La présente invention concerne les dispositifs d'application d'au moins un
produit, notamment ceux comportant un boítier ayant un axe d'allongement
principal, un applicateur pouvant être monté dans une position de stockage de ce
boítier, et un réceptacle contenant le produit, ce réceptacle étant logé au moins
partiellement dans le boítier. A cet effet, le boítier comporte au moins une
ouverture latérale au travers de laquelle peut s'effectuer le prélèvement du produit
au moyen de l'applicateur.
De tels dispositifs sont connus par la demande de brevet européen EP-A2-1
118 286. Cette demande donne des exemples de dispositifs dans lesquels le
réceptacle contenant le produit à appliquer est inséré dans un logement du boítier
destiné à le recevoir, un applicateur pouvant être également retenu dans ce
boítier. On connaít des modes de réalisation dans lesquels l'applicateur est retenu
sur le boítier, de telle sorte que son détachement du boítier entraíne la rotation du
réceptacle dans ce même boítier jusqu'à ce que celui ci se retrouve dans une
position permettant d'avoir accès au produit depuis l'ouverture latérale du boítier.
A cet effet, les applicateurs connus comportent un applicateur de forme
allongée sur le pourtour extérieur duquel sont présentés deux ergots
diamétralement opposés autour de l'axe d'allongement de l'applicateur. Ces ergots
sont de forme cylindrique et dépassent radialement de ce pourtour extérieur. Ils
sont de forme cylindrique de révolution autour d'un axe perpendiculaire à l'axe
d'allongement principal de l'applicateur. Ils dépassent d'une hauteur suffisante de
manière à pouvoir être engagés dans une glissière de forme hélicoïdale présentée
par le réceptacle retenu dans le boítier. Cet engagement permet ensuite
d'entraíner en rotation le réceptacle dans le boítier du fait d'une simple rotation
appliquée à l'applicateur relativement à ce même boítier. La glissière présente une
double rampe pour engager simultanément les deux ergots.
Le fait que ces ergots servent à la fois à engager en rotation le réceptacle
relativement au boítier, et à permettre le montage de l'applicateur sur le boítier,
nécessite qu'ils soient d'une hauteur et d'un diamètre importants.
Les boítiers connus présentent un inconvénient du fait que les ergots
présentés sur le pourtour de l'applicateur sont inesthétiques. Pour remédier à ce
problème, il est connu de prévoir un capot à l'extrémité de l'applicateur, ce capot
comportant des parois masquant les ergots et venant recouvrir le pourtour
extérieur de l'applicateur. Cette solution n'est pas satisfaisante, car pour avoir un
applicateur avec un embout disposé à une distance suffisante du capot, pour une
application correcte du produit, on est obligé d'allonger inutilement le boítier. Le
boítier devient alors encombrant.
Par ailleurs, à chaque utilisation de l'applicateur, pour prélever du produit,
lorsque l'utilisatrice cherche à repositionner l'applicateur dans le boítier, il est
nécessaire que les deux ergots s'engagent correctement dans leur rampe
respective. Or à l'amorçage, du fait de leur forme cylindrique excroissante, les
ergots peuvent riper et entraíner légèrement le réceptacle avant d'être engagés
dans leur rampe. Le réceptacle est alors légèrement tourné à l'intérieur du boítier,
ce qui empêche une bonne fermeture de l'applicateur sur le boítier et conduit au
fur et à mesure à une présentation de moins en moins correcte du produit en vis à
vis de l'ouverture latérale du boítier.
Il existe un besoin notamment pour faciliter la fabrication d'un dispositif du
type rappelé plus haut, ce dispositif devant par ailleurs être esthétique. De plus,
les moyens mis en oeuvre pour assurer la fonction de montage de l'applicateur sur
le boítier et respectivement la fonction d'entraínement du réceptacle en rotation
relativement au boítier sont dissociées. L'invention a pour objet de répondre aux
besoins énoncés ci-dessus.
L'invention a pour objet, selon l'un de ses aspects, un dispositif de
conditionnement et d'application comportant :
- un boítier formant un compartiment destiné à recevoir un réceptacle
contenant un produit,
- une première ouverture formée dans le boítier, au travers de laquelle,
dans une première position angulaire du réceptacle relativement au boítier, le
produit peut être prélevé au moyen d'un applicateur apte à être fixé de manière
amovible sur le boítier, le réceptacle étant apte à occuper une seconde position
angulaire relativement au boítier, dans laquelle le produit est inaccessible via la
première ouverture, l'applicateur comportant :
- i) des premiers moyens participant à l'immobilisation axiale de l'applicateur
à l'intérieur du boítier ; et
- ii) des seconds moyens, distincts des premiers moyens, participant au
couplage en rotation de l'applicateur et du réceptacle en vue d'entraíner le
réceptacle de la première position à la seconde, et réciproquement.
Avantageusement, les seconds moyens comportent au moins une strie
présentée sur l'applicateur pour coopérer avec au moins un relief complémentaire
présenté sur un organe de transmission, cette coopération permettant de
transformer un mouvement de rotation de l'applicateur par rapport au boítier en un
mouvement de rotation du réceptacle par rapport au boítier.
Dans une variante, ces seconds moyens comportent au moins deux stries
réalisées consécutivement à l'intérieur d'un même arc radial défini à la périphérie
du pourtour extérieur de l'applicateur, cet arc radial étant de préférence inférieur à
90°.
Dans une premier mode de réalisation, les seconds moyens comportent
quatre stries régulièrement réparties sur le pourtour extérieur de l'applicateur.
Dans un deuxième mode de réalisation, les seconds moyens sont réalisés
de telle sorte que l'applicateur comporte une section présentant une pluralité de
stries sur tout le pourtour extérieur de cette section, et ou l'organe de transmission
comporte une pluralité de reliefs complémentaires sur tout le pourtour intérieur
d'une section de l'organe de transmission.
Dans la présente demande, par le terme « strie », il faut comprendre une
protubérance formée sur le pourtour extérieur de l'applicateur et prévue pour
s'engager dans un relief complémentaire, de manière à permettre la
transformation d'un mouvement de rotation de l'applicateur par rapport au boítier
en un mouvement de rotation du réceptacle par rapport au boítier, cette
protubérance présentant au moins une arête parallèle à un axe d'allongement
principal du boítier. Une protubérance forme par exemple un dièdre.
Dans le cas, où l'applicateur comporte plusieurs stries, ces stries
comportent au moins une arête parallèle à l'axe d'allongement principal du boítier,
ces dites sont parallèles entre elles.
De préférence, le boítier comporte un axe d'allongement principal. Le boítier
a une forme allongée par exemple de même qu'un stylo ou qu'un dispositif
comportant un applicateur à mascara.
Selon cet axe d'allongement principal, on définit à une première extrémité,
selon cet axe une seconde ouverture pour y introduire le réceptacle par translation
selon ledit axe à l'intérieur du compartiment du boítier.
Selon ce même axe d'allongement principal, l'applicateur est monté dans
une troisième ouverture du boítier, distincte de la première et de la deuxième
ouverture, de préférence cette troisième ouverture est opposée à la deuxième
ouverture. Dans ce cas, la troisième ouverture se situe à une deuxième extrémité
du boítier selon cet axe.
Relativement à cet axe, la position des deuxièmes moyens le long de
l'applicateur est telle qu'ils engagent, de préférence, en rotation le réceptacle
lorsque les premiers moyens sont déjà au moins engagés en vue d'obtenir
l'immobilisation axiale. Ainsi les seconds moyens ont une longueur selon cet axe
qui est telle que lorsque les premiers moyens mettent en oeuvre un mouvement
hélicoïdal de l'applicateur relativement au boítier, les seconds moyens ne restent
engagés en rotation avec des reliefs complémentaires que pour un nombre de
tour prédéterminé de l'applicateur dans le boítier, ceci permettant de positionner
très précisément le réceptacle en vis-à-vis de la première ouverture, par la simple
ouverture ou fermeture de l'applicateur sur le boítier. En variante, lorsque les
premiers moyens mettent en oeuvre un engagement radial d'une gorge avec un
rendement, alors le dispositif comporte des moyens pour limiter la rotation de
l'applicateur relativement au boítier. De plus, les seconds moyens n'engagent la
rotation du réceptacle relativement boítier que lorsque les premiers moyens
immobilisent complètement l'applicateur axialement.
Concernant l'organe de transmission, dans un premier mode de réalisation,
celui-ci est formé par une pièce intermédiaire reliée au réceptacle, et présentant
au moins ledit relief complémentaire pour coopérer avec le deuxième moyen, à
savoir la au moins une strie.
Dans le cadre de ce premier mode de réalisation, la pièce intermédiaire
peut être retenue dans le boítier de manière libre, par exemple par coopération
d'un pas de vis avec une rainure hélicoïdale, présentés chacun respectivement
l'un sur le pourtour intérieur du boítier et l'autre sur le pourtour extérieur de la
pièce intermédiaire.
Par ailleurs, dans ce premier mode de réalisation, la pièce intermédiaire
comporte par exemple au moins une rainure pour coopérer avec des reliefs
complémentaires présentés sur le réceptacle et permettre d'indexer la position du
réceptacle relativement au boítier.
Concernant l'organe de transmission, dans un deuxième mode de
réalisation, celui-ci fait partie intégrante du réceptacle, et est réalisé dans le
prolongement du creux du réceptacle dans lequel est stocké le produit.
En particulier, l'applicateur est retenu dans le boítier par une collerette, ou
un renflement, du dispositif coopérant avec une gorge formée sur l'applicateur, les
positions respectives de la gorge et de la collerette pouvant être interverties.
Avantageusement, l'applicateur comporte une jupe autour de l'axe de
l'embout de l'applicateur, la paroi de cette jupe présentant un pas de vis sur son
pourtour intérieur pour coopérer avec un pas de vis complémentaire présenté sur
le boítier pour y être retenu.
Alternativement, le premier moyen, notamment un pas de vis, est présenté
à une extrémité distale du deuxième moyen, de telle sorte que le deuxième moyen
est en engagement pour permettre la rotation du réceptacle, pour un nombre de
tour prédéterminé de ce premier moyen dans un dispositif complémentaire,
notamment un pas de vis complémentaire, présenté sur le pourtour intérieur du
boítier.
A titre d'exemple plus spécifique, le réceptacle comporte des moyens, par
exemple des moyens de verrouillage élastiques, pour être retenu en translation et
libre en rotation dans le boítier.
Avantageusement, le réceptacle comporte un moyen pour limiter la rotation
tolérée à l'intérieur du boítier.
Selon un autre aspect de l'invention, on réalise un procédé d'assemblage
d'un dispositif de conditionnement et d'application d'un produit comportant un
boítier et un applicateur, le boítier comportant une ouverture au travers de laquelle
s'effectue le prélèvement du produit au moyen de l'applicateur, ce procédé étant
caractérisé par le fait qu'il comporte les étapes suivantes :
- assembler l'applicateur au boítier par le biais de premiers moyens
d'immobilisation présentés sur l'applicateur,
- engager des deuxièmes moyens de l'applicateur dans un relief
complémentaire présenté sur un organe de transmission,
- introduire un réceptacle de produit dans le boítier, par une deuxième
ouverture du boítier différente de celle par laquelle s'effectue le prélèvement du
produit au moyen de l'applicateur, de manière à ce que l'engagement des
deuxièmes moyens permette ensuite la transformation d'un mouvement de
rotation de l'applicateur par rapport au boítier en un mouvement de rotation de ce
réceptacle par rapport au boítier.
Avantageusement, au cours de ce procédé, le réceptacle est présenté libre
en rotation par rapport au boítier, de telle sorte qu'une translation selon un axe X
d'allongement du boítier permette l'engagement d'un moyen d'indexation de la
position du réceptacle vis-à-vis de celle de l'applicateur.
L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description qui va
suivre et à l'examen du dessin annexé, qui fait partie intégrante de la description,
et sur lequel :
- Figure 1a: une vue en coupe éclatée d'un dispositif selon un premier
mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention;
- Figure 1b: une vue éclatée d'un dispositif selon la Figure 1a;
- Figure 1c: une vue en coupe d'un dispositif selon la figure 1a
assemblé;
- Figure 2: une vue en coupe éclatée d'un dispositif selon un deuxième
mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention;
- Figure 3: une vue en coupe éclatée d'un dispositif selon un troisième
mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention;
- Figure 4a: une vue en coupe éclatée d'une première partie d'un
dispositif selon un quatrième mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention;
- Figure 4b: une vue en coupe éclatée d'une deuxième partie du
dispositif selon l'invention complémentaire de la première partie de la Figure 4a;
- Figure 4c: une vue grossie d'une zone de jonction selon l'invention
entre les parties selon les figures 4a et 4b;
- Figure 5: une vue selon un plan de coupe A d'un dispositif assemblé
selon la Figure 4c; et
- Figure 6: une vue selon un plan de coupe B d'un dispositif assemblé
selon la Figure 4c.
Sur ces figures, les parties identiques portent les mêmes numéros de
référence. Au cours de la description, des différents modes de réalisation, la
description détaillée des pièces déjà décrites en référence aux figures
précédentes, ne sera pas reprise.
Dans tout le texte, y compris dans les revendications, l'expression
« comportant un » doit être comprise comme étant synonyme de « comportant au
moins un », sauf si le contraire est spécifié.
Le dispositif 10 d'application selon l'invention représentée sur les figures 1 à
6 comporte un boítier 20 et un applicateur 30, ce dernier pouvant être rendu
solidaire du boítier 20 en l'absence d'utilisation. Le boítier 20 présente, dans
l'exemple illustré, une forme allongée selon un axe d'allongement principal
longitudinal X et comporte un corps tubulaire ouvert à deux extrémités 21a et 21b.
Les deux extrémités 21a et 21b sont opposées selon l'axe X. Le corps 21 est
réalisé par moulage par injection dans une matière thermoplastique rigide et
opaque, par exemple.
Le boítier 20 comporte également une ouverture latérale 22, cette dernière
ayant dans l'exemple illustré une forme sensiblement ovale. Cette ouverture se
définit par exemple dans une surface courbe légèrement convexe, et creusée vers
l'intérieur du boítier. L'ouverture 22 a par exemple un petit côté dont la dimension
est comprise entre 0,5 et 1,5 cm et un grand côté dont la dimension est comprise
entre 3 et 5 cm, par exemple. L'ouverture 22 est réalisée, dans l'exemple
considéré, dans une portion 20a qui occupe par exemple un peu moins de la
moitié du corps 21, du côté de l'ouverture 21b. Le bord 22a de l'ouverture 22,
adjacent à l'ouverture 21b, est éloigné de cette dernière, d'une distance de l'ordre
de 0,5 cm environ par exemple, comme on peut le voir sur les figures 1 et 2
notamment.
L'applicateur 30 a été représenté très schématiquement sur les figures, et
comporte à une extrémité un élément d'application 31 qui peut être quelconque,
étant constitué par exemple par un pinceau, ou un embout floqué, ou un embout
en élastomère, ou une mousse, ou peut encore être constitué par une brosse à
mascara ou un peigne pour les cils ou les sourcils. Dans l'exemple considéré,
l'élément d'application 31 est présent à l'extrémité d'une tige 32 qui se raccorde à
une jupe par le biais d'une portion intermédiaire 33 dont le rôle sera expliqué plus
loin. L'applicateur 30 est prévu pour être monté dans le boítier 20 depuis
l'ouverture 21a.
Comme on peut le voir notamment sur la figure 1a, un réceptacle 40
contenant un produit P peut également être logé dans le boítier 20 en étant monté
depuis l'ouverture 21b. Le dispositif 10 est configuré de manière à permettre à un
utilisateur d'accéder au produit P à travers une ouverture latérale 22 lorsque le
réceptacle 40 est dans une position relative prédéterminée par rapport au boítier
20.
Le produit P est par exemple un produit cosmétique ou dermatologique.
Pour comprendre ce que l'on entend par produit cosmétique, on pourra se référer
à la Directive 76/768/CEE telle que modifiée par la Directive 93/35/CEE du
Conseil du 14 juin 1993.
Le produit P peut être par exemple une poudre compactée ou avoir été
coulé dans le réceptacle ou dans une coupelle placée dans le réceptacle et s'y
être solidifié. Le produit P peut être apte à se déliter au contact d'un élément
d'application humecté. Le produit P peut former une masse cohérente. Le produit
P peut adhérer à la paroi du logement qui le contient.
Dans l'exemple de réalisation correspondant aux figures 1 à 6, le réceptacle
40 peut tourner relativement au boítier 20 autour de l'axe X, entre au moins une
position dans laquelle une ouverture 41 du réceptacle 40, permettant l'accès au
produit P, vient se positionner en vis-à-vis de l'ouverture latérale 22, pour
permettre à un utilisateur de prélever le produit P, et au moins une position dans
laquelle l'ouverture 41 du réceptacle 40 est décalée angulairement par exemple
d'un quart de tour par rapport à cette ouverture latérale 22, le produit P étant alors
inaccessible. Une paroi 43 cylindrique de révolution d'axe X du réceptacle 40,
forme alors un obturateur de cette ouverture latérale 22 en se positionnant en vis-à-vis
de celle-ci.
Dans l'exemple illustré, la paroi 43 définit également un creux pouvant
contenir le produit P, l'ouverture 41 délimitant ce creux. Le diamètre extérieur de
cette paroi 43 est choisi de manière à lui permettre de s'ajuster avec un jeu
relativement faible à l'intérieur de la portion 20a du boítier, une surface intérieure
21c de cette portion 20a étant cylindrique de révolution d'axe X. L'intérieur de la
portion 20a forme un compartiment pour recevoir le réceptacle 40.
Dans l'exemple considéré, c'est la rotation du réceptacle 40 qui permet de
fermer ou non l'accès au produit P. Cette rotation est obtenue par un mouvement
de l'applicateur 30 autour de l'axe X, un organe de transmission 50 permettant
d'accoupler en rotation l'applicateur 30 et le réceptacle 40.
L'organe de transmission 50 comporte, dans le premier mode de réalisation
illustré Figure 1b, un corps tubulaire 51 d'axe X, ouvert à une première extrémité
50a pour permettre d'y engager l'élément d'application 31, la tige 32 et la portion
intermédiaire 33 de l'applicateur 30. Une deuxième extrémité 50b de l'organe de
transmission 50, opposée à l'extrémité 50a selon l'axe X, est configurée de
manière à permettre l'accrochage du réceptacle 40 sur l'organe de transmission
50.
Dans l'exemple considéré, le réceptacle 40 est pourvu, du côté de
l'extrémité destinée à être insérée en premier dans le boítier 20, de au moins deux
pattes de fixation 61a et 61b. Ces pattes de fixations sont destinées à venir
coopérer avec une rainure 51 présentée sur le pourtour extérieur 52 de l'organe
de transmission 50. La coopération des pattes 61a et 61b avec la rainure 51
permet d'obtenir une indexation du réceptacle 40 relativement au boítier 20,
lorsque le l'organe de transmission 50 est monté dans ce boítier 20. Le réceptacle
40 et l'organe de transmission 50 sont par ce biais solidaires l'un de l'autre en
rotation.
Dans un mode de réalisation préféré, les pattes 61a et 61b définissent entre
elles un espace 61c dans lequel peut coulisser la rainure 51. Ces deux pattes
peuvent se rejoindre en une zone qui est diamétralement opposée à l'espace 61c
prévu pour recevoir la rainure 51. Un chant de ces pattes est alors de préférence
chanfreiné de telle sorte qu'on puisse définir une pente entre la zone
diamétralement opposée et l'espace 61c prévu pour recevoir la rainure, cette
pente permettant de conduire la rainure 51 dans l'espace 61c, lors de
l'assemblage du réceptacle 40 avec l'organe de transmission 50.
Par ailleurs, pour limiter les mouvements en translation du réceptacle le
long de l'axe X, une fois que celui ci est monté dans le boítier 20, celui-ci comporte
de préférence deux languettes élastiques 62a et 62b, de préférence
diamétralement opposées par rapport à l'axe X. Chaque languette 62a et 62b est
pourvue d'une dent 63 apte à s'encliqueter élastiquement dans un évidement
correspondant 64 présenté sur une paroi intérieure du boítier 20 du côté de la
première ouverture 21a. Cet évidement 64 est par exemple défini au niveau d'un
décrochement annulaire 65 de la paroi intérieure.
Le réceptacle 40 est inséré dans l'ouverture 21b du boítier 20 par
translation selon l'axe X, jusqu'à ce que les languettes 62a et 62b viennent
s'encliqueter sur le décrochement annulaire 65, et dans la mesure où la position
du réceptacle 40 relativement au boítier 20, dans lequel l'organe de transmission
50 est déjà monté, permet par translation d'engager la rainure 51 entre les deux
pattes 61a et 61b. De préférence, le réceptacle 40 comporte un deuxième jeu de
pattes telles que 61a et 61b, de manière à tolérer au moins deux positions de
présentation lors du montage. Par ailleurs, le chant de ces pattes est chanfreiné
pour favoriser l'engagement avec la rainure 51, qui peut elle-même être biseautée,
même si l'espace 61c du réceptacle 40 n'est pas strictement dans l'alignement de
la rainure 51.
L'applicateur 30 est retenu par deux moyens distincts dans l'organe de
transmission 50.
Premièrement, l'applicateur 30 présente au niveau de sa portion
intermédiaire 33 au moins une strie 34 pour coopérer avec un relief
complémentaire 53 présenté au niveau de la paroi intérieure de l'organe 50. Dans
l'exemple, il comporte deux stries 34 et 35. L'engagement de la strie 34 contre le
relief 53 permet d'empêcher la rotation de l'applicateur 30 à l'intérieur de l'organe
de transmission 50. Ils sont donc solidaires en rotation. Ainsi, par le biais de
l'organe de transmission 50, l'applicateur 30 est solidaire en rotation du réceptacle
40.
La strie 34 réalisée au niveau de la portion intermédiaire 33 présente une
longueur L1 selon l'axe X, réciproquement le relief complémentaire 53 présente
une longueur L2 selon cet axe X. Les longueurs L1 et L2 sont telles que lorsque
l'applicateur est monté dans l'organe de transmission, la strie 34 coopère avec le
relief 53 sur une longueur suffisante pour engager la rotation, par exemple sur une
longueur supérieure à 1 millimètre. Le positionnement de la strie le long de
l'applicateur, et respectivement du relief 53 à l'intérieur de l'organe 50 sont ajustés
de telle sorte que la strie est engagée contre le relief 53 uniquement lorsque
l'applicateur est complètement monté sur l'organe 50.
Ainsi on définit, une strie comme étant une excroissance à la surface du
pourtour de l'applicateur, cette excroissance ayant une base B se terminant par un
sommet S, une largeur L3 de cette excroissance diminuant de la base B en
direction du sommet S. La distance séparant la base du sommet définit une
hauteur H se mesurant selon un axe passant par un rayon de la portion
intermédiaire 33 qui est par exemple cylindrique. Cette distance H est par exemple
de l'ordre de 1 à quelques millimètres.
L'intérêt des stries est qu'étant donné leur nombre, plus il y en a à la
périphérie de l'applicateur, alternativement plus il y a de reliefs complémentaires à
la surface du pourtour intérieur, et moins il est nécessaire que l'utilisatrice fasse
preuve d'une grande habileté et de précision pour réussir à remonter correctement
l'applicateur sur le boítier, après une utilisation.
Les deux stries 34 et 35 sont définies, selon une vue en coupe
transversale, Figure 1c, à l'intérieur d'un arc de cercle d'angle α inférieur à 90°.
Elles peuvent être espacées ou jointives.
Dans l'exemple présenté Figures 1a et 1b, la portion intermédiaire 33 est
recouverte sur tout son pourtour extérieur d'une pluralité de fines stries telles que
34 et 35. Les stries ont la forme de dièdres se répartissant de telle sorte que les
pans de deux dièdres consécutifs se coupent au niveau du pourtour extérieur de
la portion 33. Les arêtes de ces dièdres, notamment celles correspondant à la
jonction de deux pans consécutifs de dièdres, sont parallèles à l'axe X. De plus,
les dièdres sont de préférence réguliers de telle sorte qu'un plan médian d'un
dièdre soit radial par rapport à la structure globalement cylindrique de la portion
intermédiaire 33.
De préférence, un angle β défini entre deux plans consécutifs de deux
dièdres distincts et consécutifs est compris entre 60° et 120°, par exemple de
l'ordre de 90°. En correspondance le relief 53 présente également une forme de
dièdre allongé le long de l'axe X, prévu pour être disposé contre une strie. Dans le
cas où l'applicateur comporte une pluralité de stries, ce relief 53 s'engage entre
deux stries consécutives. Il a une forme lui permettant d'être engagé dans l'angle
β défini entre deux plans consécutifs de deux dièdres distincts et consécutifs.
Dans une variante, l'applicateur comporte une unique strie qui peut venir
s'engager entre deux reliefs consécutifs présentés au niveau de la paroi intérieure
de l'organe de transmission 50 qui dans ce cas comporte une pluralité de reliefs
en continu.
Dans une autre variante, l'applicateur présente des stries réparties
continûment ou non au niveau de la portion 33. Par exemple, la portion
intermédiaire 33 peut comporter des parois lisses dépourvues de stries.
Deuxièmement, l'applicateur 30 comporte un moyen pour être retenu en
translation par rapport au boítier 20.
Dans le premier mode de réalisation, ce moyen pour être retenu est
présenté sous la forme d'une gorge 36 disposée au-dessus de la strie 34,
relativement à l'axe X. Cette gorge 36 est destinée à coopérer avec un renflement
55 présenté du côté de l'ouverture 50a de l'organe de transmission 50. Ce
renflement correspond par exemple à des lames dressées dans le prolongement
de cette ouverture 50a. les lames sont légèrement flexibles par rapport à l'axe X et
présentent chacune une excroissance radiale dirigée vers le centre de l'ouverture
50a pour coopérer avec la gorge 36. Réciproquement, l'applicateur pourrait
présenter une collerette à la place de la gorge 36, cette collerette coopérerait alors
avec un décrochement de la paroi intérieure de l'ouverture 50a.
Dans le cadre de ce premier mode de réalisation, l'immobilisation axiale de
l'applicateur relativement à l'organe de transmission 50 permet également une
immobilisation axiale relativement au boítier 20, lorsque cet organe 50 est monté
depuis l'ouverture 21a dans le boítier 20.
A cet effet, l'organe de transmission 50 comporte un pas de vis 54 sur son
pourtour extérieur 52 pour coopérer avec un filetage 23 prévu sur la paroi
intérieure du boítier 20 du côté de l'ouverture 21a.
Pour assembler un tel dispositif 10, on insère l'applicateur 30 dans l'organe
50 de manière à engager la strie 34 avec le relief complémentaire 53, et
également à engager le renflement 55 dans la gorge 36. L'ensemble solidaire de
l'applicateur 30 et de l'organe 50 est ensuite vissé du côté de l'ouverture 21a dans
le boítier 20. Enfin, le réceptacle 40 est pris et orienté de manière à positionner
l'ouverture 41 relativement à l'ouverture latérale 22. On translate le réceptacle 40
dans l'ouverture 21b de sorte que la paroi 43 soit en face de l'ouverture latérale
22. En effet, lorsque l'organe 50 est monté dans le boítier 20, la rainure 51 est
disposée de telle sorte que les pattes 61a et 61b coopère de telle sorte que la
paroi 43 obture effectivement l'ouverture latérale 22.
Par ailleurs, le filetage intérieur 23 est tel que lorsque l'organe 50 est vissé
complètement dans le boítier 20, la rainure 51 peut coopérer avec les pattes 61a
et 61b avec le réceptacle présenté dans la position angulaire définit ci-dessus, à
savoir la position "fermée". Ensuite pour utiliser et appliquer du produit présenté
dans un tel dispositif 10, on tourne l'applicateur pour amener le réceptacle dans
une position "ouverte". Cette rotation de l'applicateur est d'au moins un quart de
tour pour rendre le produit accessible depuis l'ouverture latérale 22. Et enfin, une
traction en translation est exercée sur la jupe pour désengager la gorge 36 du
renflement 55, et ainsi libérer l'applicateur 30.
Dans un deuxième mode de réalisation, présenté Figure 2, l'applicateur
comporte une deuxième portion 133 présentant des moyens pour retenir
axialement l'applicateur 30 sur le boítier 20. Cette deuxième portion 133 est
disposée au-dessus de la portion intermédiaire 33, selon l'axe X, et présente des
moyens pour coopérer directement avec un filetage 123 prévu sur le pourtour
intérieur du boítier 20, par exemple elle comporte un filetage complémentaire de
celui du boítier 20.
Selon ce deuxième mode de réalisation, l'organe de transmission 150 fait
partie intégrante du réceptacle 40, ils sont définitivement solidaires l'un de l'autre,
et par exemple obtenus d'un même moule. L'organe de transmission 150 est
disposé dans le prolongement selon l'axe X de l'ouverture 41 du réceptacle 40 où
est présenté le produit P. De préférence les moyens de rétention en translation
162a et 162b du réceptacle relativement au boítier 20 sont directement présentés
sur cet organe de transmission 150. A cet effet, la paroi intérieure du boítier 20
présente un évidement tel que 64 pour coopérer avec ces moyens de verrouillage
élastiques 162a et 162b.
Le prolongement 150 présente de plus sur un pourtour intérieur 151 au
moins un relief 153 tel que 53 pour coopérer avec la strie 34 de l'applicateur 30.
Lors de l'insertion de l'applicateur 30 dans l'ouverture 21a du boítier 20, celle-ci se
fait d'abord par translation pour venir engager le pas de vis 133 dans le filetage
123. En effet, les reliefs intérieurs 153 sont situés à une profondeur prédéterminée
par rapport à l'ouverture 21a. Ainsi, seulement après avoir engagé le vissage de
l'applicateur sur le boítier, on obtient un engagement supplémentaire de la strie 34
avec le relief 153. Le vissage contribue à engager respectivement sur une hauteur
croissante les stries avec les reliefs. Par ce mouvement de rotation hélicoïdale, cet
engagement est tel qu'il contribue à entraíner en rotation l'organe de transmission
50, et par conséquent le réceptacle 40, dans le boítier 20. A la fin du vissage, la
position du réceptacle 40 relativement à l'ouverture latérale 22 est prédéterminée
et reproductible à chaque ouverture et fermeture de l'applicateur 30.
Pour maintenir en position fermée l'applicateur sur le boítier, celui-ci
présente de plus un bourrelet 136 en forme de collerette venant coopérer à la fin
du vissage avec un retour complémentaire 124 présenté sur le pourtour intérieur
de l'ouverture 21a. La coopération du bourrelet 136 avec le retour 124 donne la
sensation à l'utilisatrice de "fin de vissage", et en parallèle, ce dispositif peut
émettre un signal sonore informant l'utilisatrice.
Selon un troisième mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention,
présenté Figure 3, l'applicateur est réalisé de telle sorte que la portion
intermédiaire 33 est entourée d'un capot 230 dont les parois 233 se superposent
selon l'axe X avec cette portion 33. Par ailleurs, ces parois 233 présentent sur un
pourtour intérieur un filetage destiné à coopérer avec un filetage 223 présenté sur
le pourtour extérieur du boítier 20. Le montage de l'applicateur dans l'ouverture
21a se fait de telle sorte que l'on engage d'abord les filetages de manière à
entraíner par un mouvement hélicoïdal le capot sur le boítier, et seulement à la fin
du vissage la strie 34 coopère avec le relief complémentaire 53. Dans ce cas, la
strie 34 est disposée relativement à l'axe X, au fond du capot 230, alors que le
relief complémentaire 53 destiné à être présenté au niveau de la paroi intérieure
est directement accessible depuis l'ouverture 21a.
Ensuite, lorsque l'applicateur 30 est monté sur le boítier 20, on insère par
translation le réceptacle 40 depuis l'ouverture 21b. Le réceptacle 40 et l'organe de
transmission 50 sont réalisés comme dans le second mode de réalisation. Lors de
cette translation, des reliefs complémentaires 53 formés sur le pourtour intérieur
de l'organe de transmission sont engagés avec la au moins une strie de la portion
intermédiaire 33.
Le dévissage de l'applicateur 30 conduit à la rotation de l'applicateur et
donc de celle du réceptacle, jusqu'à ce que la strie 34 se désengage du relief
complémentaire 53. A ce moment, le réceptacle est laissé dans une position
"ouverte", quelque soit le nombre de tours effectués ensuite par l'applicateur pour
être complètement dévissé.
Dans un quatrième mode de réalisation, l'applicateur comporte un capot
comme cela est le cas dans le troisième mode de réalisation. Ce capot comporte
par exemple quatre départs de filets sur un pourtour intérieur pour coopérer avec
respectivement quatre départs de filets d'un pourtour extérieur du boítier. Le pas
de ces filetages est par conséquent important et on obtient un vissage complet de
l'applicateur sur le boítier en peu de tours. De plus, le fait qu'il y ait quatre départs
de filets permet d'obtenir un engagement des filetages respectifs pour une rotation
à vide de l'applicateur, relativement au boítier, au maximum égale à un quart de
tour.
Dans ce quatrième mode de réalisation, la portion intermédiaire 433
présente au moins une strie 434, et de préférence quatre stries respectivement
434, 435, 436, 437 (les deux dernières étant représentées sur la Figure 5). Ces
quatre stries sont disposées à 90° les unes des autres autour de l'axe X à des
positions précises relativement aux départs de filets. Ces stries présentent
chacune, dans l'exemple décrit, une forme parallélépipédique dont les plus
longues arêtes sont parallèles à l'axe X.
Ces stries sont destinées à coopérer avec quatre fentes telles que 453
proposées sur l'organe de transmission 450 qui est comme dans les deuxième et
troisième modes de réalisation définis dans le prolongement du réceptacle 40. La
position des fentes telles que 453 relativement au boítier est prédéfinie et peut
être obtenue de manière reproductible du fait que le réceptacle 40 comporte des
moyens de positionnement aptes à coopérer avec des moyens complémentaires
présentés sur le boítier 20.
Comme on peut le voir plus particulièrement sur la figure 6, l'organe de
transmission 450 comporte un moyen 461 sous la forme d'une nervure parallèle à
l'axe X, apte à venir se positionner relativement au pourtour intérieur du boítier de
manière à limiter les rotations tolérées pour le réceptacle relativement au boítier. A
cet effet, pour limiter la rotation, on prévoit que la nervure 461 vienne en butée
contre une butée 470 dépassant de ce pourtour intérieur du boítier pour une
position prédéfinie de ce réceptacle dans le boítier. Par exemple, cette position est
telle que lorsque la nervure 461 est en butée le réceptacle est dans une position
"ouverte". Pour maintenir cette position "ouverte", on peut prévoir que la rotation
de l'organe de transmission 450 amène la nervure 461 à franchir un bossage 471
du pourtour, ce qui créé une sensation de point dur, pouvant s'accompagner de
l'émission d'un clic sonore, lorsque la nervure n'est plus soumise à une contrainte
et est disposée dans le creux 472 défini entre le bossage 471 et la butée 470.
L'entrée 454 de ces fentes est de préférence chanfreinée pour conférer une
certaine tolérance lors du montage.
Pour fabriquer le dispositif 10, on peut procéder de la manière suivante, en
ayant le boítier 20, l'applicateur 30, le réceptacle 40 et l'organe de transmission 50
déjà fabriqués. Un produit P est introduit, soit directement, soit au moyen d'une
coupelle non représentée, dans le réceptacle.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être
décrits. En particulier, on peut donner au boítier d'autres formes que celle
représentée sur le dessin. L'applicateur peut se fixer autrement que par vissage
sur le boítier.
Le réceptacle peut comporter plusieurs produits. Le réceptacle peut
comporter, par exemple, au moins deux produits différents dans au moins deux
logements accessibles simultanément ou non à travers l'ouverture latérale.