Procédé de fabrication d'un mélange gazeux enrichi en oxygène à partir d'air. Les procédés connus de fabrication d'un mélange gazeux enrichi en oxygène à partir d'air, qui comportent la vaporisation d'un li quide enrichi en oxygène en échange de chaleur avec l'air en cours de liquéfaction, nécessitent beaucoup plus d'énergie que le minimum résultant du calcul du travail théo rique d'obtention du mélange pour le cas où les processus seraient exécutés de façon réver sible.
Si on examine de plus près comment, dans les différents processus partiels du pro cédé, la dépense effective de travail se trouve être par rapport au travail théorique, on trouve qu'une grande partie du supplément de travail par rapport à la. théorie est due à ce que, dans tous les modes connus d'échange de chaleur entre l'air en cours de liquéfaction et le liquide formé, en cours de vaporisation, il subsiste dans la plupart des parties du condenseur-vaporiseur servant à. l'échange de chaleur une différence considérable de tempé rature entre les vapeurs et les liquides en échange de chaleur, tandis que dans le pro- cédé théorique idéal les :
différences -de tem pérature doivent être infiniment faibles.
L'invention a pour but de permettre de réduire ces différences de température et de se rapprocher par conséquent :du procédé théorique idéal :dans une mesure que l'on considérait jusqu'ici comme ne pouvant pas être obtenue.
Dans le procédé de fabrication -d'un mé lange gazeux enrichi en oxygène à partir d'air, comportant la vaporisation d'un liquide formé par un mélange d'azote et d'oxygène plus riche que l'air en oxygène, en échange :de chaleur avec de l'air en cours de liquéfac tion, on fait circuler, suivant la présente in- ventîon, le liquide- en cours de vaporisation et les vapeurs résultant de cette vaporisation en contact entre eux et dans le même sens, et ceci en sens inverse de celui de circulation de l'air à condenser.
Le présent procédé peut être exécuté, par exemple, comme suit pour la fabrication d'oxygène à 45 % à partir de l'air par con- densation fractionnée avec retour en arrière d'après le procédé Claude. Le froid nécessaire à cette séparation est fourni par la revapori- sation du liquide obtenu lors de la condensa tion. Mais jusqu'ici on a opéré en vapori sant ce liquide dans un bain entourant les tubes du condenseur. Si dans celui-ci on fa brique de l'oxygène à 45%, les vapeurs quittant le bain doivent, à l'état de régime, contenir 45% d'oxygène. D'après la teneur en équilibre avec ce mélange gazeux, le li quide s'enrichit jusqu'à 77% d'oxygène et bout par conséquent à 85,2 absolus sous 1 atmosphère.
C'est donc à cette température que s'éta blit tout le bain, tandis que dans le conden- seur à retour en arrière la température dimi nue continuellement depuis l'entrée de l'air au fur et à mesure que la teneur en oxygène diminue. Il est donc impossible d'approcher les températures dans toutes les parties du vaporiseur et du condenseur comme cela est nécessaire pour une rectification idéale (par vaporiseur et condenseur, on entend ici les capacités dans lesquelles s'effectuent la vaporisation, respectivement la condensa tion).
Au contraire, en opérant conformément au procédé suivant la présente invention, on produit dans le vaporiseur la chute voulue de température entre les divers points de ce vaporiseur, la température montant au fur et à mesure que la teneur du liquide en oxygène monte depuis l'entrée du mélange (l'oxygène à 45 % commence à bouillir à 80,,8 ) jusqu'à. la sortie (85,2 ébullition du liquide à 77 en équilibre avec le gaz final à 45 %). Or, cette chute de température correspond com plètement à celle dans le condenseur à retour en arrière dans lequel l'air est traité et la.
teneur en oxygène du liquide formé dans ce condenseur augmente dans le même sens que dans le liquide du vaporiseur. La différence des températures entre le condenseur et le va- poriseur est ainsi presque égale sur toute la longueur de l'échangeur, de sorte que dans ce procédé, il est possible pour la première fois de rendre extraordinairement faible cette différence de température en dimensionnant convenablement les surfaces d'échange de chaleur et de s'approcher d'une façon in soupçonnée du procédé idéal théorique.
Pour pouvoir condenser l'azote avec le bain précédemment employé à 85,2 , on avait besoin théoriquement d'une pression de <B>2,35</B> atm, à laquelle il fallait par suite ame ner au minimum l'air à séparer. D'après la présente invention, le commencement de l'é bullition du mélange produit dans le conden seur à 80,8 est déjà utilisable pour la con densation de l'azote et ainsi l'air n'a besoin d'être amené qu'üà la pression de 1,5 atm. Ceci comporte une économie importante de travail.
La revaporisation -d'un liquide en courant parallèle avec ses vapeurs et en échange ca lorifique avec un gaz brut à séparer est déjà connue. On .a :déjà employé ce procédé pour la séparation @de mélanges gazeux tels que, par exemple, .le gaz de fours à coke, dans les quels l'écart des températures d'ébullition entre les différents constituants est si élevé que dans un bain, en raison de l'enrichissement en parties les moins volatiles,
leur revaporisa- tion -et la condensation des constituants les plus volatils est extraordinairement difficile. C'est pourquoi on n'avait pas jusqu'ici pensé à employer ce procédé pour la séparation de l'air parce que dans ce cas, ces difficultés ne se présentent pas.
En employant suivant la présente invention la vaporisation en courant parallèle avec les vapeurs dans le cas de la séparation .de l'air, on obtient ainsi un résul tat tout. autre, à savoir d'équilibrer d'une fa çon profonde les différences de température entre mélanges se vaporisant et se conden sant.
Il est absolument nouveau et on ne pouvait prévoir qu'en employant ce procédé,, on arrive @à fabriquer des mélanges riches en oxygène à partir de l'air d'une façon simple avec une dépense d'énergie .qui, pour les rai sons indiquées, reste très considérablement en dessous -de ce qui était nécessaire jusqu'ici.
L'avantage du procédé de la présente in vention -de rendre possible la rectification de l'air sous de très 'basses pressions est particu- fièrement intéressant quand on peut exécuter également l'échange de chaleur entre l'air à séparer et ses produits de séparation avec une très faible perte de pression. Ceci est pos sible en employant des accumulateurs frigo rifiques que l'on change périodiquement, dont l'emploi et la construction ont été décrits dans le brevet suisse no 126906.
C'est seule ment la combinaison de ce procédé d'échange de chaleur avec le procédé de séparation qui permet d'utiliser complètement les avantages de celui-ci, car ainsi que cela résulte de ce brevet suisse, c'est seulement l'emploi d'accu- mulateurs frigorifiques qui permet d'utiliser au maximum la diminution de la pression de fonctionnement due à l'application du procédé suivant la présente invention.
Les pressions sous lesquelles ont lieu la séparation et la revaporisation sont liées entre elles par les conditions de température ci- dessus exposées, mais on peut choisir à vo lonté leur valeur absolue. Par suite, on peut opérer la condensation sous la pression atmo sphérique ou sous une faible dépression, et la revaporisation du liquide riche en oxygène sous la dépression voulue, donc contrairement à l'opération usuelle de vaporisation sous la pression atmosphérique et la condensation sous pression supérieure.
Comme la quantité à vaporiser est plus faible, par suite de l'en richissement, que la quantité d'air traité, on obtient ainsi une économie de travail de compression.
Cet emploi des basses pressions est rendu p ossib le par l'utilisation d'accumulateurs fri gorifiques que l'on change périodiquement. Ainsi qu'on le sait, le froid nécessaire à l'exé cution de tous ces procédés peut être obtenu lors de la séparation sous pression par la dé tente avec production de travail extérieur du mélange gazeux riche en azote résiduel de la condensation, tandis que dans la séparation sous la pression atmosphérique le froid doit être fourni d'une autre façon, par exemple par une installation séparée de liquéfaction de l'air.
Une exécution particulièrement pratique d'un condenseur à retour en arrière avec va- poriseur à courants parallèles consiste en un condenseur tubulaire dans lequel, contraire ment aux dispositifs connus, la condensation a lieu à l'extérieur et la vaporisation à l'inté rieur des tubes, un dispositif d'écoulement ap proprié répartissant le liquide d'une façon absolument régulière dans tous les tubes.
Les fig. 1 et 2 -du dessin ci-joint montrent, à titre d'exemple, un tel appareil pour la mise en oeuvre du procédé suivant .la présente invention. La fig. 1 montre l'appareil entier, tandis que la fia. 2 en montre un détail.
Dans la fig. 1, l'appareil A comprend une enveloppe H, pourvue ià sa partie inférieure de tubulures<I>U</I> et<I>Y</I> pour l'entrée de l'air à séparer, et à sa partie supérieure d'une tu bulure Z pour la sortie -de l'azote. A l'inté rieur -de cette enveloppe est disposée une série de tubes ondulés et aplatis B dont chacun est relié aux conduits F et G. Le conduit supé rieur F sert,à la ,distribution du liquide, con tenant environ. 45 % d'oxygène, qui est re cueilli au bas de l'enveloppe H et amené au conduit F par le tube K et le robinet de ré glage M. Le tube G sert à recueillir la va peur.
Le liquide riche en oxygène est distri bué par le conduit F -à chacun -des tubes B et .est répandu le long des parois :ondulées, parallèles et opposées, de ces tubes au moyen de toiles métalliques T (fig. 2) pressées con tre ces parois au moyen,des parties P des pla ques métalliques D qui sont pliées à angle ,droit en S.
Le liquide descend à l'intérieur des tubes tout en se vaporisant progressive ment, cette vaporisation étant complètement terminée à la partie inférieure des tubes, les gaz formés circulent dans la même direction que le liquide vers le collecteur -de vapeur G qui les conduit à l'extérieur de l'appareil.
En même temps, l'air à séparer introduit par ri et<I>Y</I> monte dans les espaces libres C compris entre les tubes successifs B. Il se li quéfie à l'extérieur de ces tubes aplatis on dulés B et retourne avec effet rectificateur vers la partie liquéfiée qui est constituée à la partie inférieure de l'appareil par du li quide contenant environ 45 % d'oxygène, tan- dis que l'azote gazeux s'échappe par Z. C'est seulement cette partie liquéfiée qui circule dans le tube K et le conduit F vers les tubes aplatis ondulés à l'intérieur desquels a lieu la vaporisation du liquide.
On peut également appliquer l'invention à l'obtention d'oxygène de plus grande pureté en fabriquant à partir d'air, au moyen du pro cédé de la rectification en deux étages, décrit plus en détail ci-dessous, des mélanges de plus de 45 % d'oxygène. On vaporise alors, conformément à l'invention, en courants pa rallèles avec ses vapeurs et de la même façon que le liquide à 45 %, le liquide obtenu riche en oxygène.
Au moyen de la vaporisation de ce liquide, on obtient, de la façon décrite pour le premier exemple, à partir d'une portion de l'air traité, un liquide à 45 % d'oxygène dans un condenseur à retour en arrière, lequel oxy gène est réuni au liquide à 45 % d'oxygène obtenu dans le premier étage de séparation de la colonne à deux étages à partir de l'autre portion de l'air traité.
Cette forme d'exécution du procédé selon l'invention est illustrée sur la fig. 3 du des sin. Dans celle-ci, A désigne un condenseur vaporiseursemblable à celui décrit plus haut en regard de la fig. 1; As et A2 sont respec tivement la colonne à haute pression et la co lonne à basse pression d'un appareil de sépa ration de l'air avec double rectification; A3 désigne le condenseur-vaporiseur placé entre les deux colonnes. L'air à traiter arrive par le tuyau 1. Une partie de cet air se rend par le tuyau 2 dans le condenseur-vaporiseur A, où il est séparé en liquide à environ 45 % d'oxy gène recueilli par le tuyau 4, et en azote sen siblement pur recueilli par le tuyau 5.
L'au tre portion de l'air traité se rend par le tuyau 3 au bas de la colonne A1 où l'on recueille par le tuyau 6 du liquide à 45 % d'oxygène envi ron. Les deux liquides recueillis par les tuyaux 4 et 6 sont remontés de façon connue en passant par des robinets de détente, mé langés entre eux et déversés par le tuyau 7 en un point intermédiaire convenable de la colonne A2. Le liquide présent du côté vapo- riseur du condenseur-vaporiseur As contient plus de 45 % d'oxygène.
Une partie de ce li quide est vaporisée dans le condenseur- vaporiseur Aa. Le restant du liquide est di rigé par le tuyau 8 dans le eondenseur- vaporiseur A où il -est vaporisé conformément à l'invention, c'est--à-dire en circulant en con tact avec les vapeurs qui résultent de sa vapo risation et circulent dans le même sens que 'lui. Ces vapeurs sont extraites par le tuyau 9.
Une autre manière d'opérer consiste à ne pas séparer dans un condenseur à retour en arrière, mais à liquéfier totalement, la par tie de l'air qui vient en échange de chaleur avec le mélange riche en oxygène en cours de vaporisation. Dans ce cas, on peut faire pé nétrer par en haut dans le condenseur l'air à liquéfier, tandis que le liquide à vaporiser est introduit par en bas dans la chambre de vapo risation, et qu'on règle la vitesse de circula tion et les sections -de telle sorte que les va peurs produites emportent avec elles, vers.le haut, le liquide non encore vaporisé.
Cette forme .d'exécution du procédé sui vant l'invention est illustrée schématiquement sur la fig. 4 -du dessin. Dans cette figure, la vaporisation du liquide enrichi en oxygène par échange de chaleur avec -de l'air en cours de liquéfaction a lieu dans le condenseur- vaporiseur A, dans lequel le liquide enrichi en :oxygène circule de bas en haut, entraîné par les vapeurs provenant de sa vaporisation et le gaz obtenu sort par 10.
Ce liquide enri chi en oxygène est obtenu dans la colonne A4 en rectifiant, dans cette colonne, l'air li quide obtenu dans le condenseur-vaporiseur A et amené par la conduite 12, par ide l'air gazeux introduit au bas de la colonne par 11. Les avantages indiqués plus haut au sujet du procédé selon la présente invention existent ici également.
En effet, d'une part, la tempéra ture de liquéfaction de l'air dans l'appareil A va en !décroissant au fur et à mesure que celui-ci circule de l'extrémité supérieure vers l'extrémité inférieure du condenseur-liquéfac- teur et, d'autre part, la température de vapo risation du liquide riche en oxygène va en augmentant au furet à mesure que ce liquide monte dans le condenseur-liquéfacteur. en- traîné par les vapeurs résultant de sa vapori sation. La différence de température entre le côté condenseur et le côté liquéfacteur peut donc, ici aussi, être rendue extrêmement faible.
Process for manufacturing an oxygen-enriched gas mixture from air. The known methods of making an oxygen-enriched gas mixture from air, which involve the vaporization of an oxygen-enriched liquid in heat exchange with the air during liquefaction, require much more energy. than the minimum resulting from the calculation of the theoretical work of obtaining the mixture for the case where the processes are executed in a reversible manner.
If one examines more closely how, in the various partial processes of the process, the actual expenditure of labor happens to be in relation to the theoretical labor, we find that a large part of the additional labor in relation to the. theory is due to the fact that, in all known modes of heat exchange between the air during liquefaction and the liquid formed, during vaporization, it remains in most parts of the condenser-vaporizer used for. heat exchange a considerable difference in temperature between vapors and liquids in heat exchange, while in the ideal theoretical method the:
temperature differences must be infinitely small.
The object of the invention is to make it possible to reduce these temperature differences and therefore to approach: the ideal theoretical process: to an extent which has hitherto been considered not to be obtainable.
In the process of manufacturing a gaseous mixture enriched in oxygen from air, comprising the vaporization of a liquid formed by a mixture of nitrogen and oxygen richer than air in oxygen, in exchange : heat with air during liquefaction, according to the present invention, the liquid being vaporized and the vapors resulting from this vaporization are circulated in contact with each other and in the same direction, and this in the opposite direction to that of circulation of the air to be condensed.
The present process can be carried out, for example, as follows for the manufacture of 45% oxygen from air by fractional condensing with backtracking according to the Claude process. The cold necessary for this separation is supplied by the re-vaporization of the liquid obtained during the condensation. But up to now we have operated by vaporizing this liquid in a bath surrounding the condenser tubes. If 45% oxygen is made in this, the vapors leaving the bath should, in the steady state, contain 45% oxygen. According to the equilibrium content with this gas mixture, the liquid is enriched up to 77% oxygen and therefore boils at 85.2 absolute under 1 atmosphere.
It is therefore at this temperature that the whole bath is established, while in the reverse condenser the temperature decreases continuously from the air inlet as the oxygen content increases. decreases. It is therefore impossible to approach the temperatures in all the parts of the vaporizer and the condenser as necessary for an ideal rectification (by vaporizer and condenser, we mean here the capacities in which the vaporization, respectively the condensation takes place) .
On the contrary, by operating in accordance with the process according to the present invention, the desired drop in temperature between the various points of this vaporizer is produced in the vaporizer, the temperature rising as the oxygen content of the liquid rises from the vaporizer. entry of the mixture (oxygen at 45% begins to boil at 80,, 8) until. the outlet (85.2 liquid boiling at 77 in equilibrium with the final gas at 45%). However, this temperature drop completely corresponds to that in the return condenser in which the air is treated and the.
oxygen content of the liquid formed in this condenser increases in the same direction as in the vaporizer liquid. The temperature difference between the condenser and the vaporizer is thus almost equal over the entire length of the exchanger, so that in this process it is possible for the first time to make this temperature difference extraordinarily low by properly dimensioning heat exchange surfaces and to approach in an unexpected way the theoretical ideal process.
In order to be able to condense the nitrogen with the bath previously used at 85.2, theoretically a pressure of <B> 2.35 </B> atm was needed, to which it was therefore necessary to bring the air to a minimum. to separate. According to the present invention, the beginning of the boiling of the mixture produced in the condenser at 80.8 is already usable for the condensation of nitrogen and thus the air only needs to be supplied. 'üat a pressure of 1.5 atm. This involves a significant saving in labor.
The revaporization of a liquid in parallel current with its vapors and in calorific exchange with a crude gas to be separated is already known. This process has already been used for the separation of gas mixtures such as, for example, coke oven gas, in which the difference in boiling temperatures between the various constituents is so great that in a bath, due to the enrichment in the less volatile parts,
their re-vaporization and condensation of the more volatile constituents is extraordinarily difficult. This is why no one had hitherto thought of employing this process for the separation of air, because in this case these difficulties do not arise.
By employing in accordance with the present invention the vaporization in parallel with the vapors in the case of air separation, a complete result is thus obtained. another, namely to balance in a deep way the temperature differences between vaporizing and condensing mixtures.
It is absolutely new and one could only foresee that by employing this process, it is possible to manufacture oxygen-rich mixtures from air in a simple way with an expenditure of energy. Which, for the reasons sounds indicated, remains very considerably below what was necessary heretofore.
The advantage of the process of the present invention of making it possible to rectify the air at very low pressures is particularly advantageous when the heat exchange between the air to be separated and its products can also be carried out. separation with very low pressure loss. This is possible by using refrigeration accumulators which are changed periodically, the use and construction of which have been described in Swiss Patent No. 126906.
It is only the combination of this heat exchange process with the separation process that makes it possible to fully utilize the advantages of the latter, because as it follows from this Swiss patent, it is only the use refrigeration accumulators which allows maximum use of the reduction in operating pressure due to the application of the process according to the present invention.
The pressures under which the separation and flashing take place are linked to each other by the temperature conditions set out above, but their absolute value can be chosen as desired. As a result, the condensation can be carried out under atmospheric pressure or under a low depression, and the vaporization of the oxygen-rich liquid under the desired depression, therefore unlike the usual operation of vaporization under atmospheric pressure and condensation under pressure. superior.
As the quantity to be vaporized is smaller, owing to the enrichment, than the quantity of treated air, there is thus obtained a saving in compression work.
This use of low pressures is made possible by the use of fri gorific accumulators which are changed periodically. As we know, the cold necessary for the execution of all these processes can be obtained during the separation under pressure by the expansion with the production of external work of the gas mixture rich in residual nitrogen from the condensation, while in the separation at atmospheric pressure the cold must be provided in another way, for example by a separate air liquefaction plant.
A particularly practical embodiment of a reverse flow condenser with a parallel flow vaporizer consists of a tubular condenser in which, contrary to known devices, the condensation takes place outside and the vaporization inside the tubes. tubes, a suitable flow device distributing the liquid absolutely evenly in all the tubes.
Figs. 1 and 2 -of the attached drawing show, by way of example, such an apparatus for carrying out the method according to the present invention. Fig. 1 shows the entire device, while the fia. 2 shows a detail.
In fig. 1, the apparatus A comprises a casing H, provided at its lower part with <I> U </I> and <I> Y </I> pipes for the inlet of the air to be separated, and at its part superior of a bulure Z for the exit -de nitrogen. Inside this envelope is arranged a series of corrugated and flattened tubes B, each of which is connected to the conduits F and G. The upper conduit F is used for the distribution of the liquid, containing approximately. 45% oxygen, which is collected at the bottom of the envelope H and brought to the duct F by the tube K and the regulating valve M. The tube G is used to collect the vapor.
The oxygen-rich liquid is distributed through the duct F -to each of the tubes B and. Is spread along the walls: corrugated, parallel and opposite, of these tubes by means of wire mesh T (fig. 2) pressed together. be these walls by means of parts P of the metal plates D which are bent at an angle, right in S.
The liquid descends inside the tubes while vaporizing gradually, this vaporization being completely finished at the lower part of the tubes, the gases formed flow in the same direction as the liquid towards the vapor collector G which leads them to the outside of the device.
At the same time, the air to be separated introduced by ri and <I> Y </I> rises in the free spaces C included between the successive tubes B. It becomes liquefied outside these flattened or dulated tubes B and returns with rectifying effect to the liquefied part which is constituted at the lower part of the apparatus by liquid containing about 45% oxygen, while the gaseous nitrogen escapes through Z. It is only this liquefied part which circulates in the tube K and the conduit F towards the flattened corrugated tubes inside which the vaporization of the liquid takes place.
The invention can also be applied to obtaining oxygen of greater purity by manufacturing from air, by means of the two-stage rectification process, described in more detail below, mixtures of more 45% oxygen. The liquid obtained rich in oxygen is then vaporized, in accordance with the invention, in parallel streams with its vapors and in the same way as the 45% liquid.
By means of the vaporization of this liquid, one obtains, in the manner described for the first example, from a portion of the treated air, a liquid with 45% oxygen in a return condenser, which Oxygen is combined with the 45% oxygen liquid obtained in the first separation stage of the two-stage column from the other portion of the treated air.
This embodiment of the method according to the invention is illustrated in FIG. 3 of the sin. In the latter, A designates a vaporizer condenser similar to that described above with reference to FIG. 1; As and A2 are respec tively the high pressure column and the low pressure column of an air separation apparatus with double rectification; A3 designates the condenser-vaporizer placed between the two columns. The air to be treated arrives through pipe 1. Part of this air goes through pipe 2 into the condenser-vaporizer A, where it is separated into liquid at about 45% oxygen collected by pipe 4, and in sen sibly pure nitrogen collected by pipe 5.
The other portion of the treated air goes through pipe 3 to the bottom of column A1 where liquid with approximately 45% oxygen is collected through pipe 6. The two liquids collected by the pipes 4 and 6 are brought up in a known manner by passing through pressure relief valves, mixed together and discharged through the pipe 7 at a suitable intermediate point of the column A2. The liquid on the vaporizer side of the As condenser-vaporizer contains more than 45% oxygen.
Part of this liquid is vaporized in the condenser-vaporizer Aa. The remainder of the liquid is directed through pipe 8 into the condenser-vaporizer A where it is vaporized in accordance with the invention, that is to say by circulating in contact with the vapors which result from its vaporization. and circulate in the same direction as' him. These vapors are extracted through pipe 9.
Another way of operating consists in not separating in a return condenser, but in completely liquefying, the part of the air which comes in exchange for heat with the mixture rich in oxygen being vaporized. In this case, the air to be liquefied can be made to enter from above into the condenser, while the liquid to be vaporized is introduced from below into the vaporization chamber, and the speed of circulation is adjusted and the sections - so that the vapors produced carry with them, upwards, the liquid not yet vaporized.
This embodiment of the method according to the invention is schematically illustrated in FIG. 4 -the drawing. In this figure, the vaporization of the liquid enriched in oxygen by heat exchange with air during liquefaction takes place in the condenser-vaporizer A, in which the liquid enriched in: oxygen circulates from the bottom to the top, entrained by the vapors coming from its vaporization and the gas obtained exits by 10.
This liquid enri chi in oxygen is obtained in column A4 by rectifying, in this column, the liquid air obtained in the condenser-vaporizer A and brought through line 12, by the gaseous air introduced at the bottom of the column. by 11. The advantages indicated above with regard to the process according to the present invention also exist here.
In fact, on the one hand, the liquefaction temperature of the air in the device A decreases as it circulates from the upper end to the lower end of the condenser-liquefac - tor and, on the other hand, the vaporization temperature of the oxygen-rich liquid increases as this liquid rises in the condenser-liquefier. entrained by the vapors resulting from its vaporization. The temperature difference between the condenser side and the liquefier side can therefore, here too, be made extremely small.