1 DISPOSITIF DE FIXATION D'UN CAPTEUR DANS UN VEHICULE L'invention se rapporte à un dispositif de fixation d'un capteur. Les véhicules actuels, et particulièrement les véhicules automobiles, sont dotés d'un certain nombre de capteurs, comme par exemple des capteurs de pression ou de température, pour connaitre l'état du véhicule à instant donné, et donc pour optimiser les conditions de fonctionnement de celui-ci à tout moment. En effet, les mesures obtenues par ces capteurs sont acheminées vers un calculateur électronique embarqué, puis traitées par celui-ci en temps réel, de façon à agir, par exemple, sur la consommation du véhicule ou sur sa pollution. Or, toutes les fonctionnalités du véhicule étant concentrées sur un espace restreint, il est nécessaire d'adapter l'implantation de ces capteurs de mesure à cet environnement réduit et peu accessible. L'invention se rapporte donc à un dispositif de fixation optimisé d'un capteur de mesure dans un véhicule. Les dispositifs de fixation d'un capteur dans un véhicule existent et ont déjà fait l'objet de brevets. On peut, par exemple, citer le brevet FR2874751, qui se rapporte à un connecteur adapté pour l'atténuation de vibrations, ledit connecteur ayant pour application des injecteurs de moteur de véhicule. Le connecteur est doté d'un organe de verrouillage apte à coopérer avec un organe de verrouillage complémentaire de la structure sur laquelle il est destiné à être monté. Lorsque le connecteur est solidarisé à ladite structure, l'atténuation des vibrations est obtenue avec un organe élastique, agencé de telle manière, qu'il crée une force élastique d'appui mutuel de deux surfaces d'arrêt, l'une appartenant à l'organe de verrouillage, et l'autre à l'organe de verrouillage complémentaire. De cette manière, l'organe élastique est positionné pour atténuer ou annuler des vibrations potentielles. Certains capteurs de mesure destinés à être montés sur une structure, comportent une face plane et étendue, spécialement conçue pour venir en appui contre une face plane complémentaire de ladite structure, ledit capteur étant alors fixé de façon rigide à cette structure par des moyens de fixations usuels, tels que par exemple, une vis. Les surfaces de contact étant importantes, la fixation ainsi obtenue est homogène, étendue et solide, et ne peut donc pas engendrer de phénomènes parasites, de type vibratoires ou sonores. Dans la majorité des cas, ces capteurs présentent une dissymétrie géométrique, et sont conçus pour n'être montés et fixés que d'une seule manière. Or, il arrive que dans certaines situations pouvant être rencontrées dans un véhicule, l'agencement des éléments constituant l'environnement dans lequel doivent être effectuées les mesures, impose que le capteur de mesure soit implanté sur une structure, d'une manière singulière ne correspondant pas à sa position habituelle de fixation. Deux solutions se présentent alors : soit concevoir de nouveaux capteurs adaptés à ce nouvel environnement, cette solution étant particulièrement coûteuse, soit optimiser les dispositifs de fixation des capteurs existants, en leur permettant d'être montés dans une position inhabituelle, de façon solide et homogène, tout en éliminant les risques de vibration. L'invention se focalise sur cette deuxième solution, en proposant un dispositif de fixation adapté à une nouvelle position de montage du capteur. L'invention a pour objet un dispositif de fixation d'un capteur de mesure dans un véhicule, ledit capteur étant destiné à venir se fixer à une pièce support et présentant avec ladite pièce une surface de contact réduite par rapport à ses dimensions globales. La principale caractéristique d'un dispositif de fixation selon l'invention, est qu'une plaque de maintien rigide est placée contre le capteur, de manière à ce que le capteur se retrouve entre la pièce support et la plaque, un moyen de fixation traversant ces trois éléments pour solidariser le capteur à la pièce support. De cette manière, la plaque de maintien est destinée à interagir avec le capteur, pour annuler les vibrations dues à l'effet de porte-à-faux du capteur par rapport à la pièce support, et qui seraient susceptibles d'être déclenchées par le véhicule en phase de roulage. En effet, puisque la zone de contact du capteur avec ladite pièce est petite par rapport à aux dimensions dudit capteur, celui-ci risque de battre autour de cette zone de contact réduite, et de produire des vibrations dont les répercussions sonores seraient inacceptables pour les occupants du véhicule. La plaque de maintien est agencée avec le capteur, pour rigidifier la fixation dudit capteur sur ladite pièce support, afin d'éviter ces phénomènes de battements répétés et nuisibles. Le capteur de mesure peut être de toute nature, et être, par exemple, constitué par un capteur de pression ou un capteur de température. La pièce support peut avoir différentes origines, et peut être constituée, soit directement par un élément de carrosserie du véhicule, soit par une pièce rapportée spécialement dédiée à la fixation du capteur. Le terme véhicule est général, et désigne tout type de véhicule terrestre capable d'évoluer dans l'espace, que ce soit sur un revêtement solide ou liquide, ou que ce soit dans les airs. Le moyen de fixation peut par exemple être constitué d'un ensemble de type vis/écrou.
Selon un premier mode de réalisation préféré d'un dispositif de fixation selon l'invention, le moyen de fixation est constitué par une vis traversant la pièce support, le capteur et la plaque de maintien, pour permettre une fixation du capteur au moyen d'un écrou, ladite vis traversant le capteur au niveau de sa surface de contact réduite avec la pièce support. Pour ce type de moyen de fixation, qui favorise les phénomènes vibratoires en localisant le point de contact entre le capteur et la pièce support, au niveau de la surface de contact réduite dudit capteur, la présence d'une plaque de maintien contre le capteur devient nécessaire pour éviter les vibrations. Selon un deuxième mode de réalisation préféré d'un dispositif de fixation selon l'invention, le moyen de fixation est constitué par une excroissance filetée de la pièce support, et destinée à traverser le capteur et la plaque de maintien pour fixer au moyen d'un écrou ledit capteur sur ladite pièce support, et en ce que ladite excroissance traverse le capteur au niveau de sa surface de contact réduite avec la pièce support. Cette configuration est une alternative de celle qui est décrite au paragraphe précédent, et permet d'éviter d'avoir à utiliser une vis rapportée, qui est un objet de petite taille susceptible de se perdre. De façon préférentielle, la pièce support est une pièce rapportée autonome. De cette manière, cette pièce support peut revêtir toute sorte de forme et/ou de taille, liées à une situation ou à un environnement donné, rendant le dispositif de fixation selon l'invention, souple d'utilisation et adaptable. De façon avantageuse, le capteur comprend un corps principal allongé, dont une extrémité comprend la surface de contact réduite avec la pièce support, ledit corps s'étendant suivant un plan parallèle à ladite surface de contact et se retrouvant globalement en porte-à-faux avec la pièce support. Préférentiellement, le corps du capteur est doté d'alvéoles, la plaque possédant une pluralité d'aspérités placées sur une même face, et aptes à venir s'insérer dans lesdites alvéoles pour maintenir ladite plaque en appui contre ledit corps du capteur. Ce type d'interaction favorise un contact étroit entre la plaque de maintien et le capteur, et permet ainsi de rigidifier l'ensemble constitué par ces deux éléments, afin d'empêcher ledit capteur de vibrer une fois qu'il est fixé à la pièce support. Avantageusement, la plaque de maintien est une pièce plane et allongée, présentant un corps principal doté d'une première extrémité relevée et de deux protubérances latérales relevées dans le même sens que ladite première extrémité, ladite plaque présentant une deuxième extrémité située dans le prolongement du corps et se terminant par une patte dotée d'une ouverture. La première et la deuxième extrémité se retrouvent alignées selon une direction longitudinale de la plaque. L'ouverture de la patte est destinée à être traversée par un moyen de fixation de type vis ou de type protubérance filetée. L'extrémité relevée ainsi que les deux protubérances latérales constituent les aspérités susceptibles de pénétrer dans les alvéoles du capteur. De façon préférentielle, la première extrémité relevée ainsi que les deux protubérances latérales ont des aptitudes à la déformation élastique, de façon à solidariser étroitement la plaque et le capteur. De cette manière, la plaque est enfoncée avec une certaine résistance dans le capteur, afin de renforcer la liaison entre ces deux éléments. Les ergots sont ainsi préalablement écartés de leurs positions initiales, afin de les faire pénétrer dans les alvéoles correspondantes du capteur. Lorsqu'ils retrouvent leurs positions initiales, ils viennent en appui contre les parois des alvéoles, à l'intérieur de celles-ci, bloquant ladite plaque contre ledit capteur. De façon avantageuse, la plaque de maintien a approximativement les mêmes dimensions que celles du capteur. Avantageusement, la plaque recouvre entre 67% et 100% de la surface du capteur. En effet, il est nécessaire que les dimensions de la plaque soient voisines de celles du capteur, afin que la liaison entre ces deux éléments soit solide et homogène, et que la plaque de maintien ait un rôle significatif auprès du capteur vis-à-vis des phénomènes vibratoires.
De façon avantageuse, la plaque de maintien est réalisée en acier à ressort. Les dispositifs de fixation selon l'invention, présentent l'avantage de pouvoir mettre en oeuvre des capteurs de mesure déjà existants, dans une position inhabituelle et dictées par la topographie des lieux, évitant d'avoir à concevoir de nouveaux capteurs plus appropriés. Cette utilisation des capteurs dans une configuration singulière est de plus performante, car la fixation demeure solide et homogène, et empêche le capteur de vibrer. Ils ont enfin l'avantage d'être d'un encombrement constant par rapport à ceux déjà existants, en impliquant une plaque de maintien de volume réduit et donc peu consommatrice de place. On donne, ci-après, une description détaillée d'un mode de réalisation préféré d'un dispositif de fixation selon l'invention, en se référant aux figures 1 à 4. - La figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un dispositif de 25 fixation selon l'invention, montrant une plaque de maintien, un capteur de mesure et une pièce support, - La figure 2 est une vue en perspective d'un dispositif de fixation selon l'invention, montrant l'assemblage d'une plaque de maintien, avec un capteur de mesure et avec une pièce support, - La figure 3a est une en perspective d'une plaque de maintien intervenant dans un dispositif de fixation selon l'invention, - La figure 3b est une vue en coupe longitudinale de la plaque de maintien de la figure 3a. - La figure 4 est une vue en perspective d'un capteur de pression monté dans un véhicule automobile à partir d'un dispositif de fixation selon l'invention. En se référant à la figure 1, un dispositif de fixation d'un capteur de pression 1 dans un pot catalytique de véhicule automobile, implique une pièce support 2, une plaque de maintien 3 et un système de verrouillage au moyen d'une tige filetée 12 et d'un écrou 6. La pièce support 2 est une pièce de faible épaisseur comprenant une zone 7 sensiblement centrale et prévue pour le montage du capteur 1 de pression, ainsi que plusieurs prolongements 4,8,9,10 destinés à sa fixation dans le pot catalytique du véhicule. Ces prolongements, qui sont également de faible épaisseur, sont des pattes de fixation ajourées, conçues pour assurer la fixation de la pièce support 2 sur une structure au moyen de vis. Ces pattes 4,8,9,10 ont des orientations variées, imposées par la géométrie de la structure dans laquelle elle doit être fixée. La zone 7 prévue pour accueillir le capteur ide pression possède une surface plane 11 de laquelle émerge une excroissance filetée 12. Cette excroissance 12 est allongée et de forme cylindrique, son axe de révolution étant perpendiculaire au plan de la surface 11, de laquelle elle saille. Cette excroissance 12 possède un corps 13 cylindrique principal, dont une extrémité se termine par une partie cylindrique 14 filetée et de plus faible diamètre. La pièce support 2 et l'excroissance filetée 12 constituent une seule et même pièce en plastique, fabriquée par moulage. Pour le mode de réalisation qui est décrit ci après, le capteur 1 de pression est monté sur la pièce support 2 à l'envers, autrement dit, dans une position se retrouvant à 180° de sa position nominale de fixation.
En se référant aux figures 3a et 3b, la plaque de maintien 3 est une pièce plane, comprenant un corps principal 15, dont une première extrémité présente un bord relevé 16 perpendiculaire au plan de surface dudit corps 15, ledit bord 16 étant relié audit corps 15 plan au moyen d'un coude 17 arrondi.
L'extrémité 18 du corps 15, qui est opposée à la première extrémité 16 est constituée par une patte de fixation 19 plane et de forme rectangulaire, prolongeant dans un même plan le corps principal 15. Cette patte 19 est dotée d'une ouverture 20 sous la forme d'un trou circulaire, prévu pour être traversé par l'excroissance 12 filetée de la pièce support 2. Les deux extrémités 16,18 de la pièce de maintien 3 sont alignées selon un axe longitudinal de ladite pièce. Le corps 15 comporte, de par et d'autre de la patte de fixation 19, deux protubérances latérales 21, relevées dans le même sens que le bord 16 de la première extrémité. Ces deux protubérances 21 se retrouvent également perpendiculaires au plan de surface du corps 15. En finalité, cette pièce de maintien 3 est assimilable à une lame allongée de faible épaisseur, et pourvue d'une première face lisse 22 sans aucune aspérité, et d'une deuxième face 23 opposée à ladite surface lisse 22, et supportant le bord relevé 12 ainsi que les deux protubérances latérales 21. Ce contraste entre lesdites faces 21,22 est particulièrement visible sur la figure 3b.
Préférentiellement, cette plaque de maintien 3 possède des aptitudes à la déformation élastique, et est réalisée par exemple en acier à ressort. En se référant à la figure 4, un capteur de pression 1 destiné à être monté au moyen d'un dispositif de fixation selon l'invention, présente un corps principal 24 allongée, ayant une forme parallélépipédique rectangle délimitée par une largeur et une longueur, ledit corps 24 étant prolongé à l'une de ses extrémité, par une avancée 25 de même épaisseur et ayant une forme triangulaire, dont la partie distale 26 est arrondie. Autrement dit, la largeur de cette avancée 25 diminue progressivement en partant dudit corps 24 pour atteindre sa partie distale 26. Cette avancée est dotée d'une ouverture 27 sous la forme d'un trou circulaire, prévu pour être traversé par l'excroissance 12 filetée de la pièce support 2. Ce corps 24 comprend, par ailleurs, d'autres prolongements 28,29,30 structurels et/ou fonctionnels, pour notamment assurer les mesures de pression. De façon plus détaillée, le corps principal 24 présente une première face plane 31 servant habituellement à fixer ledit capteur 1 contre une face plane complémentaire d'une structure extérieure sur laquelle il est destiné à être monté, et une deuxième face 32 en relief, qui est opposée à ladite première face 31 plane. Cette première face plane 31 est creusée de plusieurs alvéoles 33,34, dont certaines vont servir à arrimer la plaque de maintien 3 sur ledit capteur 1. En effet, la première face 31 possède deux alvéoles identiques 33, alignées suivant une largeur du corps 24 du capteur 1, et creusées à la fois dans ledit corps 24 et dans l'avancée 25. Ces deux alvéoles 33 sont destinées à recevoir chacune, une protubérance latérale 21 de ladite plaque 3 de maintien. Cette première face 31 est également dotée d'une alvéole 34 s'étendant selon une largeur du corps 34 du capteur 1 et se retrouvant éloignée de l'avancée 25. Cette alvéole 34 est destinée à recevoir le bord relevé 16 situé au niveau de la première extrémité de la plaque de maintien 3. En se référant à la figure 2, le capteur 1 vient se fixer à la pièce support 2, non pas par l'intermédiaire de sa face plane 31 habituellement requise pour ce type de fixation, mais par l'intermédiaire de sa face opposée 32, présentant un relief. Ce choix n'est pas retenu pour des questions de facilité de montage, mais il est imposé par la géométrie des éléments définissant l'environnement dans lequel doivent s'effectuer les mesures. La plaque de maintien 3 est solidarisée au capteur 1 de pression, de sorte que les protubérances 21 et le bord relevé 16 de ladite plaque 3 viennent occuper les alvéoles 33,34 correspondantes dudit capteur 1, et de sorte que l'ouverture 20 de la patte 19 de la plaque 3 vienne se superposer à l'ouverture 27 de l'avancée 25 du capteur 1. Cette solidarisation est réalisée au moyen d'une déformation préalable des deux protubérances 21 latérales et du bord relevé 16 de la plaque 3, pour les faire pénétrer avec un certain effort dans les alvéoles 33,34 correspondantes, et donc pour assurer une liaison forte entre le capteur 1 et la plaque 3. Les dimensions de la plaque de maintien 3 sont sensiblement analogues à celles du capteur 1. L'ensemble constitué par le capteur 1 et la plaque 3 solidarisée à celui-ci, est enfilée autour de l'excroissance filetée 12 de la pièce support 2, jusqu'à ce que la face latérale 35 de l'avancée 25 du capteur 1, qui est opposée à celle contre laquelle est en appui la plaque de maintien 3, vienne au contact de la surface plane 11 de la pièce support 2 et de laquelle émerge l'excroissance 12. Cette surface latérale plane 35 de l'avancée 25 va constituer la surface d'appui réduite dudit capteur 1 contre la pièce support 2, le corps 24 du capteur 1 se retrouvant en léger porte-à-faux vis-à-vis de la pièce support 2. Une fois que le capteur 1 munie de sa plaque de maintien 3 est au contact de la pièce support 2, l'écrou 6 est vissé autour de l'extrémité filetée 14 de l'excroissance 12 pour venir fixer étroitement et de façon rigide, ledit capteur 1 contre la pièce support 2. En l'absence de plaque de maintien 3, le capteur 1 est amené à vibrer autour de sa surface d'appui réduite 35, en raison de son corps principal 24 qui se retrouve en porte-à-faux vis-à-vis de la pièce support 2. La présence de la plaque de maintien 3 permet de rigidifier la liaison entre ledit capteur 1 et ladite pièce support 2, de façon à éviter les phénomènes de battements ou de vibrations.