de la monture sélectionnée, tout en s'assurant que cette lentille exerce au mieux la fonction optique pour laquelle elle a été conçue. L'opération d'usinage comprend en particulier, dans le cas des montures cerclées, une étape de biseautage permettant de former sur la tranche de la lentille une nervure d'emboîtement, communément appelée biseau, apte à s'emboîter dans une rainure, communément appelée drageoir, qui court le long de la face intérieure de l'entourage correspondant de la monture. Les deux opérations d'acquisition et d'usinage doivent en particulier être réalisées avec soin de manière que la lentille puisse parfaitement s'emboîter dans son entourage, sans effort et du premier coup , c'est-à-dire sans nécessiter de reprise d'usinage. Pour acquérir la forme du drageoir, on utilise généralement un appareil de lecture de contour comportant un palpeur qui vient relever la forme du drageoir.
On constate toutefois, à l'issue de ce palpage, des erreurs de relèvement de la forme du contour. Ces erreurs sont inhérentes à l'appareil de lecture qui peut présenter une résolution insuffisante, des défauts d'assemblage ou encore être endommagé ou déréglé. En outre, les déformations de la monture lors du palpage du drageoir (dues à l'appui du palpeur sur le drageoir) génèrent également des erreurs. On observe aussi, à l'issue de l'opération d'usinage, des erreurs de détourage, si bien que la forme effective du chant de la lentille ne correspond pas exactement à la forme souhaitée. Ces erreurs sont également inhérentes à l'appareil de détourage qui peut présenter une résolution insuffisante, des défauts d'assemblage ou encore comporter une meule de forme usée. En outre, les déformations en flexion de la lentille (dues à l'appui de la meule contre le chant de la lentille lors de son usinage) génèrent elles aussi des erreurs, ainsi que les phénomènes de dilatation des lentilles durant leurs usinages.
En définitive, au vu de ces erreurs et imprécisions, une lentille ainsi usinée présente un contour qui correspond rarement exactement au contour du drageoir de son entourage. Elle risque alors d'être soit trop grande, ce qui contraint l'opticien à réaliser une fastidieuse reprise de l'usinage de la nervure d'emboîtement, soit trop petite.
Afin d'accroître le taux de lentilles correctement détourées du premier coup , il est connu de corriger les défauts des appareils d'acquisition et de détourage, de manière à accroître leurs résolutions et à ce qu'ils prennent en considération un plus grand nombre de paramètres. Il est également connu d'étalonner à intervalles réduits ces appareils. Toutefois, ces méthodes sont longues, complexes et coûteuses à mettre en oeuvre. Les paramètres actuellement pris en considération ne sont en outre pas exhaustifs. De ce fait, le taux de lentilles correctement usinées du premier coup n'est à ce jour pas satisfaisant. Par ailleurs, les lentilles considérées comme montables dans leurs entourages sont, pour une part importante, légèrement trop grandes par rapport à leurs entourages, si bien qu'une fois emboîtées dans leurs entourages, elles sont mécaniquement contraintes. De ce fait, ces lentilles sont fragilisées et leurs couches de traitement sont susceptibles de se dégrader plus rapidement. En outre, ces contraintes mécaniques modifient légèrement les caractéristiques optiques de la lentille, ce qui peut entraîner une gêne pour le porteur. Il est également connu d'acquérir les formes des drageoirs des entourages d'une monture de lunettes au moyen d'un registre de base de données 3 comportant une pluralité d'enregistrements chacun associés à un modèle de montures de lunettes. Toutefois, du fait de dispersions de fabrication, on observe que deux montures de lunettes d'un même modèle ne présentent jamais exactement la même forme. Par conséquent, les formes acquises dans la base de données sont généralement légèrement différentes des formes réelles des drageoirs de la monture de lunettes sélectionnée par le porteur. De ce fait, les lentilles usinées en fonction de ces formes acquises ne sont pas toujours montables dans les entourages de la monture sélectionnée, si bien qu'il est souvent nécessaire de reprendre l'usinage de leurs nervures d'emboîtement.
II est aussi connu d'acquérir la forme du drageoir d'un entourage d'une monture de lunettes en fonction de la forme préalablement acquise du drageoir de l'autre entourage de cette monture de lunettes, en supposant que les deux entourages sont symétriques. Toutefois, du fait de dispersions de fabrication, on observe que les deux entourages d'une même monture de lunettes ne sont jamais réellement symétriques. Par conséquent, la forme déduite par symétrie est généralement légèrement différente de la forme réelle du drageoir du deuxième entourage. De ce fait, la lentille usinée en fonction de cette forme déduite n'est pas toujours montable dans le deuxième entourage de la monture, si bien qu'il est souvent nécessaire de reprendre l'usinage de sa nervure d'emboîtement.
OBJET DE L'INVENTION Afin de remédier aux inconvénients précités de l'état de la technique, la présente invention propose un équipement visuel comportant une lentille ophtalmique détourée de telle sorte que la probabilité qu'elle s'emboîte du premier coup dans son entourage sans être soumise à de trop fortes contraintes mécaniques est accrue. Plus particulièrement, on propose selon l'invention un équipement visuel comprenant une lentille ophtalmique comportant un chant pourvu d'une nervure d'emboîtement, dans lequel ladite nervure d'emboîtement comporte au moins quinze sections d'appui alternées avec autant de sections singulières de liberté, lesdites sections singulières de liberté étant rétrécies en largeur et/ou en hauteur d'au rnoins 0,05 millimètres par rapport auxdites sections d'appui. Grâce à l'invention, la lentille ophtalmique est détourée de manière que sa nervure d'emboîtement ne soit pas au contact du drageoir sur l'ensemble de sa périphérie mais plutôt de manière qu'il apparaisse des espaces entre la nervure d'emboîtement de la lentille et le drageoir de l'entourage de la monture, au niveau desdites sections singulières de liberté. En conséquence, si la nervure d'emboîtement a par erreur été usinée 4 selon un contour légèrement trop grand par rapport au contour du drageoir, ces espaces permettent à l'entourage de se déformer localement pour compenser cette erreur d'usinage. De cette manière, la lentille peut être emboîtée dans son entourage, sans que ce dernier n'induise de trop fortes contraintes mécaniques sur cette lentille. En résumé, les erreurs inhérentes au fonctionnement des appareils de lecture et de détourage sont compensées, non pas en accroissant la précision de ces appareils, mais plutôt en prévoyant que ces appareils induiront des erreurs lors du détourage de la lentille.
Le nombre de quinze sections singulières de liberté permet de s'assurer qu'au moins une de ces sections est toujours située à proximité d'une zone dans laquelle l'entourage peut se déformer (en particulier à proximité des zones très courbées de l'entourage). Le choix aléatoire des positions de ces sections singulières de liberté le long de la nervure d'emboîtement confère par ailleurs à l'algorithme de mise en oeuvre du procédé de préparation de cet équipement visuel une grande rapidité d'exécution. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, la nervure d'emboîtement de la lentille ophtalmique est telle que, sur tout tronçon de cette nervure d'emboîtement d'une longueur de vingt millimètres en abscisse curviligne ou contenu dans un secteur angulaire de trente degrés autour d'un axe central géométrique ou optique de la lentille ophtalmique, sa section évolue en largeur ou en hauteur entre une valeur maximum de largeur ou hauteur et une valeur minimum de largeur ou hauteur dont la différence est supérieure ou égale à 0,05 millimètre.
Selon encore un autre mode de réalisation de l'invention, l'équipement visuel comprenant, d'une part, une monture pourvue d'un entourage comportant un drageoir globalement profilé s'étendant suivant un premier profil longitudinal curviligne, et, d'autre part, une lentille ophtalmique comportant un chant pourvu d'une nervure d'emboîtement profilée s'étendant suivant un second profil longitudinal curviligne et adaptée à s'emboîter dans ledit drageoir, le second profil longitudinal est tel que, sur tout tronçon de ce second profil longitudinal d'une longueur de vingt millimètres en abscisse curviligne ou contenu dans un secteur angulaire de trente degrés autour d'un axe central géométrique ou optique de la lentille ophtalmique, l'écart entre le second profil longitudinal et le premier profil longitudinal évolue entre une valeur maximum d'écart et une valeur minimum d'écart dont la différence est supérieure ou égale à 0,05 millimètre. Avantageusement, la différence entre la valeur maximum et la valeur minimum est inférieure à 0,3 millimètre. On comprend que dans ce mode de réalisation de l'invention, la lentille ophtalmique est biseautée selon un contour qui ne correspond pas uniformément au contour du drageoir. L'écart entre les premier et second profils longitudinaux se 5 traduit physiquement par un léger espace entre la nervure d'emboîtement de la lentille et le drageoir de l'entourage de la monture. En conséquence, si la nervure d'emboîtement a par erreur été usinée selon un contour légèrement trop grand par rapport au contour du drageoir, ce léger espace permet à l'entourage de se déformer localement pour compenser cette erreur d'usinage. De cette manière, la lentille peut être emboîtée dans son entourage, sans que ce dernier n'induise de trop fortes contraintes mécaniques sur cette lentille. L'invention concerne également un procédé de préparation d'une lentille ophtalmique en vue de son montage dans un entourage d'une monture de lunettes, comportant une étape d'acquisition d'un premier profil longitudinal dudit entourage et une étape de détourage de la lentille ophtalmique avec formation sur son chant d'une nervure d'emboîtement globalement profilée ayant une section souhaitée et s'étendant suivant un second profil longitudinal déduit du premier profil longitudinal. Selon l'invention, le procédé comporte une étape de détermination sur le second profil longitudinal d'au moins quinze points d'appui alternés avec autant de points singuliers de liberté, et, au cours de l'étape de détourage, la nervure d'emboîtement est formée pour présenter auxdits points singuliers de liberté des sections singulières de liberté et auxdits points d'appui des sections d'appui, lesdites sections singulières de liberté étant rétrécies en largeur et/ou en hauteur par rapport auxdites sections d'appui.
L'invention concerne aussi un procédé de préparation d'une lentille ophtalmique en vue de son montage dans un entourage d'une monture de lunettes, comportant une étape d'acquisition d'un premier profil longitudinal dudit entourage et une étape de détourage de la lentille ophtalmique avec formation sur son chant d'une nervure d'emboîtement globalement profilée ayant une section souhaitée et s'étendant suivant un second profil longitudinal déduit du premier profil longitudinal. Selon l'invention, le procédé comporte une étape de détermination sur le second profil longitudinal d'au moins quinze points d'appui alternés avec autant de points singuliers de liberté, et, au cours de l'étape de détourage, la nervure d'emboîtement est formée pour que l'écart entre le second profil longitudinal et le premier profil longitudinal évolue pour prendre en chaque point singulier de liberté une valeur supérieure d'au moins 0,05 millimètre à la valeur de cet écart aux deux points d'appui qui lui sont directement consécutifs. 6 DESCRIPTION DÉTAILLÉE D'UN EXEMPLE DE RÉALISATION La description qui va suivre, en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre en quoi consiste l'invention et comment elle peut être réalisée.
Sur les dessins annexés : - la figure 1 est une vue en perspective d'un appareil de lecture de contours de drageoirs de montures de lunettes ; -la figure 2 est une vue schématique d'une lentille ophtalmique maintenue dans un appareil de détourage pourvu d'une meule de biseautage ; - les figures 3 à 5 sont des vues de côté de trois meules de biseautage ; - la figure 6 est une vue de face d'une lentille ophtalmique non détourée, sur lequel est représenté un profil longitudinal d'un drageoir d'un entourage d'une monture de lunettes, un profil longitudinal d'une nervure d'emboîtement que la lentille ophtalmique présentera après détourage, et un cadre boxing circonscrit au profil longitudinal de la nervure d'emboîtement ; - les figures 7A et 7B sont des vues en coupe des tranches de deux lentilles ophtalmiques détourées selon deux modes de réalisation différents ; - les figures 8A et 8B sont des vues en coupe d'une nervure d'emboîtement d'une lentille ophtalmique emboîtée dans un drageoir d'une monture de lunettes au niveau d'une section d'appui et au niveau d'une section singulière de liberté ; - les figures 9 à 15 sont des vues en plan du profil longitudinal de la lentille ophtalmique de la figure 6 et de son cadre boxing. La présente invention a pour objectif de faciliter et d'améliorer la qualité 25 de l'emboîtement d'une lentille ophtalmique dans un entourage d'une monture de lunettes. On s'intéressera donc plus particulièrement aux montures de lunettes 10 cerclées (figure 1) comportant deux entourages 11 qui sont reliés l'un à l'autre par un pontet et qui sont chacun équipés d'une branche. Classiquement, chaque 30 entourage 11 est parcouru intérieurement d'une rainure globalement profilée, généralement en forme de dièdre, communément appelée drageoir. Ce drageoir s'étend suivant un profil longitudinal 12 curviligne. Un tel drageoir 13 est représenté en coupe sur la figure 8A. Ce profil longitudinal 12 correspond à l'un des brins du drageoir, qui 35 s'étend sur l'un et/ou l'autre des flancs de ce drageoir et qui est sensiblement parallèle ou confondu avec l'arête de fond de ce drageoir. On peut définir par rapport à ce profil longitudinal 12 une ligne d'horizon 7 A3 (figure 6) qui est sensiblement horizontale lorsque la monture de lunettes 10 est portée par le porteur en position orthostatique, c'est-à-dire lorsque le porteur est debout et qu'il tient sa tête droite. La ligne d'horizon A3 correspond ici plus particulièrement à la droite qui passe en regard des deux pupilles du porteur. Elle est caractéristique de l'orientation de la monture de lunettes 10 et de la lentille ophtalmique 20. Comme le montre la figure 2, la lentille ophtalmique 20 présente une face optique avant 21 convexe et une face optique arrière 22 concave, ainsi qu'un chant 23 périphérique dont le contour initial 27 (figure 6) est généralement circulaire. Comme le montrent les figures 7A, 7B et 8A et 8B, cette lentille ophtalmique est destinée à comporter après usinage de son chant 23 une nervure d'emboîtement 24 s'étendant suivant un profil longitudinal 25 (figure 2) curviligne dont la forme permet l'emboîtement de la lentille ophtalmique 20 dans l'entourage 11 correspondant de la monture de lunettes 10. Ce profil longitudinal 25 correspond à une ligne qui court le long du chant 23 de la lentille et qui joint un point défini de chaque section transversale de la nervure d'emboîtement 24. Chacun de ces points est ici défini par une règle qui est uniforme pour l'ensemble des sections transversales de la nervure d'emboîtement 24. A titre d'exemple, le profil longitudinal 25 peut correspondre à l'un des brins de la nervure d'emboîtement 24, qui s'étend sur l'un et/ou l'autre des flancs de cette nervure d'emboîtement et qui est sensiblement parallèle ou confondu avec le sommet de la nervure d'emboîtement. Tel que représenté sur la figure 6, on peut définir par rapport au profil longitudinal 25 un cadre boxing 26. Ce cadre boxing 26 est plus précisément défini comme le rectangle qui, d'une part, est circonscrit à la projection orthogonale du profil longitudinal déduit 25 dans le plan du contour initial 27, et qui, d'autre part, présente deux côtés parallèles destinés à s'étendre horizontalement lorsque la lentille sera portée par le porteur. Ce cadre boxing 26 présente, à l'intersection de ses deux diagonales, un centre géométrique Cl par lequel passe un axe central Al optique et géométrique de la lentille (figure 2). L'axe central Al considéré est sensiblement normal au plan qui est tangent à la face optique avant 21 de la lentille et qui passe par le point de la face optique avant 21 dont le projeté orthogonal dans le plan du contour initial 27 est le centre géométrique Cl. 8 Dispositif Pour préparer une telle lentille, il est connu d'utiliser un appareil de lecture de contour 1 tel que par exemple celui représenté sur la figure 1. Cet appareil comporte un capot supérieur 2 recouvrant l'ensemble de 5 l'appareil à l'exception d'une portion supérieure centrale accessible à l'usager, dans laquelle est disposée la monture de lunettes 10. L'appareil de lecture de contour 1 est destiné à relever la forme des contours des drageoirs 13 des entourages 11 de cette monture de lunettes 10. II comporte à cet effet un jeu de deux mâchoires 3, dont l'une est mobile, 10 qui sont pourvues de plots 4 mobiles permettant de serrer entre eux la monture de lunettes 10 afin de l'immobiliser. Dans l'espace laissé visible par l'ouverture supérieure centrale du capot 2, un châssis 5 est visible. Une platine (non visible) peut se déplacer en translation sur ce châssis 5 selon un axe de transfert Dl. Sur cette platine est monté tournant 15 un plateau tournant 6. Ce plateau tournant 6 est donc apte à prendre deux positions sur l'axe de transfert Dl, en regard de chacun des deux entourages 11 de la monture de lunettes 10. Le plateau tournant 6 possède un axe de rotation BI défini comme l'axe normal à la face avant de ce plateau tournant 6 et passant par son centre. II est 20 adapté à pivoter autour de cet axe par rapport à la platine. Le plateau tournant 6 comporte par ailleurs une lumière 7 oblongue en forme d'arc de cercle au travers de laquelle un palpeur 8 fait saillie. Ce palpeur 8 comporte une tige support 8A d'axe perpendiculaire au plan de la face avant du plateau tournant 6 et, à son extrémité libre, un doigt de palpage 8B d'axe perpendiculaire à l'axe de la tige 25 support 8A. Ce doigt de palpage 8B est destiné à suivre par glissement ou éventuellement roulement le fond du drageoir 13 de chacun des deux entourages 11 de la monture de lunettes 10, en se déplaçant le long de la lumière 7. L'appareil de lecture de contour 1 comporte des moyens d'actionnement (non représentés) adaptés, d'une première part, à faire glisser la tige support 8A le 30 long de la lumière 7 afin de modifier sa position radiale R par rapport à l'axe de rotation BI du plateau tournant 6, d'une deuxième part, à faire varier la position angulaire TETA du plateau tournant 6 autour de son axe de rotation B1, et, de troisième part, à positionner le doigt de palpage 8B du palpeur 8 à une altitude Z plus ou moins importante par rapport au plan de la face avant du plateau tournant 35 6. Chaque point palpé par l'extrémité du doigt de palpage 8B du palpeur 8 est alors repéré dans un système de coordonnées cylindriques correspondant. Les coordonnées de chaque point palpé du drageoir 13 sont alors notées rai, tetaai, za;. L'appareil de lecture de contour 1 comporte en outre un dispositif électronique et/ou informatique 9 permettant, d'une part, de piloter les moyens d'actionnement de l'appareil de lecture de contour 1, et, d'autre part, d'acquérir et d'enregistrer les coordonnées rai, tetaa;, za; de chaque point palpé du drageoir 13. Pour préparer la lentille ophtalmique 20, il est par ailleurs connu d'utiliser un appareil de détourage 30 qui ne fait pas en propre l'objet de la présente invention. Un tel appareil de détourage, bien connu de l'Homme du métier, est par exemple décrit dans le document US 6 327 790 ou commercialisé par la demanderesse sous la marque Kappa CTD. Comme le montre la figure 2, un tel appareil de détourage 30 comprend généralement des moyens de support ici formés par des arbres 31 de maintien et d'entraînement en rotation de la lentille ophtalmique 20 autour d'un axe de blocage Al confondu avec l'axe central de la lentille. Un tel appareil de détourage comprend en outre des moyens de détourage ici formés par un outil d'usinage 32 monté rotatif autour d'un axe de rotation A2 qui est ici sensiblement parallèle à l'axe de blocage A1, mais qui pourrait également être incliné par rapport à cet axe. L'outil d'usinage 32 et/ou les arbres 31 sont pourvus de deux mobilités relatives, dont une mobilité radiale permettant de modifier l'écartement entre l'axe de rotation A2 et l'axe de blocage Al, et une mobilité de translation axiale selon un axe parallèle à l'axe de blocage Al. L'appareil de détourage 30 comporte en outre un dispositif électronique et/ou informatique (non représenté) qui est pourvu, d'une part, de moyens de communication avec le dispositif électronique et/ou informatique 9 de l'appareil de lecture de contour 1, et, d'autre part, de moyens de pilotage des mobilités des arbres 31 et de l'outil d'usinage 32. Ce dispositif électronique et/ou informatique permet en particulier de piloter, pour chaque position angulaire de la lentille 20 autour de l'axe de blocage Al, l'écartement radial entre l'outil d'usinage 32 et l'axe de blocage Al, ainsi que la position axiale de la tranche 23 de la lentille par rapport à la surface de travail de l'outil d'usinage 32. Comme le montre plus particulièrement la figure 3, l'outil d'usinage 32 est en l'espèce constitué par une meule principale 33 de forme, c'est-à-dire présentant en creux, à la manière d'un négatif, un profil d'usinage complémentaire de celui à obtenir en relief sur le flanc 23 de la lentille à usiner. Cette meule principale 33 est ici de révolution autour de l'axe de rotation A2 et est pourvue d'une gorge de biseautage 34 apte à former sur le flanc 23 de la lentille 20 une nervure d'emboîtement 24 (figure 8A) de forme complémentaire. Le diamètre de la 9 meule principale sera préférentiellement choisi inférieur à 25 millimètres. Cette nervure d'emboîtement 24 est le plus souvent réalisée pour présenter, en section transversale, un profil en forme de dièdre, c'est-à-dire en forme de V renversé, c'est pourquoi la nervure d'emboîtement 24 est communément appelée biseau. Bien sûr, cette nervure d'emboîtement pourra présenter en section transversale des formes différentes, telles que par exemple des formes hémi-circulaires ou rectangulaires. En variante et en référence à la figure 4, on pourra prévoir que l'outil d'usinage comporte un train de meules comprenant, outre la meule principale 33 précitée, une meule de biseautage auxiliaire 35 pourvue d'une gorge de biseautage 36 de profondeur et/ou de largeur inférieures aux profondeur et/ou largeur de la gorge de biseautage 34 de la meule principale 33. Cette petite gorge de biseautage 36 pourra par exemple présenter une profondeur et une largeur inférieures de 0,3 millimètre à la profondeur et à la largeur de la gorge de biseautage 34 de la meule principale 33. En variante encore, comme le montre la figure 5, on pourra prévoir que l'outil d'usinage 32 comporte une meulette 37 présentant une partie centrale 40 cylindrique de révolution autour de l'axe de rotation A2, et, de part et d'autre de cette partie centrale 40, deux parties d'extrémité 38, 39 coniques de révolution autour de l'axe de rotation A2 et disposées dos-à-dos. Ces deux parties d'extrémité 38, 39 seront alors aptes à usiner successivement les deux flancs de la nervure d'emboîtement 24 de la lentille ophtalmique 20. Bien sûr, on pourra aussi prévoir que ces deux parties d'extrémité soient disposées en regard et à distance l'une de l'autre.
L'outil d'usinage pourra être d'un type autre. Il pourra en particulier être formé par une fraise ou un couteau monté rotatif autour de l'axe de rotation A2. Par couteau, on entend un outil présentant, à la manière d'une mèche plate, un arbre central de part et d'autre duquel s'étendent radialement, dans un même plan, deux lames dont les bords libres sont aptes à usiner la tranche de la lentille ophtalmique. Procédé de préparation Le procédé de préparation de la lentille ophtalmique est réalisé en quatre étapes principales. II comporte en particulier une étape d'acquisition de la forme d'un profil longitudinal acquis 12 du drageoir 13, une étape de déduction de la forme d'un profil longitudinal déduit 25 de la nervure d'emboîtement 24, une étape de détermination de portions singulières de liberté du profil longitudinal déduit 25, et une étape de détourage de la lentille ophtalmique 20. 11 Au cours d'une première étape dite d'acquisition de la forme d'un profil longitudinal acquis 12 du drageoir 13, la monture de lunettes 10 choisie par le futur porteur est engagée dans l'appareil de lecture 1 (figure 1). Pour cela, la monture 10 est insérée entre les plots 4 des mâchoires 3, de telle sorte que l'un de ses entourages 11 est prêt à être palpé selon un trajet démarrant par l'insertion du palpeur 8 entre les deux plots 4 enserrant la partie inférieure de cet entourage, puis suivant le contour du drageoir 13 de cet entourage 11. Plus précisément, le dispositif électronique et/ou informatique 9 définit comme nulles la position angulaire et l'altitude du palpeur 8 lorsque le doigt de 10 palpage 8B est disposé entre les deux plots 4 précités. Une fois la monture de lunettes 10 fixée et le palpeur 8 au contact du drageoir 13, le dispositif électronique et/ou informatique 9 commande la rotation du plateau tournant 6 de sorte que le doigt de palpage 8B du palpeur 8 se déplace continûment le long du fond du drageoir 13. 15 La conservation du contact du doigt de palpage 8B avec le fond du drageoir 13 est assurée par les moyens d'actionnement qui exercent sur le palpeur 8 un effort de rappel radial dirigé vers le drageoir 13. Cet effort de rappel radial permet ainsi d'éviter que le doigt de palpage 8B ne remonte le long de l'un ou de l'autre des flancs du drageoir 13 et qu'il ne sorte de celui-ci. 20 Par conséquent, le palpeur 8 est piloté en position angulaire autour de l'axe de rotation B et est guidé selon sa coordonnée radiale et selon son altitude grâce à la forme ici en V du drageoir 13. Le dispositif électronique et/ou informatique 9 relève pendant la rotation du plateau tournant 6 les coordonnées spatiales rai, tetaa;, za; d'une pluralité de 25 points du profil longitudinal acquis 12 du drageoir 13, par exemple 360 points, pour mémoriser une image numérique précise de ce profil. Cette image, en projection orthogonale dans le plan du contour initial 27 de la lentille ophtalmique 20, est représentée en pointillé sur la figure 6. Pour acquérir ces coordonnées spatiales, on peut en variante utiliser un 30 registre de base de données. Dans cette variante, le registre de base de données comporte une pluralité d'enregistrements chacun associés à un type référencé de montures de lunettes (c'est-à-dire à une forme de monture de lunettes). Plus précisément, chaque enregistrement comporte un identifiant qui correspond au type référencé de montures de lunettes, et un tableau de valeurs référençant les 35 coordonnées spatiales de 360 points caractéristiques de la forme d'un profil longitudinal des drageoirs des montures de lunettes du type référencé. Ainsi, pour acquérir les coordonnées spatiales rai, tetaai, zai, du profil longitudinal acquis 12, 12 l'opérateur pourra rechercher dans la base de données l'enregistrement dont l'identifiant correspond à la monture de lunettes sélectionnée par le porteur (par exemple au moyen du code-barre de la monture). Puis, les valeurs référencées dans cet enregistrement seront ensuite lues et transmises au dispositif électronique et/ou informatique de l'appareil de détourage 30. Un inconvénient généralement constaté lors de l'utilisation de cette méthode d'acquisition est que, puisque deux montures du même type ne présentent que rarement exactement la même forme, les cordonnées spatiales acquises dans la base de données peuvent être légèrement différentes des coordonnées réelles des points correspondants du drageoir. Toutefois, grâce à l'invention et comme cela sera exposé dans la suite, ces légères différences n'induiront pas de problèmes d'emboîtement de la lentille ophtalmique 20 dans l'entourage 11 de la monture 10 sélectionnée par le porteur. En variante encore, l'acquisition de coordonnées de points du profil longitudinal acquis peut être réalisée dans un plan, par exemple sur une photo du porteur. Selon cette variante, on acquiert dans un premier temps une photo numérique du porteur équipé de sa monture de lunettes. Puis, dans un second temps, on relève sur la photo acquise la forme du contour intérieur de chaque entourage de la monture de lunettes, par exemple au moyen d'un logiciel de traitement d'images. On en déduit ainsi les coordonnées rai, tetaa; d'une pluralité de points du profil longitudinal acquis. Au cours d'une seconde étape dite de déduction de la forme d'un profil longitudinal déduit 25, il est procédé au calcul de la forme que devra présenter l'arête de sommet de la nervure d'emboîtement 24 afin que cette nervure puisse s'emboîter dans le drageoir 13 précédemment palpé. Cette forme permettra ainsi de déterminer une consigne de détourage de la lentille ophtalmique 20. Cette étape de déduction peut être réalisée par des moyens de calcul du dispositif électronique et/ou informatique hébergé par l'appareil de lecture de contour 1 ou par ceux de l'appareil de détourage 30, ou encore par ceux de tout autre dispositif apte à communiquer avec l'un et/ou l'autre de ces deux appareils 1, 30. Au cours de cette seconde étape, les moyens de calcul déterminent, en fonction des coordonnées spatiales rai, tetaa;, za; des points du profil longitudinal acquis 12, la forme du profil longitudinal déduit 25 (figure 6), c'est-à-dire la forme que présentera l'arête de sommet de la nervure d'emboîtement 24 après détourage. Cette forme permettra aux moyens de calcul du dispositif électronique et/ou informatique hébergé par l'appareil de détourage 30 d'en déduire une 13 consigne de rayon de détourage et une consigne axiale de détourage de la lentille ophtalmique 20. Le profil longitudinal déduit 25 est ici défini par 360 points dont les coordonnées spatiales sont notées rs;, tetasi, zs;.
Le profil longitudinal déduit 25 est déduit du profil longitudinal acquis 12 en ce sens qu'il est défini pour être soit confondu avec celui-ci, soit écarté de celui-ci d'un écart constant. Plus précisément, les coordonnées rs;, tetas;, zs; des 360 points du profil longitudinal déduit 25 sont calculées à partir des coordonnées rai, tetaa;, za; des 360 points du profil longitudinal acquis 12 selon les formules suivantes : Pour i = j et j allant de 1 à 360, rs; = rai + k ; tetas, = tetaa ; zs; = za; + f(tetas;). La constante k est calculée de manière classique en fonction des architectures des appareils de lecture de contour 1 et de détourage 30, ainsi qu'en fonction des formes des sections transversales du drageoir de l'entourage de la monture et de la gorge de biseautage de la meule principale 33. Cette constante k permet en particulier de tenir compte du fait que, une fois la lentille emboîtée dans l'entourage, le sommet de la nervure d'emboîtement (correspondant au profil longitudinal déduit 25) n'est jamais au contact du fond du drageoir (correspondant au profil longitudinal acquis 12) mais est légèrement décalé par rapport à ce dernier (figures 8A et 8B). La fonction f(tetas;) peut être choisie nulle ou constante ou variable, pour prendre en compte une éventuelle différence entre les cambrures générales de la lentille et du drageoir de la monture. Le choix de cette fonction permet en particulier de modifier la position axiale de la nervure d'emboîtement 24 sur le chant 23 de la lentille ophtalmique 20, de manière par exemple que la nervure d'emboîtement 24 s'étende le long de la face optique avant de la lentille ou plutôt au milieu de sa tranche. Au cours d'une troisième étape, les moyens de calcul procèdent à la 30 détection d'au moins quinze portions singulières de liberté Z1-Z16 (figure 9) du profil longitudinal déduit 25. Plus particulièrement, on détermine sur le profil longitudinal déduit 25 la position d'au moins quinze points singuliers de liberté PI (figure 8B) alternés avec autant de points d'appui Pa (figure 8A), de manière à pouvoir ensuite usiner la 35 lentille de telle sorte que sa nervure d'emboîtement 24 soit au contact du drageoir 13 auxdits points d'appui Pa et hors contact de cette nervure d'emboîtement 24 autour desdits points singuliers de liberté PI (c'est-à-dire dans les portions 14 singulières de liberté Z1-Z16). De cette manière, on pourra définir sur la nervure d'emboîtement 24 au moins quinze sections d'appui Sa, situées auxdits points d'appui Pa, alternées avec autant de sections singulières de liberté SI situées auxdits points singuliers de liberté PI.
On comprend que les points d'appui sont des points où la nervure d'emboîtement 24 sera usinée de manière classique et uniforme, de telle sorte que la nervure d'emboîtement s'emboîte dans le drageoir 13, et que les points singuliers de liberté sont des points où la nervure d'emboîtement 24 sera usinée de manière particulière et non-uniforme, de telle sorte que la nervure d'emboîtement ne s'emboîte pas complètement dans le drageoir 13. Préférentiellement, la détection des points d'appui Pa et des points singuliers de liberté PI est réalisée indépendamment, d'une part, de la forme des premier et second profils longitudinaux 12, 25, et, d'autre part, de l'orientation de la ligne d'horizon du référentiel de la monture de lunettes 10 et donc de l'orientation de la ligne d'horizon du référentiel optique de la lentille ophtalmique 20. Avantageusement, lesdits points ou sections singuliers de liberté sont choisis pour être espacés d'au plus vingt millimètres en abscisse curviligne le long de la nervure d'emboîtement 24 ou d'au plus trente degrés autour d'un axe géométrique ou optique de la lentille ophtalmique 20, à savoir ici l'axe central Al. De manière préférentielle, le nombre de points ou sections singuliers de liberté sera alors choisi compris entre vingt et cinquante. La détermination des positions des points singuliers de liberté PI peut être réalisée de diverses manières.
Par exemple, en référence à la figure 9, les moyens de calcul peuvent sélectionner sur le profil longitudinal déduit 25 seize points singuliers de liberté P1-P16 régulièrement espacés autour de l'axe central Al, c'est-à-dire présentant des coordonnées angulaires séparées deux à deux d'un angle de séparation El égal à 22,5 degrés.
Le point singulier de liberté P1 de départ de cette répartition (qui détermine la position des quinze autres points singuliers de liberté P2-P16) peut être choisi aléatoirement par les moyens de calcul ou peut être prédéterminé. Sa position angulaire peut par exemple être fixée à 135 degrés. Les moyens de calcul définissent ensuite comme portions singulières de liberté Z1-Z16 du profil longitudinal déduit 25, les seize parties de ce profil qui sont centrées sur les seize points singuliers de liberté P1-P16 et qui présentent des longueurs F2 inférieures à 12 millimètres. Ces portions singulières de liberté 15 présentent des longueurs F2 qui peuvent être identiques, par exemple égales à 1 millimètres, ou différentes les unes des autres. Les positions des points d'appui Pa sont alors déduites des positions des seize points singuliers de liberté P1-P16. Plus précisément, chaque point d'appui Pa est défini comme un point du profil longitudinal déduit 25 situé au centre, en abscisse curviligne, de deux points singuliers de liberté. En variante et en référence à la figure 10, les moyens de calcul peuvent sélectionner un plus grand nombre N de points singuliers de liberté P17-P20 régulièrement répartis le long du profil longitudinal déduit 25, c'est-à-dire écartés les uns des autres d'une même longueur d en abscisse curviligne. Ici ce nombre N est choisi égal à vingt-sept. Bien sûr, il pourrait être choisi égal à un nombre N différent, supérieur ou égal à quinze, préférentiellement compris entre 20 et 50. Par souci de clarté, seuls quatre de ces points singuliers de liberté sont référencés sur la figure 10.
Le point singulier de liberté P7 de départ de cette répartition peut être choisi aléatoirement par les moyens de calcul ou peut être prédéterminé. Sa position angulaire peut par exemple être fixée à 240 degrés. Une fois positionné sur le profil longitudinal déduit 25, ce point singulier de liberté P17 permet aux moyens de calcul de positionner les vingt-six autres points singuliers de liberté P18-P20 sur le profil longitudinal. Les moyens de calcul définissent alors comme portions singulières de liberté Z17-Z20 du profil longitudinal déduit 25, les vingt-sept parties de ce profil qui sont centrées sur les vingt-sept points singuliers de liberté P17-P20 et qui présentent des longueurs prédéterminées, par exemple égales à 2 millimètres.
Grâce à ce grand nombre N de points singuliers de liberté P17-P20, lesdits points singuliers de liberté sont choisis pour être espacés d'au plus vingt millimètres en abscisse curviligne le long de la nervure d'emboîtement 24 ou d'au plus trente degrés autour de l'axe central Al. Selon une variante représentée sur la figure 12, les moyens de calcul peuvent sélectionner un très grand nombre de points singuliers de liberté P37-P40. Par souci de clarté, seuls trois de ces points singuliers de liberté sont référencés sur cette figure. Les moyens de calcul peuvent en particulier sélectionner un nombre de points singuliers de liberté P37- P40 tel que, étant donné leurs longueurs, les portions singulières de liberté Z37-Z40 correspondantes sont toutes contiguës, si bien que chaque extrémité d'une portion singulière de liberté est confondue avec l'extrémité correspondante d'une autre portion singulière de liberté. 16 A cet effet, les moyens de calcul peuvent répartir ces portions singulières de liberté Z37-Z40 sur le profil longitudinal déduit 25 de telle sorte qu'elles soient régulièrement espacées en abscisse curviligne le long de ce profil ou qu'elles soient régulièrement espacées angulairement autour de l'axe central Al.
Pour cela, les moyens de calcul peuvent déterminer la longueur totale du profil longitudinal déduit 25, puis diviser cette longueur par trente afin d'espacer régulièrement les trente points singuliers de liberté le long de ce profil longitudinal. Chaque portion singulière de liberté est alors définie comme étant centrée sur un point singulier de liberté et comme présentant une longueur égale au trentième de la longueur totale du profil longitudinal déduit 25. En variante, les moyens de calcul pourront espacer régulièrement les trente points singuliers de liberté autour de l'axe central Al avec un écartement angulaire de 12 degrés. Chaque portion singulière de liberté sera alors définie comme étant la portion du profil longitudinal déduit 25 centrée sur un point singulier de liberté, dont les extrémités sont écartées angulairement l'une de l'autre de 12 degrés. Selon une autre variante représentée sur la figure 13, les moyens de calcul peuvent sélectionner aléatoirement au moins quinze points singuliers de liberté P41-P55 sur le premier profil longitudinal 25. Plus particulièrement, le nombre N de points singuliers de liberté étant fixé, par exemple égal à 15, les moyens de calcul peuvent choisir aléatoirement quinze points parmi les 360 points du profil longitudinal déduit 25. Ce choix peut toutefois être réalisé sous réserve que ces points sont écartés les uns des autres d'un angle de séparation supérieur à 5 degrés. Les moyens de calcul définissent alors comme portions singulières de liberté Z41-Z55 du profil longitudinal déduit 25, les parties de ce profil qui sont centrées autour de ces points singuliers de liberté P41-P55 et qui présentent des longueurs prédéterminées, par exemple égales à 12 millimètres. En variante et en référence à la figure 11, les moyens de calcul peuvent répartir les points singuliers de liberté sur le profil longitudinal déduit 25 en fonction de la géométrie d'un troisième profil longitudinal 26 dont la forme est fonction de celle du profil longitudinal déduit 25. Plus précisément, les moyens de calcul peuvent répartir au moins quinze portions singulières de liberté Z21-Z31 sur le profil longitudinal déduit 25 de telle sorte que les portions correspondantes du troisième profil longitudinal 26 sont régulièrement espacées autour de l'axe central Al ou sont régulièrement espacées le long de ce troisième profil longitudinal 26. Pour cela, les moyens de calcul peuvent sélectionner seize premiers points singuliers de liberté P121-P137 régulièrement espacés le long du cadre 17 boxing 26 (qui forme le troisième profil longitudinal), d'une même longueur d'. Puis, les moyens de calcul établissent une règle de correspondance entre les points de ce cadre boxing 26 et les points du profil longitudinal déduit 25. A cet effet, un point du profil longitudinal déduit 25 est défini comme étant associé à un point du cadre boxing 26 si ces deux points comportent une même position angulaire autour de l'axe de blocage Al, c'est-à-dire si ces deux points sont situés sur une même droite passant par le centre géométrique Cl du cadre boxing 26. Les moyens de calcul en déduisent alors les positions de seize seconds points singuliers de liberté P21-P37 associés aux seize premiers points singuliers de liberté P121-P137, puis ils définissent comme portions singulières de liberté Z21-Z37 du profil longitudinal déduit 25, les seize parties de ce profil qui sont centrées autour de ces seconds points singuliers de liberté P21-P37 et qui présentent des longueurs prédéterminées, par exemple égales à 3 millimètres. Selon une autre variante et en référence à la figure 14, les moyens de calcul peuvent déterminer la position d'au moins un point remarquable (présentant un rayon de courbure inférieur à un seuil) ou d'au moins un point anguleux J1-J4 d'un troisième profil longitudinal 26 (déduit du profil longitudinal acquis 12 ou déduit 25), puis répartir les portions singulières de liberté Z56-Z71 sur le profil longitudinal déduit 25 de telle sorte qu'au moins une portion correspondante du troisième profil longitudinal 26 est située à moins de 5 millimètres d'un point anguleux J1-J4 ou d'un point remarquable du troisième profil longitudinal 26. Une portion singulière de liberté Z56-Z71 est ici considérée comme située à moins de 5 millimètres d'un point anguleux ou d'un point remarquable du troisième profil longitudinal 26 si au moins une de ses extrémités est située à moins de 5 millimètres d'un de ces points. Plus particulièrement, les moyens de calcul peuvent sélectionner seize points singuliers de liberté P56-P71 répartis, pour au moins une moitié d'entre eux, à moins de 5 millimètres des intersections des diagonales du cadre boxing 26 avec le profil longitudinal déduit 25.
Ils peuvent pour cela sélectionner les seize points du profil longitudinal déduit 25 situés sur des droites du plan du cadre boxing qui passent par le centre géométrique Cl et qui sont inclinées de 4 ou 12 degrés par rapport aux diagonales du cadre boxing 26. Ces points singuliers de liberté sont généralement situés dans ou à proximité de parties très courbées du profil longitudinal déduit 25.
Les moyens de calcul définissent alors comme portions singulières de liberté Z56-Z71 du profil longitudinal déduit 25, les seize parties de ce profil qui sont centrées sur ces points singuliers de liberté P56-P71 et qui présentent des 18 longueurs prédéterminées, par exemple égales à 0,5 millimètre. En variante et en référence à la figure 15, les moyens de calcul peuvent répartir les points singuliers de liberté P72-P87 sur le profil longitudinal déduit 25 de telle sorte qu'au moins un de ces points singuliers de liberté soit situé à moins de 5 millimètre d'une portion très courbée de ce profil longitudinal déduit 25. A cet effet, les moyens de calcul déterminent les rayons de courbure Rcj du profil longitudinal déduit 25 au niveau de ses 360 points préalablement définis. Ici, le calcul des rayons de courbure est fait en deux dimensions, dans le plan du cadre boxing 26. Bien sûr, en variante, ce calcul pourrait également être réalisé dans l'espace, en trois dimensions. Ce calcul du rayon de courbure Rcj du profil longitudinal déduit 25 au point Pi est le suivant : Rcj = [ (rsj.cos (tetasj) û ao)2 + (rsi.sin (tetasj) - a1)2]112, avec ao = (bo û b1) / (b2 û b3) ; a1=b1-b2.ao; où b0 = (c02 û c12 + c22 û c32) / (2.c2 û 2.c3) ; b1 = (c12ûc42+c32û052)/(2.c3û2.c5) ; b2 = (Cl û C4) / (C3 û C5) ; b3 = (CO û C1) / (C2 û C3) ; et où co = rsj+1. cos (tetasj+l) ; C1 = rsj . cos (tetasj) ; c2 = rsj+1 . sin (tetasj+l) , c3 = rsj. sin (tetasj) ; C4 = rsj-1 . cos (tetasj-1) ; c5 = rsj_1 . sin (tetasj_,). En variante, pour déterminer chaque rayon de courbure, les moyens de calcul pourront déduire des coordonnées des 360 points du profil longitudinal déduit 25, une fonction f(tetasj) représentative du profil longitudinal déduit 25, en coordonnées polaires et deux fois dérivable. Le calcul de chaque rayon de courbure sera alors réalisé au moyen de la formule : Rcj = (f2 + f2)3'2 / (2.f'2 + f2 û f.f' ), avec f = df(tetasi)/d(tetasi) et f' = d2f(tetasj)/d(tetasj2). Puis, les moyens de calcul comparent les valeurs des 360 rayons de courbure Rcj calculés avec une valeur seuil.
Préférentiellement, cette valeur seuil est prédéterminée et mémorisée dans les moyens de calcul. Elle est alors préférentiellement choisie inférieure à 20 millimètres, ici égale à 10 millimètres. En variante, cette valeur seuil pourra être 19 déterminée en fonction des valeurs calculées des rayons de courbure Rc;. Pour cela, la valeur seuil pourra être choisie en fonction de la forme globale du profil longitudinal déduit 25. A titre d'exemples non limitatifs, la valeur seuil pourra être choisie en fonction de la moyenne et/ou de l'écart type et/ou de la médiane des 360 rayons de courbure Rc; calculés, ou encore en fonction des valeurs des plus petits rayons de courbure (typiquement en fonction des 10 à 60 plus petits rayons de courbure). En variante encore, cette valeur seuil pourra être choisie de manière qu'un seul rayon de courbure soit inférieur à cette valeur. Quoi qu'il en soit, la comparaison des rayons de courbure Rc; calculés avec la valeur seuil de 10 millimètres permet ici de relever quatre points remarquables H1-H4 sur le profil longitudinal déduit 25 au niveau desquels les rayons de courbure du profil sont inférieurs à cette valeur seuil. Les moyens de calcul peuvent ensuite sélectionner les seize points singuliers de liberté P72-P87 du profil longitudinal déduit 25 situés sur des demi-droites du plan du cadre boxing qui naissent au niveau du centre géométrique Cl et qui sont inclinées de 4 ou 12 degrés par rapport aux quatre demi-droites qui naissent au niveau du centre géométrique Cl et qui passent par les points remarquables H1-H4. La moitié au moins de ces seize points singuliers de liberté est alors située à moins de 5 millimètres des points remarquables.
Les moyens de calcul définissent alors comme portions singulières de liberté Z72-Z87 du profil longitudinal déduit 25, les seize parties de ce profil qui sont centrées autour de ces points singuliers de liberté P72-P87 et qui présentent des longueurs prédéterminées, par exemple égales à 1 millimètre. Selon une variante non représentée de l'invention, les portions singulières de liberté sont déterminées manuellement par l'opérateur. A cet effet, une interface homme-machine, comportant en particulier un écran tactile et un stylet, est mise à la disposition de l'opérateur. L'interface est équipée d'un dispositif électronique apte, d'une part, à communiquer avec le dispositif électronique et/ou informatique de l'appareil de lecture de contour 1 ou avec celui de l'appareil de détourage 30, et, d'autre part, à afficher des images sur l'écran. Le dispositif électronique est en particulier adapté à afficher sur l'écran une image du profil longitudinal déduit 25. Pour déterminer la position de chaque portion singulière de liberté du profil longitudinal déduit 25, l'opérateur peut donc pointer à l'aide du stylet sur l'écran au moins quinze portions singulières de liberté que le dispositif mémorise et communique aux moyens de calcul. Enfin, au cours d'une quatrième et dernière étape, l'appareil de 20 détourage 30 procède au détourage de la lentille ophtalmique 20. Cette étape sera ici décrite en référence à la variante représentée sur la figure 9. Selon un premier mode de réalisation de l'invention, les arbres 31 de support de la lentille et/ou l'outil de détourage 32 sont pilotés selon une consigne de rayon de détourage qui diffère de la consigne de rayon de détourage initialement prévue (selon le profil longitudinal déduit 25) dans les seize portions singulières de liberté Z1-Z16. A cet effet, les moyens de calcul corrigent la forme du profil longitudinal déduit 25 dans les seize portions singulières de liberté Z1-Z16.
Pour obtenir les coordonnées de 360 points caractéristiques de ce nouveau profil longitudinal déduit 29, les moyens de calcul diminuent les valeurs des coordonnées radiales rs; des points du profil longitudinal déduit 25 initial situés dans les portions singulières de liberté Z1-Z16. Cette diminution est réalisée de telle sorte que le nouveau profil longitudinal déduit 29 soit continu, qu'il ne présente ni point anguleux ni point de rebroussement, et qu'il s'écarte dans chaque portion singulière de liberté Z1-Z16 de plus de 0,05 millimètre et de moins de 0, 3 millimètre du profil longitudinal déduit 25 initial. La diminution est ici réalisée de telle sorte que l'écart maximum entre le nouveau profil longitudinal déduit 29 et le profil longitudinal déduit 25 initial est égal à 0,1 millimètre.
On entend par point anguleux un point d'un profil auquel les deux demi-tangentes forment un angle non plat. On entend par ailleurs par point de rebroussement un point d'un profil auquel les deux demi-tangentes sont opposées. Enfin, la lentille est détourée de manière classique, au moyen de la meule principale 33 de l'appareil de détourage 30, de telle sorte que le sommet de la nervure d'emboîtement 24 (figure 7A) s'étende selon le nouveau profil longitudinal déduit 29. La nervure d'emboîtement 24 est alors profilée, c'est-à-dire qu'elle présente une section uniforme sur l'ensemble de sa longueur. Au final, si on considère l'équipement visuel comprenant la monture de lunettes 10 et la lentille ophtalmique 20 emboîtée dans l'entourage 11 correspondant de cette monture, on observe que le nouveau profil longitudinal déduit 29 comporte seize portions singulières de liberté Z1-Z16 dans chacune desquelles l'écart entre ce profil longitudinal déduit et le profil longitudinal acquis 12 est non uniforme. Plus particulièrement, l'écart entre le nouveau profil longitudinal déduit 29 et le profil longitudinal acquis 12 évolue pour prendre en chaque point singulier de liberté PI une valeur supérieure d'au moins 0,05 millimètre à la valeur de cet écart aux deux points d'appui Pa qui lui sont directement consécutifs. 21 De ce fait, le nouveau profil longitudinal déduit 29 est tel que, sur tout tronçon de ce profil longitudinal 29 d'une longueur de vingt millimètres en abscisse curviligne ou contenu dans un secteur angulaire de trente degrés autour de l'axe central Al, l'écart entre le nouveau profil longitudinal déduit 29 et le profil longitudinal acquis 12 évolue entre une valeur maximum d'écart et une valeur minimum d'écart dont la différence est supérieure ou égale à 0,05 millimètre et est inférieure ou égale à 0,3 millimètre (cette différence est ici égale à 0,1 millimètre). En conséquence, le nouveau profil longitudinal déduit 29 comporte seize points d'appui Pa (figure 8A) alternés avec autant de points singuliers de liberté PI (figure 8B), chaque point d'appui Pa présentant un écart au profil longitudinal acquis 12 qui est égal à la valeur globale k, qui est commune aux seize points d'appui Pa à 0,02 millimètre près (du fait des imprécisions de détourage), et chaque point singulier de liberté PI présentant un écart au premier profil longitudinal dont la valeur diffère de ladite valeur globale k d'un jeu de liberté de 0,1 millimètre. Ainsi, grâce à l'invention, la nervure d'emboîtement 24 de la lentille possède, d'une part, seize sections d'appui Sa, situées au niveau des seize points d'appui Pa, au niveau desquelles elle est au contact du drageoir 13, alternées avec, d'autre part, seize sections singulières de liberté SI, situées au niveau des seize points singuliers de liberté P1-P16, au niveau desquelles elle est hors contact du drageoir. Partant, lorsque le palpage du drageoir et/ou le détourage de la lentille sont réalisés de manière imparfaite et que, de ce fait, le contour de la lentille est légèrement trop grand par rapport à celui de l'entourage 11, l'espace situé au niveau des sections singulières de liberté SI permet à l'entourage de se déformer, si bien que la lentille reste montable dans l'entourage. De manière avantageuse, on pourra prévoir d'enregistrer la forme du nouveau profil longitudinal déduit 29 dans un enregistrement du registre de base de données, ainsi que les positions des points singuliers de liberté P1-P16 sur ce profil. De cette manière, lors du détourage d'une lentille ophtalmique en vue de son montage dans une monture du même modèle, les moyens de calcul pourront acquérir dans la base de données la forme de ce nouveau profil longitudinal déduit 29, de manière à directement usiner la lentille selon ce profil. Plus précisément, après avoir déterminé les coordonnées spatiales des points de ce nouveau profil longitudinal déduit 29 et les positions des portions singulières de liberté et/ou des points singuliers de liberté, le dispositif électronique et/ou informatique de l'appareil de détourage 30 pourra transmettre 22 ces données au registre pour qu'il les mémorise dans un enregistrement dont l'identifiant correspond à la monture de lunettes sélectionnée par le porteur. Selon un second mode de réalisation de l'invention, les arbres 31 de support de la lentille et/ou l'outil de détourage 32 sont pilotés de telle sorte que la section de la nervure d'emboîtement 24 est localement rétrécie en largeur et/ou en hauteur (figure 7B) dans les seize portions singulières de liberté Z1-Z16. Plus précisément, les arbres 31 de support de la lentille et/ou l'outil de détourage 32 sont pilotés selon le premier profil longitudinal déduit 25, de manière à réaliser sur le chant 23 de la lentille 20 une nervure d'emboîtement 24 profilée, c'est-à-dire de section uniforme, excepté dans les portions singulières de liberté Z1-Z16. Ce mode de réalisation présente un avantage particulier. En effet, le fait de seulement diminuer la taille de la section de la nervure d'emboîtement 24 sans modifier la consigne de rayon de détourage permet de s'assurer que la distance entre le pied de la nervure d'emboîtement 24 (partie du chant 23 de la lentille bordant la nervure d'emboîtement 24) et la face intérieure de l'entourage 11 de la monture de lunettes 10 est uniforme sur tout le pourtour de la lentille. De ce fait, aucun interstice inesthétique n'apparaît entre le chant de la lentille et la face intérieure de l'entourage 11.
Préférentiellement, le détourage de la lentille ophtalmique 20 comporte une première phase d'usinage de la nervure d'emboîtement 24 avec une section uniforme et une deuxième phase de rognage de la nervure d'emboîtement 24 dans chaque portion singulière de liberté Z1-Z16. Ici, la première phase d'usinage est réalisée au moyen de la meule principale 33 de forme (représentée sur la figure 3) selon le profil longitudinal déduit 25, tandis que la deuxième phase est réalisée à l'aide de la meule auxiliaire 35 (représentée sur la figure 4). Au cours de cette deuxième phase, la gorge de biseautage 36 de la meule de biseautage auxiliaire 35 est amenée au contact de la nervure d'emboîtement 24, au niveau de l'une des extrémités de la portion singulière de liberté considérée. Puis les arbres 31 de support de la lentille et/ou l'outil de détourage 32 sont pilotés de sorte que la gorge de biseautage 36 puisse usiner et réduire la hauteur et la largeur de la nervure d'emboîtement 24 dans cette portion singulière de liberté. Comme le montre la figure 7B, ce pilotage est réalisé de manière que la hauteur et la largeur de la nervure d'emboîtement 24 sont diminuées d'au plus 0,3 millimètre et que la nervure d'emboîtement 24 ne présente pas de discontinuité, en particulier au niveau des extrémités de chaque 23 portion singulière de liberté Z1-Z16. Au final, si on considère l'équipement visuel que forme la lentille ophtalmique 20 détourée, on observe que sa nervure d'emboîtement 24 présente une section rétrécie en largeur et/ou en hauteur dans seize portions singulières de liberté Z1-Z16. On observe en outre que ce rétrécissement de largeur et/ou de hauteur de la nervure d'emboîtement 24 est compris entre 0,05 et 0,3 millimètre. On peut donc observer sur la nervure d'emboîtement 24 seize sections d'appui Sa alternées avec autant de sections singulières de liberté SI, lesdites sections singulières de liberté SI étant rétrécies en largeur et/ou en hauteur par rapport auxdites sections d'appui Sa. L'espace créé entre la nervure d'emboîtement 24 de la lentille et le drageoir 13 de la monture au niveau de chaque section singulière de liberté permet alors de faciliter l'emboîtement de la lentille ophtalmique 20 dans son entourage 11. De ce fait, la nervure d'emboîtement 24 est telle que, sur tout tronçon de cette nervure d'emboîtement d'une longueur de vingt millimètres en abscisse curviligne ou contenu dans un secteur angulaire de trente degrés autour de l'axe central Al, sa section évolue en largeur ou en hauteur entre une valeur maximum de largeur ou hauteur et une valeur minimum de largeur ou hauteur dont la différence est supérieure ou égale à 0,05 millimètre.
On constate par ailleurs que, si la section de la nervure d'emboîtement 24 a été rétrécie en hauteur, le profil longitudinal déduit 25 selon lequel s'étend cette nervure d'emboîtement 24 est légèrement déformé auxdites portions singulières de liberté Z1-Z16. Ce mode de détourage de la lentille ophtalmique 20 n'est pas limitatif. Le 25 rognage de la nervure d'emboîtement 24 pourra en particulier être réalisé de manière différente. Par exemple, il pourra être réalisé au cours d'une seconde passe de la meule principale 33, en déplaçant celle-ci selon une direction sensiblement parallèle à l'axe de blocage Al, en décalage transversal par rapport au profil 30 longitudinal déduit 25. Plus précisément, lors de cette seconde passe, les arbres 31 de support de la lentille et/ou l'outil de détourage 32 pourront être pilotés dans chaque portion singulière de liberté Z1-Z16 de manière à se décaler progressivement axialement (suivant l'axe de blocage Al) par rapport à la position qu'ils présentaient durant la première passe de la meule principale 33. Ainsi, au 35 cours de cette seconde passe, l'un des flancs de la nervure d'emboîtement 24 est usiné par l'un des flancs de la gorge de biseautage 34 de la meule principale 33, ce qui a pour effet de réduire la hauteur et la largeur de la nervure d'emboîtement . Dans un autre exemple, le rognage de la nervure d'emboîtement 24 pourra être réalisé à l'aide d'une partie cylindrique de la meule principale 33, en rabotant le sommet de la nervure d'emboîtement 24, de manière à casser son arête de sommet, voire à supprimer localement la nervure d'emboîtement 24. Dans cette variante, seule la hauteur de la nervure d'emboîtement 24 est modifiée. Dans une autre variante de réalisation du détourage de la lentille ophtalmique 20, on pourra réaliser simultanément l'ébauche et le rognage de la nervure d'emboîtement 24.
Plus particulièrement, lors du biseautage de la lentille par la meule principale 33, les arbres 31 de support de la lentille et/ou l'outil de détourage 32 pourront être pilotés de manière à présenter des mouvements alternatifs axiaux (selon l'axe de blocage Al). Ainsi, ces mouvements alternatifs permettront de raboter les deux flancs de la nervure d'emboîtement 24.
En variante, on pourra également utiliser la meulette représentée sur la figure 5 afin d'usiner la nervure d'emboîtement 24 en deux phases successives, dont une phase d'usinage d'un premier de ses flancs et une phase d'usinage d'un second de ses flancs. A cet effet, dans un premier temps, le dispositif électronique et/ou informatique de l'appareil de détourage 30 pilotera la mobilité radiale de la meulette et/ou des arbres 31 pour positionner une première partie d'extrémité conique 39 de la meulette 37 contre le flanc 23 de la lentille, du côté de sa face avant. Puis, la meulette 37 et les arbres 31 de support de la lentille seront pilotés pour former le flanc avant de la nervure d'emboîtement 24. Ici, ce pilotage sera réalisé de manière que le flanc avant de la nervure d'emboîtement 24 soit situé à une distance constante de la face optique avant de la lentille 20, excepté dans les portions singulières de liberté où il s'écartera de cette face. Dans un second temps, le dispositif électronique et/ou informatique de l'appareil de détourage 30 pilotera la mobilité radiale de la meulette et/ou des arbres 31 pour positionner une seconde partie d'extrémité conique 38 de la meulette 37 contre la tranche de la lentille, du côté de sa face arrière. Puis, la meulette 37 et les arbres 31 de support de la lentille seront pilotés pour former le flanc arrière de la nervure d'emboîtement 24. Ici, ce pilotage sera réalisé de manière que le flanc arrière de la nervure d'emboîtement soit situé à une distance constante de la face avant de la lentille, excepté dans les portions singulières de liberté où il se rapprochera de la face avant. La nervure d'emboîtement de la lentille ophtalmique présentera ainsi un rétrécissement local de hauteur et/ou de 24 25 largeur dans chaque portion singulière de liberté. Selon une autre variante, le dispositif électronique et/ou informatique de l'appareil de détourage 30 pourra piloter la mobilité radiale de l'outil d'usinage et/ou des arbres 31 de manière à non seulement réduire en largeur et/ou en hauteur la section de la nervure d'emboîtement 24 sur chaque portion singulière de liberté mais aussi à usiner les pieds de la nervure d'emboîtement 24 (en déterminant la forme d'un nouveau profil longitudinal à partir du profil longitudinal déduit, selon une méthode du type de celle précitée). De manière avantageuse, on pourra prévoir d'enregistrer la forme du profil longitudinal déduit 25 dans un enregistrement du registre de base de données, ainsi que les positions des points singuliers de liberté P1-P16 sur ce profil. De cette manière, lors du détourage d'une lentille ophtalmique en vue de son montage dans une monture du même modèle, les moyens de calcul pourront acquérir dans la base de données la forme de ce profil longitudinal déduit 25, de manière à directement usiner la lentille selon ce profil et à la rogner aux points singuliers de liberté P1-P16. Suite au détourage de cette lentille ophtalmique, on pourra procéder au détourage d'une seconde lentille ophtalmique en vue de son montage dans un second entourage de ladite monture de lunettes 10, en formant sur son chant une nervure d'emboîtement globalement profilée. Cette nervure sera alors réalisée de telle sorte qu'elle suive un profil longitudinal symétrique du profil longitudinal déduit 25 et de telle sorte que chacune de ses sections présente une forme identique de celle de la section correspondante (par symétrie) de la nervure d'emboîtement 24 de la première lentille.
Grâce à l'invention, si les deux entourages de la monture de lunettes 10 ne sont pas parfaitement symétriques alors que les deux lentilles ont été usinées de manière symétrique, les espaces situés entre les nervures d'emboîtement des lentilles et les drageoirs des entourages au niveau des sections singulières de liberté SI permettent aux deux lentilles d'être montables dans leurs entourages.
La présente invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais l'homme du métier saura y apporter toute variante conforme à son esprit. Cette invention trouvera en particulier une application particulièrement avantageuse lorsqu'elle sera mise en oeuvre par des clients (les opticiens) dits donneurs d'ordre qui sous-traitent la fabrication et le détourage des lentilles. Plus précisément, considérons ici, d'une part, un terminal-client installé du côté d'un client pour la commande de lentilles, et, d'autre part, un terminal- 26 fabricant installé du côté d'un fabricant de lentilles pour la fabrication et le détourage de lentilles. Le terminal-client comporte des moyens informatiques pour enregistrer et transmettre des données de commande de la lentille ophtalmique 20, par exemple via un protocole de communication par IP (de type Internet). Ces données de commande comportent des données de prescription de correction visuelle (par exemple des données de puissance optique, de centrage...) et des données relatives à la monture. Le terminal-fabricant comporte quant à lui des moyens informatiques pour recevoir et enregistrer les données de commande transmises par le terminal-client. II comporte en outre un dispositif de fabrication de la lentille ophtalmique conformément aux données de prescription, comprenant par exemple des moyens de moulage de la lentille et/ou d'usinage de l'une au moins des faces optiques de la lentille. Il comporte également un dispositif de détourage de cette lentille ophtalmique conformément aux données relatives à la monture. Ce dispositif de détourage est en particulier conçu pour mettre en oeuvre la quatrième étape du procédé exposé précédemment. La mise en oeuvre de ce procédé de préparation de lentilles est ici également réalisé en quatre étapes.
Au cours de la première étape, le client détermine une référence de la monture de lunettes 10 puis émet via le terminal-client des données de commande d'une lentille (les données comportant ladite référence). La deuxième étape est réalisée au moyen d'un registre de base de données équipant le terminal-fabricant, dont chaque enregistrement est associé à un type de montures de lunettes 10 et contient, d'une part, une référence de ce type de montures, et, d'autre part, la forme d'un profil longitudinal acquis 12 commune aux entourages 11 de ce type de montures. Au cours de cette deuxième étape, le fabricant recherche dans ce registre de base de données, à l'aide de la référence acquise à la première étape, la forme du profil longitudinal acquis 12 de la monture de lunettes sélectionnée par le porteur. Il déduit ensuite de la forme du profils longitudinal acquis 12 la forme du profil longitudinal déduit 25 selon la méthode énoncée précédemment. Enfin, au cours des troisième et quatrième étapes, le fabricant détermine sur ce profil longitudinal déduit 25 au moins quinze portions singulières de liberté, puis il détoure la lentille de manière spécifique dans ces quinze portions singulières de liberté. Comme précédemment, la lentille sera aisément montable du premier coup dans la monture sélectionnée par le porteur. De ce fait, la lentille ne devra pas être renvoyée chez le fabricant en vue de sa reprise, renvoi qui s'avère toujours long et onéreux. En variante, on pourra prévoir que l'étape d'acquisition du profil longitudinal acquis 12 par le terminal-fabricant comporte deux étapes, dont une première étape de détermination par le client de la forme du profil longitudinal acquis 12, par exemple par palpage de l'entourage de la monture de lunettes, et dont une seconde étape d'émission-réception de données de commande comportant la forme du profil longitudinal acquis 12. Dans cette variante, la détermination des positions des portions singulières sur le profil longitudinal acquis 12 pourra indifféremment être réalisée par le fabricant ou par le client.

Claims (19)

REVENDICATIONS
1. Équipement visuel comprenant une lentille ophtalmique (20) comportant un chant (23) pourvu d'une nervure d'emboîtement (24), caractérisé en ce que ladite nervure d'emboîtement (24) comporte au moins quinze sections d'appui (Sa) alternées avec autant de sections singulières de liberté (SI), lesdites sections singulières de liberté (SI) étant rétrécies en largeur et/ou en hauteur d'au moins 0,05 millimètre par rapport auxdites sections d'appui (Sa).
2. Équipement visuel selon la revendication 1, dans lequel lesdites sections singulières de liberté (SI) sont espacées d'au plus vingt millimètres en abscisse curviligne le long de la nervure d'emboîtement (24) ou d'au plus trente degrés autour d'un axe central (Al) géométrique ou optique de la lentille ophtalmique (20).
3. Équipement visuel selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le nombre de sections singulières de liberté (SI) est compris entre vingt et cinquante.
4. Équipement visuel selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le rétrécissement de largeur et/ou de hauteur de la nervure d'emboîtement (24) est, en toute section singulière de liberté (SI), inférieur ou égal à 0,3 millimètre.
5. Équipement visuel selon l'une des revendications précédentes, dans lequel lesdites sections singulières de liberté (SI) sont régulièrement espacées en abscisse curviligne le long de la nervure d'emboîtement (24) ou angulairement autour d'un axe central (Al) géométrique ou optique de la lentille ophtalmique (20).
6. Équipement visuel selon l'une des revendications précédentes, dans lequel, la nervure d'emboîtement (24) s'étendant suivant un second profil longitudinal (25) curviligne duquel est déductible un troisième profil longitudinal (26), distinct du second profil longitudinal (25) et dont chaque point est associé à un point dudit second profil longitudinal (25), lesdites sections singulières de liberté (SI) sont réparties en des points du second profil longitudinal (25) dont les points associés du troisième profil longitudinal (26) sont régulièrement espacés en abscisse curviligne le long de ce troisième profil longitudinal (26).
7. Équipement visuel selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel, la nervure d'emboîtement (24) s'étendant suivant un second profil longitudinal (25) curviligne qui présente au moins un point remarquable (H1-H4) auquel le rayon de courbure du second profil longitudinal (25) est minimum ou inférieur à un seuil, au 29 moins une desdites sections singulières de liberté (SI) est située à moins de 5 millimètres dudit point remarquable (H1-H4) en abscisse curviligne le long du second profil longitudinal (25).
8. Équipement visuel comprenant une lentille ophtalmique (20) comportant un chant (23) pourvu d'une nervure d'emboîtement (24), caractérisé en ce que ladite nervure d'emboîtement (24) est telle que, sur tout tronçon de cette nervure d'emboîtement d'une longueur de vingt millimètres en abscisse curviligne ou contenu dans un secteur angulaire de trente degrés autour d'un axe central (Al) géométrique ou optique de la lentille ophtalmique (20), sa section évolue en largeur ou en hauteur entre une valeur maximum de largeur ou hauteur et une valeur minimum de largeur ou hauteur dont la différence est supérieure ou égale à 0,05 millimètre.
9. Équipement visuel comprenant : - une monture (10) pourvue d'un entourage (11) comportant un drageoir 15 (13) globalement profilé s'étendant suivant un premier profil longitudinal (12) curviligne, - une lentille ophtalmique (20) comportant un chant (23) pourvu d'une nervure d'emboîtement (24) profilée s'étendant suivant un second profil longitudinal (29) curviligne et adapté à s'emboîter dans ledit drageoir (13), 20 caractérisé en ce que le second profil longitudinal (29) est tel que, sur tout tronçon de ce second profil longitudinal (29) d'une longueur de vingt millimètres en abscisse curviligne ou contenu dans un secteur angulaire de trente degrés autour d'un axe central (Al) géométrique ou optique de la lentille ophtalmique (20), l'écart entre le second profil longitudinal (29) et le premier profil 25 longitudinal (12) évolue entre une valeur maximum d'écart et une valeur minimum d'écart dont la différence est supérieure ou égale à 0,05 millimètre.
10. Équipement visuel selon l'une des revendications 8 et 9, dans lequel la différence entre la valeur maximum et la valeur minimum est inférieure à 0,3 millimètre. 30
11. Procédé de préparation d'une lentille ophtalmique (20) en vue de son montage dans un entourage (11) d'une monture de lunettes (10), comportant : - une étape d'acquisition d'un premier profil longitudinal (12) dudit entourage (11), - une étape de détourage de la lentille ophtalmique (20) avec formation 35 sur son chant (23) d'une nervure d'emboîtement (24) globalement profilée ayant une section souhaitée et s'étendant suivant un second profil longitudinal (25) déduit du premier profil longitudinal (12), 30 caractérisé en ce que le procédé comporte une étape de détermination, sur le second profil longitudinal (25), d'au moins quinze points singuliers de liberté (PI) alternés avec autant de points d'appui (Pa), et en ce qu'au cours de l'étape de détourage, la nervure d'emboîtement (24) est formée pour présenter auxdits points singuliers de liberté (PI) des sections singulières de liberté (SI) et auxdits points d'appui (Pa) des sections d'appui (Sa), les sections singulières de liberté (SI) étant rétrécies en largeur et/ou en hauteur par rapport auxdites sections d'appui (Sa).
12. Procédé de préparation d'une lentille ophtalmique (20) en vue de son montage dans un entourage (11) d'une monture de lunettes (10), comportant : - une étape d'acquisition d'un premier profil longitudinal (12) dudit entourage (11), - une étape de détourage de la lentille ophtalmique (20) avec formation sur son chant (23) d'une nervure d'emboîtement (24) globalement profilée ayant une section souhaitée et s'étendant suivant un second profil longitudinal (29) déduit du premier profil longitudinal (12), caractérisé en ce que le procédé comporte une étape de détermination sur le second profil longitudinal (29) d'au moins quinze points singuliers de liberté (PI) alternés avec autant de points d'appui (Pa), et en ce qu'au cours de l'étape de détourage, la nervure d'emboîtement (24) est formée pour que l'écart entre le second profil longitudinal (29) et le premier profil longitudinal (12) évolue pour prendre en chaque point singulier de liberté (PI) une valeur supérieure d'au moins 0,05 millimètre à la valeur de cet écart aux deux points d'appui (Pa) qui lui sont directement consécutifs.
13. Procédé selon l'une des deux revendications précédentes, dans lequel la détermination des points d'appui (Pa) et des points singuliers de liberté (PI) est indépendante de la forme des premier et second profils longitudinaux (12, 25 ; 29).
14. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel la détermination des points d'appui (Pa) et des points singuliers de liberté (PI) est indépendante de la ligne d'horizon (A3) du référentiel de la monture de lunettes (10) et de la ligne d'horizon du référentiel optique de la lentille ophtalmique (20).
15. Procédé selon l'une des revendications 11 à 14, dans lequel, après l'étape de détermination, on recherche, dans un registre de base de données dont chaque enregistrement est associé à un type de montures de lunettes (10) référencé et contient la forme du second profil longitudinal (25 ; 29), un enregistrement correspondant à la monture concernée et on écrit dans cetenregistrement les positions des points singuliers de liberté (PI) et des points d'appui (Pa) sur le second profil longitudinal (25 ; 29).
16. Procédé selon l'une des revendications 11 à 15, dans lequel au cours de l'étape de détermination, lesdits points singuliers de liberté (PI) sont 5 aléatoirement répartis sur le second profil longitudinal (25 ; 29).
17. Procédé selon l'une des revendications 11 à 15, dans lequel, pour déterminer lesdits points d'appui (Pa) et points singuliers de liberté (PI), on lit un registre de base de données dont chaque enregistrement est associé à un type de montures de lunettes (10) référencé et contient, d'une part, la forme d'un second 10 profil longitudinal (25 ; 29) correspondant à ce type de montures de lunettes référencé, et, d'autre part, la position sur ce second profil longitudinal (25 ; 29) desdits points d'appui (Pa) et points singuliers de liberté (PI).
18. Procédé selon l'une des revendications 11 à 17, mis en oeuvre au moyen d'un système comprenant, d'une part, un terminal-client installé du côté 15 d'un client et comportant des moyens informatiques pour enregistrer et transmettre des données de commande de la lentille ophtalmique (20), ces données de commande comportant des données relatives à la monture, et, d'autre part, un terminal-fabricant installé du côté d'un fabricant et comportant des moyens informatiques pour recevoir et enregistrer les données de commande transmises 20 par le terminal-client, et un dispositif de détourage de cette lentille ophtalmique fabriquée conçu pour mettre en oeuvre ladite étape de détourage, ladite étape d'acquisition comportant : - une étape de détermination, par le client, du premier profil longitudinal (12) de l'entourage de la monture de lunettes (10), et 25 -une étape d'émission par le terminal-client et de réception par le terminal-fabricant des données de commande, ces données intégrant ledit premier profil longitudinal (12).
19. Procédé selon l'une des revendications 11 à 17, mis en oeuvre au moyen d'un système comprenant, d'une part, un terminal-client installé du côté 30 d'un client et comportant des moyens informatiques pour enregistrer et transmettre des données de commande de la lentille ophtalmique (20), ces données de commande comportant des données relatives à la monture, et, d'autre part, un terminal-fabricant installé du côté d'un fabricant et comportant des moyens informatiques pour recevoir et enregistrer les données de commande transmises 35 par le terminal-client, un dispositif de détourage de cette lentille ophtalmique fabriquée conçu pour mettre en oeuvre ladite étape de détourage, ladite étape d'acquisition comportant :-une étape de détermination, par le client, d'une référence de la monture de lunettes (10), - une étape d'émission par le terminal-client et de réception par le terminal-fabricant des données de commande, ces données intégrant ladite référence, et - une étape de recherche par le terminal-fabricant, dans un registre de base de données dont chaque enregistrement est associé à un type de montures de lunettes (10) et contient une référence de cette monture et le premier profil longitudinal (12) de l'entourage de cette monture, d'un enregistrement associé à la référence de monture concernée.
FR0800451A 2008-01-28 2008-01-28 Equipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboitement est localement rognee et procede de preparation d'une telle lentille Expired - Fee Related FR2926897B1 (fr)

Priority Applications (5)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR0800451A FR2926897B1 (fr) 2008-01-28 2008-01-28 Equipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboitement est localement rognee et procede de preparation d'une telle lentille
US12/864,569 US8672479B2 (en) 2008-01-28 2008-12-24 Visual device including an ophthalmic lens having a partially cropped insertion rib, and method for preparing such lens
AT08872556T ATE515368T1 (de) 2008-01-28 2008-12-24 Sichtgerät mit brillenglas mit teilweise beschnittener einsatzrippe und verfahren zur herstellung eines derartigen glases
EP08872556A EP2247408B1 (fr) 2008-01-28 2008-12-24 Équipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboîtement est localement rognée et procédé de préparation d'une telle lentille
PCT/FR2008/001824 WO2009103910A2 (fr) 2008-01-28 2008-12-24 Équipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboîtement est localement rognée et procédé de préparation d'une telle lentille

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR0800451A FR2926897B1 (fr) 2008-01-28 2008-01-28 Equipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboitement est localement rognee et procede de preparation d'une telle lentille

Publications (2)

Publication Number Publication Date
FR2926897A1 true FR2926897A1 (fr) 2009-07-31
FR2926897B1 FR2926897B1 (fr) 2010-03-19

Family

ID=39884887

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
FR0800451A Expired - Fee Related FR2926897B1 (fr) 2008-01-28 2008-01-28 Equipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboitement est localement rognee et procede de preparation d'une telle lentille

Country Status (5)

Country Link
US (1) US8672479B2 (fr)
EP (1) EP2247408B1 (fr)
AT (1) ATE515368T1 (fr)
FR (1) FR2926897B1 (fr)
WO (1) WO2009103910A2 (fr)

Families Citing this family (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
FR2943427B1 (fr) * 2009-03-17 2011-04-01 Essilor Int Procede de decoupe d'une pastille a appliquer sur un substrat courbe

Citations (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
US20010036794A1 (en) * 2000-04-28 2001-11-01 Yoshiyuki Hatano Lens periphery processing method for eyeglass lens, lens periphery processing machine and lens for eyeglass

Family Cites Families (5)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
USRE16232E (en) * 1925-12-22 Island
US1600605A (en) * 1920-05-17 1926-09-21 Bausch & Lomb Ophthalmic mounting
IT8130628U1 (it) * 1981-03-05 1982-09-05 Desil S P A Occhialeria Cerchio in metallo con guarnizione di materia plastica particolarmente per montature per occhiali
JP3276866B2 (ja) * 1996-12-27 2002-04-22 ホーヤ株式会社 眼鏡加工方法及び眼鏡フレーム
EP1063600B1 (fr) * 1998-02-03 2013-03-13 Tsuyoshi Saigo Systeme de simulation de port de lunettes

Patent Citations (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
US20010036794A1 (en) * 2000-04-28 2001-11-01 Yoshiyuki Hatano Lens periphery processing method for eyeglass lens, lens periphery processing machine and lens for eyeglass

Also Published As

Publication number Publication date
US20100309429A1 (en) 2010-12-09
ATE515368T1 (de) 2011-07-15
FR2926897B1 (fr) 2010-03-19
US8672479B2 (en) 2014-03-18
EP2247408A2 (fr) 2010-11-10
WO2009103910A2 (fr) 2009-08-27
EP2247408B1 (fr) 2011-07-06
WO2009103910A3 (fr) 2009-10-22

Similar Documents

Publication Publication Date Title
EP2247407B9 (fr) Procédé de préparation d'une lentille ophtalmique avec un usinage spécifique de sa nervure d'emboîtement
EP2305424B1 (fr) Méthode d'élaboration d'une consigne de détourage d'une lentille ophtalmiqiue
EP2305423B9 (fr) Procédé d'élaboration d'une consigne de détourage d'une lentille ophtalmique
FR2983316A1 (fr) Procede de preparation d'une lentille ophtalmique
EP2210703B1 (fr) Dispositif d'usinage d'une lentille ophtalmique
EP2077927B1 (fr) Procédé de détourage d'une lentille ophtalmique
EP2268997B1 (fr) Appareil de lecture de la géometrie d'un cercle ou d'une arcade de monture de lunettes et procédé de lecture correspondant
EP2234758B1 (fr) Procédé de préparation d'une lentille ophtalmique avec un usinage spécifique de sa nervure d'emboîtement
EP2425926B1 (fr) Procédé de détourage d'une lentille ophtalmique
EP2247408B1 (fr) Équipement visuel comportant une lentille ophtalmique dont la nervure d'emboîtement est localement rognée et procédé de préparation d'une telle lentille
EP2140223B1 (fr) Procédé de préparation d'une lentille ophtalmique à l'affleurement d'un entourage d'une monture de lunettes
EP2399709B1 (fr) Procédé de calcul prédictif d'une géométrie simulée d'une nervure d'engagement à ménager sur le chant d'une lentille ophtalmique d'une paire de lunettes et méthode de biseautage
WO2007065981A2 (fr) Methode d'auto-etalonnage d'une meuleuse
FR2945875A1 (fr) Dispositif et procede de preparation au montage d'une lentille ophtalmique de lunettes
WO2006045965A1 (fr) Procede de finition ou de retouche de detourage de la peripherie d'une lentille ophtalmique selon un chant profile
WO2007060304A2 (fr) Methode d'etalonnage d'une meuleuse et dispositif correspondant

Legal Events

Date Code Title Description
ST Notification of lapse

Effective date: 20130930