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La présente invention est relative à des pro- cédés de traitement de matières dans lesquels on utilise des lits fluidifiés et à des perfectionnements aux appa- reils destinés à être utilisés dans ces procédés.
On a décrit dans les brevets belges/n 538.046 du 10.5.55, 542.745 du 12.11.55 et 547.573 du 5.5.56, le traitement de filaments, fibres, fils, films et ma- tières en feuilles sous forme non tissée ou tissée, tri- cotée ou similairement travaillée (ces matières étant dé- signées dans la suite du présent mémoire sous l'appella- tion "ladite matière") dans un lit de particules solides distinctes, tout en soumettant le lit à un courant ga- zeux ascendant, les dimensions et le poids des particu- les, de même que la vitesse et la nature du courant étant choisis de façon que la force exercée par le courant soit suffisante pour contrebalancer la force de la pesanteur agissant sur les particules libres et pour dilater le lit de manière à permettre le mouvement des particules,
mais soit insuffisante pour convertir le lit en un cou- rant de particules. Un lit de particules solides dis- tinctes soumis à et dilaté par un tel courant gazeux as- cendant de la manière décrite sera désigné ci-après sous l'appellation de "lit fluidifié".
Dans les brevets susdits, on a décrit des pro- cédés par lesquels on peut faire passer ladite matière en traitement, de manière continue, à travers le lit fluidifié. Dans un de ces procédés, ladite matière est amenée dans le lit fluidifié et en est déchargée à tra- vers des dispositifs étanches aux fluides, tandis que dans une variante du procédé ladite matière, après son entrée dans un récipient disposé verticalement, dans le-
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quel se trouve le lit, par l'extrémité ouverte supérieu- re de ce récipient, est alors déplacé!. verticalement vers le bas à travers le lit, en changeant de direction dans le lit, après quoi elle est déplacée verticalement vers le haut, pour sortir finalement par l'extrémité supérieu- re ouverte du récipient.
La présente invention a notamment pour objet un procédé perfectionné grâce auquel des matières des types.susindiqués peuvent être conduites dans un lit fluidifié et être extraites de ce dernier dans une direc- tion sensiblement verticale. Dans certaines circonstan- ces, il est souhaitable de faire passer ladite matière à travers le lit de haut en bas ou de bas en haut, cette matière étant, par exemple, introduite à la base du lit fluidifié et émergeant de celui-ci à sa partie supérieu- re. L'introduction de ladite matière à la base du lit soulève un problème qui peut être exprimé de manière générale comme étant celui de l'introduction d'un élé- ment mobile dans un intervalle menant à un lit de parti- cules se mouvant librement, tout en empêchant les parti- cules de s'échapper vers le bas à travers l'intervalle en -gestion.
Le même problème ou un problème similaire se pos'e, lorsque ladite matière quitte le lit fluidifié par la base de celui-ci. Ce problème se pose surtout parce que les particules du lit fluidifié seront presque toujours petites (soit d'un diamètre de 500 microns ou un demi-millimètre). Lorsqu'on traite un tissu, une cer- taine liberté de mouvement perpendiculairement à sa di- rection de déplacement est nécessaire pour des raisons pratiques, notamment lorsque des moyens de tension sont utilisés. Dans ces cas, des fuites par les intervalles nécessaires pour ces moyens sont inévitables, à moins que d'autres dispositifs d'étanchéité soient employés.
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Lorsqu'on traite une série de bouts de fils ou un autre corps de section transversale variable il se produit similairement des fuites, lorsqu'on emploie un type de dispositif d'étanchéité courant.
L'invention a encore pour objet des perfection- nements aux moyens de tension susdits, lorsqu'ils sont utilisés en conjonction avec des lits fluidifiés. Par l'expression "moyens de tension", on entend ici des moyens agences pour supporter un tronçon de tissu et pour ou une sollicitation/ exercer un contrôle/dans la direction de la trame (c'est- à-dire dans la direction transversale) sur la pièce de tissu, pendant son passage à travers un lit fluidifié.
Des dispositifs tendeurs sont utilisés dans les appareils de séchage utilisés dans l'industrie textile et sont constitués ordinairement par une paire de dispo- sitifs de liaison similaires à des chaines à maillons sans fin, une face de chaque dispositif de liaison pré- sentant des aiguilles ou broches pour agripper les zones (marginales du tissu. Dans les types connus de disposi- tifs tendeurs, les chaines à maillons sans fin s'engagent dans et sont supportées par des guides ouverts et un con-; trôle en direction de la trame est exercé par la sollici- tation exercée dans la direction de la largeur par la combinaison de dispositifs de liaison et de guides de support. Ces dispositifs tendeurs ne conviennent pas pour être employés en continu dans les lits fluidifiés utilisant des particules d'une nature abrasive ou non lubrifiante.
Suivant un aspect de la présente invention, le procédé de traitement dans un lit fluidifié tel que défini plus haut de filaments, de fibres, de fils, de films ou de matières en Veuille, sous forme non tissée ou tissée, tricotée ou similairement manufacturée, est
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caractérisé en ce qu'on fait passer ces matières, de ma- nière continue ou intermittente, à travers un dispositif ou joint étanche prévu à la base du lit fluidifié, ce dispositif ou joint étanche comprenant des particules non fluidifiées de plus grandes dimensions que celles du lit fluidifié. Les particules plus grosses en question peuvent aussi présenter avantageusement une densité su- périeure à celle des particules fluidifiées.
L'ouverture prévue à la base du lit fluidifié et par laquelle passe ladite matière peut, dans le cas d'un film ou bande de tissu, affecter la forme d'une fente ménagée dans la base du récipient, cette fente pré- sentant une largeur suffisante pour que ladite matière puisse y passer sans entrave. Les particules plus gros- ses peuvent être maintenues au voisinage de l'ouverture par une enveloppe perméable à l'air, qui présente elle- même une ouverture pour laisser passer la matière. Les dimensions des grosses particules dépendront des tolé- rances ou jeux désirés.
La demanderesse a constaté que, lors du séchage d'un tissu de coton tissé , les grosses particules ont avan ensement un diamètre de 3 milli- 'mètres, l'ouverture ayant une largeur juste inférieure à cette valeur, tandis que les particules de la masse principale du lit ont un diamètre d'un demi-millimètre.
L'enveloppe peut se présenter sous la forme de deux cloi- sons verticales parallèles s'étendant, de chaque côté de la fente ménagée dans la base du récipient, en travers du récipient contenant le lit, les bords supérieurs des- dites cloisons étant repliés l'un vers l'autre, de façon à présenter entre eux un intervalle permettant de livrer passage au tissu, cet intervalle n'étant cependant pas suffisamment grand pour permettre aux particules se trou- @ vant de cette enveloppe de s'en échapper. Des fentes son'.
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de préférence, ménagées le long des côtés de l'enveloppe au voisinage de sa partie supérieure, ces fentes n'étant pas non plus suffisamment larges pour permettre aux par- ticules se trouvant dans l'enveloppe d'en sortir.
On a constaté que des billes de verre convien- nent admirablement comme particules tant pour le lit fluidifié que pour le dispositif eu joint étanche.
Il est fréquemment nécessaire que les dimen- sions transversales de la matière à traiter (lorsqu'elle est en forme de feuille) soient contrôlées. Ainsi, lors du séchage d'un tissu, celui-ci a ordinairement tendance à se contracter dans la direction de la trame et, dans les enceintes de séchage existantes, une opération de tension est exécutée en vue d'empêcher ou de contrôler la con- traction. Lorsqu'on utilise un lit fluidifié, un tel contrôle de la matière en feuille à traiter pose des problèmes spéciaux: spécialement lorsque la matière passe directement (c'est-à-dire sans changer sensiblement de direction) à travers le lit et, comme on l'a déjà signa- lé, les types de dispositifs tendeurs existants ne con- viennent pas.
Lorsqu'on doit utiliser une combinaison d'un lit fluidifié et de moyens de tension, il faut faire'en sorte que la matière entre directement dans le lit à travers une paroi du récipient ou enceinte, mais il faut aussi que l'entrée des moyens ou dispositifs tendeurs soit également possible.
Selon un autre aspect de l'invention, le pro- cédé de traitement, dans un lit fluidifié tel que défini plus haut, d'une matière en feuille à l'état tissé, tri- coté ou similairement manufacturé est caractérisé en ce qu'onfait d'abord passer ladite matière, de manière continue ou intermittente, à travers un dispositif ou joint étanche prévu à la base du lit fluidifié, ce joint
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étant formé par des particules non fluidifiées de dimen- sions supérieure à celles des particules du lit fluidi- fié et on contrôle par ailleurs la matière en feuille dans le lit fluidifié à l'aide de moyens de tension com- prenant une paire d'éléments flexibles sans fin,
qui se déplacent chacun dans et sont supportés par des guides et sont agencés pour coopérer avec la matière en feuille au voisinage d'un bord longitudinal de celle-ci et pour exercer un contrôle ou une sollicitation dans la direc- tion.de la trame sur ladite matière pendant son passage à travers le lit fluidifié, les jeux ou tolérances entre les éléments sans fin et les guides étant tels que les particules du lit fluidifié soient dans l'impossibilité de s'introduire entre les parties mobiles l'une par rap- port à l'autre des moyens de tension.
Dans un autre aspect de l'invention décrit dans le paragraphe précédent, les moyens de tension en ques- tion peuvent être utilisés autrement qu'avec la forme de joint étanche décrite.
Dans une forme d'exécution des moyens de ten- sion suivant l'invention, les guides affectant la forme d'éléments allongés creux en forme de boites ou caissons de section rectangulaire. Ces éléments sont avantageuse- ment supportés dans le lit sur le trajet que doit suivre le tissu, un tel élément étant prévu de chaque côté de ce trajet. Un élément flexible sans fin, tel qu'une chaine à maillons.se déplace dans chaque guide et à cha- que maillon est assujetti, de menière à s'étendre laté- ralement à travers une fente ménagée dans une paroi du guide jusque dans le lit, un bras portant à son extrémité des broches, des pinces ou des organes analogues capables d'agripper un bord longitudinal d'une àande de tissu.
Des blocs de carbone, de graphite ou d'un lubrifiant sec
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> analogue sont prévus sur la face intérieure appropriée de chaque guide; de manière à servir de surface d'appui pour le dispositif de liaison et/assurer un positionne- ment transversal positif pour le dispositif tendeur.
Le jeu ou intervalle maximum entre la fente et les bras est inférieur à celui qui permettrait le passage de la plus petite particule contenue dans le lit fluidifié. Ainsi, si les particules du lit sont consti- tuées de-boules de verre d'un diamètre de 500 microns (0,5 millimètre), la margeur de la fente doit être supé- rieure à l'épaisseur du bras d'une quantité inférieure à 0,5 millimètre.
Les guides peuvent être alimentés en air com- primé. Des bandes flexibles (par exemple en bronze au phosphore) peuvent être prévues dans les intervalles en- tre bras et fentes, pour réduire les pertes d'air et pour empêcher d'éventuelles particules de dimensions réduites accidentellement présentes dans le lit de péné- trer dans les guides. Les bras adjacents peuvent être réunis l'un à ltautre,,à une extrémité, à l'aide d'un agent flexible, tel que du caoutchouc, ou bien les inter, valles d'extrémité entre bras adjacents peuvent avoir des dimensions inférieures aux dimensions des particules les plus petites.
Pour permettre l'ajustement de la sollicitation exercée dans la direction transversale sur le tissu par le dispositif tendeur, l'intervalle entre les guides peut être variable.
Dans un agencement modifié, les éléments flexi- bles sans fin s'étendent à l'extérieur de l'enceinte con- tenant le lit fluidifié, les parois de cette dernière agissant comme guides ou comme une-partie des guides et présentant des fentes pour livrer passage aux bras en
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question.
Pour une application fructueuse de la présente invention, les particules du lit fluicifié doivent être soigneusement calibrées, de façon empâcher que des par- ticules d'un diamètre inférieur à 1? intervalle entre les bras et les fentes soient présentes en nombre appréciable dans le lit. Par l'expression "nombre appréciable";; on entend un nombre tel de particules que leur entrée dans les guides produise une usure supérieure à celle qui se produit dans des dispositifs tendeurs connus dans des circonstances comparables.
Suivant encore un autte aspect de l'invention, un appareil destiné à être utilisé conjointement avec un ou plusieurs des procédés suivant l'invention comprend un récipient ou enceinte destiné à contenir un lit de particules solides distinctes lorsqu'elles sont à l'état.
non fluidifié et lorsqu'elles sont à l'état fluidifié chaud,-le diamètre global des particules n'étant pas in- férieur à 250 microns et n'excédant, de préférence pas 500 microns, des moyens pour appliquer un courant, gazeux ascendant au lit de particules sous uns pression et à une vitesse suffisantes pour contrebalancer la force de la pesanteur agissant sur les particules libres et pour dilater le lit de manière à permettre aux particules de se mouvoir, des moyens pour chauffer le lit fluidifié, des moyens pour faire traverser 'on continu le lit flui- difié par la matière à traiter,
une ouverture ménagée dans la base dudit récipient pour permettre à la matière en traitement de passer à travers caste base et des moyens pour retenir à la base dudit récipient, tout au moins au voisinage de ladite ouverture, un lit de parti- cules dont le diamètre est au Ricins le quadruple de dia- mètre moyen des particules du lit fluidifié et n'excède
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pas huit fois le diamètre mentionné en dernier lieu. -
L'appareil décrit dans le paragraphe précédent peut être utilisé conjointement avec un dispositif ten- deur agencé de la manière décrite plus haut et consti- tuant un aspect de la présente invention.
L'invention sera décrite à présent plus en dé- tails, à titre d'exemple, en se référant aux dessins ci-annexés, dans lesquels : - la figure 1 est une vue en bout schématique, après coupe verticale, de la base d'un récipient pour un lit fluidifié suivant l'invention; - la figure 2 est une vue en bout schématique, également après coupe verticale, d'une autre forme de récipient ou enceinte pour un lit fluidifié, également suivant l'invention; la figure 3 est, une vue en perspective de la partie inférieure de l'agencement montré schématiquement à la figure 2 ; - les figures 4 et 5 sont des vues en bout schématiques, après coupe verticale, de variantes de la partie inférieure du récipient ou enceinte représenté aux figures 2 et 3;
- la figure 6 est une vue en perspective d'un lit fluidifié pour le traitement d'une matière en feuille avec un dispositif tendeur construit conformément à l'invention, et - les figures 7, 8 et 9 sont des vues de détail de parties de lgencement montré à la figure 6.
A la figure 1, on a représenté un récipient ou enceinte 11 comportant une fausse base 11a, l'espace pré- vu en.dessous de celle-ci constituant une boite ou cais- son à air 12. Des tuyaux 13 d'alimentation en air compri mé s'étendant transversalement dans le caisson à air 12.
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Dans la fausse base 11a du récipient 11 est ménagée une ouverture transversale 14, la base 11a elle-même étant formée d'une toile de laiton llb à 80 mailles insérée entre deux plaques perforées 11c en tôle d'acier.
Au-dessus de l'ouverture 14, deux cloisons 15 sont supportées par la base 11a, ces cloisons étant re- pliées vers l'intérieur à leurs extrémités supérieures, de manière à former une enveloppe. Dans l'enveloppe for- mée par les cloisons 15 sont disposées des perles ou bou- les 18 d'un diamètre de 3 millimètres, l'enveloppe étant remplie aux trois quarts de telles énveloppes. Les cloi- sons 15 présentant des fentes 16 au voisinage de leurs extrémités supérieures, les fentes 16 et l'intervalle entre les extrémités repliées desdites cloisons ayant une largeur quelque peu inférieure à 3 millimètres, de façon à empêcher que les boules 18 sortent de l'envelop- pe formée par ces cloisons. La largeur de l'ouverture 14 est du même ordre de grandeur pour le même motif.
En service, la matière à traiter venant d'un cylindre passe à travers une ouverture scellée 17 ménagée dans la base proprement dite lld de l'enceinte 11 et à travers l'ouverture 14 ménagée dans la fausse base 11a de l'enceinte 11. La matière en question traverse alors la masse de boules de grand diamètre 18, après quoi elle sort de l'enveloppe formée par les cloisons 15 par l'in- tervalle entre leurs extrémités supérieures repliées et pénètre dans le lit proprement dit 19, qui se compose de boules d'un diamètre de 0,5 millimètre. Lorsque l'ali- mentation en air fonctionne, l'agencement décrit ci-avant agit de manière à former un dispositif étanche empêchant l'entrée de la matière dans le lit. Les grosses boules 18 ne sont pas fluidifiées.
On a constaté que grâce aux fentes 16, les petites boules qui peuvent éventuellement
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s'être introduites dans l'enveloppe formée par les cloi- sons 15 par l'intervalle entre les extrémités repliées de ces cloisons ont tendance à retourner dans la masse principale du lit à travers cet intervalle.
Aux figures 2 et 3 (dans lesquelles les mêmes notations de référence désignent des éléments similaires à ceux de la figure 1), un récipient ou enceinte 11 pour un lit fluidifié présente une base lld et des tuyaux d'alimentation en air disposés dans le récipient 11.
Au-dessus des tuyaux 13 sont montées deux plaques 20 de structure poreuse similaire à celle de la fausse base 11a de l'enceinte 11 de la figure 1. Ces plaques 20 sont espacées l'une de l'autre d leurs extrémités intérieu- res, l'intervalle entre ces extrémités étant sensiblement supérieur à 3 millimètres (par exemple d'un demi-pouce c'est-à-dire au diamètre des particules sphériques 18 disposées dans la partie inférieure du récipient 11 jus- qu'à une hauteur suffisamment plus élevée que le niveau des plaques 20 au-dessus de la base lld, de façon à assu- rer que les particules plus petites (d'un diamètre d'un demi-millimètre) formant la masse principale du lit 19 ' n'atteignant pas les plaques 20 et ne passant pas par l'intervalle entre celles-ci.
Lond lld de l'enceinte 11 présente une ouverture transversale 17 destinée à li- vrer passage à la matière à traiter, cette ouverture étant munie d'un dispositif de fermeture étanche 21, pour réduire les pertes d'air. Ce dispositif de fermeture peut comporter une cornière rigide 2la s'étendant le long d'un côté de l'ouverture et un élément flexible 21b en bronze au phosphore supporté par une autre cornière rigi- de 21c le long de l'autre côté de l'ouverture.
En service, la matière à traiter est amenée à partir d'un cylindre à passer à travers l'ouverture obtu-
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rée par le dispositif 21 ménagée dans la base lld de l'enceinte, puis entre les plaques 20, en traversant d'abord la masse de grosses particules 13, puis la masse principale du lit 19 au-dessus des plaques 20 Dans ce cas également, on a constaté que, lorsque l'alimentation en air fonctionne, la matière passe dans i'enceinte et l'agencement prévu à la partie inférieure de cette encein- te agit effectivement comme dispositif de fermeture pour l'entrée de la matière dans le lit principal 19. Dans ce cas également, les grosses boules ou particules 18 ne sont pas fluidifiées.
Les plaques 20 sont importantes, car non seulement elles servent de supports additionnels pour le lit lorsqu'il n'est pas fluidifié,mais si elles n'étaient pas présentes les grosses boules 18 auraient tendance à se répartir de chaque coté du dispositif de fermeture 21, ce qui permettrait aux petites particules d'atteindre cette région.
L'ouverture 17 ménagée dans la base lld de l'enceinte 11 peut être obturée par d'autres moyens.
Ainsi (voir figure 4), une enveloppe similaire à celle décrite en référence à la figure 1, mets renversée, peut être prévue en dessous de la base de l'enceinte. Cette enveloppe retiendra les boules de 3 millimètres de dia- mètre et doit être d'une hauteur suffisante pour assurer que les pertes d'air soient réduites dans des propor- tions négligeables.
Un autre agencement applicable est représenté à la figure 5. Dans ce cas, deux rouleaux 22 sont dis- posés dans la b.se 11d la matière à traiter pas¯ nt en- tre ces cylindres. Les bandes flexibles 23 sont en con- tact avec la périphérie inférieure des rouleaux.
Aux figures 6, 7,8 et 9,on a représenté (en arrachant certaines parties pour montrer plus clairement
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la construction) une machine à lit fluidifié destinée spécialement au séchage d'une matière, telle qu'un tissu textile, en forme de feuille et comportant un dispositif tendeur.
La machine comprend essentiellement un réci- pient ou enceinte pour le lit, dont la partie inférieure constitue un caisson d'air, des moyens d'alimentation en air, des moyens de chauffage, des moyens de tension, des moyens de guidage d'un tissu et des moyens de scel- lement et d'admission réglables pour les moyens de ten- sion dans la partie inférieure de l'enceinte.
L'enceinte 30 est de construction robuste, cette enceinte étant en tôle métallique et étant suppor- tée par un bâti, dont les détails n'ont pas été représen- tés dans un but de clarté. Cette enceinte est de section rectangulaire adéquate compte tenu de la largeur de la matière à traiter lorsqu'elle passe à travers cette en- ceinte de bas'en haut, tandis qu'elle est suffisamment haute pour pouvoir contenir un lit de hauteur suffisante' pour exécuter le traitement nécessaire.
La partie inférieure 31 de l'enceinte 30 est séparée de la partie supérieure 32 de celle-ci par une cloison horizontale 33 (voir figure 7) de manière à for- mer un caisson à air, la cloison 33 étant poreuse de façon à constituer une résistance assurant la distribu- tion de l'air. Cette cloison sera décrite plus en détails plus loin. Un tuyau 34 débouche dans le caisson à air et sert à y introduire de l'air sous pression pour fluidi- fier le lit de particules se trouvant dans la partie su- périeure 32 de l'enceinte 30.
La partie supérieure 32 de l'enceinte 30 est pourvue de moyens de chauffage permettant de maintenir la matière du lit à la température requise. Des chemise,%
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creuses 35 sont disposées à l'intérieur des courtes pa- rois de l'enceinte 3 et sont alimentées en vapeur d'eau par des tuyaux d'entrée 36. Des tuyaux 37 relient les chemises prévues sur les cotes opposés de l'enceinte 30, en sorte que l'effet de chauffage se manifeste sur toute la largeur du lit (tous les tuyaux 37 n'ont pas été @@ présentés, pour la clarté de 1* illustration) . Des tubes 38 pour l'évacuation de la vapeur deau condensée sont également prévus.
Les chemises creuses 35 sont isolées des parois proprement dites de l'enceinte par des blocs 39 en une matière isolante au point de vue thermique, tous les blocs 39 n'étant pas représentés pour des rai- sons de clarté.
Les moyens de tension sont constitués par une paire de chaines sans fin 40 portant des blocs ou pla- ques 41, par des guides 42 prévus dans l'enceinte 30, par des guides 43 prévus à l'extérieur de l'enceinte 30, per des paires de roues à chaîne 44 prévues au-dessus et en dessous de l'enceinte et par des roues dentées addi- tionnelles 45, une telle roue 45 étant associée à chacune des roues à chaîne 44.
Chaque chaine 40 est formée des maillons usuels et les plaques 41,qui peuvent en être solidaires ou y être attachées, s'étendent à partir de la face, dirigée vers l'intérieur du lit, de la chaine. On prévoit une plaque 41 par maillon, chaque plaque portant sur une face
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des broches fez dasi¯ß â agripper les bords de la matiè- re à traiter, lorsqu'elle est entrains à travers le lit par les chaînes 40 Les plaques 41 sont en position
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d,. ,. ou désarçrje/ excentrée/sur les maillons.
Pour guider et positionner les chaînes 40 dans l'enceinte 30, de même que sur le brin de retour à l'ex-
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térieur du lit, on prévoit des guides 42, 43. Chaque guide est creux et de section rectangulaire, de manière à faire en sorte qu'une chaine puisse s'y déplacer sui- vant un trajet déterminé. Une paroi de chaque guide pré- sente une ouverture allongée pour permettre aux plaques 41 de l'étendre à travers cette ouverture. L'intervalle entre l'ouverture et les côtés des plaques 41 est infé- rieur au diamètre des particules du lit fluidifié. Des blocs 40a de lubrifiant sec (par exemple, de carbone) sont disposés sur la face intérieure du côté fendu de chaque guide, de façon à former une surface d'appui appro priée pour la chaine.
Les guides 42 sont disposés verticalement dans l'enceinte 30, un guide étant prévu de chaque côté de celle-ci. Ces guides passent dans la partie inférieure de l'enceinte 30, à travers le caisson à air et la cloi- son 33 et peuvent être ajustés vers l'intérieur ou vers l'extérieur grâce aux moyens de scellement et d'admission ajustables qui seront décrits plus en détails dans la suite du présent mémoire. A l'extrémité supérieure de l'enceinte 30, au-dessus du niveau de la matière du lit, les guides 42 sont fixés de manière ajustable à des blocs de montage 47, qui sont à leur tour attachés de manière ajustable à la paroi arrière renforcée de l'enceinte 30.
Les guides 43 sont supportés de manière ajusta, ble derrière la paroi arrière de l'enceinte 30 par des moyens appropriés quelconques.
Pour entraîner les chaines 40 et pour les faire passer de leur brin ascendant à travers l'enceinte 30 à leur brin descendant derrière-l'enceinte 30 et vice-ver- sa, on prévoit tant au-dessus qu'en dessous de l'enceinte des séries de roues à chaine 44 avec des roues auxiliai- res ou galets tendeurs 45.
Au-dessus de l'enceinte se
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trouvent deux ensembles à roue à chaîne et galet tendeur, comportant chacun une console 48, une roue à chaîne 44 montée entre des pattes verticales 49 de la console et un gaet tendeur 45 monté de manière à pouvoir tourner entre les bras du support 50 en forme de fourche s'étendant à l'arrière de la console 48.. Chaque console 48 est portée à son extrémité antérieure par la partie supérieure du bloc respectif 47 et en son milieu de même qu'à son extré- mité postérieure par une plate-forme 51 attachée à la paroi postérieure de l'enceinte 30. En dessous de l'en- ceinte 30 se trouvent deux ensembles à roue à chaîne et galet tendeur, comportant chacun des paires de consoles 52 en forme de L fixées, de manière ajustable,
à la par- tie inférieure de l'enceinte 30 et entre lesquelles sont montés, de manière à pouvoir tourrer,la roue à chaîne 44 et le galet tendeur 45.
Chaque roue à chaine 44 et chaque galet tendeur 45 présente un rebord destiné à recevoir les épaulements formés entre les maillons des chaînes et les plaques 41, Les roues à chaîne inférieures ou. supérieures sont en- traînées par des moyens appropriés (non montrés). Des moyens sont prévus pour ajuster l'écartement des ensem- bles à roue à chaine et à galet tendeur, et, de pr éfé- rance, pour assurer en même temps le parallélisme des brides 42, 43. Ainsi, une vis à filets droit et gauche peut être utilisée de manière connue pour ajuster les en- sembles supérieurs.
Une poignée peut être utilisée pour faire tourner la vis de réglage, qui peut être reliée par des pignons coniques et un arbre à une vis de réglage similaire agissant sur les deux ensembles inférieurs. omme un tel agencement est bien connu, il n'a pas été illustré sur les dessins.
Les ensembles supérieurs peuvent aussi pivoter
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autour d'un axe coïncidant avec celui de la chaine dans le but décrit ci-après.
Des cylindres de guidage de tissu 53, 54 sont son prévus pour guider la matière entrante 55 lors de leur amenée et de leur enlèvement des broches 46. Le cylindre 53 est disposé, de manière à pouvoir tourner autour d'un axe horizontal, au voisinage des chaines 40 et des pla- ques 41, juste avant leur entrée dans les guides posté- rieurs 43. Le cylindre 54 est similairement disposé au voisinage des chaines et des plaques juste avant qu'elles ne sortent des guides 42,
Le dispositif de scellement et d'admission ré- glable est basé sur l'agencement montré aux figures 2 et 3.
Deux plaques 56 s'étendant vers l'intérieur à partir des parois avant et arrière de l'enceinte 30 au- dessus de la cloison-33, en laissant un intervalle qui est suffisant pour recevoir les guides 42. Les plaques ont la même structure poreuse que les plaques 20 (figures et 3).
La partie inférieure 31 de l'enceinte 30, qui forme le caisson à air présente une fente longitudinale dans sa base. Sur les côtés de cette fente sont fixés des cornières 57 laissant entre euxéun intervalle par le- quel la matière à traiter entre dans le caisson à air (figures 8 et 9). L'entrée de la fente est formée par les coins chanfreinés inférieurs 57a de l'élément 57. Les faces postérieures intérieures de l'élément 57 sont in- clinées de manière à supporter des bandes de scellement ou de calfeutrage 58 en bronze au phosphore. Les corniè- res 57 et leurs bandes de calfeutrage 58 sont fixées en place et s'étendent sur la partie centrale de la fente ménagée dans la base du caisson à air.
De chaque côté
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le guide respectif 42 s'adapte bien à coulissement dans la fente, de façon à être ajustable le long de celle-ci et est associé à des moyens d'étanchéité complémentaires, de façon à assurer un 'oint effectivement étanche à l'air en tous temps. Chaque guide est porté par un bec 59, dont la partie s'étendant vers l'intérieur 59a porte des bandes de scellement ou de calfeutrage inclinées 60 en bronze au phosphore, dans lesquelles les bandes 58 s'a- daptent exactement de manière télescopique. Une brosse 61 de calfeutrage est préférée dans la région des bro- ches 46 du dispositif tendeur.
La partie s'étendant vers l'extérieur 59b du bloc 59 sert à recouvrir l'extrémité de la fente ménagée dans la base du caisson à air, qui n'est pas utilisée. Grâce à cet agencement, le joint étanche à l'air est maintenu pour tous les ajustements des guides 42.
La cloison 33 est également construite spécia- lement pour permettre l'ajustement des guides 42 (figure 7). Cette cloison est en toile de laiton et est interpo- sée entra des plaques perforées, de façon à lui permettre d'agir comme résistance propre à répart&r ou distribuer l'air et elle présente une fente s'étendant d'un côté à l'autre. De chaque côté, cette fente est élargie pour livrer passage aux guides 42 et pour permettre l'ajuste- ment de ceux-ci. A chaque guide est attachera l'endroit où il émerge au-dessus de la cloison 33.une petite plaque de recouvrement 62 de structure poreuse similaire à celle de la cloison 33 et présentant une fente 62a correspon- dant à la fente 33a ménagée dans la cloison 33.
Les dimensions de chaque plaque de recouvrement $2 sont tel- les que les fentes ménagées dans la cloison 33 ne sont jamais découvertes.
Pour mettre la machine en service, la partie de
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l'enceinte ou récipient 30 se trouvant au-dessus du cais son à air est remplie de boules ou particules sphériques d'un diamètre de 3 millimètres jusqu'à un niveau bien su- périeur à celui des plaques 56. Le restant de l'enceinte jusqu'au voisinage de sa partie supérieure est rempli de particules sphériques d'un diamètre d'un demi-millimè- tre pour former la masse principale du lit fluidifié. La .fente 33a ménagée dans la cloison 33 et la fente 62a ménagée dans la plaque de recouvrement 62 ont juste un peu moins de 3 millimètres de largeur, en sorte que les grosses particules ne peuvent pas s'échapper dans le caisson à air.
Avant remplissage, le tissu à traiter ou une pièce d'engagement à laquelle le tissu peut subséquemment être attaché est suspendu dans le lit.
L'écartement des ensembles à roue à chaine et galet tendeur est ajusté et les ensembles supérieurs sont basculés, pour leur donner l'inclinaison désirée (si une telle inclinaison est désirée) par rapport aux guides 43.
Le tissu est amené sur les broches de tension 46 par le cylindre 53 et est entraîné vers le bas de la machine, puis vers le haut dans l'enceinte, en passant par le dispositif d'admission et de scellement.
De l'air de fluidification est alors admis par l'entrée 34 dans le caisson à air et le lit est amené à la température requise par les moyens de chauffage.
Le séchage et la mise sous tension du tissu s'effectuent alors en continu, le tissu traité étant ar- raché ou séparé des moyens de tension par le rouleau 54 et entraîné plus loin.'
Il est à noter que les chaines de tension doi- vent pouvoir se tordre légèrement, si les ensembles supé
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rieurs à roues à chaîne et galets tendeurs subissent un certain pivotement et les chaines doivent être agencées
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8--, feront compte de ce fait. La position décalée ou dé:;';;;'..... des plaques 41 par rapport aux maillons 40 permet aux dispositifs tendeurs de négocier les courbes à la partie supérieure et à la partie inférieure de la machine et ce décalée ou décentrage doit en fait être juste suffisant pour le permettre.
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REVENDICATIONS Procédé de traiteront dans un lit fluidifié tel que défini plus ha@t de filaments,fibres, Bils, films ou matières en feuille sous forme non tissée ou tissée, tricotée ou similairement manufacturée, caracté- risé en ce qu'on fait passer ces matières, de manière continue ou intermittente, à travers un dispositif d'étan- chéité prévu à la base du lit fluidifié, ce dispositif comprenant des particules non fluidifiées de dimensions supérieures à celles des particules du lit fluidifié.
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