OA21801A - Pesticide naturel à base des feuilles de Azadirachta indica permettant de traiter les mirides du cacaoyer (insectes ravageurs) et son procédé de fabrication. - Google Patents
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Abstract
Insecticide naturel à base de plantes locales pour la gestion durable des mirides (insectes ravageurs) du cacaoyer et son procédé de fabrication. L’utilisation abusive des insecticides chimiques de synthèse est dangereuse pour l’écosystème. Or les bio insecticides commercialisés sont coûteux et les insecticides traditionnellement fabriqués par les producteurs ne sont pas assez efficaces pour la gestion des mirides du cacaoyer. Pour pallier ces insuffisances, des innovations ont été apporter pour mettre au point un pesticide naturel. Ce pesticide naturel est sous forme de poudre efficace contre les mirides du cacaoyer et fabriqué à partir des feuilles du neem ou margousier (Azadirachta indica), des feuilles de tabac (Nicotiana tabacum) et des amandes de graines du laurier jaune (Thevetia peruviana). Les innovations concernent principalement la mécanisation du processus de production qui permettent un gain en temps et en énergie et la combinaison de ces trois espèces végétales disponibles naturellement qui permettent d’améliorer l’efficacité du produit. Le séchage est fait à l’étuve en lieu et place du séchage à l’ombre ou de non séchage ; l’extraction des amandes de graines du laurier jaune est réalisé à l’aide d’un concasseur électrique au lieu des couteaux traditionnellement utilisés ; la mouture du matériel végétal est effectuée grâce à un broyeur électrique au lieu du pilon et du mortier. Le mélange des poudres des trois plantes est fait en proportion égale et à l’aide d’un mixeur en vue d’obtenir un produit homogène. Le pesticide naturel mis au point est utilisé à la dose de 30 g/l d’eau avec une quantité totale de 3,6 kg de produit pour le traitement d’un hectare de cacaoyers.
Description
Pesticide naturel à base des feuilles de Azadirachta indica permettant de traiter les mirides du cacaoyer (insectes ravageurs) et son procédé de fabrication
La présente invention concerne le pesticide naturel à base des feuilles de Azadirachta indica permettant de traiter les mirides du cacaoyer (insectes ravageurs) et son procédé de fabrication.
Les mirides du cacaoyer sont les insectes ravageurs les plus nuisible à cette culture. Ils occasionnent d’importantes pertes de rendements et même la mort des cacaoyers sévèrement attaqués. La méthode la plus connue et adoptée par les producteurs pour lutter contre ces ravageurs est l’utilisation des insecticides chimiques de synthèse. Ces produits chimiques sont cependant très nocifs à la santé humaine et animale, polluent l’environnement, persistent généralement dans les sols et entraînent leur dégradation. L’utilisation abusive et non raisonnée de ces produits chimiques conduit au développement de la résistance chez les ravageurs et à la prolifération des organismes de plus en plus nuisibles. Ils sont également responsables de la disparition d’espèces utiles et contribuent à l’appauvrissement de la biodiversité.
Néanmoins, quelques bioinsecticides constitués généralement d’huile de neem (margousier) sont commercialisés. Malgré les compromis liés aux insecticides chimiques de synthèse, les producteurs sont retissant à l’utilisation des bioinsecticides disponibles sur le marché en raison de leurs coûts jugés très élevés. Certains producteurs se souciant de leur santé mais ne disposant pas de moyens pour l’achat de biopesticides, utilisent des méthodes traditionnelles telles que les extraits aqueux de feuilles et de graines de margousier mélangés au piment, à l’ail ou à une solution d’eau savonneuse ou de pétrole en vue de réduire les dégâts causés par les mirides du cacaoyer. Cependant, ces savoir-faire et pratiques endogènes ne comblent pas les attentes en raison du manque d’efficacité des techniques utilisées dans les plantations cacaoyères.
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Le pesticide mis au point est 100% naturel, efficace contre les mirides du cacaoyer et produit à partir de trois plantes. Ces plantes sont : le neem ou margousier (Azadirachta indica), le laurier jaune (Thevetia peruviana) et le tabac (Nicotiana tabacum). Les travaux de recherche ont montré que le pesticide naturel mis au point a une efficacité de 76,19% sur la mortalité des mirides du cacaoyer contre une efficacité de 62,5% pour le bioinsecticides de référence commercialisé, composé d’huile de neem et de l’azadirachtine. La meilleure efficacité du pesticide naturel mis au point résulte de l’action combinée des substances bioactives contenues dans les organes des trois espèces végétales utilisées. En effet, l’azadirachtine, principe actif du margousier agit en produisant des troubles dans l’alimentation des insectes, sur leurs cycles hormonaux provoquant ainsi des malformations dans le processus de leur développement. Quant à la nicotine, principale substance active contenue dans le tabac, c’est un tueur très rapide qui agit par contact sur les insectes à corps doux dont les mirides du cacaoyer. Concernant les amandes de graines du laurier jaune, partie de cette plante entrant dans la composition du pesticide naturel mis au point, nos recherches ont montré qu’elles contiennent des tanins et des alcaloïdes, 2 métabolites secondaires à effet insecticide dont le second groupe a la capacité d’interférer avec les neurotransmetteurs (acétylcholine, adrénaline, sérotonine, dopamine, GABA,...). Le pesticide naturel mis au point a l’avantage d’être produit uniquement à partir des plantes disponibles, rendant ainsi les coûts de revient plus faibles que les bioinsecticides commercialisés. Le pesticide naturel mis au point ne contient aucune substance chimique de synthèse ajoutée, ni conservateur ni adjuvent. Il est par conséquent plus écologique et moins nocif à l’homme et aux animaux que les insecticides chimiques de synthèse habituellement utilisés par les producteurs. Une évaluation de la toxicité du pesticide naturel mis au point aux cellules sanguines humaines a montré qu’il appartient à la classe des produits moins toxiques suivant le référentiel NF EN ISO 10993-5.
La présente innovation concerne le choix des espèces végétales et leurs parties utilisées.
Les plantes rentrant dans la composition du pesticide naturel mis au point ont été choisies sur la base de leur disponibilité et de leur capacité à lutter de manière efficiente contre les mirides du cacaoyer. En effet, les trois plantes utilisées se retrouvent dans la nature de manière sauvage et sont également cultivées pour plusieurs fins. Le pesticide naturel mis au point est axé sur la divergence et la complémentarité des mécanismes d’action des composés bioactifs contenus dans les trois plantes combinées. Les matières actives du margousier perturbent 5 la digestion et entraînent des malformations au cours du développement du ravageur ; les substances du tabac entraînent une paralysie au contact de l’insecte qui peut en mourir immédiatement ou quelques instants après alors que celles du laurier jaune sont répulsives, entraînent une perte d’appétit et tuent l’insecte à petit coup par intoxication. Le pesticide naturel mis au point est donc composé de manière à augmenter l’efficacité des traitements d’environ 14% contre les mirides du cacaoyer, en réduisant les impacts sanitaires et environnementaux liés aux produits chimiques en cacao-culture d’au moins 10% et en minimisant la probabilité du développement de la résistance des ravageurs en dessous de 5% grâce à sa complexité. Traditionnellement, les producteurs utilisent seulement le margousier pour lutter contre les mirides du cacaoyer. Les composés actifs susceptibles d’agir sur ces ravageurs sont ainsi limités. Cela réduit l’efficacité de ces produits traditionnelles en dessous de 30% et augmentant également la probabilité de la résistance des ravageurs aux substances constitutives d’au moins 15%. Pour les insecticides chimiques de synthèse, en plus de leur caractère très nocif, ils sont composés d’un nombre très restreint de matières actives. Cela occasionne l’adaptation rapide des ravageurs à ces matières actives et le développement facile de la résistance chez ces organismes.
Pour la production de l’insecticide naturel, les feuilles du margousier et du tabac ainsi que les amandes de graines du laurier jaune ont été nécessaires. Les feuilles du margousier sont utilisées en raison de leur disponibilité à tout moment de l’année et de la facilité à les collecter et à les traiter. Concernant les feuilles du tabac, ce sont elles qui représentent la majeure partie de la plante et sont plus facilement accessibles. Les amandes de graines du laurier jaune pour leur part sont nécessaires parce qu’elles concentrent une importante partie des principes actifs agissant sur les ravageurs.
La présente innovation concerne le séchage de la matière première végétale de 24 à 72 heures à l’étuve ou de 4 à 28 jours à l’ombre et le matériel utilisé.
Les producteurs utilisent traditionnellement les feuilles fraîches du margousier pour la production de leurs extraits. Cela entraîne la détérioration du produit et l’altération de sa qualité quelques jours seulement après la production. Le séchage permet une conservation plus durable allant de 6 à 24 mois. Cependant, il est important que le matériel végétal soit séché à l’abri des rayons solaires qui dénaturent les substances naturelles contenues dans les végétaux. Le séchage à l’ombre est également possible mais nécessite beaucoup de temps par exemple 4 à 5 jours pour les feuilles de margousier, 2 à 3 semaines pour les feuilles de tabac et 4 semaines pour les graines du laurier jaune. Etant à l’air libre durant tout ce temps, des microorganismes nuisibles comme les moisissures peuvent proliférer sur la matière végétale et infecter les cultures lors de l’application des produits. Le procédé innové pour la production de l’insecticide naturel consiste à sécher le matériel végétal dans une étuve hermétiquement fermée, réglée à la température de 60°C pendant un temps allant de 24 heures pour les feuilles de margousier à 72 heures pour les feuilles de tabac et les graines du laurier jaune. Ce procédé permet de sécher une grande quantité de matière en un temps record et de prévient la matière de toute infection de microorganisme durant la période de séchage.
La présente innovation concerne le concassage des graines du laurier jaune. Généralement, les graines du laurier jaune sont broyées à l’aide d’un broyeur. Cela entraîne le mélange des constituants des amandes et de la coque qui les enveloppe. Si les amandes doivent être utilisées seules, elles sont extraites manuellement à l’aide d’un couteau. Cette opération est fastidieuse, pénible et moins rentable. Elle comporte également des risques de blessure de couteaux. Le procédé inventé est la mécanisation du procédé d’extraction des amandes à l’intérieur des graines grâce à un concasseur électrique spécialement conçu à cet effet avec l’aide des forgerons. Le concassage à cette machine est largement plus rentable que l’extraction manuelle. A titre d’exemple, moins de 5 minutes sont suffisantes pour concasser 20 kg de graines du laurier jaune alors que pour cette même quantité, il faudra 10 personnes pour travailler sans pose pendant au moins 8 heures de temps.
La présente innovation concerne le broyage du matériel végétal. Traditionnellement, les feuilles fraîches du margousier sont pilées dans un mortier avec un pilon pour la production des extraits. Selon le nouveau procédé, les feuilles sèches du margousier et du tabac ainsi que les amandes de graines du laurier jaune sont broyées séparément à l’aide d’un broyeur électrique. Cette machine est environ 15 à 20 fois plus économique en temps et permet également de réduire les pertes de matières qui s’envolent sous forme de poussière et de particules qui tombent lors du broyage. Par ailleurs, la mécanisation de ce procédé réduit tous les risques liés au contact de l’opérateur avec le matériel végétal (inhalation de poussière, ingestion accidentelle, pénétration dans l’organisme par la peau, les yeux...)
La présente innovation concerne la combinaison des poudres des 3 plantes nécessaires à raison de 33,3% chacune et suivant une dose de 30 grammes de produit par litre d’eau. Ainsi, le pesticide naturel selon l’invention comprend 33,3% Azadirachta indica, 33,3% Thevetiaperuviana, 33,3% Nicotiana tabacum.
Les insecticides naturels produits traditionnellement par les producteurs ne suivant souvent aucune règle. Les quantités de matières végétales recherchées par les producteurs sont aléatoires. Elles ne sont pas fonction de la dose exacte de produit à appliquer. La dose elle-même n’est pas précise. Dans ces conditions, la dose efficace peut être sous-estimée ou sur estimée et la gestion du ravageur ne pourra être efficiente. Concernant le pesticide naturel mis au point qui est un mélange de poudres de feuilles sèches du margousier et du tabac et celle des amandes de graines du laurier jaune, les recherches ont montré que la combinaison de ces trois poudres dans les mêmes proportion (l-l-l) à une dose de 30 g/l d’eau est plus efficace contre les mirides dans une plantation cacaoyère. La quantité de pesticide naturel nécessaire pour un hectare de cacaoyers est de 3,6 kg avec un volume total d’eau de 120 litres à utiliser.
La présente innovation concerne le matériel utilisé pour homogénéiser le mélange des poudres lors de leur combinaison. Le mélange des poudres des trois plantes utilisées est effectué à l’aide d’un mixeur. Cela permet d’obtenir une poudre homogène que représente le pesticide naturel mis au point. Lorsque le mélange est fait à la main, il peut en résulter une intoxication de l’opérateur par pénétration du produit à l’intérieur de l’organisme à travers les pores cutanés. De plus, le mélange peut ne pas être homogène. Il en est de même dans le cas où le mélange est fait à l’aide d’un matériel de malaxation traditionnel (spatule, tranche de bois...).
La présente innovation concerne la durée de conservation du pesticide naturel mis au point qui peut dépasser 6 mois.
Généralement, les insecticides traditionnellement fabriqués sont produits au moment du besoin d’utilisation et sont utilisés en totalité par défaut de moyen de conservation. Le procédé de production du pesticide naturel mis au point passant par le séchage à l’étuve, permet une conservation durable du produit pendant plus de 6 mois. Cet insecticide naturel peut être conservé plus longtemps s’il est laissé dans un endroit sec et aéré.
Selon un mode de réalisation, le procédé de fabrication d’un pesticide naturel comprend les étapes :
• séchage du matériel végétal à l ’étuve consistant à sécher le matériel végétal à l’étuve à une température de 60°C pendant 24 à 72 heures ;
• concassage des graines de Thevetia peruviana au concasseur, mouture des feuilles sèches de Azadirachta indica, Nicotiana tabacum et des amandes de Thevetiaperuviana grâce au broyeur permettant d’obtenir la poudre de chaque ingrédients ;
• mélange au mixeur des poudres dans les proportions 33,3% Azadirachta indica, 33,3% Thevetia peruviana, 33,3% Nicotiana tabacum permettant d’obtenir un mélange homogène.
Le pesticide naturel obtenu selon l’invention a une durée de conservation d’au moins 6 mois.
Description du mode d’obtention de 3,6 kg du pesticide naturel mis au point : récolter au moins 5 à 10 kg de feuilles fraîches de margousier et de tabac et au moins 5 kg de graines du laurier jaune. Sécher à l’étuve à 60°C pendant 24 heures les feuilles de margousier et pendant 72 heures, les feuilles de tabac et les graines du laurier jaune ; concasser les graines du laurier jaune à l’aide d’un concasseur électrique pour obtenir les amandes ; moudre séparément à l’aide d’un broyeur électrique les feuilles sèches de margousier et de tabac ainsi que les amandes du laurier jaune. Peser à l’aide d’une balance l,5 kg de poudre de chacune des 3 poudres, les mélanger et homogénéiser le mélange à l’aide d’un mixeur. Mesurer 3,6 kg de poudre finale obtenue après mélange qui constitue le pesticide naturel mis au point pour le traitement d’un hectare de cacaoyers.
Claims (3)
- l) Pesticide naturel caractérisé en ce qu’il comprend 33,3% Azadirachta indica, 33,3% Thevetiaperuviana, 33,3% Nicotiana tabacum.
- 2) Procédé de fabrication d’un Pesticide naturel selon la revendication l, caractérisé en ce qu’il comprend les étapes :• séchage du matériel végétal à l’étuve consistant à sécher le matériel végétal à l’étuve à une température de 60°C pendant 24 à 72 heures ;• concassage des graines de Thevetia peruviana au concasseur, mouture des feuilles sèches de Azadirachta indica, Nicotiana tabacum et des amandes de Thevetia peruviana grâce au broyeur permettant d’obtenir la poudre de chaque ingrédients ;• mélange au mixeur des poudres dans les proportions 33,3% Azadirachta indica, 33,3% Thevetia peruviana, 33,3% Nicotiana tabacum permettant d’obtenir un mélange homogène.
- 3) Pesticide naturel obtenu selon les revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il a une durée de conservation d’au moins 6 mois.
Publications (1)
| Publication Number | Publication Date |
|---|---|
| OA21801A true OA21801A (fr) | 2025-04-04 |
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