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BIJOU COMPORTANT UN SUPPORT ET AU MOINS UNE PIERRE La présente invention se rapporte à un bijou comprenant un support dans lequel est monté au moins une pierre présentant une culasse, au moins deux entailles creusées dans la périphérie de la culasse, une bordure et une partie supérieure taillée.
Il est connu depuis fort longtemps de réaliser un bijou en fixant une pierre sur un support au moyen de griffes qui sont serties sur la partie taillée de la pierre.
Néanmoins, pour des raisons esthétiques, les joailliers ont par la suite recherché de nouvelles façons d'assurer un montage efficace de la pierre sur son support en s'abstenant d'utiliser des griffes apparentes.
A ce sujet, le brevet FR 802 367 décrit un procédé de fixation invisible de pierres sur un support dans lequel, d'une part, les pierres présentent chacune une culasse pyramidale pourvue d'entailles sur sa périphérie, et d'autre part, le support est réalisé au moyen de deux bandes parallèles réunies par une plaque de fond. Des rainures sont taillées dans les bandes et la fixation de chaque pierre sur le support est réalisée à l'aide de clavettes qui sont glissées de façon à ce que chacune présente une première partie insérée dans une rainure et une seconde partie insérée dans une entaille.
Ce procédé, outre le fait qu'il ne permet pas le montage d'une pierre solitaire et qu'il est relativement compliqué à mettre en #uvre, a surtout pour principal inconvénient d'utiliser des clavettes qui sont dépourvues d'élasticité et qui ne permettent donc pas de compenser les jeux mécaniques et d'éviter les mouvements latéraux des pierres dans le support.
La présente invention a pour objet de résoudre le problème évoqué précédemment et concerne à cet effet un bijou comprenant un support dans lequel est montée au moins une pierre présentant une culasse, au moins deux entailles creusées dans la périphérie de la culasse, une bordure et une partie supérieure taillée, caractérisé en ce que :
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i) le support comporte des ergots engagés chacun dans une entaille d'une pierre, ii) l'un de ces ergots au moins faisant saillie d'une patte de fixation ménagée dans le support et pouvant être écartée radialement par déformation élastique lors de l'introduction de la pierre.
Ainsi, grâce au fait qu'au moins l'un des ergots est solidaire d'une patte de fixation qui est pourvue d'une certaine élasticité radiale, la pierre peut être intégrée dans le support après écartement de cette patte de fixation. De plus, une fois que les ergots sont calés dans les entailles de la pierre, cette dernière reste immobile dans son support même à la suite de sollicitations mécaniques involontaires comme des chocs par exemple. Un bijou selon l'invention peut, au choix du joaillier, ne comporter qu'une unique pierre ou une pluralité de pierres.
De plus, il est à noter que le support utilisé peut présenter une forme extérieure qui est laissée également au libre choix du joaillier. Cette dernière peut donc être, par exemple, sensiblement conique, cylindrique, rectangulaire, pyramidale et même être partiellement ajourée. Par ailleurs, le matériau choisi pour réaliser le support peut être en métal ou en plastique par exemple. Bien évidemment, un bijou selon l'invention peut comporter toute sorte de pierre, quelles que soient son diamètre et sa forme.
Selon un mode de réalisation de l'invention, le bijou comprend : i) au moins deux pierres, ii) au moins un plot ménagé dans le support et intercalé entre deux pierres successives, iii) chaque plot comportant au moins une première patte de fixation munie d'un ergot engagé dans une entaille de l'une des pierres et une deuxième patte de fixation munie d'un ergot engagé dans une entaille de l'autre pierre, les pattes de fixation étant espacées
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l'une de l'autre et pouvant être écartées radialement par déformation élastique lors de l'introduction des pierres.
Ainsi, dans le cas où le joaillier souhaite par exemple monter quatre pierres alignées dans le support, il est alors nécessaire de ménager au moins trois plots dans le support, chacun de ces plots étant positionnés entre deux pierres successives.
Avantageusement, le bijou comprend au moins une pierre d'extrémité et le support présente une paroi interne comportant au moins un ergot engagé dans une entaille de chaque pierre d'extrémité. Il est à noter que, d'une part, dans le cas où le bijou ne comporte qu'une seule pierre, celle-ci est assimilée à la pierre d'extrémité, et d'autre part, dans le cas où le bijou comprend plusieurs pierres, les pierres d'extrémité doivent être comprises comme étant celles situées en regard de la paroi interne du support.
Avantageusement, les entailles sont réalisées au voisinage de la bordure de chaque pierre.
Préférentiellement, chaque pierre comporte deux entailles opposées et situées dans un même plan.
Avantageusement encore, lorsque le bijou comporte plusieurs pierres, chaque pierre est en appui contre au moins une autre pierre au niveau de sa bordure.
De façon préférentielle, ces pierres sont alignées.
Le procédé de fabrication d'un bijou selon l'invention, que celui-ci comporte une ou plusieurs pierres, présente donc l'avantage d'être peu onéreux et extrêmement rapide à mettre oeuvre puisque la fixation de chaque pierre dans le support est effectuée par clip et ne nécessite aucune autre pièce complémentaire.
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L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée qui est exposée ci-dessous en regard du dessin annexé dans lequel : La figure 1 est une vue en coupe longitudinale, selon un plan coupant les entailles, d'un bijou selon l'invention comprenant un support dans lequel est monté une unique pierre.
La figure 2 est une vue partielle agrandie en perspective de la patte de fixation du bijou représenté à la figure 1.
La figure 3 est une vue en coupe longitudinale, selon un plan coupant les entailles, d'un bijou comprenant un support dans lequel est monté une pluralité de pierres.
En se référant à la figure 1, on observe qu'un bijou 1 est formé à l'aide d'une pierre 2 solidaire d'un support 3 métallique. Plus précisément, la pierre 2 comporte, d'une part, une culasse 4 sensiblement conique, et d'autre part, une partie supérieure taillée 7. La culasse 4 présente deux entailles 5, 6 creusées à l'aide d'un laser. Ces entailles 5,6 sont, d'une part, sensiblement horizontales et diamétralement opposées, et d'autre part, situées à proximité d'une bordure 8 faisant office de transition entre ladite culasse 4 et la partie supérieure taillée 7.
Plus particulièrement, le support 3 présente un corps 9 sensiblement cylindrique comportant une paroi interne 10 munie, au voisinage de son extrémité supérieure, de deux ergots 11,12 sensiblement horizontaux et diamétralement opposés. Ces derniers sont conçus de façon à ce que, avant que la pierre 2 ne soit engagée dans le support 3, la distance mesurée entre les deux ergots 11,12 soit légèrement inférieure à celle mesurée entre les deux entailles 5,6 de la pierre 2. De plus, le diamètre extérieur du corps 9 est prévu de façon à être quasiment égal au diamètre de la pierre 2 au niveau de sa bordure 8.
En se référant plus particulièrement à la figure 2, on constate que
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l'ergot 12 fait saillie d'une patte de fixation 13 réalisée par découpe longitudinale dans l'épaisseur du corps 9, cette patte de fixation 13 possédant une capacité à se déformer élastiquement à la suite d'une contrainte radiale.
La pierre 2 est alors rendue solidaire du support 3 par insertion, après écartement de la patte de fixation 13 vers l'extérieur, de chaque ergot 11,12 dans son entaille 5,6 correspondante. Par ailleurs, le diamètre extérieur du corps 9 étant quasiment égal au diamètre de la pierre 2 au niveau de sa bordure 8, les ergots 11, 12 sont donc invisibles lorsque l'on regarde le bijou de dessus ou de côté car ils sont cachés par la pierre 2.
A la figure 3 est représenté un bijou 20 comprenant un support 21 dans lequel est monté une rangée de pierres 2, ces dernières étant toutes strictement identiques à la pierre 2 représentée aux figure 1 et 2. Par souci de simplicité, seules deux pierres 2 ont été représentées sur la figure 3. Ce support 21 présente un corps 22 métallique sensiblement rectangulaire comportant, d'une part, une paroi interne 24, et d'autre part, un fond 25 portant une pluralité de plots 26.
Deux ergots 27,28 opposés et sensiblement horizontaux sont ménagés dans la paroi intérieure 24 du corps 22. Ces ergots 27,28 sont tout à fait similaires à l'ergot 11représenté aux figures 1 et 2.
Chaque plot 26 est doté d'une première patte de fixation 30 et d'une seconde patte de fixation 31, ces dernières étant munies respectivement d'un ergot 32, 33 sensiblement horizontal. Ces ergots 32,33 sont dirigés dans des directions opposées de façon à ce que l'un puisse coopérer avec une première pierre 2 et l'autre avec une deuxième pierre 2. Les pattes de fixation 30,31 sont espacées l'une de l'autre et possèdent une capacité à se déformer élastiquement à la suite d'une contrainte radiale.
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Comme décrit précédemment, il est alors possible de rendre les pierres 2 solidaires du support 21, par insertion des ergots 27,28, 32,33 dans les entailles 5,6 des pierres 2, en écartant radialement les différentes pattes de fixation 30, 31 des plots 26. Avantageusement, l'écartement entre les deux pattes de fixation 30,31 de chaque plot 26 est conçu de façon à ce que les pierres soient deux à deux en contact au niveau de leur bordure 8. En effet, ceci permet, d'une part, de renforcer les liaisons mécaniques, et d'autre part, de rendre les plots 26 invisibles lorsque l'on regarde le bijou de dessus ou de côtés, ces plots 26 étant alors cachés par les pierres 2.
Bien évidemment, le corps 22 peut posséder une toute autre forme, par exemple une forme sensiblement cylindrique. Par ailleurs, les plots 26 peuvent être ménagés dans le fond 25 du support 21 de façon à ce que les pierres 2 soient disposées en plusieurs rangées parallèles les unes aux autres. Il doit cependant être bien compris qu'il est possible de créer toute sorte de motif à l'aide des pierres 2 en prévoyant convenablement le positionnement des différents plots 26 dans ledit fond 25.
Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec des exemples particuliers de réalisation, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci entrent dans le cadre de l'invention.